Une tribune pour les luttes

La réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 14-18 reste à poursuivre

par Gilles Manceron, historien, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme
+ Communiqué de la Libre pensée

Article mis en ligne le vendredi 11 novembre 2011

La lutte pour la réhabilitation des victimes d’exécutions sommaires ou de décisions arbitraires de tribunaux militaires en 14-18 a été entamée, notamment par la Ligue des droits de l’Homme, pendant la guerre elle-même, et elle a donné lieu à des campagnes massives durant l’entre-deux-guerres. Elle a obtenu des résultats. Telle la suppression, en avril 1916, des cours martiales, tribunaux militaires spéciaux à trois juges sous l’autorité de la hiérarchie, aux décisions immédiatement exécutoires, sans appel ni grâce, qui ont prononcé autour d’un millier de condamnations à mort, dont la moitié ont été exécutées. Un certain nombre de réhabilitations en appel ou en cassation sont intervenues avant la fin de la guerre et surtout après, puisque, entre 1919 et 1932, cinq lois ont été votées qui ont permis de nombreuses amnisties ou annulations des condamnations. Ce combat a débouché finalement en 1932 sur l’installation d’une cour spéciale de révision pouvant se saisir y compris de jugements que la Cour de cassation n’avait pas voulu annuler. Elle a pu lever à son tour, jusqu’en 1935, des condamnations symboliques, comme celle des «  caporaux de Souain », dont l’instituteur Théophile Maupas dont le cas avait été défendu avec acharnement par sa veuve, Blanche Maupas.

Mais beaucoup d’injustices n’ont pas été réparées, y compris dans des cas sur lesquels des contre-enquêtes avaient démontré qu’elles étaient flagrantes. Comme celui de Jean Chapelant, un sous-lieutenant de 23 ans ramené blessé dans ses lignes, en octobre 1914 dans la Somme, accusé de « capitulation en rase campagne », condamné à mort et fusillé, attaché sur un brancard. Ou de Léonard Leymarie, un soldat du 305e régiment d’infanterie, condamné à mort et fusillé dans l’Aisne en décembre 1914, pour mutilation volontaire et abandon de poste, alors qu’il avait été blessé à la main à son poste de guetteur dans une tranchée. Leurs condamnations n’ont toujours pas été levées.

La LDH continue à recevoir aujourd’hui de la part de familles des courriers demandant que la lumière soit faite sur la mort au front d’un ancêtre qui n’a pas eu droit à la mention «  mort pour la France ». Des historiens ont découvert d’autres cas de condamnations d’innocents qui n’ont pas fait l’objet de campagnes. Le fichier des Anciens combattants concernant les militaires morts durant le conflit et qualifiés de « Non-morts pour la France » ne rassemble pas moins de 100 000 notices. Tout cela justifie qu’on rouvre ce dossier et continue à demander que, dans la mesure du possible, des faits soient reconnus et des injustices réparées.

Au total, on estime que, durant toute la guerre, sur les quelque 140 000 décisions de tribunaux militaires, il y a eu environ 2 400 condamnations à mort, dont au moins 600 ont été exécutées. A cela s’ajoutent les exécutions sans jugement dont le nombre est impossible à déterminer, qui sont probablement plus nombreuses que les mises à mort judiciaires, mais ont laissé moins de traces, dans les archives comme dans les récits. Elles étaient l’application du Manuel du chef section d’infanterie de l’armée française : « Au combat, le sergent serre-file a un rôle essentiel, qui est celui d’empêcher les défaillances… Le salut de la Patrie exige que toute faiblesse, tout commencement de débandade, soient étouffés dans l’œuf, qu’hésiter à abattre un lâche, c’est peut-être sauver vingt ennemis ou faire tuer vingt Français ». Un cas a été porté devant l’opinion après la guerre, celui des deux sous-lieutenants Henri Herduin et Pierre Millant, fusillés sans jugement, le 11 juin 1916, à Fleury, devant Douaumont, dans l’enfer de Verdun, sur ordre du commandement, leur exécution ayant même été « couverte » et justifiée par le haut commandement de l’armée, les généraux Nivelle, Joffre et Pétain (voir notre article dans Libération du 11 novembre 2008). Une stèle vient d’être érigée sur place à leur mémoire, le 4 novembre dernier, en l’absence du secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Hubert Falco, à qui le maire (divers droite) de Verdun, Arsène Lux, a écrit que son inauguration risquait d’avoir un impact négatif « sur le moral de nos forces armées, notamment pour celles qui sont engagées sur les champs d’intervention extérieurs comme l’Afghanistan ». De nombreux récits montrent que, durant la Grande Guerre, bien d’autres cas d’exécutions extrajudiciaires ont existé.

Dans les troupes coloniales – des documents conservés dans les archives militaires en témoignent –, ces exécutions sommaires ont été particulièrement nombreuses. Il existe notamment à propos de tirailleurs d’Afrique du nord un ordre écrit de tirer au sort dix hommes et de les faire fusiller, tirage au sort explicite qui reprend le châtiment de décimation des légions romaines. L’ordre ayant été approuvé par écrit par le général Foch et exécuté le 15 décembre 1914 sur le front de l’Yser. Le sort des soldats coloniaux victimes toutes particulières de l’arbitraire durant cette guerre est un tabou qui reste à lever. De même pour les étrangers européens, Russes, Arméniens et autres ressortissants ottomans, Polonais, Roumains, Juifs d’Europe centrale, etc., qui s’étaient engagés volontairement en 1914 dans l’armée française et s’étaient retrouvés dans la Légion étrangère, dont l’encadrement était habitué à la violence des guerres coloniales et à l’enrôlement d’anciens délinquants. Certains d’entre eux ont été traités avec une particulière violence, dénoncée dès 1915 par la LDH : on retrouve, par exemple, dans ses archives le témoignage d’un ancien trésorier de sa section d’Aubervilliers, qui alerte sur leur sort. Des articles de sa revue les Cahiers des droits de l’homme relatent les brutalités qu’ils ont subies, certains étant morts pour avoir demandé à continuer à combattre dans les régiments ordinaires.

Une répression massive et occultée : les déportations aux colonies

Outre les condamnations à mort, qui sont devenues plus rares à partir de la fin des cours martiales, les conseils de guerre ont jugé et condamné des dizaines de milliers de soldats à d’autres peines, notamment aux travaux forcés et aux « travaux publics », c’est-à-dire à la déportation judiciaire dans les colonies.

Par ailleurs, en mai-juin 1917, quand Pétain et le haut commandement ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient en matière de condamnations judiciaires (des parlementaires s’y étaient opposés, et aussi des ministres, dont Paul Painlevé, ancien dreyfusard et l’un des responsables de la LDH, qui était président du Conseil après avoir été ministre de la Guerre), ils ont eu recours à une mesure qui pouvait être mise en œuvre directement par l’armée : la déportation administrative dans les colonies de « mauvais sujets » prélevés au sein de chaque régiment. Des listes ont été dressées et ces « mauvais sujets » ont été isolés de leurs camarades. Le relevé des embarquements à Marseille de transportés vers l’Algérie, l’Indochine, le Maroc, l’Afrique occidentale et Madagascar, donnent un total de près de 2000 hommes. Beaucoup y sont morts dans des chantiers qui étaient des sortes de bagnes militaires. L’essentiel des dossiers du service juridique de la LDH dans l’entre-deux-guerres ne concerne pas la réhabilitation de soldats fusillés, mais le sort de ces déportés aux colonies, beaucoup plus nombreux. Leur disparition après leur prélèvement dans les unités, sur des critères aussi variables que contestables, parfois lors d’une sorte de décimation aléatoire, a laissé croire à leurs camarades, qui ne les ont plus jamais revus, à un nombre beaucoup plus grand de fusillés qu’il n’y en a eu, en réalité, à ce moment.


Une commission pour la justice

Sur les plus de 600 militaires fusillés suite à une décision d’un tribunal, moins d’une centaine ont été reconnus innocents ; beaucoup d’autres, victimes d’injustices flagrantes, restent à réhabiliter. Mais la demande de vérité et de justice doit dépasser largement le cas des fusillés sur condamnation d’un conseil de guerre. S’y limiter laisserait de côté bien d’autres victimes de l’arbitraire de la hiérarchie militaire : celles d’exécutions sommaires, de condamnations à d’autres peines par les tribunaux militaires, de déportation administratives sans jugement, qui sont beaucoup plus nombreuses et dont beaucoup en sont morts eux aussi. Cela laisserait également de côté le cas de civils accusés d’espionnage victimes de condamnations ou d’exécutions extrajudiciaires, tout comme celui des soldats coloniaux et celui des étrangers européens dans la Légion.

Tenter de rendre justice à la mémoire de ces victimes et d’apaiser leurs familles, implique d’exhumer des cas précis des soldats concernés, d’établir les faits sur les injustices qu’ils ont subies, et non de demander une mesure collective globale. Seule une grâce peut être collective, or, ici, elle ne serait pas adaptée : une grâce n’efface pas les condamnations mais dispense de l’exécution d’une peine. Une réhabilitation, qui seule annule la condamnation intervenue, ne peut que prendre la forme d’une série de décisions sur des cas individuels.

Il est bien sûr inconcevable qu’un siècle plus tard, des affaires soient rejugées. Il n’est pas question de porter de jugement rétrospectif sur les hommes ni sur les institutions du passé qui constituent des moments de notre histoire. En revanche, une commission rassemblant des historiens, des juristes, des représentants d’associations et du Service historique de la Défense, pourrait s’efforcer d’établir certains faits sur lesquels des familles de soldats morts lors de la guerre mais considérés comme « non morts pour la France » sont toujours dans l’ignorance. Une telle commission pourrait examiner les cas soumis par des familles, des associations ou qui auraient été révélés par des travaux de recherche. Et, pour les condamnations judiciaires qui lui apparaîtraient comme éminemment contestables eu égard aux faits rassemblés – qui s’expliquent certes par le contexte de ce moment de l’histoire qu’il ne s’agit pas de juger, pas plus qu’il ne s’agit de porter un jugement individuel sur les responsables de telle ou telle décision –, elle pourrait proposer à la Cour de cassation de prononcer leur annulation sans renvoi, comme dans son arrêt de 1906 concernant le capitaine Dreyfus.

Les historiens ont raison de ne pas accepter aveuglément d’être, dans des procès concernant des faits anciens, ceux vers lesquels la Justice se tournerait pour juger aujourd’hui des prévenus. En revanche, ne sont-ils pas dans leur rôle lorsqu’il s’agit d’éclairer pour des descendants comme pour la société française d’aujourd’hui des faits occultés du passé ? Et, au-delà de l’établissement de ces faits, si leurs recherches leur permettent de conclure que certaines condamnations prononcées dans le passé apparaissent éminemment douteuses, ne pourraient-ils pas émettre des avis favorables à des annulations, destinés à la Cour de cassation ? De tels avis ne pouvant bien sûr porter que sur la levée symbolique de condamnations judiciaires et jamais sur d’absurdes condamnations rétrospectives.

Dans le cas des victimes de jugements qu’une telle commission proposerait d’annuler, comme dans celui des victimes, qu’elle souhaiterait voir réhabiliter, d’exécutions extrajudiciaires lui apparaissant manifestement douteuses, elle pourrait recommander que les intéressés bénéficient officiellement de l’inscription « mort pour la France » (transcrites sur les registres d’état-civil) et que leurs noms, s’ils n’y figurent pas déjà, soient ajoutés sur les monuments aux morts. L’objectif d’une telle commission serait d’essayer de faire la lumière sur le plus grand nombre possible de ces faits pour le centenaire, en 2014, du déclenchement de la Grande Guerre.


http://www.laprovence.com/article/a...

Ces "fainéants de gens du Sud" fusillés pour l’exemple


Communiqué de la Libre Pensée

73 initiatives pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple :
Encore un effort pour la justice !

Voici les rassemblements et initiatives pacifistes et internationalistes pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple, autour du 11 novembre :

- Ain : 11 novembre 2011 à 12 h 30 devant l’Arbre de la Paix, rue du comte de Montrevel à Bourg-en-Bresse.
- Aisne : 12 novembre 2011 à 10 h au cimetière militaire d’Ambleny (près de Soisson) pour rendre hommage à Gaston Lefebvre, fusillé pour l’exemple. Ensuite, rassemblement au cimetière de Chaudun autour du monument consacré au fils de Jean Jaurès. Déjeuner-repas à Soisson avec pour thème : la privatisation des armées.
- Allier : 12 novembre 2011 à 11 h 00 devant le monument pacifiste de Rocles avec la Libre Pensée, l’Association Brizon, la Ligue des Droits de l’Homme, l’ARAC, le Conseil général, la Mairie.

- Alpes de Haute-Provence :
11 novembre 2011 à Château-Arnoux à la Bourse du Travail (face à la Mairie), avec la Libre Pensée, le Mouvement de la Paix, l’ARAC, les Amis de la Résistance, la Ligue des Droits de l’Homme :
10 h : Conférence d’Eric Viot sur « Qui étaient les Fusillés de la Première Guerre » ?
12 h 30 : montage scénique de pièces de Jean Giono. Buffet Froid.
15 h : Rassemblement pacifiste devant le monument pacifiste Victorin Maurel.

- Ardèche : 11 novembre 2011 à 14 h 30 à Joyeuse, avec la LP, l’ALAMPAA, l’ARAC, la FOL.

- Ariège : 11 novembre 2011, après-midi à Saint-Ybars devant le monument aux morts où est gravé le nom d’un fusillé pour l’exemple.
- Aude : 20 novembre 2011 à 11 h, devant la stèle de Louis Barthas à Peyriac-Minervois, avec l’Association des Amis du Caporal pacifiste Louis Barthas, le Mouvement de la Paix et la Libre Pensée.

-  Bouches-du-Rhône :
du 24 au 28 octobre, salle d’exposition de la bibliothèque George Sand à Vitrolles, exposition « Pendant la guerre les affaires continuent » Réclame pendant la guerre de 14-18.
Jeudi 10 novembre 20 h 30 Cinéma Les Lumières à Vitrolles, projection du film d’Alain Moreau, Fusillés pour l’exemple avec Henri Huille (membre de la CAN de la FNLP).
Marseille : Jeudi 10 novembre 18 h, salle Phocea de la cité des associations, projection du film d’Alain Moreau, Fusillés pour l’exemple, avec l’ARAC.

- Calvados : 20 octobre à 20 h. Conférence publique avec Eric Viot. 11 novembre à 15 h devant le monument aux morts de Lantheuil avec la LP, la LDH et le MDP.
- Charente Maritime : 11 novembre à Breuillet au restaurant "Le Relais Fleuri" : 10 h : réunion publique et projection du film "Fusillés pour l’exemple". 12 h 15 repas.14 h 30 Rassemblement au cimetière et interventions devant le monument aux morts de Breuillet, en mémoire du soldat Edouard Pillet.
- Cher : 11 novembre au Monument aux Morts de Vierzon.
- Côtes-d’Armor : rassemblement à 15 heures à Mellionnec et projection du film de Alain Moreau et Patrick Cabouat “Fusillés pour l’Exemple” dans la salle des fêtes.
- Creuse : 11 novembre 2011 à 11 h 30 devant le monument aux morts pacifiste de Gentioux avec David Gozlan (membre de la CAN de la FNLP) avec prises de parole à 11 h 30 devant le monument puis, dépôt d’une gerbe sur la tombe de Félix BAUDY au cimetière de Royère-de-Vassivière (F. BAUDY fusillé pour l’exemple en avril 1915). Banquet à Royère vers 13 heures. Prennent la parole devant le monument de Gentioux : la LDH, le Mouvement de la Paix, l’ARAC, la Fédération Anarchiste, le CLAMMG et la Libre Pensée.
- Doubs : 11 novembre 2011 à 15 h devant la plaque commémorative à Lucien Bersot (le Pantalon rouge), 12 rue Battant à Besançon.
- Eure : 11 novembre 2011 à Alizay devant le monument pour la Paix.
- Finistère : 11 novembre 2011 à 11 h 45 devant la monument pacifiste aux morts de Primelin avec la LP, l’ Association Républicaine des Anciens Combattants, le Mouvement et de la Paix et la Confédération Nationale du Travail. Un banquet suivra.
- Haute-Garonne : 11 novembre 2011 à 10 h 30 devant la demeure de Jean Jaurès, place Roger Salengro à Toulouse avec Michel Eliard (membre de la CAN de la FNLP).
- Gironde : Vendredi 11 novembre, à 15h30 place JJaurès à BORDEAUX, avec la LP33, l’ARAC et la LDH de la Gironde.
- Hérault : 13 novembre 2011 à 11 h devant le Monument aux Morts d’Aniane avec Marc Blondel, Président de la Libre Pensée ; de l’ARAC, de la LDH du Mouvement de la Paix, du Maire et du Conseiller général. Un banquet suivra.
- Ille-et-Vilaine : rassemblement le 11 novembre 2011 à 11 heures au cimetière du Ferré (route du Mont St Michel, 60 km de Rennes, 67 km de St Malo).
- Ille-et-Vilaine : St Malo : 14h30 à l’angle du Boulevard de la République et du Boulevard Jean-Jaurès
- Indre-et-Loire : 11 novembre 2011 à 10 h 30, place Jean Jaurès à Tours, avec la Libre Pensée et la Ligue des Droits de l’Homme avec Alain Jouannet (membre de la CAN de la FNLP).
- Isère : 10 novembre 2011 à 20 h 30, réunion débat pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple, Maison des Association d’Eybens. 11 novembre 2011 à 14 h 30, place Raffin Dugens à Eybens.
- Jura : 11 novembre 2011 à 16h à Dole devant le monument à Jean Jaurès, avenue de Lahr avec la Fédération du Jura de la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme et le Mouvement de la Paix..
- Loire : 11 novembre 2011 à 11 h devant le Monument aux Morts pacifiste de Saint-Martin d’Estreaux, avec la LP, l’ALAMPSME-DL, l’ARAC, le Mouvement de la Paix, Femmes pour la Paix, Femmes Solidaires, suivi d’un repas fraternel ; avec Pierre Roy (membre de la CAN de la FNLP) et Danielle Roy (présidente de l’ALAMPSME-DL).
- Loire-Atlantique : avec la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Pacifiste de France, le Mouvement de la Paix, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance : exposition du 19 octobre au 12 novembre. Colloque le 5 novembre à 14 h à la Maison des Associations, 2bis rue Albert de Mun à Saint-Nazaire avec Christian Eyschen et Roger Lepeix (membres de la CAN de la FNLP). 11 novembre 2011, à 10 h 30, au monument aux morts, place du 18 juin 1940.
- Maine-et-Loire : 11 novembre 2011 à 11 h au monument place de la Paix à Angers avec Michel Godicheau (membre de la CAN de la FNLP).
- Manche : 13 novembre 2011 à 14 h 30 devant le monument aux morts à Equeurdreville, avec François Grandazzi (membre de la CAN de la FNLP), suivi d’un débat sur le pacifisme à la Maison des Syndicats à Cherbourg.
- Haute-Marne : 12 novembre 2011 à 14 h 30, à Langres (salle Jean-Jacques Rousseau, rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville), conférence de Patrick Quercy sur le thème de la réhabilitation des fusillés pour l’exemple. Récit de Philippe Claudel « Mains et merveilles » conté par Claudine Bourcelot et Sylvie Spilmann. Présentation d’objets historiques.
- Mayenne : 11 novembre 2011 à 11 h, autour de l’Arbre de la Liberté au jardin public de la Perrine à Laval.
- Meurthe-et-Moselle : 11 novembre 2011 à 10 h sous le porche Héré, place Stanislas, à Nancy.
- Morbihan : 11 novembre 2011, 11 h 30, face à la capitainerie, rue Jean Jaurès à Lorient, avec l’Association Républicaine des Anciens Combattants, La Libre Pensée, la Section Vannes de la Ligue des Droits de l’Homme, le Comité 56 du Mouvement de la Paix, la Fédération du Morbihan des Alternatifs, le Comité 56 du Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant Morbihan, la Section de Vannes du Parti Communiste, Odette Herviaux sénatrice du Morbihan, Eric Viot historien engagé pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple
- Moselle : 11 novembre 2011 à 11 h 30 devant la Colonne Merten à Metz.
- Nièvre : 11 novembre 2011 à 15 h à Fourchambault devant le monument à caractère pacifiste de la Maison du Peuple, avec la fédération de la Nièvre de la Libre Pensée, l’ARAC, la LDH, le Mouvement de la Paix et les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la déportation.
- Nord : 11 novembre 2011 à 11 h 30 rassemblement devant le monument aux morts pacifiste d’Escaudain, près de la place Gambetta, avec la Fédération du Nord de la Libre Pensée, l’ARAC, la Ligue des Droits de l’Homme, le Cercle Henri Barbusse, le Mouvement de la Paix (sous réserve) et Daniel Dubois (membre de la CAN de la FNLP).
- Oise : 11 novembre 2011 à 10 h à Creil au Monument de la Paix avec la Libre Pensée, l’ALAMPAC, l’ARAC, la LDH, le Cercle Condorcet et la Municipalité, suivi d’un banquet.
- Pyrénées-Atlantiques : 11 novembre 2011 à 15 h devant le Monument aux Morts, boulevard des Pyrénées à Pau.
- Haute-Pyrénées : Vendredi 11 novembre 15h. Mairie de Tarbes, devant le monument aux morts qui se situe dans le hall d’entrée, avec la LP65, la LDH65, l’ARAC et le Mouvement de la Paix.
- Rhône : 11 novembre 2011 à 11 h devant le monument aux morts sur l’île du Souvenir du Parc de la Tête d’Or avec l’ALAMP, la LP, la LDH et l’ARAC.
- Haute-Saône : La Fédération de la Libre Pensée de Haute-Saône organise un rassemblement au monument aux morts des allées à Vesoul ce vendredi 11 novembre à 9H00 pour demander la "réhabilitation des fusillés pour l’exemple" de la guerre 1914/1918.
- Sarthe : 11 novembre 2011 à 14 h devant le monument pacifiste à Allonnes avec Hansi Brémond (membre de la CAN de la FNLP)
- Savoie : 11 novembre 2011 à 9 h 30, av. Jean Jaurès à Chambéry avec Sylvie Midavaine (membre de la CAN de la FNLP).
- Haute-Savoie : 10 novembre 2011 à 20 h au cinéma La turbine à Cran-Gevrier, réunion-débat pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple, avec projection Les sentiers de la gloire.
- Seine-Maritime : la LP, la LDH, l’ARAC et le Mouvement de la paix commémoreront les quatre fusillés pour l’exemple du 129e RI du Havre le 10 novembre à 17 h 30 devant le monument aux morts du Havre (Place Ch. de Gaulle).
- Yvelines : 11 novembre 2011 à 11 h, place Victor Schœlcher à Houilles.
- Tarn : 12 novembre 2011 à 10 h, place de la Colonne de la Paix, Carmaux et inauguration de la rue Francisco Ferrer y Guardia avec Christian Demeautis (membre de la CAN de la FNLP).

-  Vaucluse : 11 novembre 2011 à 16 h 30, rue Alexandre Blanc à Avignon avec Jacques Fassié (membre de la CAN de la FNLP).

- Vendée : 11 novembre 2011 à 11 h devant le monument aux morts.
- Haute-Vienne : 4 novembre à 20 h au Ciné Bourse de Saint-Junien : projection du film Les fusillés pour l’exemple suivi d’un débat animé par Pierre Roy (membre de la CAN de la FNLP), chorale de chants pacifistes. 5 novembre 2011 à 11 h, place Jourdan à Limoges, devant le monument aux morts « pour la paix » avec Pierre Roy (membre de la CAN de la FNLP).
- Yonne : 11 novembre à 14 h 30 à Gy-L’Evêque.
- Territoire de Belfort : 11 novembre 2011 à 15 h au kiosque de la Roseraie, avenue Jean Jaurès à Belfort.
- Essonne : 10 novembre 2011 à 20 h 30, film et débat, avec Alain Moreau pour le film Fusillés pour l’exemple au cinéma et Centre Culturel Jacques Prévert aux Ulis, avec la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Association Républicaine des Anciens Combattants et l’Union Pacifiste de France. 11 novembre 2011, 14 h 30 devant le monument pacifiste aux morts à Méréville avec la LP, la LDH, l’ATAC, l’UPF.
- Hauts-de-Seine/Paris : 11 novembre 2011 à 15 h avec Dominique Goussot (membre de la CAN de la FNLP) au cimetière de Levallois-Perret (rue Baudin) devant le monument aux Morts pacifiste.
- Seine-Saint-Denis : 11 novembre 2011 à Saint-Ouen à 15 h, place de la Mairie. 16 décembre 2011 à 20 h salle Jacques Prévert, 134, rue Anatole France à Aulnay, soirée autour du film Blanche Maupas en présence du réalisateur Alain Moreau.
- Val-de-Marne : 11 novembre 2011 à 15 h sur la tombe de Michel Claa au cimetière d’Alfortville.
- Val-d’Oise : 11 novembre 2011 à 14 h 30 devant la statue de la Paix à Pontoise (cimetière de Pontoise) avec Jean Claude Vitran, (trésorier national de la LDH) et Claude Singer (membre de la CAN de la FNLP), suivie d’une conférence publique.

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