Une tribune pour les luttes

Marseille

Grève à la clinique des Trois Lucs : 100% de grévistes soignants.

Depuis le 21 mai, les salariés de cette clinique psychiatrique du groupe Clinéa-Orpéa étaient en grève, de jour comme de nuit

Article mis en ligne le vendredi 15 juin 2012


vendredi 15 juin 2012

http://www.laprovence.com/actu/regi...

Après 25 jours d’une grève tendue mais très mobilisatrice, les salariés de la Clinique privée des 3 Lucs ont finalement réussi à infléchir les positions de leur direction. "Devant la détermination du personnel, qui a compté près de 100 % de soignants mobilisés, le groupe Orpéa Clinéa a été obligé d’ouvrir des négociations sur les revendications des personnels", raconte l’intersyndicale FO-CGT. Et de se féliciter : "Nous avons obtenu satisfaction sur l’ensemble des points soulevés ! Dont le maintien de l’organisation en binôme avec un aide-soignant et un infirmier pour mener nos missions et la présence de cinq personnes chaque nuit dans la clinique". De plus", insiste encore l’intersyndicale, "la Direction s’est engagée à associer les représentants du personnel à l’élaboration d’une nouvelle organisation". Hier matin, les salariés ont donc repris le travail, tout en promettant de "rester vigilants".


La qualité des soins au cœur du conflit

05-06-2012

http://www.lamarseillaise.fr/sante/...

La solidarité s’organise autour du personnel de la clinique des Trois Lucs en grève depuis 15 jours, à l’appel de son intersyndicale. Un rassemblement a eu lieu hier devant les locaux.

Pas un seul salarié ne manque à l’appel : Yannick Mazier, directeur de la clinique des Trois Lucs, peut s’enorgueillir du rare privilège d’avoir rassemblé 100% des infirmiers et aides-soignants de son établissement contre ses méthodes de management. Depuis le 21 mai, les salariés de cette clinique psychiatrique du groupe Clinéa-Orpéa basé dans la région parisienne, sont en grève, de jour comme de nuit, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO. Un conflit qui prend ses racines dans la dégradation constante des conditions de travail. Les salariés sont unanimes à dénoncer «  l’atmosphère épouvantable » qui règne dans cet établissement.


Risques psycho-sociaux

Hier matin, ce sont plusieurs dizaines de salariés d’autres entreprises (Fralib, l’hôpital de la Timone, Finances) qui sont venus soutenir les grévistes devant les locaux de la clinique, ainsi que les unions départementales de la CGT et de FO. Ulcérés de la manière dont cette direction traite son personnel.

(...)

Gérard Lanux


Tribune libre.

2 juin 2012

Bonjour,

Nouveau lecteur de Mille Babords, je profite de l’opportunité afin de vous signaler un mouvement de grève organisé par les syndicats CGT et FO à la clinique psychiatrique des trois Luc à Marseille (13012).
Cette grève entraîne un arrêt du travail de 100% du personnel infirmier et aide soignant (y compris les vacataires qui suivent le mouvement) avec piquet de grève et manifestations devant la clinique. Un événement d’une telle nature ne s’est jamais produit en France dans le secteur des cliniques privées ! (Et commence à faire des émules !)

La direction (depuis peu MASSILIA SANTE, filiale) ORPEA CLINEA a des objectifs de réduction du personnel et nous précipite dans des conditions de travail en total désaccord avec le personnel soignant, en contradiction absolue avec le soin aux personnes dites malades mentales... Et ceci en dépit des règles de sécurité établies jusqu’alors mais néanmoins jamais véritablement appliquées. Aujourd’hui la direction, malgré les objections de tous, fait passer ses intérêts en force !

Notamment en mandatant un directeur / dictateur ayant pour mission la "karcherisation" de la clinique en faisant plier le personnel aux volontés du groupe (ORPEA CLINEA).
De manière à arriver à ses fins, le directeur n’hésite pas à harceler, humilier, mépriser et rabaisser le personnel soignant. Technique de management visant à créer de la division et de la peur...
Ailleurs en France il a été surnommé "le Nettoyeur" !!!

Il n’hésite pas non plus à faire entrave à notre droit de grève et d’expression en faisant appel à des infirmiers et Aide Soignants du groupe ORPEA (Paris et ailleurs en France) qui viennent travailler sur nos postes (et nous remplacent) au titre d’un soi disant "bénévolat", "d’une main d’œuvre sans but lucratif" !
Ainsi, il annule toutes nos revendications et nous laisse "pourrir" avec !
"Faites ce que vous voulez, je m’en fou, le budget n’est pas grévé par votre absence, votre présence n’est pas indispensable" ! Voici le discours qu’il tient tout en essayant de nous faire porter la faute d’un supposé "abandon" des patients !!!
C’est tout le contraire et nous le revendiquons, puisque la politique de "soin" exercée par des "investisseurs financiers" va à l’encontre du soin et de toute volonté humaniste !
Comment travailler en psychiatrie ou ailleurs (avec l’homme et le langage qui lui est inhérent, ... la souffrance, l’errance...) quand le personnel est dévalué, discrédité, disqualifié alors qu’il faut ici plus que partout ailleurs une cohésion, une entente, une convivialité (même) avec les différents partenaires du soins, y compris les instances administratives qui le proposent...

A la place de tout ceci, c’est l’imposture de certains qui est magnifiée et mise sur le piédestal !!!
C’est aussi le personnel qui souffre et que l’on fait souffrir autant que les patients ; des patients qui souffrent de leur propre mal auquel est ajouté une autre souffrance qu’on pourrait qualifier de "nosocomiale" (ou bien encore de "iatrogène") !

Il apparaît que les intérêts de ce grand groupe (même par temps de crise il réalise des bénéfices colossaux !) sont purement financiers et ne tiennent aucun compte du bien être et de la sécurité des patients comme du personnel soignant. Et l’un ne va pas sans l’autre !
De nombreuses instances administratives malgré des dérives connues et le non respect de certaines règles (normes... sécurité... investissement public, etc...) accréditent ces institutions dont le maître mot est la finance !

Pour cette raison je sollicite (nous sollicitons) votre participation médiatique pour couvrir l’événement et nous prêter main forte !
Le personnel bien qu’en petit nombre et malgré un salaire de misère (convention collective unique !!!) est déterminé et pourrait bien faire des émules !
Il en va de notre système de soins en France... Comment un patient est-il pris en charge lorsque seul son porte monnaie est visé !
Il y aurait très long à dire sur les pratiques scandaleuses (y compris ce qui n’est pas mis en pratique !) de ces cliniques tenues par de grands groupes financiers.
Il est temps de les dénoncer !

V.

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1 Message

  • Le 20 juin 2012 à 00:21, par bert

    allez voir aussi dans les autres cliniques psy, par exemple dans l’essonne à crosne, ils vont supprimer le poste du medecin de garde pour le 1er juillet 2012, un seul médecin de garde de nuit pour 2 cliniques...que faire en cas d’urgence ? nous les patients que deviendrons nous en cas d’urgence ...
    pas assez de personnel, trop de pression etc...et personne n’en parle, du groupe Clinéa dans les médias , ce sont des financiers, qui boursicotent, au détriment des salariés et que devient ....la sécurité des patients...des discours entendus encore et encore et on ne vous dit pas tout ! quande cela va t il cesser ???

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