Une tribune pour les luttes

Marseille

A la suite de la descente de police à la communauté d’Emmaüs de la Pointe Rouge pour chercher des sans-papiers et de la mise en garde à vue du responsable de la communauté.

" Ni une, ni deux... le compagnon d’Emmaüs arrêté a été expulsé"

Article mis en ligne le mercredi 25 février 2009

L’administration française aura fait preuve d’un zèle tout et bien particulier : Hamid Belkir, le compagnon d’Emmaüs sans-papiers interpellé la semaine dernière à Marseille a été expulsé sans que personne n’ait été prévenu et sans bagages vers Oran mardi 24 février alors qu’il est originaire de Tizi- Ouzou.


Voir l’article de Rue 89 Marseille

Ni une, ni deux... le compagnon d’Emmaüs a été expulsé

http://www.rue89.com/marseille/2009...


Le sans papier interpellé, résidant à Emmaüs, est actuellement au CRA et passe demain 10h au TGI. Venez le soutenir par votre présence et faire connaître votre désapprobation d’une telle politique inhumaine, xénophobe qui bafoue les droits humains les plus fondamentaux. La solidarité n’est pas un délit. LDH et RESF

Rassemblement Jeudi 19 février devant le tribunal ; le JLD a renvoyé Hamid au CRA .

Lire l’article de

Rue 89

http://www.rue89.com/marseille/2009...

et de la Marseillaise

http://journal-lamarseillaise.com/content/view/15057/39/


Suite à une descente de la Police dans les locaux de la communauté d’Emmaüs de la pointe Rouge à Marseille, pour recenser la présence de sans papier et la mise en garde à vue du responsable de la communauté :

Conférence de presse mercredi 18 février à 16h00

à la Communauté d’Emmaüs de la pointe Rouge

110, traverse Parangon 13008 Marseille

Communauté d’Emmaüs Pointe Rouge, Fondation Abbé Pierre, Ligue des Droits de l’Homme.


Communiqué de presse de Emmaüs France

Intervention des forces de police dans la communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge

Montreuil le 17 février 2009

L’interpellation le 16 février 2009 d’un sans-papier accueilli par la communauté de Marseille Pointe-Rouge s’est transformée le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi, sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs aux fins de recenser la présence d’éventuels compagnons sans papiers. Dans le même cadre, un responsable de la communauté a été mis en garde à vue.

Emmaüs France proteste contre ce qui constitue une grave atteinte au principe de l’accueil inconditionnel qui pourtant avait été solennellement rappelé par le Président de la République dans son discours devant le Conseil Economique et Social le 17 octobre 2007.

Depuis 60 ans, Emmaüs accueille des personnes en souffrance non pas par charité, mais par solidarité, pour que ces dernières par leur travail et la vie en communauté en devenant compagnon, puissent retrouver leur dignité. Ces personnes sont accueillies sans réserve ni contrôle .Elles viennent simplement chercher un toit et un lieu pour sortir de leur détresse. C’est la mise en application de la devise de notre fondateur : « toi, qui que tu sois, viens m’aider à en aider d’autre plus malheureux que toi ».

La criminalisation des centres d’accueil comme des communautés Emmaüs est inacceptable. Il s’agit de lieux où peuvent trouver refuge les personnes les plus démunies, quelle que soit la couleur de leur peau et leur situation administrative. Une telle perquisition est de nature à fragiliser gravement ces populations démunies.

De même qu’il est intolérable de rechercher des personnes sans papiers dans des hôpitaux, à proximité des écoles ou des crèches ou dans les centres d’hébergement, de même il est inacceptable que les communautés Emmaüs soient l’objet de recherches de ces populations.

Rappelons que les rapports habituellement entretenus entre les communautés Emmaüs et les autorités de l’Etat se sont toujours situés sur le terrain du dialogue et du respect. C’est pourquoi nous sommes extrêmement surpris et choqués que ce genre d’opération ait pu avoir lieu.

S’attaquer aux communautés Emmaüs c’est s’attaquer aux plus pauvres d’entre nous et nous ne l’accepterons pas.

Contact presse

Teddy Roudaut / troudaut chez emmaus-france.org / 01 41 58 25 32


Extrait AFP

"Une perquisition a été menée mardi par la police aux frontières et le responsable du centre marseillais a été placé en garde à vue pendant six heures, a précisé à l’AFP Fathi Bouaroua, directeur de la Fondation Abbé Pierre Marseille.

"Le responsable de la communauté Pointe-Rouge (un quartier de Marseille - ndlr) a dû répondre à une série de questions sur notre mouvement. Ensuite, les policiers l’ont accompagné dans la communauté pour recenser la présence de compagnons sans-papiers", a-t-il raconté.

Des documents relatifs à la situation des personnes accueillies dans la communauté auraient été saisis par les policiers, affirme-t-on à Emmaüs.

"Le parquet de Marseille a diligenté cette perquisition, c’est une décision politique", a estimé Fathi Bouaroua.

Interrogé par l’AFP, le parquet de Marseille a refusé de communiquer sur cette affaire.

"Quand on accueille quelqu’un qui souffre, on n’exige ni carte de séjour, ni carte d’identité. Il se peut donc que des compagnons soient en situation irrégulière", a expliqué Fathi Bouaroua."

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