Une tribune pour les luttes

Guadeloupe . Liyannaj kont pwofitasyon (LKP) :

Samedi 7 mars 2009 : 30000 manifestants dans les rues !

Elie DOMOTA : Restons solidaires et mobilisés !

Article mis en ligne le samedi 7 mars 2009


Enquête judiciaire : Nouvelle réaction d’Elie DOMOTA

Publié le 8 mars 2009
http://ugtg.org/breve_35.html

Interviewé ce dimanche soir au JT de France 2 par Benoit DUQUESNE, Elie Domota, porte parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) est revenu sur les propos qui ont servi de prétexte à l’Etat français pour tenter de l’intimider et de discréditer le mouvement ayant cours en guadeloupe :

« Ces propos, il ne faut pas les retirer de leur contexte, premièrement.

Deuxièmement, ce ne sont pas du tout des propos racistes, mais des propos qui reflètent la réalité sociale, économique, culturelle, historique et sociologique de la Guadeloupe. Nier cet état de fait, aujourd’hui, je crois que c’est faire preuve de racisme à notre égard, nous les Guadeloupéens d’origine africaine et indienne.

Je crois qu’il ne faut pas nier que les rapports en Guadeloupe sont construits sur des rapports de classes et de race depuis 400 ans ; et ces rapports persistent.

Alors aujourd’hui, s’il faut aller les expliquer devant un tribunal, nous sommes sereins, nos avocats sont saisis de cette affaire là et nous sommes prêts. »


http://ugtg.org/article_780.html

Nous l’avons déjà dit : nous marchons, encore et encore ; mais c’est pour que la vie change.

Et justement, pour que nous puissions défendre leurs droits, il nous faut être solidaires entre nous, certes ; mais également avec eux. C’est important.

Ce que nous tenions également à dire aujourd’hui, c’est que nous entendons à nouveau plein de discours... Mais aujourd’hui, la meilleure réponse que nous pouvions leur adresser c’était de marcher, comme nous l’avons fait, à plus de 30000 mille dans les rues de Pointe à Pitre...

Afin de répondre à M. Willy ANGELE du MEDEF Guadeloupe ; et lui dire :

Que, premièrement, il n’a pas le droit de faire de proposition d’accord salarial ; puisque les statuts du MEDEF l’interdisent. Or nous le voyons toujours à la télé en train de proposer un accord salarial.

Que, deuxièmement, c’est une escroquerie de leur part que de prétendre donner 240 euro. Ils mentent ! L’argent du Conseil Régional et du Conseil Général a été mis à contribution dans l’accord Jacques BINO. Et ces deux institutions n’ont plus d’argent, puisqu’il a été donné aux ménages.

Cela veut dire que le MEDEF sera obligé de demander aux patrons de mettre de l’argent encore ; or ils ne veulent pas le faire !

La troisième chose qu’il leur appartient de dire est que l’accord proposé par le MEDEF est une supercherie ; puisqu’il n’excède pas trois années. A supposer qu’ils versent l’argent aux travailleurs, ils arrêteront de le leur verser au bout de ces trois années.

Voilà ce que M. ANGELE doit également préciser ! Donc aujourd’hui, il ne leur reste qu’un choix possible : appliquer l’accord BINO !

Et d’ores et déjà, il y a beaucoup d’entreprises adhérentes au MEDEF qui s’y sont décidées :

La Fédération du BTP , toutes les entreprises membres de cette Fédération, ont signé !
Hier soir, c’est M. Le METAYER, propriétaire des LEADER PRICE, qui l’a fait !
Hier soir encore, c’est l’hôtel NOVOTEL qui a signé !
Et aujourd’hui, il y en a beaucoup d’autres qui sont prêtes à le faire ! _ Mais sans que la bande à ANGELE le sache. Elles demandent donc à nous rencontrer en secret !

Alors, camarades, ce que nous vous demandons c’est de toujours rester dans la solidarité et mobilisés. Notamment pour les camarades de carrefour, de Match, de Cora, de champion, de Bannette (propriété de M. AUBERY)...
Puisque nous le voyons bien : ce sont toujours les mêmes, ceux qui font des profits, ceux qui ont les poches pleines depuis 400 ans... qui ne veulent pas lâcher un centime !

C’est pourquoi nous disons à tous les travailleurs de ces entreprises de se mettre en grève, de rester mobilisés !

Et vous tous qui êtes présents, dites à vos amis et parents de boycotter les magasins de ceux (Ces messieurs ont pour nom AUBERY, HAYOT, DESPOINTES...) qui refusent d’accorder les 200 euro !

Et à ceux qui savent qu’ils sont atteints de la maladie consistant à pousser des chariots dans les centres commerciaux et hyper marchés, nous disons : cherchez une autre occupation ! N’allez plus dans leurs magasins. Même pas pour acheter un bonbon à la menthe ! Et même si la chose que nous aimons le plus n’est disponible que dans là [dans leurs magasins], changeons de consommation, mais n’y allons pas !

Sommes nous d’accord ?! Sommes nous bien tous d’accord ?!

C’est la seule façon de leur faire comprendre que nous n’avons pas besoin d’eux ! Il nous faudra le leur dire très clairement ; car ils croient encore que travaillant dans leurs entreprises, nous aurions besoin d’eux. Ils ont bien plus besoin de nous, que nous d’eux ! Nous devons leur faire comprendre cela !

Donc, nous n’allons pas dans leurs magasins ! Camarades, nous devons prendre cet engagement. L’engagement de boycotter le produit de ces messieurs ! A compter du moment où ils ne nous donnent pas les 200 euro, cela veut dire qu’ils sont contre nous ! Et dès lors nous ne pouvons les porter, si eux ils nous traînent !

Nous n’achetons plus dans leurs magasins ! Tant qu’ils ne nous donnent pas les 200 euro, même s’ils sont ouverts, nous n’entrons pas dans leurs magasins !

Ansanm nou ka lité ! Ansanm nou ké gannyé !
Jou nou ké mété a jounou... Péké vwè jou !

Elie DOMOTA

Pointe à Pitre
Samedi 7 mars 2009

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