Une tribune pour les luttes

"La table de CANA", en grève pour la dignité.

Conférence de presse du mercredi 18 mars.

Article mis en ligne le mercredi 18 mars 2009

Au carrefour de la zone d’activité de Mourepiane, 467 Chemin du Littoral on ne peut manquer la grande banderole accrochée : "La table de CANA, en grève pour notre dignité" accolé au sigle CGT
.
La Table de Cana est une entreprise d’insertion en restauration de 47 personnes (Pas de comité d’entreprise donc) sur deux sites (Mourepiane et le LEP de Saint-Henri) financée à environ 60% par le Conseil Général .

Le personnel de cuisine du site de Mourepiane est en grève depuis la semaine dernière après qu’une des employées ait été mise à pied sur le champ pour avoir protesté contre la manière dont on lui parlait, avec un manque de respect qui semble habituel : "On est traités comme des chiens".

Mais il semble bien que sur ce site au moins c’était la goutte d’eau qui a fait déborder l’accumulation des ressentiments. C’est une entreprise où le code du travail (et encore dans la procédure actuelle de mise à pied dite "conservatoire") n’est pas respecté. Les employés ne savent jamais quel jour ils vont travailler, prévenus de la veille pour le lendemain, et jusqu’à quelle heure, faisant jusqu’à des semaines de 60 heures de 7 h. à 21 h. quelquefois sans paiement d’heures supplémentaires, sous prétexte d’’annualisation du temps de travail, pour environ 900 euros par mois. "On sait quand on commence, jamais quand on finit !" . On va même jusqu’à retirer de leurs congés payés les heures non travaillées du fait d’une gestion aléatoire du temps de travail.

Il s’agit dans cette entreprise d’insertion d’un personnel fragile que la manière dont il est traité conduit au découragement et à des troubles de santé. Ils parlent de "torture morale", de menaces permanentes de non renouvellement de leurs contrats, ce qui est aussi le cas en ce moment ce qui explique que les employés de l’autre site n’osent pas se solidariser avec eux.
Une inspection du travail il y a deux ans avait un peu amélioré les conditions de travail, mais cela n’a pas duré.

Jusqu’à aujourd’hui où un début d’entretien a eu lieu, la direction refusait de les recevoir avant la reprise du travail. Ils ont commencé à populariser leur lutte en distribuant des tracts sur la zone d’activité et en convoquant à une conférence de presse. Ils ont aussi informé l’ANPE qui les a fait embaucher dans cette entreprise et l’inspection du travail. Ils ont l’intention d’informer le Conseil Général de la situation. Ils envisagent de distribuer des tracts dans la manifestation de demain pour faire connaître leur lutte. Des riverains manifestent déjà leur solidarité en allant rencontrer les grévistes sur le site.

Les grévistes demandent :


- La levée de la sanction envers leur collègue de travail et la réintégration immédiate au Service Traiteur.
- Le respect de la législation du travail sur les horaires et leur fixation.
- Le respect de la dignité de chaque salarié-e.

Ils affirment :
Nous, salarié-e-s, en insertion, nous sommes des salarié-e-s avec les mêmes droits que les autres salarié-e-s et nous nous battons pour leur respect !

Vous pouvez les soutenir en envoyant un chèque à l’ordre de UL CGT Quartiers Nord, 20, rue de Lyon – 13015 Marseille,avec l’indication Table de Cana au dos.

Contact : BORNERAND Damien
06.13.74.85.13

M.B.


Communiqué de presse des salariés en grève de la table de Cana.

Le vendredi 13 Mars 2009, la direction de l’entreprise « La table de Cana » a mis à pied à titre conservatoire une salariée pour des motifs plus que légers.

Nous, salariés de la table de Cana, n’avons pas accepté cet état de fait et avons décidé de nous mettre en grève afin de demander l’arrêt de toute procédure à l’encontre de notre camarade ainsi que le respect de la législation, notamment en matière d’organisation du temps de travail.

Depuis, nous avons demandé l’ouverture de négociation sur nos revendications. La direction pose en préalable de toute discussion la reprise du travail. C’est donc pour nous un déni du droit de grève et ceci est parfaitement inacceptable.

Nous vous convions à un point presse devant les locaux de l’entreprise au ZA de Mourepianne 467 Ch du littoral 13016 Marseille le Mercredi 18 mars à 11h.

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2 Messages

  • Le 3 mai 2009 à 14:45, par Marie Groscoeur

    Aux salariés de la Table de Cana de Marseille, toute mon amitié et toute ma solidarité.
    En tant que salariée de Cana à Antony, sachez que nos problèmes sont identiques. Pire ! pour des raisons financières, des contrats en insertion n’ont pas été renouvelés alors que la direction se versait une prime de 4000€ pour avoir atteint ses objectifs aux dires de Mme Prat, présidente de la très sociale association la table de cana.
    Je dénonce ici l’utilisation du personnel en insertion comme d’autres utilisent "un citron", je dénonce d’utiliser l’insertion pour faire tourner une entreprise et de ne plus respecter le contrat social et humaniste qui est la raison même de nos entreprises. Je dénonce le détournement des dons et des subventions au profit d’une poignée de dirigeants sous la complaisance d’une association "en quête de la bonne conscience".
    Marie GROSCOEUR

    • Le 28 octobre 2009 à 16:52, par djamz2001

      courage
      j’ai ete employe dans cet entreprise sur le site de mourepiane et les revendications des employes de cuisine sont réelles, j’etais chauffeur livreur, magazinier,serveur a la fois c’est pour vous dire, le chef de cuisine est une personne tres désagreal qui ne repecte pas son personnel, et j’irai dire "un raciste avec les clichés qui suivent sur le personnel qui sont en majorite magrebins et personne de couleur", quand a la directrice n’en parlons pas , il regne une impression de mépris et la menace de ne pas renouvelr les contrats, des réflection sur notre tenue vestimentaire qui est de plus normal, tous cela pour nous rabaisser et nous rappeler que nous sommes des personnes avec une situation precaire.
      j’ai constaté qu’aucune formation n’est propose a les ecouter il n’y avait jamias d’argent et pourtant ils se servaient des salaires faramineux pour le travail effectue, les premiers a partir en conges les derniers a revenir, ils etaient rarement la.
      On commencait tres tot le matin on savait pas quand on terminait, la comptabilite des heures etaient aleatoir un fichier exel qui comptabilisait les heures concocte par la directrice, au fait aussi je fesait la comptabilite des heures du personnel bizarrement je ne trouvais jamais pareil que ceux calcules par la direction et pourtant j’ai une formation de comptable. Vraiment ils se foutent de la gueule du monde on est entree Rmiste et on est sortie direction le pole emploi sans formation pour aucun des salaries quand a l’aide a la recherche d’emploi ils ont ont embauches une personne en contrat de qualification, je n’ai rien contre cette demoiselle mais elle etait un peu perdu j’arrete la car il y’a beaucoup de chose a dire pas vraiment tres catholique.

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