Une tribune pour les luttes

Coordination nationale des sans-papiers en lutte + divers communiqués et témoignages. Vidéos.

Expulsion des sans-papiers de la CSP 75 réfugiés à la bourse du travail de Paris par des nervis encagoulés .

Un seul impératif : Régularisation des sans-papiers de la bourse....

Article mis en ligne le lundi 29 juin 2009

Communiqué du Gisti
À propos de l’expulsion de la bourse du travail
Surmonter les divisions et oeuvrer à la régularisation de tous les sans-papiers !

L’expulsion et la situation actuelle des sans-papiers de la Coordination 75 qui occupaient la Bourse du travail à Paris depuis plus d’un an sont choquantes à plus d’un titre.

D’abord, les conditions de cette « évacuation » sont problématiques. La violence des moyens employés par certains intervenants de la CGT est inadmissible. Se pose aussi la question de la méthode choisie : il est vrai que les syndicats ont temporisé durant de longs mois et tenté à de multiples reprises de trouver des solutions de sortie de crise mais ces dernières semaines aucune médiation, aucune négociation n’avaient été initiées.
Enfin, comment ne pas s’étonner qu’un syndicat qui défend les travailleurs mette brutalement sur le trottoir des hommes, des femmes et des enfants, des gens qui se battent pour essayer de vivre dignement en France ? Car le résultat tangible de ce coup de force, c’est qu’aujourd’hui entre 100 et 200 sans-papiers « campent » sur un trottoir en face de la Bourse du travail, plus fragiles que jamais face aux risques d’interventions policières.

Au-delà de cette triste fin d’une longue occupation dont nombre d’organisations estimaient qu’elle ne pouvait déboucher que sur une impasse, toute l’histoire de ce mouvement illustre surtout une autre impasse : celle à laquelle conduit la politique du gouvernement en matière d’immigration.

Cette politique est en effet un empilement de crispations dont la contradiction saute aux yeux : réglementation drastique du droit des étrangers ayant pour principal résultat de placer toujours plus de personnes en situation irrégulière mais refus catégorique de toute régularisation dite massive ; affichage de la volonté d’augmenter la part de l’immigration de travail mais régularisations de travailleurs sans papiers accordées au compte-gouttes et dans l’arbitraire le plus total ; fixation d’objectifs chiffrés chaque année plus élevés de reconduites à la frontière ; etc.

Pourtant, en raison notamment du mouvement de travailleurs sans-papiers initié en avril 2008 par la CGT et quelques autres organisations syndicales et associatives, personne ne peut plus ignorer la place réelle de ces hommes et de ces femmes dans l’économie française. La très restrictive procédure d’admission « exceptionnelle » au séjour qui a représenté un immense espoir pour des milliers de sans-papiers dont les membres de la Coordination 75 ne tient pas compte de cet état de fait et reste par essence inéquitable.

Elle laisse de côté les travailleurs les plus exploités ; ceux à qui il n’a pas été fait de contrat de travail, ceux qui travaillent en interim, en CDD, pour des chantiers ou des missions ponctuels, ceux qui sont isolés… C’est le sentiment de cette injustice qui a provoqué le mouvement de la Bourse du travail de Paris occupée, vers lequel les yeux sont tournés aujourd’hui du fait de ce campement désolant sur un trottoir parisien.

Aujourd’hui, l’urgence est à la nécessaire solidarité avec les centaines de sans-papiers, sans abri, installés sur les trottoirs devant la bourse du travail. C’est dans la lutte pour leur régularisation que tous les acteurs de la défense des droits des étrangers doivent se retrouver : il s’agit d’une étape nécessaire pour aller vers un mouvement plus large en faveur de la défense des droits et la régularisation de tous les sans-papiers.

Le 29 juin 2009

http://www.gisti.org/spip.php?article1606



29 juin 2009

Sans-papiers : ces « profiteurs » qui nous arrangent bien

http://www.rue89.com/2009/06/29/san...


26 juin 2009

Sans-papiers : en plein Paris, la rue pour dortoir

http://www.rue89.com/2009/06/26/san...


Témoignage d’un(e) militant(e) RESF le 25 juin 2009

Alors qu’en début de soirée l’ambiance restait tendue , la police ne permettant pas la libre circulation ni l’approvisionnement en eau et en nourriture des ex occupants de la bourse entassés devant le batiment de l’annexe Eugene Varlin de la Bourse du travail sur le boulevard du Temple ( depuis l’angle de la rue Charlot jusqu’au restaurant Jenny ) , le dispositif policier s’est tout d’un coup desseré à la tombée de la nuit, laissant ce 1er campement de grande ampleur intra muros parisien s’installer dans un calme et une serenité impressionnants ( lesquels contrastaient avec l’inquiétude et les questions - multiples et la plupart sans reponse - des soutiens associatifs et militants presents) .

En moins d’une heure, la csp75 avait dressé la liste des presents, chacun avait trouvé sa place.
Juste avant minuit, un mafé a été servi par les femmes, permettant à tous de se restaurer.
Pas de cris , pas de slogans, pas de djembés, juste dans la chaleur d’une première nuit d’été, environ un millier d’hommes, de femmes et quelques bébés allongés pour un peu de repos sur leurs matelas et couvertures à même le trottoir de la rue Charlot au restaurant Jenny, formant dans la nuit comme une mer de réfugies.
Les 7 cars de police restants garés en bordure, au lieu de la trentaine de l’après midi.

Coté soutiens, quelques politiques, bien trop peu, se sont déplacés en fin d’après midi ( Boutault, Simonnet, le maire du 3eme), mais il y a une présence fournie à titre individuel de militants de différentes associations, mouvances ou organisations et partis de gauche ( se retrouvant là, sans rien de particulier à faire que d’observer et d’attendre, face au réel d’une situation inédite et questionnante, une faculté à dialoguer plutôt qu’à se déchirer ) .
Coté RESF relais d’une présence continue depuis midi de nombreux militants, en témoins-soutiens parce qu’il est important et naturel d’être là , mais sans réponses à la question : " Et maintenant ? " .

Ce mouvement (avec sa logique et dynamique qui lui est propre) refait une irruption radicale dans l’espace public et re-devient visible et donc pouvant / devant surtout / trouver "sa" solution "politique ".

Quelques soit nos sensibilités personnelles hors RESF , il me semble qu’en tant que RESF c’est à cela que nous pouvons contribuer , dans un esprit constructif d’avancée collective pour les travailleurs sans papiers et leurs familles : cette sortie intelligente par le haut avec le concours de tous ( csp , syndicats, partis , associatifs), tant espérée, à qui certains d’entre nous n’ont cessé de travailler avec d’autres en différents lieux, et qui j’espère viendra Maintenant.

C’est d’abord le gouvernement qui est responsable de cette situation qui n’existe que parce qu’il refuse la régularisation. La solution passe donc par la régularisation des ex-occupants de la Bourse.


Reçu le 24 juin 2009

La CNSP publie trois documents : la prise de position de la CNSP sur l’expulsion raciste et anti-syndicale de la Bourse du Travail, le communiqué du CA de la Bourse du Travail et le communiqué de l’UD CGT 75

Dernière info (23H) : les sans papiers évacués, qui selon leurs dires sont plusieurs centaines avec des femmes et des enfants, sont regroupés rue du Temple en face de la Bourse du Travail après leur expulsion raciste et anti syndicale par les nervis en cagoule.

Ils sont encerclés par des gendarmes et des CRS ;

La CNSP appelle l’ensemble du mouvement démocratique et humanite à trouver, comme en 1996 pour les St Ambroise, un accueil.
Il y va de l’honneur du mouvement syndical de ce pays et du pays berceau des Droits de l’Homme.


Coordination nationale des sans-papiers en lutte.

25, rue François Miron, 75004, Paris - fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap chez wanadoo.fr.

EXPULSION DES SANS PAPIERS DE LA CSP75
REFUGIES A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS
PAR DES NERVIS EN CAGOULE :
UN GRAVE DERAPAGE DE LA CGT ET DU SYNDICALISME FRANCAIS !

Selon les témoignages des sans papiers eux mêmes : « une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes ont pénétré vers 11h30 au sein de la Bourse, à un moment où la majorité des sans papiers étaient partis manifester pour leur régularisation, se sont jetés sur les présents, notamment des femmes et des enfants pour les jeter dehors
 ».

Cette bavure anti-syndicale du syndicalisme français se fait le lendemain de la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, celui là même qui a négocié avec la CGT suite aux grèves des travailleurs sans papiers les régularisations précaires non automatiquement renouvelable sur le critère « travail », critère en dessous de la revendication adoptée au 48éme congrès de la CGT Confédérale : « la régularisation de tous les sans papiers ».

Cette coïncidence est –elle un hasard ? Les soupçons « d’accords secrets » entre la CGT et l’Etat Français pour laisser sur le carreau les sans papiers isolés dans le travail dissimulé par les patrons négriers ne sont-ils pas prouvés par cet acte anti-travailleur raciste ? Telles sont les interrogations qui viennent à l’esprit.

La CNSP a publié plusieurs déclarations à chaque tension entre les syndicats et les travailleurs sans papiers de la Bourse du Travail de Paris pour apaiser et proposer des solutions allant dans le sens de l’unité des travailleurs et de leurs structures représentatives (syndicats et CSP) contre les pièges patronaux et gouvernementaux.

La CNSP a proposé à plusieurs reprises par écrit ou verbalement lors de contacts avec les syndicats de la Bourse ou la CSP75 des actions unitaires pour la régularisation de nos camarades sans papiers de la Bourse du Travail de Paris.

Mais malheureusement l’irresponsabilité de la division des travailleurs, notamment de la division raciste, l’a emporté au profit de la politique raciste et xénophobe du gouvernement Français.

Quand le mouvement syndical à travers ses dirigeants, y compris au plus haut niveau, succombe au poison de l’opportunisme teinté de surcroît de racisme, cela n’annonce rien de bon pour les travailleurs dans leur ensemble quelque soit leur statut et leurs origines. On appelle ici opportunisme la conciliation avec la politique patronale du gouvernement au point de sacrifier les intérêts de tout ou partie du monde du travail.

La classe ouvrière est multinationale dans ce pays, elle est multicolore et multi-religieuse. Les dirigeants syndicaux du mouvement ouvrier doivent mesurer que cela concerne près de 30% des travailleurs.

Une telle situation accroît la responsabilité et la nécessité d’une prise en compte encore plus grande du poison raciste pour le combattre et unir les travailleurs dans la lutte pour la satisfaction de leurs légitimes revendications.

Le désastre de l’évacuation manu militari par des nervis du syndicalisme accompagnés de la police du gouvernement Français doit être vite réparé pour rétablir la confiance et l’unité des travailleurs.

C’est pourquoi nous disons que l’impuissance du syndicalisme à lutter pour la satisfaction des revendications des travailleurs, pour que la crise soit payée par les patrons est la cause véritable de cette fuite en avant raciste contre la fraction la plus précaire du monde du travail que sont les sans papiers réfugiés à la Bourse du Travail de Paris.

Faisons tout maintenant ensemble pour réparer cette bavure anti-syndicale et empêcher que l’ensemble des travailleurs ne payent cette faute opportuniste du mouvement syndical Français.


REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS !

Fait à Paris le 23/06/09

___________________________________________________

Paris, le 24 juin 2009, 16H

COMMUNIQUE DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE (*)
DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS

Libération de la Bourse du Travail de Paris

Depuis plus d’un an, des organisations syndicales agissent pour la régularisation des salariés sans papiers. Avec l’aide d’associations, les actions se sont élargies et de nombreuses régularisations de travailleurs en grève ou isolés ont été obtenues.

Dans ce contexte, la décision des délégués de la Coordination Sans Papiers 75 (CSP 75) d’occuper la Bourse du Travail de Paris est incompréhensible car elle a conduit les sans papiers concernés dans une impasse totale. De plus, en agissant ainsi, la CSP 75 se trompe de cible car paradoxalement, patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action.

En choisissant, le 2 mai 2008, d’occuper la Bourse du Travail de Paris, les délégués de la CSP 75 ont fait le choix de paralyser ce bâtiment qui est un outil indispensable à la défense de tous les salariés parisiens et à l’activité de leurs syndicats. Cette occupation de la Bourse du travail de Paris, désapprouvée par les autres collectifs, les associations et les syndicats, était une voie sans issue.

La Bourse du travail de Paris est un bien commun, c’est un outil à la disposition des salariés parisiens et de leurs syndicats : CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires qui, depuis l’occupation, ne peuvent plus accéder à leurs bureaux et aux salles de réunions. Empêcher les salariés de se défendre et neutraliser l’activité des syndicats, cette sorte de prise en otage n’était pas inacceptable.

De fait :
Depuis le 2 mai 2008, 7 salles de réunions sont neutralisées, plus de 2 300 réunions ont été annulées ; chaque jour, des salariés ne pouvaient pas se réunir pour organiser leurs luttes ; des congrès de syndicats étaient reportés car la plus grande salle disponible à Paris pour les salariés (salle Eugène Hénaff), était occupée,
Les formations syndicales ne pouvaient plus se tenir, 2 imprimeries syndicales ne pouvaient plus fonctionner normalement,
Des permanences de défenses juridiques des salariés ne pouvaient plus se tenir.

De plus, cette occupation posait des problèmes d’hygiène et surtout de sécurité car les bâtiments sont constitués de salles de réunions et bureaux qui ne sont pas prévus pour y vivre nuit et jour avec présence de matelas, de bouteilles de gaz et de cuisines improvisées.

Malgré ces conditions, les syndicats, avec de nombreux collectifs et associations, n’ont pas ménagé leurs efforts depuis un an pour proposer aux délégués de la CSP 75 de travailler ensemble les dossiers de régularisation. Les délégués CSP 75 n’ont cessé de refuser systématiquement toutes les propositions faites, préférant s’enfermer dans une occupation sans issue qui pénalisait les salariés sans papiers concernés.

C’est dans contexte,
que l’outil « Bourse du Travail » vient d’être libéré
par des syndicats parisiens.

Après plus d’un an, les locaux vont redevenir disponibles pour tous les salariés parisiens -y compris les sans papiers- afin qu’ils puissent se défendre
et organiser luttes et ripostes avec leurs syndicats.

La Commission Administrative et les services de la Ville de Paris mettront tout en œuvre pour que les sans papiers récupèrent leurs effets personnels dans les meilleures conditions.

Le secrétaire Général de la CA de la Bourse du Travail de Paris

(*) la Bouse du Travail de Paris est gérée par une commission administrative composée des organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires


COMMUNIQUE DE PRESSE

Union des syndicats CGT de Paris

OCCUPATION DE LA BOURSE DU TRAVAIL :
LA VOIE ETAIT SANS ISSUE

Les syndicats CGT de Paris ont contribué à mettre un terme à l’occupation de l’annexe Eugène Varlin, rue Charlot, de la Bourse du travail de Paris investie depuis le 2 mai 2008 par des travailleurs sans-papiers, sur l’initiative de la Coordination 75 des collectifs de sans-papiers.

Dès le début de cette occupation, les délégués de la Coordination des sans-papiers 75 ont interdit tout contact entre ces travailleurs sans-papiers et la CGT, ses militants et les autres syndicats.

Ces délégués ont cultivé l’idée que cette occupation de la Bourse du travail permettrait la régularisation des travailleurs sans-papiers isolés.

C’est volontairement qu’ils ont conduit dans une impasse ces travailleuses et ces travailleurs qui, comme d’autres, auraient pu faire le choix de s’organiser dans les syndicats pour mener des luttes collectives à l’entreprise.

C’est parce que nous ne pouvions laisser perdurer cette occupation stérile que le mouvement syndical parisien a décidé de sortir ces femmes et ces hommes de cette impasse, et ce, sans faire appel aux forces de l’ordre.

L’intransigeance des responsables de la Coordination 75 a été constatée à plusieurs reprises à l’occasion des nombreuses réunions qui, sur l’initiative de la CGT, ont rassemblé les Unions départementales CGT, CFDT, FO, FSU et Solidaires, les associations de soutien aux travailleurs immigrés (Ligue des droits de l’homme, Autre monde, GISTI, RESF, CIMADE …) et la coordination 75 des sans-papiers.

Les syndicats et les associations ont réalisé des actes concrets :

participation de la coordination 75 à la délégation qui a été reçue par le représentant du Préfet à l’occasion de la manifestation du 11 juin 2008 organisée par la CGT devant la Préfecture de police de Paris,
_ par courrier en date du 23 juin 2008, à la demande de la coordination, les syndicats et les associations ont saisi le ministre de l’Immigration d’une demande de rencontre au sujet des travailleurs isolés en difficultés pour obtenir des contrats de travail de leurs employeurs (1300 dossiers ont été recensés),
le 3 juillet 2008, à l’occasion d’une nouvelle manifestation à l’initiative de l’UD CGT de Paris, la Coordination a fait partie de notre délégation et date a été prise avec les représentants du Préfet de police de Paris pour la remise de leurs dossiers. Deux réunions à la Préfecture ont suivi, en présence et avec l’appui du secrétaire général de l’Union départementale CGT de Paris.

Ils ont formulé des propositions

_ parrainage par les syndicats des dossiers relevant de la régularisation par le travail, y compris ceux des travailleurs individuels qui ne peuvent pas se mettre en grève,
appui par les associations des dossiers des travailleurs non déclarés, sans contrat de travail ni bulletin de salaire,
_ appui par le réseau RESF des dossiers des familles ayant des enfants scolarisés,
étude de tous les dossiers par les associations et les syndicats, dans le cadre d’un travail en commun avec la Coordination des sans-papiers afin d’évaluer pour chacune des personnes concernées les chances objectives de régularisation afin de réduire au maximum les risques encourus et procéder à la construction collective des dossiers.

Toutes ces propositions, pourtant très constructives et d’ordre pratique, ont été refusées par la Coordination au motif qu’il s’agissait de « leurs dossiers ».
Qui peut comprendre une occupation motivée par un besoin d’aide et le refus de toute proposition ?
_ Plus fondamentalement, comment comprendre que la coordination 75 des sans-papiers porte préjudice au mouvement syndical, et en particulier à la CGT, tout en faisant soi-disant appel à son soutien ?

Ces derniers mois, nous avons même entretenu des contacts réguliers avec le Haut Conseil des maliens de France avec lequel plusieurs réunions de médiation ont eu lieu. A plusieurs reprises nous avons pensé que nous arriverions à trouver une issue positive par la signature d’un engagement pour des luttes communes et la construction d’un rapport de force unitaire, mais en vain !

Que signifiait donc cette occupation qui, au fil des jours, était devenue un « squatt » dont nous ne voyions pas la fin ? Qui avait intérêt à cette occupation mise en œuvre deux semaines après la grande grève des salariés sans-papiers déclenchée, le 15 avril 2008, dans plusieurs dizaines d’entreprises d’Ile de France ? Qui gênons-nous et à qui faisons-nous de l’ombre ?

En tout état de cause, s’avérant sans effet sur les pouvoirs publics et le patronat, s’avérant surtout sans issue et paralysant l’activité des syndicats par la spoliation de la majeure partie de leurs locaux (sept salles de réunions, deux imprimeries, entrave à l’accès normal du site aux salariés et syndicats parisiens…), cette pression insensée sur le mouvement syndical, et la CGT en particulier, ne pouvait durer. C’est pourquoi, les syndicats CGT de Paris ont décidé d’y mettre fin avec la certitude d’avoir tout tenté par le dialogue.

La lutte se poursuit
La CGT, qui se bat quotidiennement aux côtés des travailleurs sans-papiers, comme aux côtés de tous ceux qui luttent dans ce pays, ne pouvait continuer à être prise pour cible.
Elle devait retrouver la plénitude de ses moyens et faire cesser cette pression inadmissible parce que totalement injuste.
Les responsables du désespoir des sans-papiers sont, eux, les véritables adversaires, mais ils sont ailleurs !
Il s’agit de ceux qui ont la culture du résultat et appellent à faire du chiffre en remplissant centres de rétention et charters et de ceux qui, trop souvent, profitent de l’existence d’une « armée » de travailleurs sans-papiers et sans droits, donc exploitables à merci : gouvernement et patronat !

La lutte commencée à Paris, en février 2008, avec les salariés sans-papiers du restaurant « La grande Armée » a permis la régularisation de plus de 2000 salariés.

La CGT poursuivra son combat pour la régularisation de tous les autres.

Union des syndicats CGT de Paris
85 rue Charlot 75140 PARIS cedex 03
Téléphone 01 40 29 14 40
Télécopie 01 48 87 89 97
Courriel : cgt.paris chez wanadoo.fr
www.cgtparis.fr


Expulsion des sans papiers de la CSP 75 : la Bourse du Travail redevient un cimetière des luttes.

vendredi 26 juin 2009, par AC ! Paris

L’expulsion des sans papiers de la Bourse du Travail de la Rue Charlot n’est pas une surprise.

Pour tous ceux qui n’ont pas l’honneur d’appartenir au sérail des « mouvements représentatifs », les Bourses du Travail sont depuis des lustres à peu près aussi inaccessibles que les salons du MEDEF.

Quiconque a eu l’occasion d’aller y assister à une réunion en temps ordinaire aura d’abord remarqué le vide sidéral et le silence pesant des lieux : salles poussiéreuses,couloirs déserts où errent des vigiles privés, bureaux immenses pour quelques permanences éparpillées, auxquelles il faut faire la queue comme à la CAF pour espérer se voir dispenser quelques conseils, quand l’adhésion n’est pas obligatoire pour en bénéficier.

Tous les collectifs de précaires qui n’ont pas la chance de connaître un syndiqué solidaire et bien placé dans l’organigramme abscons et absurde des confédérations , tous ceux dont le discours n’est pas suffisamment complaisant avec les syndicats tels qu’ils sont, savent bien que les responsables des lieux préfèreront garder les salles vides plutôt que les remplir d’éventuels « éléments incontrôlables », catégorie qui tend à s’étendre avec le temps, tant la paranoia des bureaucraties se nourrit de la montée des luttes, et de la difficulté de plus en plus grande à berner la base des salariEes, syndiquéEs ou non .

Cette évacuation est certes un coup porté aux collectifs occupants, mais tous ceux qui luttent savent bien que l’absence de moyens matériels est un handicap bien moins lourd que le manque d’indépendance face à la gauche syndicale ou politique.

Cependant, cette évacuation est aussi le plus grand des aveux de faiblesse qu’aient données les bureaucraties syndicales parisiennes depuis des années.

De toute évidence, si la Bourse du Travail avait été initialement occupée par des travailleurs en lutte, elle n’aurait pas pu l’être contre leur gré par la CSP 75, et en tout cas pas sur la durée. Si les occupants avaient été les " minoritaires manipulés" que nous décrit la commission administrative intersyndicale qui gère les lieux, alors qu’auraient ils pu faire face à la masse des syndiqués ?

Certes la base syndicale n’est pas venue en masse défendre les occupants, mais force est de constater que toute cette année, les directions ne l’ont pas trouvée non plus très motivée à défendre et à reprendre la Bourse du Travail.

Les bureaucrates peuvent toujours évoquer avec des sanglots dans la voix, les prétendues innombrables activités entravées par la présence des sans papiers, toujours est-il que les salariées bénéficiaires de ces activités ne sont guère manifestés pour déplorer leur cessation.Il n’est donc resté aux bureaucraties que l’appel aux forces de l’ordre et à la Ville de Paris, ce que tous les salariées de cet employeur comme les autres devraient méditer avant de faire confiance à ces mêmes bureaucraties syndicales pour la menée de leurs luttes

Plus d’un an d’occupation, de combat et de vie dans ce qui était devenu un cimetière des éléphants , c’est donc en soi le signe d’une montée des luttes qui ne trompe pas.

Et la reprise de la Bourse du Travail par les sans papiers aura été non seulement une avancée pour leur propre mouvement, mais aussi pour tous les autres collectifs de précaires de tous statuts, de toutes nationalités, qui en sont tenus à l’écart depuis des dizaines d’années.

Ce que les sans papiers ont repris aux bureaucraties syndicales, c’est ce qu’ils nous avaient volé à tous.

Pas seulement la Bourse du Travail, mais aussi notre parole , celles que leurs représentants trahissent à chaque négociation à l’UNEDIC, dans les Conseils d’administration des CAF , dans les commissions à radier les chômeurs et précaires auxquelles ils participent sans vergogne.

Eu égard à ce que cette occupation a représenté pour nous tous, dans le long chemin vers l’autonomie des luttes, la solidarité minimale, outre celle qui consiste évidemment à participer chacun à notre manière, à la lutte pour l’égalité des droits, c’est de ne plus mettre un pied dans les Bourses du Travail , tant que nous n’en aurons pas, ensemble repris les clefs.

Ac ! Paris Reseau Solidaire d’Allocataires 25 juin 2009

http://www.ac.eu.org/spip.php?article2016


COMMUNIQUE de la CSP 75 du 25 juin 2009

ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !

Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français. C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.

Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être « libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente. Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.

La densité des gaz était telle que Sissoko, notre coordinateur, accouru aux cris, est tombé évanoui dans la cour et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras. Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du voisinage inquiets à cause des grands cris et de la fumée des lacrymogènes.

Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT. Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même, d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).

Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.

Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600 sans-papiers présents a été dressée hier soir) et attendons que les maires du troisième et deuxième (qui s’y sont engagés) nous trouvent un lieu apte à nous héberger et surtout où nous puissions, sans être dispersés, poursuivre notre action pour obtenir la régularisation de nous tous. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous que nous a promis le ministère de l’immigration pour discuter les critères de notre régularisation. C’est maintenant le moment le plus mal venu pour affaiblir notre mouvement et, quant à nous, de baisser les bras. La lutte continue !

Paris, le 25 juin 2009

CSP 75


Bourse du travail : la CGT évacue de force les sans-papiers

http://www.rue89.com/2009/06/24/bou...


Un commando de gros-bras a délogé ce mercredi les travailleurs sans-papiers
de la Bourse du travail, à Paris, à coups de gaz lacrymo. Des CRS ? Non, la CGT

http://www.liberation.fr/societe/06...

http://www.dailymotion.com/video/x9...

http://www.dailymotion.com/video/x9...


Le 25 juin 2009 Communiqué Solidaires Paris

Evacuation de la Bourse du Travail

Mercredi 24 juin 2009, les centaines de travailleurs sans-papiers qui occupaient depuis plus d’un an une partie des locaux de la Bourse du Travail à Paris ont été délogés de ce lieu par les syndicats CGT de Paris sous l’œil bienveillant de nombreuses forces de l’ordre présentes sur place.

Cette expulsion n’a pas été décidée par la Commission Administrative de la Bourse dont fait partie Solidaires Paris.

L’union syndicale Solidaires Paris rappelle que l’occupation de ces locaux depuis mai 2008, à l’initiative de la Coordination Sans Papiers 75, n’a jamais reçu l’approbation des organisations syndicales.

En effet, à l’heure où certaines d’entre elles (trop peu nombreuses) prenaient en charge la lutte des travailleurs sans-papiers, il était paradoxal d’engager cette action d’occupation de la Bourse du Travail.

Depuis le début de cette occupation, Solidaires Paris a participé aux actions de médiation entre les représentants de la CSP 75, les associations et les syndicats ; nous avons soutenu toutes les initiatives qui pouvaient faire avancer les demandes de régularisation des centaines de travailleurs présents à la Bourse. L’attitude de la Préfecture de Police, des pouvoirs publics et du gouvernement n’ont pas permis de trouver une issue positive pour bon nombre de dossiers de régularisation.

Dans le même temps, l’union syndicale Solidaires Paris a toujours affirmé qu’il n’était pas concevable que les syndicats tentent de régler le problème de ces centaines de travailleurs en les expulsant des locaux de la Bourse. Les désaccords avec les formes d’actions prises par certaines catégories de travailleurs ne peuvent se régler ainsi.

Face à la politique antisociale et xénophobe du gouvernement, l’Union syndicale Solidaires Paris continuera d’être dans la luttes aux côtés des Sans Papiers contre leurs expulsions et pour la régularisation de toutes et tous.


COMMUNIQUE du DAL

Paris le 25 juin 2009

Expulsion expéditive des sans papiers de la bourse du travail :

DAL Paris et Environ désapprouve la méthode expéditive et le caractère illégale de l’expulsion des sans papiers, de locaux de la bourse du travail de Paris, d’autant plus que beaucoup d’ente eux et d’entre elles sont de surcroît sans logis, et y demeuraient de manière permanente.

Néanmoins, DAL Paris et environ s’était désolidarisé de l’occupation de la Bourse par les sans papier motivée par des considérations peu crédibles. DAL avait estimé qu’il est malvenu dans cette période de destruction des libertés, des droits et des conquêtes sociales, de s’attaquer à des acteurs de la résistance au néolibéralisme.
Cette occupation a mis en difficulté la CGT Paris mais aussi les sans papiers, et a finalement eu pour conséquences de renforcer la zizanie du mouvement social, donc son affaiblissement.

DAL Paris et environ soutient les revendications des sans papiers, et demande à l’Etat de régulariser les sans papiers de la bourse du travail, et de cesser de stigmatiser et de harceler les migrants et leurs enfants.
http://www.droitaulogement.org/



France Terre d’Asile

Communiqué de presse

Le jeudi 25 juin 2009

Bourse du travail : ne pas instrumentaliser,

Paris, le 25 juin 2009 - Au-delà de la polémique qui entoure les conditions de son intervention, la CGT a pris une décision très lourde de sens en évacuant les occupants de la Bourse du travail à Paris.

Ce dossier, totalement bloqué depuis 14 mois, est le produit du ministère Hortefeux et de la théorie du cas par cas, consistant, sur la base de critères flous, à accorder avec parcimonie quelques régularisations et à laisser sans réponse ni décision les autres demandes.

La CGT s’était engagée avec détermination en Ile-de-France sur ce dossier des travailleurs étrangers en situation administrative irrégulière.

Elle a obtenu quelques succès probants, avec plus d’un millier de personnes régularisées, sans toutefois généraliser son action à l’ensemble de son organisation. Mais c’était il y a 14 mois. Depuis, la crise économique a frappé. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi en France.

La CGT, avec cette intervention, qu’elle l’ait souhaité ou non, indique clairement qu’elle change de logiciel en se recentrant sur sa « clientèle » habituelle.

Nous devons veiller collectivement : organisations, institutions, citoyens, à ne pas laisser la division et le rejet de l’autre se propager lors de moments de tensions sociales. La solidarité ne s’arrête pas là où commence la crise.

La situation dramatique dans laquelle se trouvent, en plein cœur de Paris, une centaine de personne ne doit pas être instrumentalisée à des fins politiciennes.

Il faut trouver de manière urgente une solution humaine et de bon sens.

Nous appelons les anciens occupants de la Bourse du travail, la CGT et le ministère de l’Immigration à trouver de manière urgente les voies d’un compromis, amenant à la régularisation d’un certain nombre de personnes sur la base de critères clairs.



Où va la CGT ?

http://ouvalacgt.over-blog.com/arti...

Mercredi 24 juin 2009


Sans-papiers : la lutte se poursuit, les mensonges continuent

[Dernière nouvelle Mercredi 24 juin, 14 h : apparemment à la demande de la CGT, les CRS sont en train d’évacuer les sans-papiers de la Bourse du Travail, rue Charlot - Honte à notre Confédération !
18h30 : négociations toujours en cours...]

La lutte des sans-papiers continue partout, de manière plus ou moins visible, et dans un contexte où les régularisations ne se font plus qu’au compte goutte. La Confédération imaginait peut-être forcer la main au gouvernement en acceptant les critères de l’immigration choisie, elle n’a réussi qu’à rentrer un peu plus dans la logique de la cogestion des flux de main d’oeuvre et des nécessités de l’économie nationale... Et avec l’aide de ces dirigeants complètement imprégnés de cette logique, le gouvernement a pour l’instant désamorcé la lutte des sans-papiers, dont la généralisation promettait pourtant d’être explosive et efficace...

Mais les sans-papiers eux-mêmes se moquent comme d’une guigne de ces manoeuvres au sommet de l’Etat. Dans plusieurs endroits, la lutte se poursuit : Alfa-Service à La Courneuve, ils viennent de fêter un an de lutte. Plus-Net à Montreuil, plus de six mois de lutte et tous les dimanches sur le marché pour la solidarité. Des conflits démarrent, comme au restaurant "La Côte d’Azur", à Paris. Dans l’Isère, la mobilisation se poursuit contre deux expulsions, dont un militant du tout nouveau syndicat des sans-papiers.
La lutte des sans-papiers vit actuellement une période de reflux. Mais inévitablement elle reviendra dans une nouvelle vague, qui tirera les leçons du mouvement de l’an dernier.

De son côté, la Confédération poursuit un double but :

- s’autoglorifier des résultats de sa "brillante" campagne... Comme d’habitude, on cherche à faire d’un mensonge une réalité, à force de la répéter. Un anniversaire à Montreuil, des déclarations triomphalistes, pour finalement un résultat bien maigre (quelques 1500 régularisations seulement) au regard de l’énergie mise dans le mouvement et dans les espoirs qu’il avait soulevé.

- tenter de réduire par la force les derniers bastions de résistance, et en particulier l’occupation de la Bourse du Travail par les sans-papiers de la CSP75. Pour cela, d’abord. un 4 pages particulièrement gratiné de l’UD75 pour justifier sa position en tentant de faire porter toute la responsabilité sur les sans-papiers eux-mêmes, ce qui vaudra une réponse bien nette de la CSP 75.
Le texte "oublie" juste que si le mouvement ne s’est pas généralisé, c’est de la responsabilité et la Conf’ qui a tout fait pour l’empêcher, que si des militants de la CSP 75 en ont été réduit à cette extrémité, c’est que pour la CGT il n’est pas question que les sans-papiers s’organisent par eux-mêmes, que l’on sorte du cadre bien paternaliste et bien pourri des experts qui vont négocier "ce qui est bon" pour ces "pauvres immigrés", certainement trop cons dans leur esprit pour diriger leur lutte par eux mêmes...


Communiqué de la CNT FTSS&CT

Expulsion de la Bourse du Travail

La fédération CNT santé social et collectivités territoriales condamne fermement l’expulsion manu militari des travailleurs sans papiers qui occupaient l’Annexe Varlin de la Bourse du Travail depuis maintenant 14 mois dans le cadre du mouvement sans précédent des travailleurs sans papiers déclenché l’an passé..

Les syndicalistes de la CGT qui, en coordination avec les forces de police, ont utilisé des méthodes d’une extrême violence et digne d’une milice d’extrême droite nous laissent sans voix ! Rien ne peut justifier de telles méthodes.

La fédération CNT santé social et collectivités territoriales réaffirme sa solidarité à l’ensemble du CSP 75 et à tous les travailleurs avec ou sans papiers.

Et conformément à ses principes internationalistes exige :
- La Liberté de circulation et d’installation
- Régularisation de tous les sans papiers !

Fait le 26.06.09


Féderation CNT des travailleurs
de la santé, du social et des collectivités territoriales
33 rue des Vignoles - 75020 Paris


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