Une tribune pour les luttes

Salarié(e)s sans papiers
Pour une circulaire de régularisation

La grève des sans-papiers a repris de plus belle.
Mercredi 14 octobre, on comptait près de 2 000 grévistes sur une trentaine de sites
Plus de 3000 le 19 octobre .

Article mis en ligne le mercredi 14 octobre 2009

Cgt
Cfdt
Solidaires
Fsu
Unsa
Ligue des droits de l’homme
Cimade
Resf
Femmes Egalité
Autremonde
Droits devant !!

Solidarité avec les travailleurs-euses
« sans-papiers » en grève.

Dans le prolongement du mouvement engagé le 15 avril 2008, 3000 travailleurs-euses sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l’intérim… sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur leur lieu de travail ou sur leur secteur d’activité (siège de fédération patronale ou grande entreprise), pour gagner leur régularisation administrative et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Ces travailleurs-euses sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie (bâtiment, travaux publics, nettoyage, sécurité, restauration, intérim, aide à la personne, agro-alimentaire, confection…).
La plupart paient des impôts, cotisent (retraites, maladie, chômage...).
Ils ne prennent le travail de personne et bien souvent l’exercent dans des conditions particulièrement pénibles, parce que sans droit.

La CGT, la CFDT, L’Union syndicale Solidaires, la FSU, l’UNSA, la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, le Réseau Education Sans Frontières, Femmes Egalité, Autremonde et Droits Devant se sont adressés par courrier au Premier ministre, le 1er octobre 2009, pour demander une circulaire ministérielle afin de permettre la régularisation de tous ces salarié(e)s !

Ces travailleurs-euses en grève ont aussi besoin de notre solidarité morale et financière. Les sommes versées directement sur les piquets de grèves seront intégralement versées aux grévistes.
Vous pouvez verser vos dons par chèque (ordre : « solidarité sans papiers ») à l’adresse suivante :
CGT service comptabilité – 263 rue de Paris 93100 Montreuil, ou directement aux militants d’une des 11 organisations (voir plus haut)

Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici !

Paris le 20 octobre 2009.


« On nous demande tel papier ici, tel autre là, s’énerve André Fadda, de la branche intérim de la CGT. En fait, les préfectures bloquent parce que ça arrange tout le monde d’avoir une main-d’œuvre hyperflexible. »

"Pendant des heures d’affilée", ils racontent "casser le bitume du quai, remonter à la surface
des plaques de plus de 50 kg sur leurs épaules ou leur tête, puis redescendre sous terre des seaux de
goudron bouillant".

Résultat : sans équipement adéquat, certains se brûlent. Sans oser, faute de papiers, aller se faire
soigner.

Le tout, "sans pause, sans le casque de rigueur, sans chaussures de sécurité, sans masque... et sans
jamais une visite médicale !
" Car aucun, dans l’équipe, jurent-ils, n’a de papiers, alors que ces travailleurs
cotisent, payent des impôts et peuvent même produire des fiches de salaire, émanant des trois agences
d’intérim qui les emploient au jour le jour (Adecco, Crit et Synergie).

Grève des travailleurs sans-papiers : Mody et Anthioumana racontent des conditions de travail
d’un autre âge. Ils triment en France, au jour le jour, en toute illégalité, depuis 2002 et 2000.

(1’35") http://www.france-info.com/spip.php...

http://www.dailymotion.com/video/xa...


Communiqué RESF : Solidarité avec la grève des travailleurs sans-papiers

Depuis le lundi 12 octobre, plus d’un millier de travailleurs sans-papiers se sont mis en grève pour réclamer leur régularisation.

Le Réseau Education Sans Frontières a signé, avec dix autres organisations, la lettre ouverte à M. le Premier Ministre lui demandant une circulaire de régularisation.

Alors que l’Etat français bafoue la Convention Internationale des Droits de l’Enfant - qu’il a pourtant ratifiée - en emprisonnant des enfants dans des centres de rétention administrative et en les arrachant à leurs parents qu’on expulse vers des pays qu’ils ont fui, il continue de livrer les migrants sans-papiers à l’appétit de patrons sans scrupules.

Les parents des enfants que nous défendons depuis de nombreuses années sont aussi des travailleurs victimes de cet état de fait. Les jeunes majeurs scolarisés pour qui le dix-huitième anniversaire sonne comme le glas de l’expulsion programmée en sont, eux, les futures victimes.

Le Réseau Education Sans Frontières participe et soutiendra cette mobilisation pour la régularisation des travailleurs sans-papiers, ville par ville, quartier par quartier, piquet de grève par piquet de grève.

Paris, le 14 octobre 2009


13 octobre 19h.

Plus de 1700 salarié(e)s sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l’intérim sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur trente sites, avec le soutien de onze organisations syndicales et associatives .

ALERTE ! Les sans papiers salariés d’entreprises soustraitantes de la RATP qui occupaient un dépot RATP, 34 rue Championnet 75018 Paris (M° Clignancourt) ont été expulsés des lieux. C’est à ce même endroit que s’était tenue une conférence de presse cet après-midi à l’appel de cinq syndicats (CGT, Solidaires, FSU, CFDT et UNSA) et de six associations (LDH, Femmes Egalité, CIMADE, Droits Devant, Autre monde et RESF) appelant à la solidarité avec les travailleurs sans papiers en grève pour la régularisation de tous les travailleurs.

Cette intervention de la police, pratiquée hors de toute décision de justice, a un sens politique : la volonté du gouvernement d’enrayer la deuxième vague du mouvement de grève des sans papiers.

Solidarité avec les salariés sans papiers


1700 salarié(e)s sans papiers sont en grève sur trente sites,
mais, pour essayer d’enrayer le mouvement, certains ont eté expulsés aujourd’hui 13 octobre 2009sans aucune décision de justice du lieu où venait d’avoir lieu une conférence de presse .


DROITS DEVANT !!

13 octobre 2009

SAMEDI 10 OCTOBRE :

10.000 TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS MANIFESTENT A PARIS

LUNDI 12 OCTOBRE :

1300 TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS LANCENT UN NOUVEAU MOUVEMENT DE GREVE DANS 28 ENTREPRISES

MM. SARKOZY- FILLON-HORTEFEUX : MAINTENANT, IL FAUT UNE REGULARISATION GLOBALE

Tous les sans-papiers installés en France travaillent, c’est désormais une réalité qu’une majorité de l’opinion publique a compris, notamment depuis le premier mouvement de grève de travailleur (e)s sans-papiers lancé le 15 avril 2008 par la CGT et Droits devant !!, qui a permis aujourd’hui la régularisation de plus de 3000 d’entre eux.

Les sans-papiers travaillent dans diverses conditions :

- Déclarés et travaillant (sous leur propre nom ou celui d’un alias) à plusieurs dans une même entreprise, notamment le BTP, la restauration, le nettoyage, l’intérim…

- Déclarés et isolés dans leur entreprise

- Isolés et travaillant « au noir », particulièrement les dizaines de milliers de femmes de l’Aide à la Personne ou les travailleurs sans-papiers Algérien(ne)s exclus de la régularisation par le travail.

Ces différents cas représentent la quasi-totalité des quelques 400.000 à 500.000 sans-papiers vivant, travaillant et, pour le plus grand nombre, cotisant en France, armée de réserve inépuisable qui alimente les « délocalisations sur place », mise en compétition pour saper les acquis sociaux des salariés français.

Il est plus que temps de mettre fin à ce marché aux esclaves moderne, véritable injure à un état dit de droit.

Dans le sillage des offensives d’hier et celles d’aujourd’hui, il est désormais certain que la révolte de ces « damnés de la terre » est en marche et que rien ne saura l’endiguer, à commencer par les contorsions médiatiques et les effets de menton de Besson and co.

L’opinion publique a progressivement compris que cette chasse et cette surexploitation des travailleurs sans-papiers n’étaient que démagogie électoraliste et hypocrisie pour tenter d’estomper une faillite sociale qui jette aujourd’hui dans la précarité et l’exclusion des milliers de citoyens.

Les travailleurs sans-papiers n’accepteront plus d’être les boucs émissaires privilégiés d’un gouvernement en mal de légitimité.

Aussi, les mobilisations vont encore s’amplifier à Paris, en Ile de France, en province pour obliger le gouvernement à prendre la seule et unique mesure qui mette un terme à ce combat commencé il y a 14 ans : la régularisation globale, dans l’égalité des droits, des travailleur(e)s sans-papiers.


Mardi 13 octobre 2009

Quelque 1.700 salariés sans-papiers se sont mis en grève en Ile-de-France et occupaient mardi une trentaine de sites, avec le soutien d’un front syndical et associatif élargi qui dénonce "l’arbitraire préfectoral" dans l’examen des dossiers de régularisation par le travail.

Alors que le gouvernement refuse toujours toute régularisation massive, une loi de 2007 a ouvert des possibilités d’obtention d’un titre de séjour, valable un an et à renouveler, pour certains métiers et selon certains critères. Or, constatent plusieurs syndicats (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa) et associations (Cimade, Ligue des droits de l’homme, RESF, Femmes Égalité, Autremonde, Droits devant), "le traitement de chaque dossier de salariés est loin d’être similaire selon les départements, et même entre des salarié(e) de situation parfaitement identique, y compris au sein d’une même entreprise".

Le grief fait au gouvernement, exposé dans une lettre commune adressée au Premier ministre début octobre et sans réponse à ce jour, est de "ne pas faire appliquer les textes qu’il a lui-même édictés", selon Francine Blanche (CGT). "Ça bloque de partout, il faut une circulaire", a-t-elle insisté lors d’un point presse, citant le cas de "300 salariés rentrant dans les critères, dont la liste a été remise en mai et qui n’ont toujours pas été convoqués en préfecture, tandis que d’autres sont menacés d’expulsion malgré un examen en cours de leur dossier". "Dans les Yvelines, la préfecture bloque sur les aides à domicile alors qu’à Paris, ça s’est un peu ouvert. Sur une dizaine de dossiers, on a obtenu la régularisation d’une Béninoise..., c’est tout juste s’ils ne nous ont pas présenté ça comme un cadeau", a témoigné Daniel Richter de l’Union départementale CFDT 78.

La fédération patronale des travaux publics prise pour cible

Mardi soir, selon les organisateurs, 1.700 salariés sans-papiers, la plupart originaires d’Afrique de l’Ouest, avaient rejoint le mouvement, squattant notamment des agences d’intérim proche de la gare Saint-Lazare, les locaux d’une société de nettoyage, un chantier du tramway et tout le rez-de-chaussée de la fédération patronale des travaux publics (FNTP) près des Champs-Élysées.

Dans un communiqué, le ministre de l’Immigration, Éric Besson, a annoncé vouloir "faire procéder à une comparaison des résultats enregistrés dans chaque département". À charge ensuite pour ses services "de lui proposer, si nécessaire, toute démarche utile afin d’assurer une plus grande harmonisation". Lors de leur point presse, syndicats et associations ont tenu à souligner que la question des sans-papiers dépassait le cas de quelques patrons voyous.

Symboliquement, les journalistes étaient conviés dans un dépôt de la RATP, dont un sous-traitant, la société Asten, chargée de la réfection des quais de métro, a été accusée d’employer des intérimaires sans-papiers pour du travail de nuit effectué dans des conditions dignes du tiers-monde. Vingt-trois d’entre eux, Maliens, Mauritaniens ou Sénégalais, âgés de 29 à 50 ans et en France depuis 1999 pour certains, ont présenté des images tournées au téléphone portable, les montrant charriant dans les escaliers d’une station de métro des plaques de bitumes usagés, pesant 50 kg selon l’un d’eux et portées à l’épaule ou à même la tête. La régie publique a réagi dans un communiqué, déclarant qu’"à sa connaissance, aucun salarié travaillant sur ses sites n’était en situation irrégulière" et rappelant faire travailler "plus de 5.000" fournisseurs.

En 2008, la CGT avait lancé un premier mouvement de grèves de sans-papiers, déjà avec le soutien de la CFDT, absente des piquets de grève collectifs, mais se battant sur des dossiers individuels et se heurtant aux mêmes blocages.


Communiqué CGT

lundi 12 octobre 2009

Dans la suite du mouvement du 15 avril 2008, plus de 1000 salarié(e)s sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l’intérim se sont mis en grève depuis ce matin, 12 octobre 2009 dans leur entreprise ou leur secteur d’activité, pour gagner leur régularisation et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Parmi eux, des salariés de grandes et de petites entreprises, mais aussi des salariés individuels de très petites entreprises usent de leur droit constitutionnel à la grève.

Devant les blocages persistants, l’arbitraire préfectoral et les discriminations dans le traitement des dossiers de régularisation des salariés, il faut qu’une circulaire définisse « des critères améliorés, simplifiés, appliqués dans l’ensemble du territoire national. Cette circulaire doit garantir une égalité de traitement de chaque salarié(e) quel que soit son lieu de travail et à l’intérieur d’un même lieu de travail. Elle doit définir une procédure de régularisation sécurisée et standardisée quel que soit le département ».

C’est le sens du courrier adressé à M.François FILLON le 1er octobre par cinq organisations syndicales (CGT, CFDT, Union syndicale solidaires, FSU, UNSA) et six associations (Ligue des droits de l’Homme, Cimade, Réseau Education sans frontières, Femmes Egalité, Autremonde, Droits devant).

C’est ce qu’exigent les salariés qui se sont mis en mouvement aujourd’hui.

Ils peuvent compter sur l’appui et le soutien de la Cgt.

Montreuil, le 12 octobre 2009


Autremonde

12 octobre 2009

Un millier de travailleurs sans-papiers en grève avec le soutien de onze organisations syndicales et associatives

Aujourd’hui, plus de 1000 salariés sans-papiers se sont mis en grève avec courage et détermination afin d’obtenir leur régularisation et de réclamer une circulaire de régularisation des travailleurs et travailleuses sans-papiers.

Avec le soutien de onze organisations syndicales et associatives, la Cgt, Solidaires la CFDT, la FSU, l’UNSA, la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, RESF, Femmes Egalité, Droits Devant !! et Autremonde, ces salarié(e)s, quelle que soit leur situation (seul(e)s ou collectivement dans leur entreprises, travailleurs et travailleuses au noir, intérimaires, licencié(e)s) ont décidé de sortir de l’ombre et d’occuper, en tant que grévistes, leurs entreprises et des lieux liés au patronat (FAFIH - OPCA de l’hôtellerie et de la restauration et des activités connexes -, Fédération Nationale des Travaux Publics, Entreprise SAMSIC, Agences d’intérim Synergie et CRIT).

L’association Autremonde intervient depuis quinze ans dans le domaine de la formation linguistique et de l’accès aux droits, dans les foyers de travailleurs migrants, lieux de vie de nombreux salariés immigrés, avec ou sans papiers.

Nous avons pu constater, comme beaucoup d’autres, combien les travailleurs et travailleuses sans-papiers sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie (bâtiment, travaux publics, nettoyage, sécurité, restauration, intérim, aide à la personne, agro-alimentaire, confection, …).

Pour la grande majorité d’entre eux, ils paient des impôts, cotisent à toutes les caisses de solidarité (retraites, sécurité sociale, ASSEDIC,...) mais risquent quotidiennement l’expulsion.

Ils font bien souvent le travail que personne ne veut faire dans des conditions très pénibles.

Grâce à la grève de nombreux travailleurs immigrés sans-papiers enclenchée le 15 avril 2008, 2500 de ces salariés ont été régularisés.

Malheureusement nous constatons aujourd’hui de nombreux blocages et de multiples discriminations en préfecture. Le problème est loin d’être réglé.

Nous sommes face à une réalité économique et il nous semble nécessaire que des solutions soient trouvées rapidement.

Autremonde s’engage aux cotés de tous les salariés sans-papiers qui se sont mis en grève aujourd’hui et aux cotés de ceux qui rejoindront le mouvement.

Nous appelons tous les citoyens à venir les soutenir sur leurs lieux de grève.

Comme nous l’avons déjà notifié dans une lettre adressée au premier ministre le 07 octobre 2009, avec nos partenaires associatifs et syndicaux, nous souhaitons que soit éditée une circulaire qui permette la régularisation des salarié(e)s sans-papiers quel que soit leur statut, leur situation, leur nationalité et leur secteur d’activité.

Cette circulaire doit définir des critères améliorés, simplifiés, appliqués dans l’ensemble du territoire national. Elle doit garantir une égalité de traitement de chaque salarié(e) quel que soit son lieu de travail. Elle doit définir une procédure de régularisation sécurisée et standardisée quel que soit le département.

Autremonde
30 rue de la Mare
75020 Paris
01 43 14 96 87
www.autremonde.org



Adresses des sites en grève :

KFC 31, boulevard Sébastopol 75001 Paris

Travaux publics de la Suburbaine Chantier du Tramway (porte des lilas)

Potel et Chabot 3, rue Chaillot 75016 Paris

TFN 110, rue de l’Ourcq 75020 Paris

DMMS 17, rue de Pelleport 75020 Paris

THIAL LY 50, rue d’Avron 75020 Paris

ADEC 23, rue la Pérouse 75016

Individuels BTP FNTP 9, rue de Berri 75008 Paris

Individuels Restauration FAFIH 3, rue de la Ville-l’Evêque 75008 Paris

Individuels Nettoyage et sécurité SAMSIC 9, rue Descombes 75017
Paris

Individuels intérim SYNERGIE 15, rue de Rome 75009 Paris

Individuels intérim CRIT 27, rue de Rome 75009 Paris

Individuels intérim CRIT 69, rue de Rome 75009 Paris

GTC (Massy 91)

Markofer (Morangis 91)

Drexco (Crosne 91)

Nicolin (Vigneux sur seine 91)

Etancheite rationnelle (Grigny 91)

Samsic (Evry 91)

Cegex (Wissous 91)

Benne2000 (Viry chatillon 91)

MCMD (Nanterre 92)

Boucheries Barbaud (Robinson 91)

Axandre (Levallois Perret 92)

Derichebourg (Boissy St Leger 94)


AFP

12/10/2009

Plus d’un millier de salariés sans-papiers ont entamé aujourd’hui une grève coordonnée et l’occupation de plusieurs sites à Paris, dont le siège du patronat des travaux publics (FNTP) pour exiger l’application identique pour tous des critères de régularisation par le travail, selon des sources concordantes.

"On a plus d’un millier de travailleurs sans papiers en grève, regroupés sur six sites", a indiqué à l’AFP Raymond Chauveau, qui pour la CGT coordonne ce mouvement, avec le concours de Solidaires (syndicats Sud) et le soutien de neuf autres syndicats et associations, dont la CFDT et la Cimade.

Dans une récente lettre au gouvernement, ces syndicats et associations ont pointé les blocages qui "persistent voire grandissent", faisant obstacle selon eux à une application égale pour tous des textes permettant la régularisation par le travail, et livrant les travailleurs concernés au règne de l’arbitraire.

Selon M. Chauveau, environ 160 se sont regroupés 9 rue de Berry (VIIIe) au siège de la fédération patronale des travaux publics (FNTP), qui a confirmé à l’AFP qu’"une centaine de travailleurs avaient investi pacifiquement son hall d’entrée vers 10h00".

Dans le même arrondissement, selon M. Chauveau, une cinquantaine de travailleurs sans-papiers occupaient également les locaux d’un organisme de formation professionnelle de la restauration, le Fafih, 3 rue de la Ville l’Evêque, ce qu’une source proche a également confirmée.

Dans le XVIIe arrondissement, environ 350 intérimaires sans-papiers ont entamé l’occupation de trois agences, à l’enseigne CRIT et Synergie rue de Rome, tandis qu’une centaine d’autres se sont installés dans les locaux du groupe Samsic (propreté) rue des Combes. La direction de Samsic n’était pas joignable dans l’immédiat.

Les ouvriers sans-papiers de deux chantiers, une cinquantaine sur un site en démolition rue Lapérouse (XVIe) et une trentaine à Massy sur un site sous-traité par le groupe Bouygues à la société GCC ont également débrayé, selon M. Chauveau.

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1 Message

  • Le 15 octobre 2009 à 11:34, par

    Dix-huit mois après le lancement d’une vaste grève, les travailleurs sans papiers repartent au combat, soutenus cette fois par 11 syndicats et associations. Ils demandent à nouveau leur régularisation, "régularisation égale pour tous", après avoir constaté "l’arbitraire préfectoral" dans le traitement de leurs dossiers.

    Des sans-papiers, souvent intérimaires, qui font "le sale boulot", dans des conditions de sécurité très précaires. Comme en témoignent des images (que nous nous sommes procurées) filmées par quelques-uns d’entre eux sur leur lieu de travail, dans les profondeurs du métro...

    Ce sont ces hommes, venant tous d’Afrique de l’Ouest, qui de nuit défont et refont les quais du métro parisien. "Pendant des heures d’affilée", ils racontent "casser le bitume du quai, remonter à la surface des plaques de plus de 50 kg sur leurs épaules ou leur tête, puis redescendre sous terre des seaux de goudron bouillant".
    Le tout, "sans pause, sans le casque de rigueur, sans chaussures de sécurité, sans masque... et sans jamais une visite médicale !" Car aucun, dans l’équipe, jurent-ils, n’a de papiers.

    http://www.france-info.com/france-s...

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