Une tribune pour les luttes

samedi 31 octobre 2009

LA TOUR D’AIGUES

CADENET

CUCURON

18 h

dans le Vaucluse (84)

Le Plus Beau Théâtre du Monde

3e Rencontres Atypiques d’Expression Sociale

Soirée d’ouverture Samedi 31 octobre, La Tour d’Aigues

Si le premier fondement du Plus beau théâtre du monde est de construire des cadres favorables à la créativité collective (par le biais des ateliers), le second est de chercher à créer du lien et à valoriser les initiatives locales sur les territoires qui accueillent le festival. Pour ce faire, en partenariat avec l’APEAS , nous inviterons des hommes et des femmes d’ici, des paysans, des bâtisseurs, des associatifs, qui cherchent a construire au quotidien une société plus juste, plus équitable, plus durable, plus humaine : ceux qu’on appelle « les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire ».

Les soirées. Chaque soirée commence par le partage du repas !

Baletti à la napolitaine, théâtre-forum, danse-forum, cin’échanges, dégustation d’auteur… Autant de supports de jeux et d’expérimentations collectives tout au long des cinq soirées du festival.

Le 1er novembre, nous fêterons ensemble le jour des morts en puisant dans les savoirs traditionnels de Provence et d’Italie du sud. Car cette année 2009 sera associée dans nos mémoires à la perte d’un homme discret autant qu’illustre : nous rendrons hommage à Augusto Boal, décédé en mai dernier. Les archives du festival nous offrirons la souvenance de sa prestance, de son intelligence et de son humour.

David Vercatauren viendra de Belgique pour explorer avec nous les méandres de son petit livre rose sur la micropolitique des groupes…

Les associations locales partenaires du festival animeront deux soirées : la soirée cin’échanges avec le cinéma itinérant de la Strada ; une soirée avec un auteur de théâtre contemporain avec le Centre Culturel Cucuron Vaugine.

Mais l’intérêt d’un programme provisoire est bien de réserver des surprises, sur la base des prochaines nouvelles rencontres…

Les matinées. Chaque matinée commence par le partage du petit-déjeuner. Comme les soirées, elles auront lieu dans les différentes communes accueillant le festival.

Chants à danser, danse-forum, langage symbolique, jeux coopératifs… Différents intervenants de la scène régionale vous proposeront d’expérimenter une pratique artistique collective. La technique (théâtre, danse, chant, etc.) n’est que le moyen, la fin est l’expérimentation personnelle d’une pratique collective.

Les Stages Coeurs (au choix entre ces 3 stages (en français) ) :

1. Adrian Jackson : « l’arc-en-ciel du désir » (Londres, Grande Bretagne)

Nos pionniers se souviennent du stage animé par Augusto Boal lors de la 1e édition du festival, en 2005. Les novices connaissent plus souvent le théâtre-forum et moins cette autre proposition du théâtre de l’opprimé que le brésilien Boal a élaboré, dans un premier temps en vue d’adapter sa démarche aux problématiques du public européen. Là encore, c’est à partir d’une improvisation exposant un problème qui repose sur des faits réels, qu’une succession de jeux d’images révélera la complexité de l’oppression tout en permettant aux protagonistes de répéter des alternatives à la situation subie.

Adrian Jackson est le fondateur et le directeur artistique du Cardboard citizens et le traducteur de nombreux ouvrages de Boal en anglais. Il transmet la pratique du théâtre de l’Opprimé un peu partout dans le monde ; il est, selon nous, en raison de sa compétence, de son humour et de son écoute, le pédagogue le mieux désigné pour découvrir l’Arc-en-ciel du désir

2. Jordi Forcadas : « du théâtre de Brecht au théâtre de l’opprimé » (Barcelone, Espagne)

Ce catalan né en Colombie est professeur et fondateur de la Compagnie Forn de Théâtre Pa’tothom de Barcelone. Outre l’enseignement au sein de son école de théâtre, il a beaucoup travaillé avec les adolescents issus des communautés étrangères et en milieu carcéral. Jordi Forcadas nous propose d’approfondir les techniques interprétatives et nous introduit au théâtre d’intervention sociale de Boal par la porte brechtienne.

3. Davide Della Monica et les Ficufresche pour la « tamuriata » (Naples, Italie)

Au delà d’être chanteur et danseur, ce napolitain est surtout un passeur de culture. Il sait ramener la technique créative à ce qu’elle est : un support de liens entre les femmes et les hommes. La tammurriata s’adresse aux « sept madones », à qui sont dédiées les fêtes traditionnelles. Plus qu’une danse, il s’agit d’un état d’esprit de fête et de partage d’une culture ancestrale et néanmoins toujours vive : les bals populaires donnent lieu aux cercles de danse spécifique à chaque communauté villageoise. Les Ficufresche, cœur vocal de trois femmes, accompagneront le stage.

Pour le programme complet, les prix, l’hébergement... :
http://pbtm.free.fr/

P.-S.

ATIC - Actions pour des territoires d’Intelligence Collective
- 06.81.95.95.58