Une tribune pour les luttes

La lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause nationale 2010 » pour le gouvernement, mais pas pour le Préfet du Loiret !

Najlae, 19 ans, élève en lycée professionnel à Olivet (Loiret) a été expulsée vers le Maroc. Protestons massivement !

Article mis en ligne le vendredi 26 février 2010

Najlae, 19 ans, expulsée en moins de 15 heures pour avoir demandé protection à la gendarmerie française après avoir été battue par son frère, Najlae donc, parle. Et ça décoiffe !

La vidéo :
http://www.bakchich.info/Battue-a-Paris-expulsee-a,10162.html


Pétition en ligne

http://www.educationsansfrontieres....

LE PREFET DU LOIRET REFUSE DE PROTEGER UNE JEUNE LYCEENNE VICTIME DE VIOLENCES. PIRE ENCORE : IL AJOUTE SA PROPRE VIOLENCE EN L’EXPULSANT SANS DELAI ET SANS RESPECTER LE DROIT ! NAJLAE DOIT REVENIR ET ETRE REGULARISEE

Najlae a 19 ans. Elle est élève au lycée professionnel Dolto à Olivet (Loiret). Elle a été expulsée samedi 20 février 2010 vers le Maroc.

En 2005, pour échapper à un mariage décidé par son père, elle part chez son frère en France.
Ce frère la maltraite régulièrement. Mardi 16 février, les violences atteignent un degré extrême et Najlae se réfugie chez la mère d’une amie d’internat.

Le jeudi 18 et le vendredi 19 février, elle se rend à la gendarmerie de Montargis puis à celle de Château-Renard pour porter plainte. Elle est mise en garde à vue puis en rétention à Montargis. A ses amis inquiets, les gendarmes ne veulent même pas dire à quel endroit elle se trouve.
Le lendemain samedi 20, c’est à 4 heures du matin que Najlae appelle ses amis pour leur apprendre qu’elle prendra l’avion pour Casablanca à 7 H 35 où elle arrive en fin de matinée.

Najlae ne veut pas retrouver sa famille au Maroc car elle sait qu’elle est destinée à être mariée à un cousin.

Tout dans cette affaire est ignoble. Du début à la fin les droits humains ont été bafoués. Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ceux qui ont pris ces décisions. Car Najlae avait le droit de saisir la justice pour les violences subies, elle avait le droit de contester le refus de séjour du préfet devant le tribunal administratif : en précipitant son expulsion, le préfet lui a volé ces droits.

Najlae doit revenir en France le plus vite possible et reprendre ses études.

La justice doit donner suite à sa plainte.

Najlae doit pouvoir vivre sa vie de femme comme elle en a décidé.
Et la France doit la protéger !


Manif samedi 27 à Orléans et rassemblement le 6 mars dans la petite ville où
habite Najlae. D’autres choses se préparent sur les lycées notamment.

La contre propagande aussi comme dans tous les cas similaires (notamment
auprès des élus et journalistes qui interpellent les ministres et la
préfecture) :

Mensonges de la préfecture quand elle dit n’avoir qu’appliquer la loi :
Najlae avait déposer un recours de son OQTF au TA d’Orléans et elle a été
expulser sans que ce recours soit examiné !

Mensonge de la gendarmerie qui dit qu’elle ne voulait pas déposer plainte :
pourquoi y serait-elle retournée 3 fois !

Mensonge du ministre qui prétend qu’elle n’était pas scolarisée où alors
depuis janvier (selon ses versions) : Najlae était au lycée Dolto d’Olivet
depuis octobre donc bien avant son OQTF.


Voir aussi vidéo France 3
http://www.educationsansfrontieres.org/article26237.html


Samedi 20 février

CIMADE Orléans

La lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause nationale 2010 » pour le gouvernement, mais pas pour le Préfet du Loiret !

Najlae, 19 ans, élève en lycée professionnel à Olivet (Loiret) a été expulsée ce matin vers le Maroc.

Il y a cinq ans, son père veut la marier. Sa mère lui dit de partir chez son frère en France.

Celui-ci la maltraite régulièrement. Mardi dernier les violences atteignent un degré extrême et Najlae se réfugie chez la mère d’une amie d’internat.

Vendredi 19 février, Najlae se rend à la gendarmerie de Châteaurenard, près de Montargis, pour porter plainte.

Elle a un gros hématome à l’œil, le nez enflé, des hématomes importants sur le dos, l’épaule, la cuisse, la main.

Les gendarmes la placent en garde à vue à 15 H 30. En fin de soirée elle est conduite en rétention, les gendarmes ne veulent pas dire où.

A 4 heures ce matin, elle appelle ses amis pour leur apprendre qu’elle prendra l’avion pour Casablanca à 7 H 35.

Najlae ne veut pas retrouver sa famille au Maroc car elle sait depuis peu qu’elle est destinée à être mariée à un cousin.

Najlae doit revenir en France le plus vite possible et reprendre ses études.

La justice doit donner suite à sa plainte.

La France doit la protéger !

http://www.cimade.org/minisites/niunenideux


22 février 2010

Communiqué de RESF 45

« Je veux que la France soit aux côtés de celle à laquelle son frère interdit de se mettre en jupe. À chaque femme martyrisée dans le monde je veux que la France offre sa protection, en lui offrant la possibilité de devenir française. »

Nicolas SARKOZY

LE PREFET DU LOIRET REFUSE DE PROTEGER UNE JEUNE LYCEENNE VICTIME DE VIOLENCES.

PIRE ENCORE : IL AJOUTE SA PROPRE VIOLENCE EN L’EXPULSANT SANS DELAI ET SANS RESPECTER LE DROIT !

Voir pétition ci-dessus


http://www.libeorleans.fr/libe/2010...

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2 Messages

  • Le 24 février 2010 à 10:11, par Christiane

    Vidéo sur la situation de Nadia Allouche, française de Montrouge (92) sourde-muette dont le mari a été expulsé en mai dernier.

    http://www.dailymotion.com/video/xc...

  • Le 27 février 2010 à 18:03, par Jean Gabard

    Violences faites aux femmes …

    Alors que la parité n’a jamais été autant revendiquée, pourquoi n’est-il question que de violences faites aux femmes quand il s’agit de lutter contre les violences conjugales ?

    Les hommes ne sont-ils jamais victimes de violences physiques et à plus fortes raisons de violences psychologiques ? ...

    Le problème à régler est-il uniquement la violence des hommes ?
    Et alors n’y aurait-il pas sexisme à considérer que seule la violence des hommes serait grave et à combattre alors que celle des femmes serait tolérée ? ...

    Contre les violences faites aux femmes … et aux hommes !

    Jean GABARD

    Avec la libération de la femme et le culte de la spontanéité, y a-t-il, encore aujourd’hui beaucoup d’hommes qui n’ont jamais été insultés, voire même giflés, par une femme ?
    La réponse risque d’être difficile à donner : les études ne concernent souvent que les violences faites aux femmes ! …
    Mais peu importe, il n’est pas question de comparer des chiffres. Ces derniers, d’ailleurs, sont-ils si importants par rapport à la gravité du sujet, surtout s’il s’avère que les mêmes violences n’ont pas forcément des effets identiques sur les hommes et sur les femmes ?
    Les violences physiques paraissent en effet beaucoup plus graves pour une femme que pour un homme. Les menaces seules, pour elle, sont déjà totalement destructrices.
    Pour un homme, les violences physiques ne sont pas insignifiantes mais ne l’atteignent guère autrement que physiquement …
    Il n’en est cependant pas de même pour les insultes. Venant d’une femme, celles-ci l’ébranlent et il ressent comme un cataclysme qui le renvoie à sa castration psychique primaire, quand il s’est aperçu qu’il ne pourrait plus être comme celle qui est pour lui, sa référence première et « toute-puissante » : sa maman. Son impuissance devant ce qu’il vit comme un nouveau rejet, décuple sa colère et lui donne souvent envie d’utiliser ce qu’il possède : sa force physique.
    Si la femme frappe la première, il est plutôt soulagé ! Les coups replacent le conflit dans un domaine connu par lui et où il a l’assurance de pouvoir répondre s’il le souhaite. « L’adversaire » revient alors « à sa portée », sur un terrain qu’il maîtrise. Souvent même, il n’éprouve plus le besoin de riposter où s’il le fait c’est pour la forme, pour sauver son honneur mais pas parce qu’il se sent menacé.
    Une femme ne peut ressentir les effets de sa violence psychique chez un homme, pas plus qu’un homme ne peut ressentir les effets de sa violence physique chez une femme !
    C’est la raison pour laquelle les hommes (niant la différence des sexes), ont pu penser (et certains le pensent encore) que leurs violences physiques sur une femme ne pouvaient être très graves, puisque pour eux, celles d’une femme, sur eux, ne l’étaient pas !
    Aujourd’hui, certaines femmes n’ont-elles pas à leur tour tendance à croire que leur agression verbale d’un homme n’est qu’une affaire bénigne, parce que sur elles, la violence des mots peut être tolérable et n’est aucunement comparable aux violences physiques d’un homme ? ...
    Ainsi par négation de la différence des sexes, des sexistes hommes ont tendance à dire que les femmes sont « inférieures » parce que fragiles physiquement et des femmes, toujours par négation de la différence des sexes, ont tendance à juger les hommes « malades » parce que fragiles psychiquement.
    Dans notre société égalitariste, l’emploi du mot « malade » paraît plus correct que le mot « inférieur » mais il est pourtant plus pervers. En effet, il laisse supposer que l’homme pourrait se soigner et donc qu’il est responsable de sa fragilité psychique qui devient alors un défaut. Ainsi la dénégation de la différence des sexes permet de faire croire à une simple dénonciation des problèmes de certains hommes alors qu’il y a tout autant une infériorisation de l’homme différent et donc, là aussi, SEXISME !
    Alors, pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, il faut certes les condamner mais ne faudrait-il pas aussi commencer par s’efforcer de respecter l’Autre différent ?
    Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, et respecter l’autre, ne faudrait-il pas aussi sortir de la facilité qui consiste à considérer le sexe opposé « inférieur » ou « malade » et s’efforcer de se comporter en adulte assumant nos différences, nos manques et notre « non toute-puissance » ?
    Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, pour respecter l’autre et assumer la différence, ne faudrait-il pas aussi sortir d’une idéologie dépassée ?
    Le rêve d’un droit à une égalité impossible a permis, dans les pays occidentaux, de faire admettre la légitimité de l’égalité en droits. Celle-ci a encore des détracteurs qui nous obligent à ne pas baisser la garde, mais le maintien de l’utopie égalitariste n’entretient-il pas aujourd’hui, le ressentiment de femmes envers les hommes et d’hommes envers les femmes au lieu de favoriser le respect et le « vivre ensemble » ? …

    Jean GABARD
    conférencier et auteur de « Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté ». Les Editions de Paris. http://www.jeangabard.com

    Jean GABARD
    Thorée 42520 Maclas Fr.
    http://blogdejeangabard.hautetfort.com
    http://www.jeangabard.com
    jean.gabard chez gmail.com
    tél : 04 74 87 34 56
    port : 06 74 57 57 56
    N°SIRET 510 854 953 000 13

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