Une tribune pour les luttes

Pourquoi nous manifesterons à Marseille samedi 13 mars à 15h place Sadi Carnot (rue de la République) jusque la Préfecture.

URGENT ! Soutenez Emilie, une squatteuse aixoise mère de 3 enfants

dont l’office HLM encaisse le loyer, et qui risque de se faire expulser !!! Rassemblement vendredi 12 mars à partir de 17 heures place de la Mairie à Aix.

Article mis en ligne le vendredi 12 mars 2010

Emilie est devant la mairie d’Aix depuis jeudi 11 mars à 14 heures.
Elle est déterminée à dormir sous la tente et a décidé d’entamer une grève de la faim jusqu’à ce qu’elle obtienne un logement.

Vous pouvez passer lui manifester votre soutien.

Rassemblement vendredi 12 mars à partir de 17 heures place de la Mairie.

http://www.laprovence.com/article/r...

Aix : squatteuse par nécessité avec trois enfants

(...)

Pas très loin du minuscule appartement de sa mère, un logement HLM est vacant, dans un des bâtiments de la Pinette, au Nord de la ville. Émilie force la porte et s’y installe. En connaissance de cause. "Ce que j’ai fait est illégal, je le sais bien, admet-elle. Mais je n’avais pas le choix. Je ne me suis pas cachée, je suis allée tout de suite m’identifier au commissariat". Les policiers aixois ont eu du mal à en croire leur main courante : un "squatteur" qui vient se signaler et qui demande même à payer un loyer !

"Je leur ai expliqué ma situation pour qu’ils comprennent que cette occupation illicite était vraiment mon dernier recours". L’histoire d’Émilie le prouve : avec 600euros mensuels -le RSA pour unique ressource-, les agences immobilières qui réclament des revenus à hauteur de trois fois le loyer et qui ne peuvent pas proposer un studio à un foyer qui compte trois enfants, ne peuvent rien pour elle. Sur liste d’attente chez le bailleur social "13 Habitat" depuis 2007, rien ne semblait donc offrir la moindre perspective à la jeune femme.

Les mandats envoyés pour couvrir une partie des "indemnités d’occupation" qui lui sont réclamées n’y changeront rien : l’office HLM engage une procédure d’expulsion qui sera validée par le tribunal en première instance puis en appel. "Nous avons essayé de faire reconnaître l’existence d’un bail tacite, explique Me Gaël Fombelle qui a défendu les intérêts d’Émilie. Mais le tribunal n’a retenu que le caractère sans droit ni titre de l’occupation du logement, tout en reconnaissant que l’appartement a toujours été bien entretenu."

Régularisation impossible Pour 13 Habitat, impossible de transiger : "C’est un principe auquel nous ne dérogeons pas, explique-t-on à Marseille dans l’encadrement de l’office HLM. Il est hors de question de régulariser des occupations illégales de logement par des personnes qui court-circuitent l’ordre d’attribution, lui-même défini sur critères d’urgence. Certaines familles attendent depuis deux ou trois ans, dans des situations au moins aussi dramatiques… Personne ne peut faire prévaloir son urgence sur celle des autres. Ce logement était sans doute destiné à une famille qui avait dû respecter la procédure et qui en a été privé. Nous ne pouvons avaliser de telles pratiques qui risqueraient alors de se généraliser."

Émilie dément : "L’appartement, sur le contingent de la préfecture, était vacant depuis longtemps, et je n’en ai privé personne. Je n’exige rien, je voudrais seulement un toit décent pour mes enfants. Celui-ci ou un autre." Le salut ne viendra semble-t-il pas non plus de la mairie où ses demandes d’entretien sont restées lettres mortes, ni du côté des services sociaux. "La seule solution que me propose l’assistante sociale, c’est le foyer, poursuit Émilie. Et on me laisse entendre qu’en cas de refus, on me retirera la garde de mes enfants. C’est insupportable."

(...)

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