Une tribune pour les luttes

Soutien aux habitants du terrain du Hanul à Saint Denis

16 mai, 66ème anniversaire de l’insurrection des "tsiganes" internés au camp de Birkenau.

Mardi 18 Mai, expulsion de Rroms du Hanul !

Article mis en ligne le mardi 18 mai 2010

La police est venue tôt ce matin et a embarqué des familles avec enfant en bas âge et d’autres personnes.
Des flics auraient dit qu’ils reviendraient demain pour tout casser.



Soutien aux habitants du terrain du Hanul

La distribution d’OQTF délivrées le 28 Avril sur le terrain du Hanul,
avait donné lieu dans le même temps à une distribution aléatoire
d’attestations de "dépôt de demande de retour humanitaire", douteuses
par les services de l’OFII. ( attestations datées du 28 avril, établies à Bagnolet, sans cachet ni signature).

Mardi dernier, l’OFII est revenu sur le terrain et a annoncé aux
personnes qui avaient reçu ce bout de papier qu’umardi 18 Main bus viendra les
chercher mardi 18 Mai pour les emmener à l’aéroport. ( un départ est
effectivement prévu ce jour là, nous en avons eu la confirmation depuis)
Dans ce contexte, afin que ceux qui ne désirent pas repartir via
l’OFII ne se laissent pas intimider et puissent exprimer leur choix en
toute liberté comme ils devraient pouvoir en avoir le droit, nous
appelons toutes celles et ceux qui pourront être disponibles à venir les soutenir sur le terrain mardi matin.

Par ailleurs, bien que des recours soient en cours pour une grande
partie des habitants, une évacuation du mardi 18 Maiterrain sans autre proposition
qu’un retour humanitaire reste à craindre pour les familles.

Aussi :
Les Habitants du Hanul, Parada France, le MRAP 93, la LDH, RESF, RESF
93, le SNUIPP, La Voix des Rroms, No Mad’s Land, AOA, le NPA, EVT
(Ensemble, vivre et travailler), Raj’Ganawak, le Réseau Solidarité
Logement de Saint-Denis … vous invitent à un

Rassemblement festif et constructif
VENDREDI 21 MAI de 16H à 19H30
Devant la sous préfecture de Saint-Denis
28-30 boulevard de la Commune de Paris - 93200 SAINT-DENIS
RER D gare de Saint-Denis / T1, Bus 153 -253 Cimetière de Saint-Denis

Le Hanul a 10 ans !

Ses habitants sont les citoyens à part entière d’un quartier de
Saint-Denis

Pas d’expulsion sans solution de relogement décent pour les familles !

Fin des mesures transitoires pour un libre accès au travail des
roumains et des bulgares !


La voix des Rroms

Demain 16 mai, pour la première fois en France, l’association "La voix des
Rroms
" célèbre le 66ème anniversaire de l’insurrection des "tsiganes"
internés au camp de Birkenau
(pour plus d’info :

_http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=270 )

Le 16 mai 1944, les nazis avaient planifié l’extermination des « tsiganes
 » internés au camp de Birkenau.
Avertis de leur plan par le secrétaire
polonais du camp, Tadeusz Joachimowski, les Rroms se sont armés de
pioches, de pieds-de-biche et de haches. Lorsque l’ordre leur a été donné
de sortir de leurs baraques, ils ont refusé, attendant de pied ferme les
SS pour se saisir de leurs fusils mitrailleurs et entamer une insurrection
dans l’ensemble du camp.

Dans cette période de commémorations, La voix des Rroms célèbrera cette
insurrection par une fête le 16 mai à partir de 18 heures 30 devant la
Basilique de Saint-Denis. Plus de 30 artistes se succèderont sur la scène
de cette fête, entrecoupée par des témoignages.

M. Raymond Gurême, survivant des camps, résistant et ancien volontaire de
témoignera de son vécu de jeune insurgé. La chanson qui lui fut consacré
par ses soeurs, elles aussi internées comme tous les "nomades", sera
chanté en scène avant que la fête de l’insurrection batte son plein avec
plus de 30 artistes.

Annonce vidéo de l’événement : http://www.youtube.com/watch?v=bRpA...

Contact - Saimir MILE 06.68.10.72.27

http://rroms.blogspot.com/

A votre gauche, le village d’insertion...
... et à votre droite, la campagne d’expulsion

Voilà à quoi se résume la politique française sur les quelques 10.000 Rroms ressortissants de Roumanie et de Bulgarie qui vivent en France dans une situation précaire. Les expulsions, c’est une réalité à maintes reprises relatée dans les médias et donc, assez connue. Les «  villages d’insertion  », point d’honneur, voire d’orgueil pour quelques élus dits de gauche, c’est moins connu. Alors voilà ce que sont ces « villages », en quelques lignes :


- Des camps de réclusion pour 10% des Rroms dans un emplacement donné,
les 90% restants retrouvant le chemin des expulsions à répétition
- Les «  pris en charge » ne bénéficient d’aucun droit : ni de travailler, ni d’obtenir des aides sociales (CAF comprise)
- Ils sont tenus de payer une contribution de 50 euros minimum par mois, en absence de ressources légalement déclarées
- Plus de trois ans après l’implantation du premier « village d’insertion pour Roms » à Aubervilliers, aucune évaluation n’a été faite et les résultats semblent être les grands absents.
- Dans l’opacité extrême qui entoure ces projets menés dans le cadre de MOUS (maitrise d’œuvre urbaine et sociale), une information inquiétante a fait surface : 75% de leur budget est consacré à la surveillance et au gardiennage. Pour comparaison, la part surveillance et gardiennage dans le budget des prisons n’a été que de 35,9% en 2009, soit plus de deux fois inférieure !

Alors, ces « villages d’insertion » sont-ils une alternative à la politique aveugle des expulsions ? Non, elle est plutôt la canne blanche qui permet à cette politique aveugle d’avancer.


Et aujourd’hui !! A Saint Denis même (93)

APPEL A SOUTIEN AUX RROMS DU HANUL MENACES D’EXPULSION

Les policiers passés sur le terrain du Hanul il y a deux jours ont dit aux familles qu’ils reviendraient les voir dans dix jours avec des bulldozers...

Suite à une distribution générale d’OQTF hier par la police nationale et les services de l’OFFI sur le terrain du Hanul à Saint-Denis, vous trouverez ci-joint un courrier à l’attention du Préfet de la Seine-Saint-Denis.

Petite nouveauté en prime : Les OQTF étaient assorties d’attestations de dépôt de demande d’aide au retour humanitaire faites à Bagnolet, sans cachet ni signature.

23 enfants de ce terrain ont été scolarisés cette année, dont 17 continuent de s’y rendre. Certains d’entre eux sont, par ailleurs de très bons élèves et un arrêt brutal dans leur cursus scolaire serait dramatique.

Le terrain du Hanul à Saint-Denis a ceci de particulier qu’il existe depuis plus de 10 ans. Une convention d’occupation avait été signée en 2003 par ses habitants, leurs soutiens de l’époque et la Mairie de Saint-Denis. Une expulsion aussi rapide de ce terrain, sans aucune autre proposition que le retour volontaire serait un acte symbolique fort de la part de l’Etat particulièrement inacceptable, et très dangereux pour ce qui concerne les autres bidonvilles de Seine Saint-Denis.

Il est urgent de nous organiser rapidement pour protéger autant que possible les habitants du Hanul et faire tout notre possible pour que les enfants qui vivent là puissent au moins terminer leur année scolaires dans leurs écoles pour commencer, mais aussi pour que des solutions justes et dignes soient trouvées concernant la suite de leur scolarité, qui pour certains ne pourrait difficilement se faire en Roumanie. En effet, de nombreux enfants du Hanul, dont une élève de CM1, sont nés en France, n’ont jamais mis les pieds dans leur pays d’origine, dont en plus ils connaissent mal la langue, n’étant pas celle qu’ils ont l’habitude de parler dans leurs foyer.

Association Parada France
contactparada chez gmail.com

Pétition avec explications détaillées
http://www.mesopinions.com/detail-p...

Depuis septembre 2005, Parada France développe un programme d’accompagement des populations roms des bidonvilles d’Ile de France.

Mobile, l’équipe met en place des ateliers artistiques (cirque, arts plastiques, danse, photo) à l’intention des enfants sur les terrains et à l’extérieur. Des sorties culturelles leur sont aussi proposées.
Un volet de médiation coûtumière destiné à mieux sensibiliser les familles et à les aider dans certaines démarches nécessaires, notamment concernant la scolarisation de leurs enfants, et dans une moindre mesure un accompagnement médical des enfants viennent appuyer et renforcer le travail éducatif et artistique mené avec eux. Par ces actions il s’agit d’apporter de véritables outils
pédagogiques et didactiques aux familles dans leur chemin vers l’intégration.

Parallèlement, dans une volonté de renverser les tabous liés à l’ignorance universelle, Parada France organise et
participe à des manisfestations culturelles dans les quartiers. Le Festival Rom en Scène, les stages de cirque dans
les maisons de quartier, les expositions et spectacles réalisés sont autant d’événements sensibilisants qui valorisent les savoirs-faire de chacun et favorisent un réel échange.

A l’attention de : Mr le Préfet de Seine Saint-Denis - Christian Lambert

Monsieur le Préfet,

Une intervention policière sur le terrain dit du Hanul, situé Blvd Anatole France à Saint-Denis, durant laquelle une distribution quasi générale d’OQTF a eu lieu ce mercredi 28 Avril 2010, nous amène à penser que l’avenir des familles établies sur ce terrain vient subitement de devenir incertain et qu’à nouveau c’est une politique représsive et non constructive qui risque de l’emporter.

Si l’on en croit les agents de police rencontrés sur le terrain qui ont bien voulu daigner nous parler, l’expulsion serait non seulement imminente, mais surtout sans autre solution qu’un retour humanitaire proposé aux habitants par les services de l’OFFI. (retour qu’ils ont déjà refusé au mois de juillet 2008, et qu’ils refuseront à nouveau sans aucun doute d’une part, et dont les attestations de dépôts établies à Bagnolet ce même 28 avril 2010 sans cachet ni signature et distribuées à Saint-Denis ne sauraient avoir aucune valeur.)

La loi ne protège peut-être pas les occupants sans droit ni titre d’immeubles ou de terrains, mais il n’en reste pas moins que cette pratique n’en serait pas moins inhumaines et scandaleuses
Quelle que soit l’indignité des conditions d’habitat, c’est bien de "leur domicile" que les familles qui vivent au Hanul vont être expulsées et cela sans autre perspective immédiate que l’errance.

Nous savons par expérience, qu’ hormis les quelques cas où l’évacuation d’un lieu de vie fait suite à un processus de sélection au cours duquel certaines familles sont retenues pour intégrer un projet d’accueil (dont les résultas restent encore à prouver et les méthodes très discutables), aucune solution de relogement n’est jamais proposée aux familles. Concernant le Hanul, nous savons dors et déjà que ce type de processus ne sera pas mis en place du fait qu’un tel projet a déjà vu le jour à Saint-Denis avec la population du campement de la rue Campra en 2007.

En règle générale, après une expulsion, il est fréquent que des groupes errent plusieurs semaines de lieu en lieu, se faisant refouler de part et d’autre : c’est toujours le cas, après bientôt trois ans, de l’ensemble de la population du bidonville de Saint-Ouen qui n’avait pas été retenue pour intégrer la MOUS mise en place en 2008, population avec laquelle nous sommes toujours en contact et qui est aujourd’hui répartie au sein de divers bidonvilles de Seine Saint-Denis.

Par expérience, nous savons également que le maintien du bidonville dans l’état actuel est loin d’être une solution, mais nous savons aussi qu’une expulsion réduirait à néant les efforts d’intégration fournis par la population du Hanul depuis leur installation. Or les Roms de Saint-Denis, ce sont eux, car voilà maintenant 10 ans qu’ils attendent que des propositions réelles avec un véritable accompagnement à l’appui leur soit faites !

L’évacuation du terrain ne fera que déplacer le problème d’une part, et anéantira le cursus scolaire des 23 enfants scolarisés, dont certains de longue dates, parfaitement intégrés à leur école et qui plus est bons élèves, qui rejoindront les 6000 à 7000 enfants roms qui ne sont pas scolarisés en France et dont l’avenir se résume à devenir de futurs analphabètes créés par notre société.

Le travail mené par Parada France au Hanul a donné lieu à certains succès et bien entendu à de nombreux échecs, certains enfants n’étant pas encore totalement prêts à supporter un rythme soutenu dans un milieu qui leur est étranger, et malgré des efforts manifestes de la part des enfants comme des parents nous avons du faire face à de nombreux décrochages au départ, mais aujourd’hui nous ne pouvons que constater que le temps passé auprès des familles a porté ses fruits et que la grande majorité des enfants scolarisés fréquente régulièrement leur établissement scolaire et progressent un peu plus chaque année.

Les premiers arrivants du Hanul, des Roms roumains, occupent le terrain depuis l’an 2000. Chaque occupant y a construit sa maison avec des matériaux récupérés (tôle, anciennes portes fenêtres, caravanes…).

Un protocole d’accord a été passé entre la mairie de Saint-Denis et les occupants du Hanul en 2003, stipulant les obligations réciproques suivantes :

De la part de la mairie de Saint Denis :
- Fourniture d’un point d’eau
- Fourniture de l’électricité
- Fourniture de toilettes et de douches et leur entretient
- Fourniture de containers à poubelles et collecte des déchets.

De la part des habitants du Hanul :
- Ne pas faire augmenter le nombre d’habitants
- scolariser les enfants présents
- Entretenir le terrain, et utiliser les poubelles
- Participer financièrement aux dépenses d’électricité

Aujourd’hui, le Hanul regroupe un peu plus de 150 personnes, soit une trentaine de familles élargies, vivant dans des conditions précaires, avec un seul point d’eau commun. Certaines familles vivent à 10 dans des maisons de moins de 30m2. Le ramassage des déchets est très irrégulier, et l’entretien des sanitaires quasiment inexistant. Dans ce contexte, en collaboration avec des associations telles que AOA, No Mad’s Land, Naturalo et le soutien de la Fondation Abbé Pierre, un premier bloc de toilettes sèches a pu être installé en janvier dernier, et la construction d’un second bloc était prévu dans le courrant de Mai.
Comme nous l’avons mentionné plus haut, les enfants du terrain sont scolarisés, la population est relativement stable et l’entretien du terrain fait dans la mesure du possible par les habitants.
Suite à un début d’incendie au niveau du compteur il y a environ 5 ans, l’électricité a été définitivement supprimée pour des raisons de sécurité. En effet, le nombre de prises fournies s’est avéré très insuffisant pour les besoins des habitants (6 prises pour 150 personnes) d’autant plus qu’avec l’arrivée de l’électricité, les habitants avaient multiplié leurs besoins (TV, chauffage, plaques de cuisson, …).

Le terrain du Hanul est sans aucun doute le plus ancien d’Ile de France, et n’a quasiment pas évolué en 10 ans. Un incendie qui avait détruit presque la moitié du terrain en septembre 2008, nous a amené à équiper, en partenariat avec l’association Malaika, l’ensemble du bidonville en extinsteurs et une formation a été donnée aux habitants par des pompiers professionnels en vue de prévenir les risques d’incendie.

La signature du protocole d’accord a aujourd’hui 7 ans, les associations et autres comités de soutiens qui avaient soutenu cette initiative se sont peu à peu désintéressés de ce terrain pour s’occuper d’autres lieux en Seine Saint-Denis, notamment des projets d’insertions de Saint-Ouen, Aubervilliers et Saint-Denis.

Voilà maintenant plus de 4 ans que Parada intervient sur le terrain du Hanul en proposant des ateliers artistiques et éducatifs aux enfants, du soutien scolaire, un service de médiation, de la scolarisation, la création d’événements culturels avec les habitants du terrain au sein de leur quartier et dans une moindre mesure un accompagnement médical des enfants.

Par ailleur, depuis plus deux ans Parada propose de mettre en place un véritable programme « pilote » auprès des habitants du Hanul en collaboration avec d’autres associations de professionnels (notamment AOA et No Mad’s Land, spécialisées respectivement dans l’architecture et l’aménagement des aires d’accueil pour les gens du voyage) avec comme objectif à moyen - long terme soit la fermeture définitive du bidonville après avoir pris en considération chaque cas individuellement, soit de lui faire subir des changements tels que l’appellation de bidonville ne lui corresponde plus.

Des pistes de réflexions ont déjà été envoyées à la Mairie de Saint-Denis, à Plaine Commune mais aussi à la Préfecture et à la sous préfecture de Seine Saint-Denis, et force est de constater qu’aucune de ces institutions n’a jamais daigné y répondre. Or un tel projet ne peut exister qu’avec une réelle collaboration des pouvoirs publics, des partenaires associatifs de terrain et bien entendu la population du Hanul elle-même, qui sans garantie ne saurait être en mesure de fournir quelque investissement que ce soit.

Dans ce contexte, je vous invite à faire au mieux pour que les habitants du Hanul ne soient pas jetés dehors comme des chiens !
En effet, une évacuation pure et simple aurait des répercussions graves sur l’ensemble des habitants, à commencer par les enfants. J’attire votre attention sur le fait que parmi les 57 enfants de 0 à 14 ans de ce terrain, 19 sont nés en France, et qui plus est à Saint-Denis pour la plupart, et 23 enfants sont scolarisés.

Enfin je sollicite de votre part de vous rapprocher du préfet de région et de tout mettre en oeuvre pour qu’enfin, une véritable table ronde à l’échelle régionale réunissant les préfets de départements, les élus et les associations pour trouver ensemble des solutions de sortie des bidonvilles en termes d’hébergement et de logement dignes et durables, qui reposent sur l’implication solidaire de toutes les collectivités locales franciliennes ainsi que l’ont déjà demandé à maintes reprises le Collectif Romeurope et divers maires de communes.

En vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, et aux suites j’espère favorables qu’il pourrait engendrer, je vous prie de croire, Mr le Préfet en l’expression des mes sentiments respectueux.

Cordialement

Coralie Guillot
Association Parada France

Copie :
Mr Teodor Buconschi : Ambassadeur de Roumanie
Mr Eric Besson : Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire
Mr Benoît Apparu : Secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme
Mr Olivier Dubaut : Sous Préfet de la Seine Saint-Denis
Mr Didier Paillard : Maire de Saint-Denis
Mr Patrick Brauezec : Président de La Plaine Commune
Mr Daniel Canepa : Préfet de la Région Ile de France

Lien vers le texte :http://www.myspace.com/paradafrance


Lire aussi :

La Brèche Dossier : les Roms les apatrides ?
- http://labreche.20minutes-blogs.fr/...

Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation avec dossier de presse
- http://www.icem-pedagogie-freinet.org/?q=node/2264

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