Une tribune pour les luttes

Fédération des syndicats de travailleurs du rail sud-rail/Solidaires

Contre cette loi illégitime, le combat continue !

Article mis en ligne le lundi 1er novembre 2010

Plus d’un mois et demi après les manifestations du 7 septembre, celles du 28 octobre (270 manifs dans tout le
pays) ont encore réuni plus de 2 millions de personnes ■ Moins que les précédentes, certes, mais au milieu
des vacances de la Toussaint et à la veille d’un week-end de 3 jours, alors que la loi a passé l’étape du
parlement, il faut bien mesurer ce que ça signifie : le rejet de cette loi est profondément ancré ■ Au-delà, de
cette loi, dans les manifestations, c’est le ras le bol et le refus de l’injustice sociale qui s’exprime, injustice
incarnée par un gouvernement au service exclusif du patronat, et par une représentation parlementaire aux
ordres ■

Tout n’est pas rentré dans l’ordre

Après plus de deux semaines de grève, les secteurs emblématiques se replient ou changent les modalités de leur
grève. C’était prévisible, suite au choix des confédérations de refuser la proposition de l’union syndicale
Solidaires d’appeler à étendre le mouvement quand celui-ci était au plus fort, et refusant même d’afficher
un soutien clair aux secteurs en grève
_ Pour autant, ce n’est pas le sentiment d’échec ou de défaite qui dominent, tant le soutien populaire est grand
et la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle active.
De nombreux collectifs unitaires se sont créés
à la base pour animer l’action entre deux journées de manifestations nationales. Les modes d’action sont très
similaires : soutiens aux piquets de grève, diffusions de tracts à la population et devant les entreprises, opérations
escargots, blocages filtrants de zones industrielles, blocage de zones commerciales, actions symboliques ciblées
sur des chambres de Commerce, des locaux du Medef ou de l’UMP...

Un texte toujours illégitime

Pour SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires, l’adoption de la loi par un
Parlement aux ordres ne la rend pas plus légitime, ni moins scandaleuse.

L’iniquité de ce texte demeure et le vote du Parlement n’y change rien.
La démocratie ne peut se réduire au vote des parlementaires méprisant la
démocratie sociale. Le rajout, à la dernière minute, d’un amendement qui
indique qu’une «  réforme systémique », visant à introduire un système par
points ou par comptes notionnels, serait discutée dès 2013, est l’annonce
qu’une nouvelle régression sociale est d’ores et déjà en préparation.


Ne rien lâcher

Dans cette situation, il importe de ne rien lâcher et de poursuivre le
processus de mobilisation engagé, qui articule rendez-vous nationaux et
actions locales décidées quotidiennement dans l’unité : soutien aux grèves,
blocages, rassemblements, initiatives de solidarité...
Une nouvelle réunion de l’intersyndicale interprofessionnelle nationale est
prévue jeudi : pour nous, il est de la responsabilité des organisations
syndicales de donner une nouvelle impulsion à ce mouvement dont la
nouvelle journée unitaire de manifestations du samedi 6 novembre ne doit
être qu’une étape, et non pas l’épilogue !

Le 6, c’est dans la rue que ça se passe
177 sénateurs et 323 députés ont voté un texte que nous sommes des dizaines de millions à refuser !
On devrait s’arrêter ? Non !
Une lame de fond existe dans ce pays pour imposer une meilleure répartition des
richesses.
Ne pas écouter la rue serait totalement irresponsable !

http://www.sudrail.fr/index.php?page=actualite&id_article=748&date=2010-11

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