Une tribune pour les luttes

RESF30 Réseau Education Sans Frontières du Gard

Immeuble occupé par des demandeurs d’asile à Nice
Campements devant la préfecture à Nîmes.

avec vidéos.

Article mis en ligne le mardi 9 novembre 2010


OCCUPATION D’UN IMMEUBLE DE NICE PAR 150 DEMANDEURS D’ASILE :

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR Eric CIOTTI,
député des Alpes-Maritimes, président du Conseil Général

Votre communiqué de presse du 7 novembre 2010 nous amène à faire les commentaires suivants.

- Vous prétendez que les demandeurs d’asile « n’hésitent pas à violer les lois de la République ».
- Vous prétendez que lorsque un étranger veut « s’installer dans un pays, avant de demander des droits, il a des devoirs. Vous ne cessez de rappeler au respect de la loi. Vous dénoncez l’attitude des associations qui exploitent la misère à des fins politiciennes.

Nous vous rappelons que les lois de la République s’imposent à TOUS et en premier lieu, à l’Etat lui-même.
Lorsque l’Etat viole ses propres lois en refusant d’exécuter des décisions de justice enjoignant l’hébergement immédiat par la Direction départementale de la cohésion sociale, en refusant d’appliquer les traités et les lois ratifiés par notre pays, l’Etat ne peut se placer en donneur de leçons.

C’est en désespoir de cause que des citoyens français réunis sous forme de collectif ont décidé de mettre à exécution des décisions de justice qui enjoignaient l’Etat de mettre à l’abri des êtres humains qui avaient froid et qui dormaient à la rue. Il en va de l’honneur de la France que des citoyens se substituent à l’Etat défaillant. Vous oubliez qu’on ne demande pas des droits, mais qu’on a des droits :

«  Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité »

L’accès aux droits n’est pas conditionné à la demande, c’est la base même de notre système démocratique et judiciaire. A force de vouloir politiser le débat, vous en oubliez l’essentiel : forcer l’Etat à appliquer la loi.

Ce ne sont pas les associations qui exploitent la « misère humaine », mais bien vous qui utilisez les structures du Conseil Général pour diffuser des idées partisanes qui sont non fondées tant en fait qu’en légalité.


Le Collectif Niçois de Soutien aux Demandeurs d’Asile
 : Agir contre le Racisme, les Alternatifs, Amis de la Démocratie, Amnesty International Nice, Association pour la Démocratie à Nice, CIMADE, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire, COVIAM, Don Quichotte de Nice, Eglise Sainte-Rita,Europe Ecologie, Habitat&Citoyenneté, Ligue des Droits de l’Homme-Nice, Mouvement Français pour le Planning Familial, MRAP, NPA, Parti de Gauche, Pastorale catholique des Migrants, Pax Christi, Secours Catholique, Vie&Partages mais aussi des militant-e-s de RESF 06 et des citoyen-ne-s à titre personnel.


RESF30 Réseau Education Sans Frontières du Gard

Immeuble occupé par des demandeurs d’asile à Nice
Campements devant la préfecture à Nîmes.
http://lewebpedagogique.com/resf30/


Cela ne se passe pas à Nîmes mais à Nice.

Nice, les pré-occupants permettent à une centaine de demandeurs d’asile (principalement africains, tchétchènes et ingouches) de se loger dignement.

La seule condition que le Collectif pré-occupant a posé aux associations pour livrer clé (et digicode) en main un bâtiment à Nice ainsi que les clés de ses 16 très très grands appartements, sa loge de concierge et le restaurant, était que l’on diffuse largement son communiqué.


Communiqué du Collectif pré-occupant :

Préoccupant est le sort des « sans » dans cette société, dans notre pays et encore plus dans notre ville.
Sans logis, sans droit, sans ressources, sans papiers, sans terre

JAMAIS NOTRE SOCIÉTÉ N’A ÉTÉ AUSSI RICHE

JAMAIS LES « SANS » N’ONT ÉTÉ AUSSI NOMBREUX

En livrant clés en main un premier bâtiment, le Collectif préoccupant apporte un nouveau souffle à la lutte pour le droit au logement et au respect de la dignité.

Ce n’est qu’en élargissant et en multipliant ce type d’initiatives que nous pourrons construire des bases solides pour une société plus solidaire, plus juste, plus égalitaire, plus fraternelle et donc plus belle.

Reportages FR3

http://www.dailymotion.com/video/xf...

http://www.dailymotion.com/video/xf...


Et à Nîmes

A nîmes pour l’instant pas d’occupation d’immeuble mais des campements devant la préfecture sous la tentes avec les demandeurs d’asile pour déffendr leur droits.

Défenses des droits des demandeurs d’Asiles et de la protection de l’enfance pour tous.

On en parle :

Le 26 Octobre :
  Midi Libre Immigration Trois familles à la rue et en quête d’asile 26_octobre_2010_

Le Mardi 2 Novembre :
 La_Marseillaise_Mardi_2_Nov_Promesses_non_tenues
 Midi_Libre_Mardi 2_nov_Sans-abri_RESF_menace_de_venir_camper_sur_Feucheres

Le Mercredi 3 Novembre
 Midi_Libre Sans abri une nuit de plus à l’hotel pour les tchetchenes_3_Nov_

Montage à partir des reportages FR3 et Télé miroir :

http://lewebpedagogique.com/resf30/...


* Pétitions

CFDA - Coordination française pour le droit d’asile
Domiciliation des demandeurs d’asile
les associations tirent la sonnette d’alarme

Au moment où le ministre de l’immigration ne cesse de mettre en avant des statistiques biaisées sur une prétendue « générosité » de la France en matière d’asile, les conditions pratiques d’exercice de ce droit ne cessent de se dégrader.

L’une après l’autre, les associations qui assurent la domiciliation postale des demandeurs d’asile rencontrent des difficultés importantes et ne peuvent plus faire face à la forte demande. Le dispositif national d’accueil (hébergement des demandeurs d’asile) est saturé et les associations n’arrivent plus à accueillir toutes les personnes qui, faute d’hébergement, les sollicitent pour obtenir une adresse.

Certaines ont suspendu leur activité de domiciliation associative. D’autres ont choisi de limiter le nombre d’inscriptions, sans pouvoir offrir de réorientations satisfaisantes.

Cela se passe dans l’indifférence générale et ne semble pas gêner les pouvoirs publics.

Instauré en 2004, le système obligatoire d’agrément préfectoral des associations limite le nombre de structures qui peuvent domicilier les demandeurs d’asile, écartant une partie de cette population déjà fragile de l’accès à la procédure. Ce système s’inscrit dans une logique de dissuasion à l’égard des requérants qui, comme l’ont souvent dénoncé les associations, caractérise la politique d’asile de la France.

Dans ce contexte de pénurie de domiciliation associative, les demandeurs d’asile isolés, ne pouvant utiliser l’adresse particulière de proches, sont dans l’impossibilité de déposer une demande d’asile auprès de la préfecture.

Ils se retrouvent pris en otage entre l’obligation légale de fournir une adresse à l’administration pour voir leur dossier instruit et la suspension de l’activité des associations qui assuraient jusqu’ici ce service.

Le droit de demander l’asile est un droit fondamental, qui ne saurait être remis en cause par des exigences bureaucratiques ou financières. Pour qu’il soit réellement accessible à toutes les personnes réclamant protection, les associations signataires demandent que :

1. la réglementation soit simplifiée et que l’obligation d’agréments spécifiques soit supprimée au profit d’un recours généralisé au dispositif de domiciliation de droit commun déjà mis en place par la loi DALO. Cela permettrait de ne pas stigmatiser un public déjà fragile et de répartir la demande de domiciliation associative entre un plus grand nombre de structures ;

2. ce dispositif de domiciliation de droit commun soit renforcé dans chaque département, doté de moyens financiers suffisants pour permettre aux centres communaux d’action sociale d’assurer leur mission d’accueil et de service public en la matière.

Paris, le 4 novembre 2010

Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
cfda.rezo.net

Retour en haut de la page

Thèmes liés à l'article

Sans-papiers c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 905