Une tribune pour les luttes

Pays Basque/ La cour d’appel de Pau s’est prononcée en faveur de la remise aux autorités espagnoles de la militante Aurore Martin.

Elle risque douze ans de prison pour une conférence de presse, un meeting et une réunion politique.
Inquiétudes de partis et de syndicats après la décision du tribunal de Pau
2000 personnes le samedi 4 décembre à Bayonne.

Article mis en ligne le samedi 4 décembre 2010

http://www.sudouest.fr/2010/12/04/on-n-est-pas-tous-egaux-devant-la-loi-258007-754.php

Aurore Martin : "On n’est pas tous égaux devant la loi"

La Cour de cassation décidera du sort de la jeune militante politique poursuivie par l’Espagne qui défend la thèse selon laquelle "Batasuna c’est ETA"


La militante basque, en liberté sous contrôle judiciaire, s’est immédiatement pourvue en cassation pour suspendre la décision. Elle risque 12 ans de prison en Espagne.

Plus de 2000 personnes ont manifesté samedi 4 décembre à Bayonne pour protester contre le mandat d’arrêt européen et apporter leur soutien à la militante de Batasuna Aurore Martin. Pratiquement tous les mouvements politiques et sociaux du Pays Basque Nord, hormis la droite, s’étaient ralliés à l’appel. « En assumant notre responsabilité, en accumulant les forces, nous construirons un barrage devant cette ligne répressive », ont déclaré les organisateurs à la fin de la manifestation.
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Samedi 27 novembre à Bayonne, une manifestation a réuni plus d’un millier de personnes pour condamner les mandats d’arrêt européens. A cette occasion, la vice-présidente de la ligue française des droits de l’homme, Dominique Noguères, a dénoncé "une volonté, non de lutter contre le terrorisme, mais de criminaliser des opposants politiques à l’initiative des gouvernements des deux pays".

De nombreuses personnalités et groupes politiques ont dénoncé l’application de ce mandat européen en France pour son caractère politique, comme les députés européens Catherine Grèze, José Bové (Europe écologie), François Alfonsi (Régions et peuples solidaires), le sénateur maire de Biarritz Didier Borotra ou le député Jean Lassalle (Modem).

Ce mercredi, le Parti Socialiste des Pyrénées Atlantiques et le Parti de gauche pays basque ont qualifié la validation du mandat d’arrêt européen à l’encontre d’Aurore Martin d’"inacceptable".

"Le PS déplore le recours à cette procédure, dont le fondement est détourné (lutte contre les actes terroristes), et qui conduit à une remise en cause des droits de la défense et des libertés individuelles,
" indique le PS dans un communiqué. "Ainsi, cette démarche de la Justice espagnole et du Parquet français relève d’une volonté, non de lutter contre le terrorisme comme le prévoit le mandat d’arrêt européen, mais de criminaliser des actes politiques démocratiques".

Le Parti de Gauche, de son côté, regrette que la cour d’appel de Pau ait décidé d’autoriser l’extradition d’une jeune femme, de la livrer à un tribunal d’exception "dont la cour d’Appel de Pau a pourtant dénoncé les dérives" et de faire peser sur elle "la menace de passer 12 ans en prison dans un pays dont elle ne connaît pas la langue".

"Et tout cela alors même qu’elle n’a commis aucun crime ni délit condamnable en France puisque le parti dans lequel elle a milité, Batasuna est légal de ce côté-ci des Pyrénées," soulignent-ils.


Aurore Martin : inquiétudes de partis et de syndicats après la décision du tribunal de Pau

26/11/2010

Giuliano CAVATERRA

Les organisations politiques, syndicales et associations diverses qui avaient appelé à manifester samedi dernier contre le mandat d’arrêt européen (MAE), ont lancé hier un nouvel appel à manifester. La manifestation aura lieu le samedi 4 décembre à Bayonne.

Les participants ont affirmé que « la mobilisation doit continuer » et appelé l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à se positionner.

Première à prendre la parole, l’avocate d’Aurore Martin, Amaia Rekarte, a en premier lieu relevé les contradictions du délibéré de la cour d’appel de Pau qui refuse le mandat d’arrêt pour des conférences de presse et des réunions sur le territoire français mais valide ce même mandat pour... des réunions et des conférences de presse sur le territoire de l’Etat espagnol. Elle s’inquiète que le tribunal n’ait pas retenu « l’inadéquation des faits » entre ce qui est reproché à sa cliente, soit des « activités terroristes », et les faits incriminés, qui consistent en des participations à des manifestations publiques. Elle s’est en outre déclarée « pas optimiste » quant aux suites.


Laboratoire

Anaiz Funosas d’Askatasuna a, au nom des organisations présentes, déclaré que, face à la décision du tribunal palois, « on ne peut rester silencieux. » Pour elle, le Pays Basque est « un laboratoire pour le mandat d’arrêt européen, un laboratoire pour les lois antiterroristes. Mais appliquer le mandat d’arrêt européen ici, cela veut dire que plus tard il pourra s’appliquer pour n’importe quel syndicaliste ou militant politique à n’importe quel endroit ». Elle ajoute que même si la cour de cassation revient sur la décision des magistrats palois, « c’est trop tard, la porte est ouverte ».

Le syndicat Lab par la voix d’Amaia Fontang a d’ailleurs appelé « tous les syndicats » à se prononcer, et au-delà tous les salariés « à se mobiliser. » Autre syndicaliste, Francis Charpentier, de l’union syndicale Solidaires, explique pour sa part que le contexte d’un « système capitaliste en crise » n’est pas étranger à l’affaire et que « l’Europe veut se prémunir alors que la contestation sociale est grandissante en Grèce, en Irlande, en Angleterre, etc. » Il indique que le bureau national de Solidaires va prendre position dans les jours qui viennent.


Ne rien faire, c’est laisser faire

Ce qu’a déjà fait la direction du NPA, qui selon Claude Larrieu, a « dès sa création demandé l’abrogation du MAE » et qui s’est engagé au niveau hexagonal contre la remise d’Aurore Martin à l’Etat espagnol. Le militant du NPA ajoute que « ne rien faire, c’est laisser faire. » Enfin il se demande pourquoi les Etats espagnol et français font montre d’une attitude de plus en plus répressive au moment « où la gauche abertzale fait des pas » et s’engage « pour des moyens pacifiques, politiques et démocratiques » pour résoudre la question basque.

Mertxe Colina qui a pris la parole au nom d’AB s’est exclamé quant à elle : « Nous sommes tous Aurore Martin ». Elle s’est aussi demandé si « le fait de participer à cette conférence de presse ne nous met pas en danger ? ».

http://www.lejpb.com/paperezkoa/201...


http://www.lejpb.com/paperezkoa/201...

24/11/2010

La cour d’appel de Pau ouvre la porte à l’extradition d’Aurore Martin

Hier, la cour d’appel de Pau a validé le mandat d’arrêt européen délivré
par un juge espagnol à l’encontre d’Aurore Martin. Elle risque douze ans
de prison pour une conférence de presse, un meeting et une réunion
politique.

La cour d’appel de Pau s’est prononcée hier en faveur de la remise aux
autorités espagnoles de la militante abertzale Aurore Martin.

L’Audience nationale espagnole réclamait la jeune femme pour avoir
participé à des conférences de presse à Bayonne et Iruñea, des meetings
politiques à Ustaritz et Iruñea, une réunion politique à Agurain (Araba),
pour avoir été membre du bureau national de Batasuna, pour avoir été
salariée du parti EHAK et enfin pour avoir signé un article d’opinion dans
le journal Gara.

La cour a refusé d’accepter le mandat d’arrêt européen pour les faits
ayant eu lieu dans l’Etat français. Elle a également refusé de l’accepter
sur le motif qu’Aurore Martin fut salariée d’EHAK car l’interdiction de ce
parti dans l’Etat espagnol est postérieure aux faits et que de plus ce
parti bénéficiait à l’époque d’une représentation parlementaire.

Sur l’article d’opinion dans le journal Gara, la cour reste
mystérieusement silencieuse.

Par contre, les juges palois considèrent valide le MAE pour la conférence
de presse à Iruñea, le meeting dans la même ville et la réunion en Araba,
au motif que le tribunal suprêmeespagnol a définitivement validé
l’interdiction de Batasuna en 2003.

Pourtant lors de la conférence de presse d’Iruñea comme lors du meeting
dans cette même ville c’est sous le nom de « gauche abertzale » que
s’étaient présentés les intervenants et non sous le nom de Batasuna. En ce
qui concerne le meeting qui avait eu lieu le 3 mars 2007, plus de trois
mille personnes y avaient participé au pavillon Anaitasuna de la capitale
navarraise. Ce meeting avait été autorisé à l’époque par les autorités
espagnoles qui considèrent aujourd’hui qu’y avoir participé est un délit.
Les participants y avaient alors reçu un message de salut du leader du
Sinn Fein irlandais et prix Nobel de la paix Gerry Adams.

Me Amaia Rekarte, avocate de la militante, s’étonne d’un verdict
« contradictoire ». Elle indique que sa cliente a d’ores et déjà déposé un
pourvoi en cassation. Le CDDHPB, la LDH, Anai Artea, Askatasuna, Segi,
Batasuna, EA, Abertzaleen Batasuna, le NPA, le festival EHZ, les syndicats
Lab, ELB et Solidaires et les Occitans de Libertat
avaient appelé à une
manifestation samedi qui a réuni un millier de personnes dans les rues de
Bayonne. Les Amis de Karl Marx et la fédération des Pyrénées-Atlantiques
du Parti communiste français s’étaient eux aussi prononcés contre
l’application de ce MAE.

En outre, dans un communiqué assez peu ordinaire, la Ligue des droits de
l’homme, l’Association européenne des droits de l’homme et la Fédération
internationale des Ligues des droits de l’homme
s’étaient élevés contre le
fait que dans ce cas la justice était « instrumentalisée » par les
Etats espagnol et français afin de « museler des opposants »

Enfin, une centaine d’élus dont le député Jean Lassalle et le sénateur
Didier Borotra (MoDem) ainsi que les six conseillers régionaux d’Europe
Ecologie, trois conseillers généraux et plus de 80 maires et élus locaux
avaient signé une pétition contre ce MAE.

A la suite de la décision, élus et partis ont commencé à réagir . C’est notamment le cas de la fédération du Parti
socialiste des Pyrénées-Atlantiques qui, dans un communiqué, demande
qu’« Aurore Martin ne puisse pas être extradée sur des faits qui ne
relèvent que d’actes politiques à savoir sa participation à diverses
manifestations publiques et politiques organisées par un parti, légal en
France. »

Le président de la LDH, J.-P. Dubois a, au micro de France Bleu, qualifié
la décision de « très grave. » « Il s’agit d’une concession à des logiques
policières ».

Le Comité des droits de l’homme en Pays Basque lui aussi « dénonce [...] le
scandale que constitue l’extradition programmée » d’Aurore Martin « pour un
motif uniquement politique
 » dénonçant « un forfait en forme de
provocation
 ». Le CDDHPB « demande l’annulation par la juridiction
supérieure de cette décision d’extradition »
ainsi que « la révision
radicale de la procédure du mandat d’arrêt européen.
 »

Anaiz Funosas d’Askatasuna affirme qu’il « s’agit d’une décision politique
prise à Paris » afin d’« interdire Batasuna dans l’Etat français
 ». Elle
ajoute que « c’est un précédent grave » qui va « ouvrir un boulevard » pour
pouvoir envoyer dans l’Etat espagnol des militants abertzale du Pays Basque
Nord. Pour Askatasuna, cela « montre que l’Etat français est un acteur de
premier plan du confli
t. » La représentante du mouvement insiste : « Paris
utilise ces procédures pour masquer sapolitique de négation du Pays Basque
et faire taire les revendications
 » et « confirme nos doutes et nos soupçons
sur les véritables raisons de ce mandat européen. Doutes qui étaient
devenus certitudes lorsqu’on a vu le déploiement de forces pour empêcher
les élus de se rendre en sous-préfecture
 ».

Elle affirme que « la mobilisation va se poursuivre » et appelle les « grands
élus à réagir. Ceux qui ne réagiront pas seront pour nous des complices
. »

***



Mandat d’arrêt européen : Les élus réagissent

Si Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, a indiqué
hier qu“il ne souhaite pas s’exprimer sur ce genre de sujet”, d’autres
élus ont exprimé leurs inquiétudes.

C’est le cas de François Maitia, vice-président du Conseil régional
d’Aquitaine (PS) et conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, qui s’est
dit très surpris de la décision de la cour d’appel. “Je ne m’attendais pas
du tout à cela compte tenu qu’au mois de juin, cette même cour avait
rejeté le mandat d’arrêt européen. Jusqu’à présent, il n’y avait pas eu
d’application du MAE dans le domaine politique. Il y a un changement
d’attitude du tribunal surprenant
”.

Autre élu régional en Aquitaine, Alice Leiciaguezahar s’inquiète de cette
décision et y voit une volonté « de donner autorité à l’illégalisation du
parti Batasuna en Espagne. Cette décision ne concerne pas que le Pays
Basque mais tout le monde et il faut que tous les partis et associations
réagissent. »

Même stupéfaction au sein du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
« C’est lamentable dans la mesure où Batasuna n’est pas interdit en France,
a indiqué le conseiller général (PS) du canton de Bayonne-Est, Jérôme
Aguerre. « J’ai du mal à comprendre pourquoi on refuse une fois et accepte
une autre fois. Ce n’est pas sérieux
. » Jean-Pierre Mirande (MoDem), élu
sur le canton de Mauléon, s’insurge de cette décision. « Je suis très
étonné qu’une militante d’un parti légal en France puisse être transférée
à la justice espagnole. Cela ne laisse rien présager de bon pour
l’avenir »
. Le conseiller général souletin ajoute qu’il « s’insurge contre
cette décision ».

Quant à Christine Bessonart, maire de Saint-Pée-sur-Nivelle et présidente
du Biltzar des maires, elle s’est dite « choquée, c’est la négation de la
liberté d’expression. Une nouvelle preuve du jacobinisme de l’Etat. On ne
peut plus être différent, avoir une opinion différente, au risque
d’arrestation, de procès...
 ».

De son côté, l’avocat Jean-René Etchegaray, membre du conseil
d’administration au Conseil des élus et adjoint de Jean Grenet à la mairie
de Bayonne, s’inquiète « d’une extension de l’utilisation du mandat d’arrêt
européen ».
« C’est un dossier très sensible et il doit être utilisé de
manière restrictive »
ajoute l’élu du MoDem.

Aucun des élus de l’UMP contacté hier n’a répondu à nos sollicitations.

Lundi, une dizaine d’élus avaient souhaité s’entretenir avec le
sous-préfet Laurent Nuñez mais avaient trouvé porte close et une centaine
de CRS. Ce dernier n’ayant accepté ni de les recevoir ni même de prendre
en considération une pétition des élus.

Source : Le Journal du Pays Basque

http://www.lejpb.com/paperezkoa/201...


Pays Basque/ Procès à Pau d’Aurore Martin emprisonnée et menacée d’extradition.

Rassemblement de solidarité devant le tribunal à Pau mardi le 23 novembre au matin .

Ce mardi, la militante basque de Batasuna Aurore Martin était jugée à Pau dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen envoyé par Madrid. Libérée en attendant le verdict, Aurore Martin est victime d’un acharnement injuste et inacceptable de la part des autorités espagnoles et françaises.

Aurore Martin a été emprisonnée de façon préventive et est toujours menacée d’extradition pour le simple fait d’avoir participé a des réunions de travail et à des conférences de presse des deux côtés de la frontière. Dans quelle société vivons-nous ?!

Libertat appelle toutes les personnes et organisations progressistes qui défendent la liberté d’opinion et d’expression à se réunir mardi le 23 novembre au matin devant le tribunal de Pau.

Solidarité avec Aurore !


Mardi 16 novembre 2010

Aurore Martin militante du parti Batasuna (gauche indépendantiste interdite en Espagne mais autorisée en France), de nationalité française, a été remise en liberté sous surveillance dans l’attente de la décision de la cour d’appel de Pau, le 23 novembre. Décision relative au mandat d’arrêt européen dont la jeune femme est l’objet de la part de la justice espagnole.

Celle-ci lui reproche sa participation à des conférences de presse en Pays basque espagnol et une interview parue dans le quotidien basque Gara, proche de Batasuna. C


AURORE MARTIN INCARCÉRÉE

Aurore Martin a été emmenée ce matin à Pau par les gendarmes de
Donibane-Garazi, après s’être présentée à la gendarmerie à 8 h ce matin.
Une trentaine de personnes étaient venues l’accompagner. Elle a comparu
devant le Procureur qui a ordonné son incarcération à la prison de
Seysses. L’examen du mandat d’arrêt européen aura lieu mardi prochain au
Tribunal de Pau. Nous n’avons aucune information pour l’instant sur le
contenu de ce mandat.

Un rassemblement de soutien à Aurore aura lieu ce soir mardi à 19h devant
la Mairie de Donibane-Garazi sous les slogans LA RÉPRESSION N’EST PAS LA
SOLUTION ! et ÇA SUFFIT, LAISSEZ LE PAYS BASQUE EN PAIX !

Euskal Herria, le 9 novembre 2010

***
Communiqué d’hier :

NOUVEAU MANDAT D’ARRÊT EUROPÉEN CONTRE AURORE MARTIN

Les gendarmes sont venus aujourd’hui au domicile d’Aurore Martin pour lui
remettre une convocation pour demain matin. Ils l’ont ainsi informée
qu’elle faisait l’objet d’un second mandat d’arrêt européen, et qu’elle
serait transférée de Donibane-Garazi à Pau pour comparaître devant le
Procureur.
Si nous n’avons aucune information pour le moment sur le contenu de ce
mandat, nous savons que c’est en raison de sa militance dans Batasuna,
parti illégalisé en Espagne depuis 2003, qu’elle est poursuivie avec
acharnement par les juges espagnols, qui emprisonnent leurs opposants
politiques à tour de bras.

Nous dénonçons ce harcèlement ainsi que ce genre de procédure, qui permet
d’expédier des militants derrière les barreaux espagnols sans examen du
fond du dossier.

Un premier rassemblement aura lieu demain matin à 8h devant la gendarmerie
de Donibane-Garazi (St Jean Pied de Port).

Euskal Herria, le 8 novembre 2010

ASKATASUNA
14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona/
14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne
Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84
Mob : 06 21 92 57 48
askatasuna.eh chez free.fr
www.askatu.org



Solidaritat dab Aurore Martin !

Aurore Martin porte parole de Batasuna, a été emmenée à Pau par les gendarmes de Donibane-Garazi, après s’être présentée à la gendarmerie à 8 h ce matin. Une trentaine de personnes étaient venues l’accompagner. Elle a comparu devant le Procureur qui a ordonné son incarcération à la prison de Seysses.

Aurore Martin est sous le coup d’un mandat européen pour son appartenance à Batasuna, organisation politique illégalisée depuis quelques temps par l’État espagnol.

Libertat ! Tient à dénoncer l’acharnement dont fait preuve l’état espagnol sur le peuple basque. Aurore Martin se retrouve en prison sans réel examen de son dossier. Cet état de fait est intolérable. Elle reste en détention jusqu’au mardi 16 novembre, le temps que la justice examine la validité du mandat d’arrêt.

Nous réclamons la libération d’Aurore Martin. Le peuple basque a le droit de vivre dans la dignité. Les populations européennes ne doivent pas fermer les yeux sur le harcèlement que subit le peuple basque !

De même nous appelons à un rassemblement devant le tribunal à Pau ce mardi 16 en soutient.

La résistance est une question de dignité !

Libertat ! Esquèrra Reolucionària d’Occitània !

libertat bearn


http://www.lejpb.com/paperezkoa/20101110/231234/fr/Aurore-Martin-ete-incarceree-hier

Pays Basque
Aurore Martin a été incarcérée hier

10/11/2010

F.O.

« C’est incompréhensible, lançait hier l’avocate d’Aurore Martin, Amaia Rekarte après la décision du procureur de Pau d’incarcérer la militante basque. Elle dispose des mêmes garanties de représentations qu’en juin dernier ». Aurore Martin s’était vue remettre lundi une convocation à la gendarmerie de Saint-Jean-Pied-de-Port pour hier matin. Transférée à Pau, le procureur y a finalement ordonné son incarcération à la prison de Seysses en attendant l’étude du mandat d’arrêt européen mardi prochain.

En mai dernier, Aurore Martin avait déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt prononcé par le juge espagnol Baltasar Garzon pour son activité au sein de Batasuna, mais le tribunal de Pau l’avait alors rejeté au motif qu’il « était peu clair et imprécis ». Cette fois, son successeur, le juge Pablo Ruz Gutierrez, a indiqué que le mandat d’arrêt prononcé à l’encontre de la militante concernait son activité publique au sein du parti entre 2005 et 2008, et ce, sur l’ensemble du Pays Basque.

Les réactions s’enchaînent

« Cela fait des années qu’Aurore Martin fait l’objet de poursuites pour diverses raisons. C’est clairement sa militance qu’on veut lui faire payer », a déclaré hier Muriel Lucantis, membre d’Askatasuna. « Et c’est la première fois qu’un citoyen du Pays Basque Nord et de nationalité française est incarcéré pour un mandat d’arrêt européen ». Pour les membres de Batasuna, « cette arrestation n’est que la continuité de la stratégie répressive contre la gauche abertzale, et elle recueillera le même résultat : un échec politique ». Quant au mouvement de jeunes indépendantistes Segi, il estime qu’« une fois de plus, les autorités françaises ont démontré leur volonté de collaborer avec l’Etat espagnol ».

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1 Message

  • Le 3 décembre 2010 à 12:57, par

    Des pressions sur une avocate bayonnaise provoquent le tollé chez les avocats

    Le 3 novembre dernier un homme se présentant comme représentant les
    « autorités espagnoles » a abordé à Bayonne une avocate qui défend de
    nombreux militants basques et tenté de l’intimider. Le Conseil de l’Ordre
    du barreau de Bayonne, le Syndicat des avocats de France et l’Union des
    jeunes avocats ont condamné les agissements dont a été victime Me Yolanda
    Molina.

    Dans son communiqué le Syndicat des avocats de France (SAF), dont est
    membre l’avocate, explique : « Le 3 novembre dernier, alors qu’elle se
    rendait seule à son véhicule, elle a été abordée par un homme, qui a surgi
    derrière elle, s’est présenté comme venant de la part des autorités
    espagnoles, puis lui a demandé de façon directive de faire l’intermédiaire
    entre l’un de ses clients, détenu à Paris, et lesdites autorités
     ». Le
    communiqué ajoute que l’homme a fait entendre à l’avocate « qu’il pouvait
    se rendre à son cabinet, et la recontacter à tout moment, en tout lieu, et
    de quelque manière que ce soit
    . »

    Le Saf s’insurge contre ce « type de procédés destiné à déstabiliser la
    défense, place notre consoeur en situation de danger et porte atteinte aux
    règles de son exercice professionnel
    . »

    (...)

    L’avocate estime « que de toute évidence » elle était « surveillée et suivie
    de façon à pouvoir [l’] aborder [...] quand [elle] était seule et dans un
    lieu peu fréquenté.
     » Pour elle, « l’homme qui a refusé de s’identifier » a
    voulu l’« intimider et [lui] imposer une mission contraire à [son] rôle
    d’avocate et aux règles de la profession.
     »

    La section du barreau de Bayonne de l’Union des jeunes avocats a également
    réagi, tenant à condamner « ces graves agissements qui portent atteinte au
    principe de libre exercice de la profession d’avocat et à son
    indépendance. »

    Quant au Conseil de l’Ordre, il entend « rappeler solennellement que nul,
    quel qu’il soit, ne peut attenter au libre exercice de la profession
    d’avocat par quelque moyen que ce soit.
     » En outre, le Conseil « condamne
    fermement de tels agissements et assure Maître Yolanda Molina-Ugarte de
    son entier soutien.
     »

    Giuliano CAVATERRA

    Le Jourmanl du Pays Basque - 01/12/2010

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