Une tribune pour les luttes

Les syndicalistes et les manifestants ne sont pas des délinquants...

Non à la pénalisation des mouvements sociaux

Joignez vous aux 3000 personnes qui ont déjà signé la pétition pour la levée des sanctions et des poursuites à l’égard de Gilles Frapper

Article mis en ligne le dimanche 12 décembre 2010

Signez et faites signer la pétition en ligne de soutien à Gilles Frapper, militant de SUD Education 86/Solidaires 86, victime de répression anti-syndicale et de tentatives d’intimidation, pour son implication dans le mouvement social retraites :

http://solidairesavecgilles.ouvaton.org
Version papier de la pétition sur le site

Merci aux organisations syndicales, associatives et politiques qui veulent se joindre aux pétitionnaires, d’adresser leur soutien à l’adresse suivante : petition chez solidaires86.ouvaton.org


Un maître de conférences passible de prison pour avoir manifesté

Un des maîtres de conférences de l’université de Poitiers, responsable local de SUD, est menacé de sanctions (dont deux ans de prison !) à la suite d’une action intersyndicale qui a eu lieu pendant le mouvement contre la réforme des retraites.

A la suite de l’action "zone économique morte" du 26 octobre dernier, décidée en intersyndicale départementale et à laquelle ont participé 4 syndicats de l’intersyndicale (CFTC, FSU, CGT et Solidaires), 5 avec la CNT, Gilles risque la perte de 6 points sur son permis, 4500 € d’amende et 2 ans de prison... Cette action, nous sommes plusieurs de l’université de Poitiers à y avoir participé : des délinquants en puissance, les universitaires...

Pour limiter les sanctions éventuelles, il avait été décidé que contrairement aux précédentes action de "ralentissement de l’économie" impulsées par Solidaires (Auchan une première fois, Géant Casino), il n’y aurait que les véhicules syndicaux à l’entrée des voies d’accès privées à la grande surface (NB : la voie de gauche n’était jamais bloquée, les clients pouvaient sortir sans problème), les autres manifestants venant à pied depuis le point de ralliement.

La CGT et la CFTC avaient un véhicule syndical et comme ce n’était pas le cas de Solidaires, Gilles avait mis son break familial à la disposition de son union syndicale. Sur les 130/150 participants de l’action, et alors que deux entrées étaient bloquées (la deuxième entrée par le véhicule de la CGT), il a été la seule personne convoquée au commissariat par la suite. On lui reproche d’avoir "entravé la circulation avec son véhicule personnel" ; peu importe qu’il se soit agi d’une action intersyndicale, organisée dans le contexte d’un vaste mouvement social qui avait l’appui de 71% de la population et alors qu’à cette date, plusieurs secteurs étaient encore en grève reconductible, localement ou au niveau national...

Rappelons que les syndicalistes et les manifestants ne sont pas des délinquants...

Signez et faites connaître et signer la pétition en ligne, à l’adresse suivante :

http://solidairesavecgilles.ouvaton.org


Pétition

Non à la pénalisation des mouvements sociaux
levée des sanctions et des poursuites à l’égard de Gilles Frapper

Impliqué dans le mouvement social concernant le retrait de la contre-réforme des retraites, Gilles Frapper, militant de SUD Education et Recherche 86/Solidaires 86, est victime de la répression anti-syndicale et de tentatives d’intimidation.

En effet, par un courrier daté du 20 octobre 2010 et posté le 27, il est convoqué au commissariat de police de Poitiers le 8 novembre dernier.

Il lui est reproché l’utilisation de son téléphone au volant de son véhicule alors qu’il roulait à 5-10km/h sur une voie bloquée par la police. Ceci se déroule lors d’une action de ralentissement de l’économie en date du 20 novembre et initiée par Solidaires 86 à la zone commerciale de Géant Poitiers-Est. A cette occasion, Gilles avait mis à disposition son véhicule converti en «  sonomobile Solidaires ».
Il se voit dresser une amende de 22 €, avec perte de deux points sur son permis de conduire.

A l’issue de cette audition, le commandant de police l’incite à rencontrer un second fonctionnaire de police évoquant sa participation à une action syndicale postérieure à la date de convocation.
Cette seconde audition concerne l’action collective du 26 octobre « Ralentissement de l’économie » à la zone commerciale Poitiers-Sud, décidée par l’intersyndicale 86.
Gilles est le seul convoqué des 130 participants à cette action collective, et il faut le souligner, le seul auditionné de l’ensemble des conducteurs de véhicules syndicaux ayant participé à cette action conduite suivant les modalités décidées par les membres présents de l’intersyndicale 86. Ce capitaine de police déclare que Gilles est seul responsable du blocage de l’accès à la zone commerciale avec la « sonomobile Solidaires ».
Suite à l’interrogatoire et déposition signée, le capitaine de police informe notre camarade qu’il va transmettre le dossier au procureur et que Gilles risque, pour entrave à la circulation : 2 ans de prison, 4500 € d’amende, 6 points en moins !

Nous protestons contre cette réaction après coup totalement disproportionnée par rapport aux faits.

Nous dénonçons la pénalisation des mouvements sociaux et les tentatives d’intimidation faites sur les militants.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de la politique répressive mise en place pour briser les résistances populaires et la contestation citoyenne des lois.

Nous rappelons que le droit de grève, les droits syndicaux et les libertés publiques sont inscrits dans la Constitution.

Nous soussignés, demandons la levée immédiate des sanctions et de toutes éventuelles poursuites à l’encontre de Gilles Frapper, militant syndical et associatif.

http://solidairesavecgilles.ouvaton.org/phpPetitions/index.php?petition=2

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