Une tribune pour les luttes

Nice

Une centaine de demandeurs d’asile ont été expulsés jeudi 9 décembre à 6 heures de leur domicile provisoire à Nice.

Signez la pétition.
+ Tract "J’accuse !" à propos des demandeurs d’asile de Nice, diffusé le samedi 18 décembre

Article mis en ligne le dimanche 19 décembre 2010

Tract "J’accuse !" à propos des demandeurs d’asile de Nice,
diffusé le samedi 18 décembre au centre de Nice (place Masséna),
en même temps que tract contre la loi LOPPSI 2 .

J’Accuse … !

Depuis 40 jours, 120 personnes, dont 35 enfants, venus de pays en guerre, en situation régulière étaient logées au 1, av. Georges Clémenceau.

Cet immeuble appartenant au C.H.U. de Nice, qui était laissé inoccupé depuis 5 ans, a été «  réquisitionné » par des citoyens se substituant à l’état dans ses obligations.

Le C.H.U. de Nice a récupéré sa propriété, sans accepter la moindre négociation et sans laisser le moindre délai aux personnes, préférant les obliger à dormir dans la rue.

Le préfet a refusé de les loger, malgré l’obligation qui lui en est faite par la loi.

Les droits de l’homme sont bafoués !! (articles 1 et 14 de la Déclaration universelles des droits de l’homme d 1948).

J’accuse le maire de Nice, M. Christian ESTROSI, d’avoir été l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, et d’avoir défendu son œuvre néfaste en diligentant une procédure d’exception contre les occupants de l’immeuble susdit, et en ayant renoncé à désigner un médiateur.

J’accuse le préfet des Alpes-Maritimes, M. Francis LAMY, de ne pas avoir appliqué la loi relative à l’hébergement des demandeurs d’asile (40 condamnations au Tribunal)), et d’avoir violé le droit français par 3 fois, en organisant des descentes policières sans commission rogatoire, ni ordonnance de justice.

J’accuse le président du conseil général des Alpes-Maritimes, M. Eric CIOTTI, ayant la charge de la mise en place des actions sociales, de s’être rendu complice de cette ignominie, ainsi que de l’avoir soutenue dans tous les médias, et de s’être félicité de son issue.

J’accuse le C.H.U. (Centre Hospitalier Universitaire) de Nice de ne pas respecter le serment d’Hippocrate, et de non-assistance à personnes en danger, en voulant récupérer dans l’urgence et en plein hiver un immeuble laissé à l’abandon depuis 5 ans.

J’accuse Maître Eric TOSELLO, huissier de justice, d’avoir fait une enquête scélérate, j’entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité.

J’accuse enfin l’état judiciaire d’avoir eu entre les mains les preuves certaines du bon droit des demandeurs d’asile et de la mise en salubrité du bâtiment concerné, démontrées au jour du jugement, et de les avoir étouffées, de s’être rendu coupable de ce crise de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique, ainsi que d’avoir précipité les procédures de façon partiale.

Le collectif Emile Zola

Citations :

« L’hôpital se moque de la charité » - Hubert
« Un toit c’est un droit, Le préfet est hors-la-loi » - Le collectif
« La rebellion induit des violences. Ce qui s’est passé ne me semble pas impliquer des poursuites. » - M. le procureur de Nice, Eric de MONTGOLFIER (Nice-matin, 10 décembre 2010).
« Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence. » - Léon BLUM .

___


Pétition :

http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=209


Vidéos sur l’expulsion :
Lamy-baba et les 40 gosses dehors

http://www.dailymotion.com/video/xg...

http://lewebpedagogique.com/resf30/...


Le collectif Asile s’est invité dimanche dernier à la fête de Notre-Dame


Lundi 13 décembre 2010

Deux belles manifestations samedi et dimanche. Samedi, c’était pour protester et l’avenue Jean Médecin s’en souvient qui a vu défiler, sous la conduite des jeunes Yacoub et Abdoula, un peuple de citoyen-ne-s solidaires. Dimanche, on a voulu profiter de la présence des élus et représentants de la Préfecture à la basilique Notre-Dame qui était en fête après la rénovation de sa façade. Michel et Seda ont, chacun-e à sa manière, subi une ambiance devenue lourde où la seule transmission (courtoise) à un élu d’un beau communiqué signé de trois organisations membres du Collectif a valeur de trouble à l’ordre public. Les deux ont fort heureusement quitté les locaux de la Police assez vite. On était plusieurs dizaines devant l’église, muni d’une banderole « nous les prenons sous notre protection ». Pas un cri, pas un slogan. Le silence d’une présence et juste une minute au mégaphone pour saluer les personnes présentes ce jour là et appeler leur solidarité autour des situations qui nous mobilisent depuis le début de l’année. Du reste, il n’y eut pas d’invectives de la part des fidèles (certes surpris) en direction des militant-e-s venu-e-s les informer. Voilà tout.

Pour ne heurter personne, on ne citera pas ici le Psaume 145, lu (ou chanté) au cours de la célébration et qui fait sa place à l’étranger, non plus que l’accueil amical de Mgr Sankalé ainsi que d’amis prêtres. On rappellera, avec force, que la laïcité est le cadre d’expression de toutes les sensibilités religieuses ou non et que nous y tenons comme à un bien commun. Quand des chrétiens et des musulmans fraternisent autour des demandeurs d’asile avec des personnes qui ne se reconnaissent dans aucune confession, cela peut ressembler à ce que la laïcité produit de mieux, non ?

Bernard


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Encadrés par la police, des manifestants ont affiché leur soutien aux demandeurs d’asile

http://www.educationsansfrontieres....

A la sortie de la grand-messe, élus et fidèles ont été accueillis par une manifestation silencieuse du collectif Asile pour dénoncer l’absence d’hébergement pour les demandeurs d’asile. / Photo : Photo Frantz Bouton

source : http://www.nice.maville.com/actu/ac...

Encadrée par les forces de l’ordre, une centaine de personnes ont manifesté leur soutien aux demandeurs d’asile. Deux militants ont été interpellés.

Le collectif des demandeurs d’asile l’avait dit et annoncé samedi, lors de sa manifestation sur l’avenue Jean-Médecin : cette action ne serait pas la dernière. Hier matin, ils ont donc remis le couvert en s’invitant à la grand-messe célébrée en la basilique Notre-Dame pour fêter la fin des travaux de rénovation . Sauf qu’ici, pas question de manifester. Juste d’imposer leur présence silencieuse devant le parvis de la basilique, pour dénoncer l’absence d’hébergement pour les demandeurs d’asile.

Autant dire qu’hier, à la sortie de l’office, il y avait de la tension dans l’air. Encadrés par un important dispositif des forces de l’ordre, une centaine de manifestants a guetté la sortie des élus et des nombreux fidèles en brandissant pancartes et banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «  35 enfants à la rue, joyeux Noël ! »

Un comité d’accueil symbolique pour interpeller les autorités sur le sort des demandeurs d’asile qui, expulsés jeudi dernier de l’immeuble de l’avenue Georges-Clemenceau, se retrouvent sans toit en période hivernale.

(...)

il n’y a pas eu de tentative de dialogue, hier. Dès l’office terminé, les élus sont partis, sans un regard, et la fête sur le parvis de la basilique a été écourtée.

Plus tôt, à l’ouverture des portes de l’église pour accueillir les fidèles, la tension était encore montée d’un cran avec l’arrestation, sans violence, de deux manifestants.

Alors qu’il distribuait un tract rappelant la solidarité du Secours catholique et des associations chrétiennes face à la détresse des demandeurs d’asile, Michel Abada, l’un des porte-parole du collectif Asile, s’est refusé à quitter le perron de l’église comme l’y invitaient les forces de l’ordre. Le ton est monté et Michel Abada a été interpellé et placé en garde à vue pour rébellion. Une arrestation à laquelle une manifestante a voulu s’opposer. En tentant de faire barrage à la voiture de police qui emmenait Michel Abada à la caserne Auvare, elle a arraché un essuie-glace. Interpellée, elle a été placée en garde à vue pour détérioration de véhicule administratif. Tous deux ont été relâchés en fin d’après-midi.

Après ces deux interpellations, la manifestation du collectif Asile s’est déroulée dans le silence et sans autre incident.


Les familles de demandeurs d’asile expulsées de leur hébergement jeudi dernier, veulent se rappeler au souvenir du Maire de Nice.

Nous serons donc avec elles ce
dimanche 12 décembre à 10h00
devant la basilique Notre-Dame
où Christian Estrosi inaugurera la rénovation de la façade

venez nombreux.

Le Collectif asile


APPEL CITOYEN URGENT contre des expulsions

Pétition mise en ligne le 08/12/2010 , en partenariat avec : Agir contre le Racisme, les Alternatifs, les Amis de la Démocratie, Amnesty International Nice, Artisans du Monde Nice, l’Association pour la Démocratie à Nice, ATTAC 06, la CIMADE, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire, le COVIAM, les Don Quichotte de Nice, l’Eglise Sainte-Rita, Europe Ecologie- Les Verts, la FASE 06 (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), Habitat&Citoyenneté, la Ligue des Droits de l’Homme Cannes-Grasse, la Ligue des Droits de l’Homme-Nice, le Mouvement Français pour le Planning Familial, le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, NI.C.E.A.(NIce Citoyenne Et Altermondialiste), le Nouveau Parti Anticapitaliste, le Parti Communiste Français 06, le Parti de Gauche, Parti Socialiste, Pastorale catholique des Migrants, Pax Christi, Secours Catholique, la Section Syndicale SUD du CHU de Nice, l’Union Syndicale CGT des Hospitaliers de Nice, Vie&Partages mais aussi des militant-e-s de RESF 06, d’ATD 1/4 Monde et des citoyen-ne-s à titre personnel.
Elle sera envoyée à : Préfet des Alpes Maritimes

Pétition :
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=209

Protestez auprès du préfet, de l’ évêque qui avait pourtant fait de belles déclarations et du directeur général du CHU, M. Bouvier Muller.

- Préfecture :
francis.lamy chez alpes-maritimes.pref.gouv.fr ;

pftcabinet chez alpes-maritimes.gouv.fr

christophe.fasille chez alpes-maritimes.pref.gouv.fr

tel : 04 93 72 20 00 / fax : 04 93 72 22 99

- Evêché :

secretariat.episcopal chez diocese06.fr

service.communication chez diocese06.fr


Manifestation samedi 11 décembre 2010 à 14h.30 Place Masséna pour faire entendre nos voix devant la préfecture des Alpes Maritimes.


9 décembre 2010

La police a procédé ce matin à l’expulsion de leur domicile d’une centaine de demandeurs d’asile qui occupaient depuis plus d’un mois un immeuble du centre de Nice appartenant au CHU de la ville et inoccupé depuis cinq ans . Le tribunal d’instance de Nice avait ordonné cette expulsion lundi dernier sans accorder aucun délai ni médiation.

Un huissier était venu signifier mardi un « commandement de quitter les lieux » à la trentaine de familles, dont une quarantaine d’enfants, réfugiées dans l’immeuble.

Les occupants sont sortis par petits groupes leurs valises à la main, encadrés par une vingtaine de militants du collectif niçois de soutien aux demandeurs d’asile qui scandaient « Un toit, c’est un droit, le préfet est hors la loi » et se trouvent maintenant dans la rue .


"En Russie, on nous tue, ici on nous tue aussi !
", s’est désolé un jeune Daguestanais à sa sortie de l’immeuble. "Pourquoi ils nous chassent, qu’est-ce qu’on a fait de mal ?", s’est emporté devant les caméras une jeune femme tchétchène, dont les propos en russe étaient traduits par une militante du collectif.

Plus loin, de jeunes Africains restaient assis au bord du trottoir, ne sachant où aller. Ils savent ne pas être prioritaires pour les solutions de relogement. "Ce soir, je dors dans la rue", a déploré Saad, 26 ans, l’air résigné, venu du Soudan via la Libye après avoir connu "des problèmes politiques au Darfour".

Voir photos sur :
http://mediterranee.france3.fr/info...


Soyons toutes et tous prêts à réserver un peu de notre temps pour gagner cette bataille :

Samedi 11 décembre

12h30 : repas de rue

14h30 : manifestation

Avant et après la manif grande braderie au 38, rue Dabray au profit des familles RESF et demandeurs d’asile


[France Migrants] Expulsion imminente d’un immeuble à nice occupé par 130 demandeurs d’asile dont 35 enfants

Publié le décembre 9, 2010 par Yes Wiccan

Depuis quelques mois, les demandeur-se-s d’asile rencontrent à Nice un véritable martyre.

Les familles qui bénéficient d’une prise en charge hôtelière ont eu à connaître des changements d’hôtels brutaux, les contraignant à s’éloigner des établissements scolaires fréquentés par leurs enfants. Certaines chambres d’hôtel ne permettent pas de cuisiner et sont à ce point petites ou encombrées que les enfants ne peuvent y travailler.

D’autres familles en demande d’asile sont « punies » par les autorités pour avoir refusé d’intégrer un CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) loin de Nice et ont perdu, tout à la fois, leur hébergement hôtelier et leur allocation de survie. Elles errent dans la rue d’un hébergement amical à un autre, au jour le jour. Il faut savoir que Nice compte 1200 demandeurs d’asile, que 400 d’entre eux sont accueillis dans deux CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile), que des centaines de personnes sont prises en charge à l’hôtel, que les primo-arrivants ne sont pas hébergés non plus que les isolés.

L’hiver dernier un collectif de citoyens s’est porté au secours de plusieurs dizaines de célibataires qui avaient trouvé refuge dans un parking. Hébergés deux mois durant dans un théâtre désaffecté transformé en dortoir, ces jeunes hommes venus d’Afghanistan, d’Erythrée, d’Irak, d’Iran, du Nigeria et du Soudan, ont finalement été pris en charge par la Préfecture : 300.000 € avaient débloqués à la hâte, à l’approche conjointe du sommet de la Françafrique et des élections régionales, pour les entasser dans des chambres d’hôtel…4 mois et demi après, les 89 isolés étaient brutalement jetés à la rue le 27 juillet.

Et puis, il y a la situation la situation des familles sous EURODAC. Les « EURODAC », pour parler vite, ce sont les personnes réfugiées qui ne peuvent effectuer en France leur demande d’asile en raison du fait qu’elles ont déposé dans un autre pays de l’Union Européenne leurs empreintes digitales. A Nice, actuellement, sont surtout concerné-e-s les ressortissant-e-s de Tchétchénie, de Georgie, d’Ingouchie et du Daghestan.Concrètement, ces familles sont hébergées à l’hôtel jusqu’à leur « réadmission », le plus souvent en Pologne. A compter du moment où ce pays a donné son accord pour accueillir sur son sol les familles en question, la France dispose de 6 mois pour assurer le transfert. Scandale : on fait passer des enfants par des centres de rétention. Rien n’y oblige et pourtant, il a été décidé de donner une allure d’expulsion de clandestins à ces transferts de demandeurs d’asile en Europe. On ajoutera utilement que les transferts en Pologne posent un autre problème : celui du danger. Disons, pour ce qui regarde la protection de certaines valeurs, qu’il existe un risque à retourner en Pologne (la présence en Pologne d’agents du dictateur en place à Grozny) et un vrai danger à regagner le Caucase. Même si un doute subsistait sur la réalité du péril encouru, il devrait bénéficier aux demandeurs d’asile. C’est tout le sens des conventions internationales par la France au regard des Droits de l’Homme et des Droits de l’Enfant.

C’est en réponse à ces agressions contre le droit d’asile qu’est né le Le Collectif Niçois de soutien aux Demandeurs d’Asile.

C’est en réponse à ces atteintes au droit à l’hébergement que de nombreuses actions en justice ont abouti à la condamnation de l’Etat à héberger les familles sous EURODAC et les réfugiés statutaires. Rien n’y a fait. En dépit d’astreintes extrêmement lourdes, le Préfet a choisis ou reçu l’ordre de ne pas exécuter des décisions de justice.

C’est en réponse aux appels au secours de toutes ces personnes en demande d’asile qu’un campement a été organisé dans l’arrière-pays pour les célibataires jusqu’à la fin octobre. Le 6 novembre, ils ont rejoint les familles et ont décidé d’accepter l’invitation faite par un autre collectif qui avait ouvert un immeuble d’habitation en plein centre ville, propriété du Centre Hospitalier de Nice et désaffecté depuis de longues années.
Le 6 novembre, avec le soutien du Collectif Niçois de soutien aux Demandeurs d’Asile, 115 personnes, dont une quarantaine d’enfants, se sont installés dans une quinzaine d’appartements.
Un mois après, le 6 décembre, un jugement du Tribunal d’Instance n’a accordé à cette occupation pacifique et responsable aucun délai. En plein hiver , tout le monde est condamné à se retrouver à la rue sous les applaudissements du Maire, Christian ESTROSI, du Président du Conseil Général et député Eric CIOTTI, du Préfet et de son secrétaire général (promu à Nice pour avoir démantelé, comme sous-préfet, la « jungle »de Calais). Le seul espoir demeure dans une mobilisation nationale. Ce qui se passe à Nice, laboratoire sécuritaire de la Sarkozye, se passe déjà ou se passera prochainement dans d’autres villes.

C’est le droit d’asile qu’on assassine en mettant des femmes, des hommes et des enfants en danger dans les rues de France.

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