Une tribune pour les luttes

URGENT : cette situation monstrueuse ne peut plus durer !

13 ans, 2 ans, 3 semaines : leur mère est morte le 4 janvier à Rennes, leur père est en rétention à Amsterdam

Grâce à votre mobilisation, Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, retrouveront leur père lundi 7 février à 8h40 à l’aéroport Charles De Gaulle (2 F).
Ca y est, il est régularisé !

Article mis en ligne le mardi 8 février 2011

Sans-papiers : l’odyssée tragique de la famille Ganaa
http://www.rue89.com/2011/02/12/san...

LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Leur frère cadet, né prématuré le 4 janvier est toujours à l’hôpital. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, il était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

Ce matin, il était reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan des papiers, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de faire trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de son troisième enfant après avoir passé cinq mois en centre fermé suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.


COMMUNIQUE DE PRESSE

Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, retrouveront leur père lundi 7 février à 8h40 à l’aéroport Charles De Gaulle (2 F).

Les autorités néerlandaises ont libéré celui-ci après que le ministère de l’Intérieur français ait enfin accepté son entrée en France à titre humanitaire… un bien faible dédommagement après la dévastation de sa vie et de celle de sa famille provoquée par l’application stupide et inhumaine des lois xénophobes en vigueur aux Pays-Bas comme en France. Qu’on en juge :

Amarjargal GANAA et sa femme, Alta Ming, demandeurs d’asile mongols, avaient cru trouver un refuge aux Pays-Bas en 2007. Déboutés de leur demande, ils se retrouvent sans papiers.

Alta Ming est arrêtée en juin 2010 et envoyée en rétention, quelques semaines à peine après que son fils Ulaaka qu’ils avaient laissé à sa grand-mère en Mongolie, ait rejoint ses parents et son frère cadet, né en 2008 à Rotterdam.

Le 28 octobre 2010, Amarjargal Ganaa est à son tour enfermé, et les deux enfants confiés à leur tante.

Alta Ming, enceinte et malade, est libérée le 20 novembre 2010, avec l’obligation de quitter les Pays-Bas sous 48 heures. Alta Ming et ses enfants se réfugient, si l’on ose dire, en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole. Sans ressources et sans domicile, elle dort chez les uns et les autres, bénéficiant parfois d’un hébergement d’urgence, et passe même des nuits dehors avec ses enfants. Epuisée, Alta meurt en couches le 4 janvier. Elle avait 34 ans.

L’enfant, lui, peut être sauvé. Prématuré, il est placé en couveuse à l’hôpital. Ses deux aînés sont recueillis par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE.

Alertées, les autorités néerlandaises refusent de libérer le père tant que le gouvernement français ne s’engage pas à autoriser Amarjargal GANAA à rejoindre ses enfants en France. Il lui est ainsi interdit d’assister à la cérémonie funéraire de sa femme.

Chacun prend son temps : la demande néerlandaise est faxée le 13 janvier, la réponse française n’est donnée que le 31 janvier sur décision de M. Hortefeux, qui sent monter une mobilisation indignée et la médiatisation du démembrement de la famille GANAA.

Car si cette affaire ne connaît pas une fin plus tragique encore et si, finalement, le père et les enfants vont quand même être enfin réunis, c’est parce que les gouvernants ne redoutent rien tant que la mise en lumière des drames induits par ce qu’ils appellent « une politique ferme mais humaine en matière d’immigration ». Il aura fallu 17 jours de silence et d’atermoiements côté français pour finir par permettre à un père et ses enfants profondément meurtris d’entrevoir un peu d’espoir .

Lundi donc, les enfants viendront de Rennes avec leur famille d’accueil retrouver leur père à Roissy. Des élus, des militants du RESF les accompagneront pour signifier aux autorités françaises que l’histoire atroce d’Amarjargal GANAA et des siens ne s’achèvera qu’avec la délivrance d’un titre de séjour Vie privée et familiale, qui lui permettra de travailler et d’aider ses enfants à reconstruire une vie dévastée par une démagogie xénophobe.


UNE PREMIERE VICTOIRE : M. GANAA VA ETRE TRANSFERE EN FRANCE…
MAIS CETTE VICTOIRE NE SERA DEFINITIVE QU’AVEC L’ATTRIBUTION D’UN TITRE DE SEJOUR

Le ministère de la justice néerlandais vient d’informer l’avocat de M. GANAA que les autorités françaises avaient donné leur accord pour le transfert en France de ce père de famille mongol de trois enfants, lundi prochain 7 février. Cette information a été confirmée par l’ambassade des Pays-Bas

RESF et tous les soutiens de la famille Ganaa se réjouissent de cette première victoire qui démontre une nouvelle fois que, seules, la solidarité et la mobilisation peuvent avoir raison de l’inhumanité des décisions prises par l’application de politiques européennes de l’immigration qui oublient que, derrière les chiffres et les dossiers, ce sont des vies humaines, des familles que l’on broie.

Toutefois, cette avancée ne saurait être considérée comme une victoire complète car le transfert sur le territoire d’Amarjargal Ganaa ne nous donne aucune garantie quant à sa libération et à l’obtention d’un titre de séjour. Les autorités néerlandaises le remettront lundi aux autorités françaises qui, seules, décideront de son statut sur le sol français et, donc, de celui de ses enfants, dont le plus jeune, 1 mois, est toujours hospitalisé.

En conséquence,

Le rassemblement prévu
mercredi 2 février à 14h30 devant l’ambassade des Pays-Bas est annulé,

le sort réservé à la famille GANAA dépendant dorénavant exclusivement du ministère de l’intérieur français et de la poursuite de la mobilisation.

RESF restera vigilant quant à la suite qui sera donnée au transfert de M. GANAA en France et attend du ministère de l’intérieur sa libération dès son arrivée sur le sol français et la délivrance, dans les meilleurs délais, d’une autorisation de séjour au titre de la vie privée et familiale, afin que cette famille, réunie, puisse vivre dignement en France.

AMARTAIWAN, 1 MOIS, ULAAKA ET AMARBAYASQALA DOIVENT RETROUVER LEUR PERE A RENNES DES LUNDI SOIR ET POUVOIR COMMENCER LEUR NOUVELLE VIE AVEC LUI ICI.


M. Ganaa est toujours enfermé en rétention, ses enfants toujours seuls à Rennes, provisoirement accueillis dans une famille demandeuse d’asile mongole.

Cette situation indigne a suffisamment duré et les enfants doivent pouvoir se reconstruire ici, avec leur père, sans que les deux pays se renvoie le dossier. Il y va de la vie de trois enfants.

Merci de signer en masse la pétition en ligne à : http://resf.info/P1794.

Tentons d’obtenir le plus grand nombre de signatures
possible pour le rassemblement devant l’Ambassade des Pays-Bas
mercredi prochain à 14h30
.


Communiqué resf

1er février 2011

Ils ont 13 ans, 2 ans, un mois. Leur mère est morte, le 4 janvier, à Rennes, leur père est en rétention depuis le 28 octobre à Amsterdam. Les Pays-Bas doivent le libérer et Hortefeux lui délivrer un titre de séjour

RASSEMBLEMENT DEVANT L’AMBASSADE DES PAYS-BAS
MERCREDI 2 FEVRIER 14H30
7 RUE EBLE 75007 PARIS
(Métro Duroc)

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils deviennent sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Les enfants sont alors pris en charge par leur tante en situation régulière. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Elle se réfugie en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’un hébergement d’urgence à l’autre. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, est, lui, toujours en rétention. Aux dernières nouvelles, en réaction à la médiatisation de l’affaire et à l’effarement qu’elle suscite, les autorités néerlandaises ont engagé une procédure de réadmission vers la France, ce qui permettrait une libération du père des enfants si le gouvernement français l’autorisait à entrer en France pour rejoindre ses enfants. Mais Les services de M. Hortefeux demeurent pour l’heure totalement muets.

Il va pourtant falloir en sortir. On ne peut pas, d’un côté, brandir « l’intérêt supérieur de l’enfant » et de l’autre camper sur les misérables restrictions découlant d’une politique anti-immigrés démagogique et brutale.

L’absence de réponse du gouvernement français, qui équivaut à un refus, de délivrer un titre de séjour au père de trois enfants dont la mère vient de mourir est monstrueux. Il est emblématique de la politique de M. Sarkozy et de son collaborateur Hortefeux. Pour autant, cela n’exonère en rien le gouvernement néerlandais de ses responsabilités. Qu’est-ce qui l’empêche de libérer Amarjargal GANAA ? Sa femme, Alta MING, la mère de ses enfants, avait été libérée le 20 novembre 2010 et sommée de quitter le territoire néerlandais en moins de 48 heures avec ses enfants. Pourquoi la même mesure ne pourrait-elle être décidée pour Amarjargal GANAA ? Cela aurait, du point de vue des autorités néerlandaises, l’avantage de dégager leur responsabilité pour l’avenir (mais pas nécessairement pour le passé sur lequel il y aurait beaucoup à dire) et de placer le gouvernement français devant les siennes.

Une délégation demandera à être reçue lors du rassemblement du 2 février devant l’ambassade des Pays-Bas. Sa revendication, formulée par la famille d’accueil des enfants, par la communauté Mongole de Rennes, par les enseignants du collège de l’aîné des enfants, par les soutiens de Rennes et de Paris sera la libération sans argutie d’Amarjargal GANAA et l’engagement que de telles situations ne puissent plus se reproduire, ni aux Pays-Bas, ni ailleurs.

La question sera placée sous le regard de l’opinion publique française naturellement mais aussi, espérons-nous, néerlandaise puisque la presse de ce pays commence à s’intéresser à cette affaire et plus largement européenne dans la mesure où de premières interventions de parlementaires européens se sont produites, que nous nous efforcerons de multiplier.

Donner des leçons (très verbales et très prudentes) de démocratie et de droits de l’Homme au monde entier comme le font certains gouvernements européens, c’est bien. Balayer devant sa porte, c’est bien aussi.


RASSEMBLEMENT DEVANT L’AMBASSADE DES PAYS-BAS
MERCREDI 2 FEVRIER 14H30
7 RUE EBLE 75007 PARIS
(Métro Duroc)

Ils ont 13 ans, 2 ans, un mois, leur mère est morte le 4 janvier à Rennes, leur père est en rétention depuis le mois d’octobre à Amsterdam. Les Pays-Bas doivent le libérer et Hortefeux lui délivrer un titre de séjour

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils deviennent sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’un hébergements d’urgence à l’autre. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.


C’est la situation monstrueuse que les lois contre les immigrés et l’acharnement des brutes qui nous gouvernent aux Pays-Bas comme en France font subir à trois enfants de 13 ans, 2 ans et trois semaines.

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils rejoignent la trop longue cohorte des réfugiés sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan.
Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté.
Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’hébergements d’urgence en hôtels miteux. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.

C’est pourquoi le Réseau Education Sans Frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement le mercredi 2 février à 14 heures devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblée, à Paris (métro Duroc).

La famille d’accueil et les enfants du couple seront présents,accompagnés de leurs soutiens et d’une partie de la communauté mongole rennaise, venus de Rennes, pour exprimer leur indignation face à la situation révoltante dans laquelle on maintient cette famille.

http://www.educationsansfrontieres.org/article34112.html

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