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Menaces sur le Lycée Autogéré de Paris

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Article mis en ligne le lundi 7 février 2011

Menaces sur le Lycée Autogéré de Paris
Le Lycée Autogéré de Paris est menacé de fermeture à la rentrée 2011, car la réduction des dépenses de l’Éducation Nationale et les décisions du Rectorat de Paris, suppriment cinq postes de professeurs sur une équipe de 25.
Nous, parents, élèves (anciens et actuels), professeurs, citoyens, refusons cet état de fait et demandons que soit rétabli l’ensemble des postes nécessaires au bon fonctionnement de cet établissement expérimental, qui, depuis 1982, a permis d’accueillir, de scolariser, d’accompagner, et de réconcilier avec les études, grâce à son fonctionnement autogestionnaire et à ses innovations pédagogiques, un très grand nombre de jeunes en leur permettant de trouver leur place dans la société.
C’est pourquoi nous vous invitons tous à une AG informative qui sera organisée au LAP le mercredi 9 février, à partir de 19 H.
Vous pouvez aussi signer la pétition en ligne : http://www.lapetition.be/en-ligne/Soutien-au-Lycee-Autogere-de-Paris-9263.html
Ou bien rejoindre le groupe facebook pour être informés des actions menées, et du soutien que vous pouvez apporter :
http://www.facebook.com/home.php?sk=group_191652434186324
Enfin, les infos seront aussi transmises sur le site du LAP : http://www.l-a-p.org/
D’avance, merci à tous,
Les membres du Lycée Autogéré de Paris


Soutien et témoignage de Sébastien
Par Bernard Elman
http://blogs.mediapart.fr/blog/bern...

09 Février 2011

Voici ce que j’ai envie de publier aujourd’hui, avec l’autorisation de Sébastien.

Sans le Lycée Autogéré je ne sais pas comment j’aurai tourné et j’en connais d’autres... Ce Lycée est une superbe expérience de vie et la prise en charge qu’il effectue auprès des élèves, ainsi que les apprentissages et la pédagogie mise en place permettent à bon nombre de sortir du LAP en étant devenu, chemin faisant, des citoyens. Ce qui n’est pas rien dans la conjoncture actuelle.
Mais au-delà de cet aspect, combien des élèves du LAP entrés déscolarisés ou sur la voie de la déscolarisation se sont réconciliés avec les apprentissages ?
Le but de l’éducation nationale n’est-il pas de proposer des alternatives aux jeunes pour les mener vers l’autonomie ? De permettre à ces mêmes jeunes, de trouver leur place dans une société de plus en plus élitiste et qui laisse de plus en plus de jeunes sur le chemin ?
Et bien le LAP a des pistes de travail, une pédagogie et des savoir-faire développés depuis bientôt 30 ans qu’il est nécessaire de continuer d’exploiter, pour que d’autres jeunes, qui ne profitent pas de l’école mais la subissent, puissent jouir de ces méthodes qui valent de l’or. De l’or, puisqu’il est question de permettre à un certain nombre de jeunes en souffrance avec les savoirs de se réconcilier avec les apprentissages et la formation.
Alors pour cela, et pour les générations à venir, je m’oppose formellement à ces réductions de postes qui mettent en péril le bon fonctionnement du Lycée Autogéré de Paris. Celles-ci me semblent inappropriées à l’heure des bilans que nous tirons de part et d’autre sur l’importance d’un enseignement secondaire de qualité. Celle-ci repose en grande partie sur la quantité de professeurs.
De plus, c’est à mon sens extrêmement injuste et dénué de sens de s’attaquer à un tel établissement qui a fait ses preuves à plus d’un titre (il n’y a qu’à lire les rapports d’inspecteurs généraux). En effet il sauve des élèves qu’aucun établissement n’accepte et sans lui, ils ne pourraient pas rejoindre le cycle général.
Pour la petite anecdote :
« j’ai été orienté en 3ème technologique et le conseil de classe au grand complet m’orientait en fin d’année (alors que j’avais obtenue mon brevet des collèges) sans mon consentement sur le versant de la formation mécanique moto et mécanique auto. Je suis allé au LAP où j’ai rejoint les apprentissages généraux. Je n’ai pas eu mon bac mais j’ai obtenu bien plus que cela : j’y ai décroché le droit et l’envie d’apprendre. Mais pas apprendre pour les autres, et parce qu’il le faut pour être dans la norme mais simplement parce que je le souhaitais. J’avais enfin envie d’apprendre. Sans ce passage initiatique vers une autre façon de véhiculer les savoirs, je ne suis vraiment pas assuré que le résultat serait le même. Je suis aujourd’hui directeur de centres de vacances et éducateur spécialisé. »
Pour finir, il me semble qu’il y a d’autres organes de l’Etat où il y aurait davantage possibilité de faire des économies que dans un lycée qui fait un excellent travail auprès de la jeunesse.
Longue vie au Lycée Autogéré de Paris.
Sébastien Monnerville.

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Rubrique "Les pétitions"

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