Une tribune pour les luttes

Le point sur Fukushima en février 2012

Fukushima : De nombreuses obscurités et désinformations sur la catastrophe.

L’équivalent d’une région française devenue radioactive
Preuves de stratégies concertées gouvernementalo-industrielles pour minimiser la catastrophe.
+ N’oublions pas Tchernobyl
+ Les disparus de Fukushima

Article mis en ligne le mardi 14 février 2012

http://fukushima.over-blog.fr/


Dimanche 19 février 2012

Le point sur Fukushima en février 2012

C’est un exercice très difficile de faire le point sur la catastrophe de Fukushima, car elle est encore en cours alors qu’elle a débuté il y a près d’un an. Cela nécessite un long travail d’analyse sur des données multiples et complexes, sans cesse renouvelées. Comme ces synthèses sont rares, il est très utile de les lire quand elles paraissent.

Trois associations, RadioProtection Cirkus, Kibô Promesse et la FJPM-BF (Fédération des jeunes pour la paix mondiale - Burkina Faso) ont diffusé des documents très intéressants ces derniers temps : la première, une synthèse technique et factuelle des évènements, la seconde, un article argumenté sur la situation récente à Fukushima, la troisième, un dossier d’analyses débouchant sur des recommandations. Les approches sont totalement différentes, mais les trois, critiques et réalistes, sont complémentaires. A lire sans modération.

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13 février 2012

ATTENTION ARTICLE TOXIQUE

Voici un article où la désinformation bat son plein sur Futura-Sciences
Extraits de l’article « En bref : ça chauffe à Fukushima  » :

« La situation est sous contrôle. »
FAUX :
Tepco ne contrôle rien du tout. Alors qu’ils prétendent que le capteur thermique est défaillant, ils injectent de l’acide borique et augmentent le débit d’eau de refroidissement. S’ils considéraient sérieusement que le capteur est mort, ils ne prendraient pas ces mesures.

« Aucune augmentation de température n’a d’ailleurs été observée au niveau d’autres réacteurs ou capteurs de la cuve n°2. »

FAUX :
1) Le capteur situé sous la cuve au niveau des barres de contrôle indique une température de 93,7°C le 13 février 2012 à 11 heures (lien).
2) Le réacteur n°1 présente aussi une élévation de la température au niveau de la valve de sécurité d’évacuation de l’air (lien).
« Par ailleurs, aucune fuite radioactive n’a été détectée. »
FAUX :
La radioactivité d’une région ne peut pas augmenter subitement de plus de 20 fois sans l’existence d’une fuite radioactive.


Dimanche 12 février 2012

Ca chauffe à Fukushima

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Rien ne va plus à Fukushima Daiichi. Il ne suffit pas qu’un gouvernement décrète un arrêt à froid pour qu’une catastrophe incontrôlable soit subitement réglée...

Depuis janvier 2012, l’inquiétude grandit à nouveau, car la température monte, et malgré une injection d’eau beaucoup plus importante dans le réacteur n°2, la température pourrait atteindre aujourd’hui, selon Fukushima Diary, 90°C. Hors, un « arrêt à froid » selon les autorités japonaises n’a lieu qu’à partir du moment où la température est inférieure à 80 °C.

Les autorités locales de Fukushima demandent à Tepco de fournir des informations heure par heure, preuve que l’inquiétude est vive depuis cette montée brusque.

Par aileurs, selon Hiroaki Koide, la NSC (Commission de Sécurité Nucléaire Japonaise) procéderait actuellement à la distribution de pastilles d’iode stable auprès de la population non-évacuée située dans un rayon de 30km, voire 50 km autour de la centrale accidentée.

Il semble qu’une brusque montée de la radioactivité ait précédé cette montée de température.

La situation redevient donc critique à Fukushima.

Mais ce n’est pas que l’unité 2 qui a des soucis...

L’unité 3 a montre des signes extérieurs d’activité, comme ce panache de fumée ou de vapeur qui s’élève au dessus de la ruine le 7 février 2012 :

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12 000 personnes ont défilé à Tokyo contre le nucléaire samedi 11 février 2012

Samedi 11 février, pour commémorer les 11 mois du début de la catastrophe de Fukushima, ce sont plus de 10 000 personnes qui se sont rassemblées près du parc Yoyogi à Tôkyô. Après un concert du groupe punk the JUMPS, quelques personnalités opposées au nucléaire civil comme Ôe Kenzaburô qui lutte depuis longtemps contre les armes nucléaires et pour la mémoire d’Hiroshima se sont exprimés.

L’acteur japonais Taro Yamamoto, qui aurait été écarté de plusieurs distributions du fait de ses prises de position contre le nucléaire, a déclaré aux manifestants : "Notre pays cessera d’exister s’il est confronté à nouveau à un grand séisme".

Une manifestation analogue, quoique de moindre importance, s’est déroulée dans la préfecture de Niigata, sur la côte de la Mer du Japon, où se trouve une centrale nucléaire.

A l’issue du rassemblement de Tokyo, les manifestants ont redescendu les rues de Shibuya, un des principaux quartiers commerciaux et de loisir de la capitale.

Ils ont scandé des slogans et déroulé des banderoles sur le thème "Sayonara (Adieu) aux centrales nucléaires", "Ayez le courage de dire non au nucléaire" et "Il y aura d’autres accidents si les centrales sont remises en marche".

Le mois prochain plus aucun réacteur nucléaire ne sera en fonctionnement dans l’Archipel mais l’arrêt n’est que temporaire.

Une pétition demandant l’organisation d’un référendum dans la préfecture de Tôkyô a rassemblé plus de 250 000 signatures en à peine deux mois d’après l’association "Décidons ensemble, pour un référendum national pour l’énergie nucléaire".


27 décembre 2011

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Une commission d’experts a rendu un rapport concernant la catastrophe

Un rapport d’une commission d’enquête a été publié hier. Il pointe les défaillances de TEPCO et des autorités par rapport à la gestion de la catastrophe. D’une part le laxisme dont a fait preuve TEPCO en n’ayant pas pris en compte, volontairement, la possibilité qu’une catastrophe comme celle du 11 mars puisse avoir lieu. D’autre part le manque de réactivité dans les décisions prises par TEPCO après la catastrophe, mais également le manque de réactivité des autorités face aux événements et à la gestion de l’exploitant.

Cette commission n’est pas une initiative indépendante ou autonome puisqu’elle provient du gouvernement. Elle est composée d’experts mandatés par celui-ci, et lui a donc remis un rapport en retour.

Bien qu’en apparence cette commission ait l’air indépendante, que son rapport pointe du doigt les défaillances quant à la gestion de la catastrophe, elle ne remet en aucun cas en cause l’existence même de l’industrie nucléaire. Dans le fond, il est clair qu’un tel rapport sert le nucléaire : le rapport critique les dérives, la mauvaise gestion, le manque de communication entre les autorités et l’exploitant, les consignes d’évacuation …soit tout sauf le secteur nucléaire lui-même, dont l’image ne cesse de se dégrader depuis le début de la catastrophe.

Le 16 décembre, TEPCO a annoncé l’arrêt à froid de tous les réacteurs. Concrètement, cela signifie que leur température est inférieure à 100°C (entre 38°C et 68°C pour les réacteurs 1 à 3, au pied de la cuve). La situation n’est pas encourageante pour autant, il y en a (au moins) pour 30 à 40 ans avant que le démantèlement de la centrale n’ait lieu : il faut évacuer les combustibles endommagés, vider les piscines, chercher l’origine des fuites puis retirer le corium, avant de pouvoir commencer à démanteler la centrale.

De plus, le président de la Commission de sûreté nucléaire a déclaré que l’arrêt à froid des réacteurs n’était pas un gage de sûreté car le système de refroidissement mis en place est très précaire.


Lundi 26 décembre 2011

Envoyez une lettre à Asako House !

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Mercredi 21 décembre 2011

Fukushima : arrêt à froid de l’information

(...) La vérité, que le lobby nucléocrate essaie tant bien que mal de cacher, se fait connaître petit à petit. On n’est plus au temps de Tchernobyl, l’Internet fait son travail, surtout par l’intermédiaire des jeunes générations.

 

Pour terminer, voici quand même quelques infos… non gouvernementales.
 
On trouve encore du strontium à 60 km au large de Fukushima, ce qui prouve que la centrale continue à polluer le Pacifique.
 
Les entreprises fuient Fukushima en nombre plus grand que ce qui est publiquement admis par le gouvernement local.
 
Noguchi Ken, sans doute l’alpiniste japonais le plus célèbre au monde, est malade. Il avait visité la zone des 20 km et avait pris des photos des animaux abandonnées dans la région.
 

Les frais de décontamination de 102 municipalités vont être pris en charge par
l’Etat.

 
Monsieur Odome à Minamisoma a toujours besoin d’aide pour trouver de la nourriture saine en territoire contaminé.
 
Certains hôpitaux refusent de voir des patients irradiés

 

Et encore trop d’écoliers japonais fréquentent des établissements contaminés.
 
Car les normes japonaises en matière de radioactivité sont… hors normes !
 
Il faut vraiment faire savoir que la dose radioactive reçue lors d’un vol transatlantique ne peut être rapprochée de la contamination par des particules radioactives !
 

Et encore bien d’autres informations sur Fukushima
Informations
 :

 

Dimanche 18 décembre 2011

Les disparus de Fukushima
(avec vidéos)

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Alors que le gouvernement japonais vient de décréter l’arrêt à froid des réacteurs de Fukushima (comme s’il y avait encore des « réacteurs » à Fukushima !), un journaliste japonais indépendant, Tomohiko Suzuki, a donné vendredi une conférence de presse très instructive. Cet homme courageux, journaliste de terrain, s’était fait embaucher à la centrale de Fukushima Daiichi comme ouvrier par l’intermédiaire d’une filiale de Toshiba. Il a pu ainsi enquêter à l’intérieur même du site du 13 juillet au 22 août 2011, assigné à une tâche liée au retraitement de l’eau contaminée. Ses révélations décapantes nous amèneront à nous interroger une nouvelle fois sur la disparition de dizaines, voire de centaines d’ouvriers sur les listes administratives de la centrale nucléaire.

Aucun progrès

Tout d’abord, les déclarations de Tomohiko Suzuki (1) sont à l’opposé de la communication officielle qui proclame que tout est sous contrôle. Selon lui, aucun progrès n’a été fait vers une quelconque sortie de la crise nucléaire : seuls des travaux de façades ont été effectués pour faire croire à une maîtrise de la situation.

(...)

Risques pour la santé des travailleurs

Tomohiko Suzuki a ainsi dénoncé les dangers et les risques pour la santé des travailleurs. Il existe d’ailleurs toujours des doutes sur l’état de santé des employés que TEPCo a «  perdu » de ses listes dans les premiers mois et qu’il serait « impossible » de retrouver aujourd’hui. Le 20 juin, TEPCo avouait avoir perdu 69 ouvriers. Le 21 juillet, NHK rapportait que 198 travailleurs avaient été perdus par l’entreprise. Enfin, selon Fukushima Diary, il manquerait officiellement 840 ouvriers au 15 décembre. Que signifient ces chiffres ? TEPCo semble perdre certains de ses employés au fur et à mesure que le temps s’écoule. Au lieu de retrouver ces personnes pour pouvoir vérifier leur contamination et suivre leur état de santé, l’opérateur en perd de nouveau.

En fait, on apprend avec notre journaliste freelance que, juste après les explosions de mars, TEPCo avait demandé à l’ensemble de ses entreprises de sous-traitance de recruter «  des gens qui n’avaient pas peur de mourir ». Comment cela est-ce possible ? Hormis les Japonais qui effectivement, dans un esprit de sacrifice, ont accepté de risquer leur vie pour éviter que le Japon ne devienne un désert radioactif, qui d’autre pourrait accepter cette idée terrible ? Une autre information de poids rapportée par Suzuki pourrait l’expliquer en partie : le journaliste dévoile que les yakuzas sont très impliqués dans l’industrie nucléaire, étant responsables pour 10 % du nombre de recrutés dans la centrale de Fukushima. Les yakuzas formeraient la plus grande organisation criminelle au monde. Il faut savoir qu’au Japon, plus de 41 % des patrons de grandes entreprises japonaises affirment avoir été victimes de racket de cette organisation qui perçoit des « dîmes » régulières. On peut donc comprendre alors quels types de pressions peuvent être exercés sur des familles qui auraient des « dettes ». Car, selon Suzuki, les groupes yakuza ont longtemps envoyé des travailleurs dans les centrales nucléaires comme un moyen de rembourser les prêts consentis à des taux exorbitants.

Une autre manière de recruter des ouvriers sur la centrale est le démarchage des personnes en difficulté. Certaines sociétés de sous-traitance sont allées très loin pour recruter des personnes dans le besoin, et surtout ne connaissant pas les dangers de la radioactivité.

(...)

Des ouvriers en colères

Suite à l’annonce gouvernementale évoquée au début de cet article, il n’y a pas que le gouverneur de Fukushima qui a sursauté en regardant la télévision. Selon le Tokyo Shinbun (le Journal de Tokyo), les travailleurs de Fukushima sont également furieux d’avoir entendu leur premier ministre déclarer que non seulement la température dans les réacteurs avait baissé mais que la situation était désormais sous contrôle : «  Le gouvernement ment » ; « Je ne comprends pas ce qu’il dit » ; « On ne peut même pas entrer dans les bâtiments et on ne sait même pas comment récupérer les combustibles ». Un des travailleurs qui regardait la conférence à la télévision commenta aussi : «  J’ai cru que je ne comprenais plus le japonais. Je ne crois pas qu’il parle de la centrale que je vois tous les jours. Il nous faudra encore des années pour pouvoir gérer la situation... »

Et pendant ce temps-là, les grands médias francophones diffusent en continu une information officielle rassurante (Je vous laisse deviner qui titre quoi !) :
L’accident nucléaire de Fukushima est considéré comme terminé
Fukushima : le Premier ministre japonais se veut rassurant
Fukushima : le gouvernement décrète l’état d’arrêt à froid
Etranger : À Fukushima, l’état des réacteurs stabilisé
Fukushima : les réacteurs sont froids, la situation se stabilise
Fukushima : une étape franchie pour la stabilisation du site
Fukushima : la situation se stabilise à la centrale
Fukushima : arrêt à froid des réacteurs
La centrale nucléaire de Fukushima stabilisée
Japon : la procédure d’arrêt à froid de Fukushima menée à bien
L’accident nucléaire de Fukushima est désormais considéré comme terminé
Fukushima : les réacteurs officiellement en "arrêt à froid"
Les réacteurs de Fukushima sont arrêtés
L’arrêt à froid des réacteurs de Fukushima confirmé
Réussite de la procédure d’arrêt à froid
Situation stable à la centrale de Fukushima
etc.

Alors que les Japonais soit pleurent, soit sont en colère en entendant leur premier ministre annoncer cet « arrêt à froid », le reste du monde est hilare ou ahuri devant ce mensonge d’état. Le monde entier ? Non, la France aux 58 réacteurs soupire d’aise et se donne pour objectif de construire 30 nouveaux EPR d’ici 2050…

(...)

 

Pour aller plus loin :
autres articles et reportages sur les ouvriers de Fukushima
 
Les liquidateurs de Fukushima
 

Yakuzas et centrales nucléaires

 

Témoignages d’ouvriers sur Channel 4 news
(reportage en anglais)
 
Tokyo Freeters - Un film de Marc Petitjean
Le Japon compte aujourd’hui plus de deux millions de freeters, "travailleurs jetables après usage" : des jeunes précaires peu qualifiés qui, faute de moyens, ne peuvent se fixer.
 
À la rencontre des travailleurs de Fukushima
(reportage france24)
 

5 TEPCO Workers Have Over 250 mSv Of Internal Contamination

 


7 décembre 2011

Fukushima : l’équivalent d’une région française devenue radioactive

Bastamag, sous la plume d’Agnès Rousseau, vient d’éditer une très bonne synthèse sur la contamination des terres due à la catastrophe de Fukushima et sur le cynisme de l’opérateur TEPCo.

http://www.bastamag.net/article1963.html


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La nuit des veilleurs : 10-11 décembre 2011

Demain, 9 mois se seront écoulés depuis le 11 mars. A cette occasion, plusieurs évènements sont organisés. Aujourd’hui au Japon, 46 réacteurs nucléaires sur les 54 qui étaient en activité avant la catastrophe sont à l’arrêt. Le Japon démontre ainsi qu’il est possible de se débarrasser de cette industrie polluante plus rapidement que certains le laissent croire en France. Le pays du soleil levant est donc sur le chemin de la sortie du nucléaire. Et pour enfoncer le clou, une grande manifestation antinucléaire est organisée aujourd’hui à Tokyo.

Autre lieu, autre évènement. Sur la toile, ce soir, le groupe Fukushima informations organise « la nuit des veilleurs ». A partir de 21 heures, une équipe de veilleurs de Fukushima a décidé de vous faire revivre les grands moments de leurs recherches et de leurs découvertes sur internet. C’est une bonne manière, conviviale et documentée, de se remémorer les principaux évènements de la catastrophe pour que celle-ci ne tombe pas dans l’oubli.

Du tsunami à l’accident nucléaire et à ses conséquences, le fil de l’info va se dérouler toute la nuit du 10 au 11 décembre. Faites de la place sur vos disques durs et invitez vos amis pour ne jamais oublier et archiver toutes ces informations ! En effet, au fil du temps, certains liens disparaissent et l’histoire de la catastrophe est lissée par des analyses pas toujours objectives. Il est important de conserver cette mémoire, afin que l’Histoire ne soit pas confisquée, détournée et réécrite, comme cela s’est passé pour la catastrophe de Tchernobyl.


http://www.dissident-media.org/

L’oubli pour les liquidateurs de Tchernobyl

http://www.dissident-media.org/info...

Pour le physicien bélarusse Gueorgui Lepnine qui a travaillé sur le réacteur numéro 4 " Selon mon décompte, le nombre de « liquidateurs » décédés atteint aujourd’hui près de 100.000 personnes, alors qu’un million de personnes au total ont travaillé à la centrale de Tchernobyl " après l’accident, a estimé M. Lepnine. "Aujourd’hui, les médecins tentent d’expliquer ces morts par le stress, les maladies cardio-vasculaires. Mais pourquoi ces maladies sont-elles apparues ?", s’interroge M. Lepnine. "Il n’y a aucune statistique sur le décès des "liquidateurs", personne ne les publie", a-t-il souligné. Selon le physicien bélarusse, la mortalité parmi les "liquidateurs" de Tchernobyl est 75 fois plus élevée que parmi les catégories comparables de la population.

Selon Wladimir Tchertkoff qui a filmé la conférence de l’OMS à KIEV en 2001 (Cf. le documentaire Controverses Nucléaires) : « L’estimation du nombre total des liquidateurs, appelés de toute l’Union Soviétique à construire le "sarcophage" et à décontaminer les territoires, varie entre 600 000 et 800 000 jeunes hommes en pleine santé (certaines associations de défense de leurs droits avancent le chiffre de un million). Leur âge moyen était de 33 ans en 1986. Les informations concernant la catastrophe de Tchernobyl étant couvertes du secret d’état pendant les 4 premières années (les dernières de l’existence de l’URSS), et les doses d’irradiation qu’ils ont reçues étant systématiquement diminuée [...]. Les survivants de cette armée sont dispersés sur les 11 fuseaux horaires de l’ex-Union Soviétiques, nombreux sont inconnus des statisticiens et grâce à la désinformation, planifiée conjointement par le Krémlin et par les agences nucléaires de l’ONU, ils ne savent pas pourquoi ils sont malades et de quoi ils meurent si jeunes. Le chiffre officiel enregistré par la Fédération de Russie permet donc d’évaluer à 200 000 - 300 000 le nombre total des liquidateurs invalides et à 60 000 -100 000 les décédés, à ce jour. »

A la conférence de l’OMS à Kiev en juin 2001, le Ministre de la Santé d’Ukraine a déclaré que dans la plupart des républiques de l’ancienne Union Soviétique, la proportion des invalides parmi les liquidateurs dépassait les 30% !
S.I. Ivanov, Médecin chef de la Fédération de Russie a déclaré que : "Plus de 200.000 Russes ont été engagés dans les travaux de liquidation... Selon le Registre officiel, 50.000 sont invalides et 15.000 déjà morts."

"Le sacrifice"
A voir absolument, le documentaire de 24 mn de Wladimir Tchertkoff (2003), prix du meilleur documentaire scientifique et d’environnement.
Dans les mois qui suivirent la catastrophe de Tchernobyl,un million de liquidateurs ont été réquisitionnés pour tenter de confiner le réacteur en feu.
Le témoignage de quelques-uns d’entre eux, la mort de la plupart dans l’indifférence générale.

(voir


Hommage aux liquidateurs inconnus

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sacrifice.html

Non, les liquidateurs ne se sont pas sacrifiés... On les a sacrifiés !
http://www.dissident-media.org/stop...
)


6 décembre 2011

http://catastrophe-de-fukushima.fr/

Une nouvelles fuite d’eau radioactive détectée

On apprend qu’une nouvelle fuite d’eau radioactive vers l’océan a été détectée. Environ 300 litres d’eau radioactive s’y sont répandus suite à une fuite. Au total ce sont près de 45 tonnes d’eau contaminée qui ont été détectées aux alentours d’un condensateur, dans un des bâtiments de la centrale. Une barrière de fortune a été dressée immédiatement avec des sacs de sable.

Cette eau contenait notamment du césium 137, de l’iode 131, ainsi que du strontium, trois éléments toxiques pour les humains, les animaux et l’environnement. Mais TEPCO s’est empressé de relativiser les faits en expliquant que le niveau de radioactivité de la fuite était proche de celui détecté dans l’océan dans les environs de la centrale. 300 litres (voire plus !) d’eau contaminée déversés dans l’océan, mais cela ne serait pas grave !

On voit encore que même plus de huit mois après la catastrophe, l’exploitant ne maîtrise absolument rien et continue de nier l’impact énorme de la catastrophe de Fukushima sur la planète et ses habitants.


http://catastrophe-de-fukushima.fr/

4 décembre

Nouveau rapport de TEPCO

De nouveaux « points chauds » ont été détectés à Minami-Sôma et Daté. Il a été conseillé à 37 familles de quitter leurs quartiers.

Concernant l’état du combustible dans les réacteurs n°1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima, TEPCo a rendu public mercredi dernier un rapport d’analyse. D’après l’opérateur le combustible du réacteur n°1 a complètement fondu, percé la cuve, et est allé jusqu’à s’enfoncer d’environ 65 centimètres de profondeur dans le sol en béton de l’enceinte de confinement.

Les combustibles des réacteurs n°2 et 3 ont respectivement fondu à 57 et 63% , et ils ont également atteint le béton l’érodant de plusieurs centimètres.

Toujours d’après TEPCo l’érosion a été stoppée grâce au déversement d’eau.

Dans ces trois mêmes réacteurs, TEPCO est toujours confrontée au risque d’explosion hydrogène. Pour éviter cela il y est injecté depuis plusieurs mois de l’azote.
L’exploitant de la centrale souhaite également faire remonter la température des réacteurs d’environ 10°C (passant donc de 70 à 80°C) afin d’augmenter les vapeurs d’eau. Pour cela la quantité d’eau injectée va être réduite.

Autre information très inquiétante : le résultat d’une étude (menée par les universités de Kyoto et Tsukuba ainsi que de l’Agence de météorologie nationale) indique que le fleuve Abukama a rejeté environ 52 gigabecquerels par jour dans la mer. C’est à dire 52 milliards de becquerels, ce qui est énorme et extrêmement préoccupant.


Jeudi 1 décembre 2011

Fukushima : le béton de l’enceinte de trois réacteurs sans doute entamé

extraits AFP

Dans un rapport d’analyses rendu public mercredi soir, Tepco explique que ses nouveaux calculs laissent supposer que le combustible du réacteur 1 a entièrement fondu, percé la cuve sous pression et est tombé sur le plancher en béton de l’enceinte de confinement, le traversant sur une profondeur qui pourrait atteindre 65 centimètres.

Le combustible fondu se trouverait ainsi par endroits à 37 centimètres de la coque en acier, elle-même entourée d’un bâtiment de béton reposant sur une dalle de 7,6 mètres d’épaisseur.

Une partie du combustible des deux autres réacteurs — les réacteurs 2 et 3 — a également fondu en partie, percé la cuve sous pression et commencé de tomber sur le béton, le rongeant sur quelques centimètres.

Tepco estime cependant que grâce à l’eau déversée, le processus d’érosion du béton est stoppé.

L’opérateur ne peut pour le moment qu’échaffauder des hypothèses à partir de simulations informatiques, sur la base de diverses mesures effectuées par des instruments de télécontrôle. Nul ne peut se rendre compte de visu de l’état réel des réacteurs, à cause de rayonnements si élevés qu’ils interdisent à l’homme d’approcher le cœur des installations.

Il faudra des années avant d’y parvenir.

Les réacteurs 1, 2 et 3, les plus endommagés sur les six de Fukushima Daiichi, ont été victimes d’une perte totale de système de refroidissement à cause du tsunami du 11 mars, ce qui a entraîné la fusion du combustible et des explosions d’hydrogène qui ont soufflé les bâtiments supérieurs, projetant d’énormes quantités de matières radioactives dans l’environnement.

La situation est désormais à peu près stabilisée et la température des réacteurs maintenue sous 100 degrés, mais une aggravation n’est pas totalement écartée en raison des risques sismiques permanents dans la région.


http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-26-90728170.html

(...)

D’après Tepco, les 69 tonnes de combustible seraient donc restées dans l’enceinte de confinement, ne rongeant le béton que sur une profondeur de 65 cm. Dans cette configuration, le corium ne serait pas sorti de l’enceinte de confinement. Reste à expliquer pourquoi le 31 mars, la nappe phréatique à 15 m sous le réacteur était gravement polluée par de l’iode-131.


La majorité des 160.000 Japonais évacués des environs de la centrale nucléaire après le tsunami attend toujours les indemnités promises par la compagnie Tepco pour avant la fin de l’année. En moyenne 350.000 euros par personne évacuée, de quoi rembourser les frais engagés lors du déménagement et offrir une compensation financière pour le traumatisme enduré. Aujourd’hui, seul un millier d’entre eux a été intégralement dédommagé.


Mercredi 9 novembre 2011

Que se passe-t-il au Japon ?

A lire de préférence avec tous les liens, les sources, les cartes et les vidéos.
http://fukushima.over-blog.fr/artic...

Après une catastrophe naturelle telle que celle du tsunami du 11 mars qui a ravagé la côte est du Japon, on pleure ses morts, on nettoie les côtes, on déblaie, on reconstruit, on se reconstruit et petit à petit, avec une énorme cicatrice au cœur et dans le paysage, la vie reprend le dessus.

Après une catastrophe nucléaire telle que celle de Fukushima Daiichi, on vit dans un environnement radioactif persistant, on n’ose plus laisser ses enfants jouer dehors, on a peur de ce qu’on mange, on se méfie de la pluie et du vent, on s’inquiète de l’avenir, on craint qu’une nouvelle explosion se produise dans la centrale, on se demande s’il faut partir ou rester, la vie est suspendue à cette éternité radioactive, qui rejoint toujours cet instant où tout a commencé et ou rien ne se terminera.

Huit mois après, la centrale continue de cracher ses radionucléides et le Japon marche sur la tête.

Après la catastrophe de mars 2011, le gouvernement japonais a discrètement augmenté les normes de la radioactivité de l’eau potable : le taux limite précédent était de 10 Bq/litre pour le césium et l’iode. Les nouveaux niveaux sont de 200 Bq/litre pour le césium et 300 Bq/litre pour l’iode. Pour comparaison, alors que le taux recommandé par l’OMS est de 1 Bq/L, l’Allemagne applique 0,5 Bq/L et les Etats-Unis 0,111 US Bq/L. (1)

Alors que l’on sait que les enfants sont plus fragiles face à la radioactivité, le gouvernement persiste à ne pas organiser leur évacuation qui les éloignerait de Fukushima. Dans cette région de ce pays civilisé, les enfants portent des dosimètres destinés à savoir quelle dose de radioactivité ils reçoivent quotidiennement. Mais celui-ci ne mesure pas la contamination interne. Pourtant on sait que rien que le fait de nouer ses lacets provoque une contamination au césium. Quel est l’avenir de ces enfants ?
Source
http://www.youtube.com/user/kna60#p...
http://www.lexpress.fr/actualites/1...

Au lieu de rassembler les déchets radioactifs dans une zone et une seule afin de ne pas contaminer plus le pays, les Japonais ont semble-t-il décidé de répandre ces déchets radioactifs dans le pays entier. La ville de Tokyo a ainsi décidé d’acheminer des déchets radioactifs dans le site de la baie de Tokyo.
Source
http://bistrobarblog.blogspot.com/2...
http://aweb2u.free.fr/dotclear/inde...

Les médecins donnent des conseils fallacieux à la population au sujet de la radioactivité : conserver une bonne humeur protégerait des effets néfastes des radiations ; le plutonium ne serait pas si dangereux que ça. Alors que la radioactivité est un phénomène physique qui casse les molécules ADN, provoque des maladies et des mutations génétiques, ces pseudo-scientifiques font croire des inepties aux ignorants. (2)

Un député japonais a bu l’eau filtrée de la centrale de Fukushima Daiichi pour démontrer aux médias que le système de décontamination fonctionnait bien et qu’il ne fallait pas avoir peur.
Source
http://www.cyberpresse.ca/internati...
http://fukushima.over-blog.fr/artic...

Le gouvernement nippon veut envoyer les denrées contaminées par la catastrophe de Fukushima comme aide humanitaire dans les pays du tiers-monde.
Source
http://www.youtube.com/watch?featur...
http://www.youtube.com/watch?v=dzqe...

Pour éviter la faillite de l’entreprise Tepco, l’État japonais vient de lui accorder une aide de 8 milliards d’euros. Mais les actionnaires, qui ont touché depuis dix ans des milliards d’euros, ne sont pas inquiétés. Privatiser les profits, socialiser les pertes : de nos jours, plus aucune compagnie, qu’elle soit bancaire ou industrielle, n’échappe à cette règle universelle. Au Japon, c’est la double peine : le contribuable est non seulement contaminé, mais en plus il met de sa poche pour continuer à faire vivre le plus gros pollueur de la planète.
source :
http://www.bastamag.net/article1897.html

D’après les sources officielles, la crise nucléaire serait sur le point d’être résolue avec un « arrêt à froid » des réacteurs. Pourtant, les radiations atteignaient il y a quelques jours 620 millisieverts par heure au premier étage du bâtiment de l’unité 3, "le plus haut niveau enregistré sur place depuis le début de la catastrophe".
source :
http://www.lesechos.fr/entreprises-...

Le ministère des sciences et de l’éducation a stoppé la publication des cartes de contamination du Japon depuis un mois. La raison pourrait être que ces cartes révèlent des concentrations trop fortes de radioactivité dans des régions jusque là connues pour avoir été épargnées. Comme toujours quand il y a rétention d’information, il faut se tourner vers les réseaux parallèles pour être informé convenablement. Yukio Hayakawa, scientifique japonais spécialisé dans les cendres volcaniques, vient de diffuser une carte de la contamination radioactive des cendres d’incinération du Japon. Ces cendres sont représentatives des déchets ménagers des Japonais, c’est-à-dire entre autres de ce qu’ils mangent. Le résultat est alarmant.
Sources :
http://www.facebook.com/groups/2264...
http://kipuka.blog70.fc2.com/blog-e...

Bref, le Japon ne s’en sort pas et prend des décisions incompréhensibles, sans rapport avec l’attente des gens. Etant donné que la radioactivité, à l’échelle humaine, est un problème sans solution, cette crise nucléaire nippone n’aura pas de fin, tout comme la catastrophe nucléaire de Tchernobyl qui, 25 ans après, n’a toujours pas trouvé d’épilogue. L’urgence aujourd’hui est d’aider les populations à être mieux informées des dangers de la contamination par la poussière et la nourriture, et à évacuer toutes les personnes qui vivent dans des territoires fortement contaminés.

Pour terminer sur une note optimiste, je voudrais rendre hommage à un homme remarquable, Alain de Halleux, cinéaste humaniste qui fait en ce moment même un reportage sur les enfants de Fukushima. Son témoignage, dans un blog intitulé « Carnet de voyage » (http://message.in.a.bottle.over-blo...) est à lire, absolument. Il raconte mieux que quiconque la vie des gens, là-bas, ses rencontres, ses peurs et ses espoirs.

Sources générales : merci à Etienne Servant pour son fil d’info quotidien Fukushima information (http://www.scoop.it/t/fukushima-inf...) et à Laurent Mabesoone pour ses infos de terrain (http://fukushima.over-blog.fr/artic...).

(1) Et chez vous, vous êtes-vous jamais demandé si on mesurait la radioactivité de l’eau régulièrement ? Connaissez-vous le taux limite ? Savez-vous si votre gouvernement a prévu de l’augmenter en cas d’accident nucléaire ?

(2) Mais au fait, dans votre entourage, qui connaît vraiment les effets de la radioactivité sur la santé ? Si vous habitez à moins de 100 km d’une centrale nucléaire, y a-t-il des exercices d’évacuation ou de confinement ? S’il y a un accident, saurez-vous quoi faire ? Vous demandera-t-on aussi de garder le sourire pour vous protéger des radiations ? C’est probable.
source :
http://fukushima.over-blog.fr/artic...


(1) Et chez vous, vous êtes-vous jamais demandé si on mesurait la radioactivité de l’eau régulièrement ? Connaissez-vous le taux limite ? Savez-vous si votre gouvernement a prévu de l’augmenter en cas d’accident nucléaire ?

(2) Mais au fait, dans votre entourage, qui connaît vraiment les effets de la radioactivité sur la santé ? Si vous habitez à moins de 100 km d’une centrale nucléaire, y a-t-il des exercices d’évacuation ou de confinement ? S’il y a un accident, saurez-vous quoi faire ? Vous demandera-t-on aussi de garder le sourire pour vous protéger des radiations ? C’est probable.
source :
http://fukushima.over-blog.fr/article-france-et-japon-memes-methodes-mensonge-et-obscurantisme-sur-la-radioactivite-78363664.html


4 novembre 2011


Une réaction en chaîne dans le réacteur n°2 ?

Des traces de xénon-133 et de xénon-135 ont été détectées dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima mercredi. Ces isotopes du xénon, qui est un gaz noble, sont des produits de la fission nucléaire d’une demi-vie de 5 jours pour le 133 et 9 heures pour le 135. Du bore a très rapidement été injecté dans le réacteur afin de prévenir toute réaction en chaîne.

La présence de ces deux éléments, bien que présents en faible quantité, pouvaient suggérer une réaction nucléaire. Mais TEPCO a annoncé hier (jeudi) qu’il ne s’agirait que d’une réaction ponctuelle.

http://catastrophe-de-fukushima.fr/


Avec vidéo
http://fukushima.over-blog.fr/

Mardi 1 novembre 2011

Les effets de la radioactivité sur les enfants de Fukushima

Après la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont reçu près de 500 mails par semaine.

Cette enquête met en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé.

Dans cette émission, on apprend que les symptômes les plus fréquemment signalés sont le saignement de nez abondant, la diarrhée, l’irritation de la gorge et la fatigue intense. Et ces symptômes n’ont pas été observés que pour les enfants. Le Dr Masamichi Nishio, chef du centre sur le cancer de Hokakido, estime que ces symptômes doivent être reconnus comme de nouveaux symptômes cliniques de l’exposition aux rayonnements à faible dose.

Dans le livre sur les conséquences de Tchernobyl publié en 2009 par l’Académie des Sciences de New-York, le Dr Yablokov décrit les mêmes symptômes associés à des gonflements des ganglions lymphatiques. Mais les conséquences dramatiques de la catastrophe de Tchernobyl ont été ignorées pour que le lobby de l’énergie nucléaire puisse continuer à prospérer.

Selon l’enquête de Our Planet-TV, sur 500 signalements, le symptôme le plus fréquent est le mal de gorge (1 personne sur 3), puis le saignement de nez (1/5), puis la diarrhée (1/5) et enfin la fatigue (1/6).

D’après Mme Mika Noro, présidente de l’association japonaise « Le pont de Tchernobyl », les enfants qui vivent dans les zones contaminées par la catastrophe de 1986 présentent les mêmes symptômes que ceux de Fukushima.

Elle a visité la Biélorussie. Dans les territoires contaminés, 98% des enfants ne sont pas en bonne santé. La durée d’un cours à l’école est passée de 45 à 25 minutes car les enfants sont trop fatigués.

Elle a visité aussi la région de Fukushima. Elle a constaté que les enfants y jouent encore joyeusement avec des taux très élevés de radiations dans les villes de Fukushima, Koriyama et Nihonmatsu.

Sa conclusion :

LES ENFANTS DOIVENT ETRE EVACUES IMMEDIATEMENT !

Cette émission a été diffusée en juillet 2011. Trois mois plus tard, les enfants ne sont toujours pas évacués et sont toujours soumis à de forts taux de rayonnement.

Et que fait l’OMS ? RIEN.


Mercredi 26 octobre 2011

Fukushima : tour de l’actualité

Qu’il aurait été agréable d’annoncer une reprise en main de la situation… Mais il ne faut pas rêver. La catastrophe nucléaire, même si certains ont tendance à l’oublier ou à la minimiser, est toujours en cours au Japon : la centrale continue de relâcher ses radionucléides dans l’environnement ‒ air, terre, eau ‒, le territoire japonais continue à être contaminé jusqu’aux portes de Tokyo, et la majeure partie de la population continue à vivre comme si de rien n’était alors que certains points chauds montrent des taux de radioactivité supérieurs aux zones évacuées dans la région de Tchernobyl.
Cet article ne prétend pas faire un point exhaustif de la situation, mais propose simplement de faire le tour de l’actualité en cette fin d’octobre.

1. Etat de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
2. Contamination du Japon
3. Intérêt des scientifiques
4. Radioprotection
5. Mobilisation de la population japonaise
6. Mouvements humanitaires
7. Et les coriums dans tout ça ?

http://fukushima.over-blog.fr/artic...


6 octobre 2011

http://catastrophe-de-fukushima.fr/

A la centrale de Fukushima : une situation encore très instable

Le gouvernement japonais a finalement mis fin aux recommandations de se tenir prêt à évacuer ou à s’isoler pour la population vivant toujours dans la zone située entre 20 et 30 kilomètres autour de la centrale de Fukushima.

Cette décision est étonnante puisque cela insinue qu’il n’y a plus aucun risque. Alors même qu’un pourcentage important d’hydrogène a été mesuré il y a quelques jours dans un tuyau du réacteur n°1 qui aurait pu provoquer une explosion si de l’oxygène avait été présent.

En effet, alors que le 23 septembre TEPCO annonçait un pourcentage d’hydrogène aux alentours de 1% dans le tuyau, quelques jours plus tard, le 28, l’exploitant déclarait avoir mesuré 63% d’hydrogène.

De plus de la vapeur s’échappe toujours du réacteur n°3 comme on peut le voir sur [les] vidéos.

En ce qui concerne le réacteur n°2 ce sont toujours 10 tonnes d’eau qui sont injectées par heure pour le refroidir.

La situation est donc loin d’être vraiment stabilisée, il est donc surprenant que le gouvernement fasse comme si tout était sous contrôle alors que depuis à présent 7 mois TEPCO et les autorités japonaises ne font que bricoler des solutions à court terme.

Même le directeur de la NISA (l’autorité de sûreté nucléaire japonaise) a qualifié le système de refroidissement des réacteurs d’ « équipements de fortune ». En cas de violent séisme ou de tsunami la stabilité des installations est loin d’être garantie et peut faire craindre une nouvelle catastrophe.

Un autre exemple criant de comment est géré (ou plutôt n’est pas géré) la situation est que suite aux différentes opérations de décontamination TEPCO se retrouve avec 4 700 fûts d’eau à très forte contamination, avec 307 m3 de déchets très radioactifs et 581 m3 de boues extrêmement contaminées. Et personne ne sait quoi faire de tout cela.


Dimanche 2 octobre 2011

Fukushima : 6 mois de questions

6 mois après la catastrophe, plusieurs synthèses ou bilans ont été publiés ‒ ce blog s’en est déjà fait l’écho ‒ mais connaissez-vous les articles suivants ? Et les questions qui en découlent… connaissez-vous quelqu’un, 6 mois après les évènements, qui soit capable d’y répondre ?

http://fukushima.over-blog.fr/


http://fukushima.over-blog.fr/

Vendredi 30 septembre 2011

Les tremblements de terre de la région de Fukushima sont à hauts risques On comprend ainsi les inquiétudes et le stress des Japonais qui vivent au quotidien avec cette menace permanente, en plus de la contamination radioactive à gérer. De nouvelles cartes des terres contaminées viennent de paraître, et l’on constate en les observant que plus on réalise de mesures, plus l’étendue de la pollution radioactive est grande : certains points chauds sont situés à plus de 100 km de la centrale… Malgré cela, à partir d’aujourd’hui 30 septembre 2011, le gouvernement japonais demande aux évacués de la zone 20-30 km de retourner vivre chez eux. En prenant cette décision, l’Etat nippon décide donc de ne plus protéger une partie de sa population qui va participer de facto à une expérimentation sur les effets de la radioactivité à faible dose sur la santé humaine.

Laurent Mabesoone, résidant au Japon et créateur du mouvement du ruban jaune, 脱原発アピールの黄色いリボン Yellow ribbon against nuclear power, a réagi en envoyant un courriel de protestation au ministère de l’environnement :

"La décision de votre ministère de ne pas décontaminer les sols a proximité de la centrale de Fukushima 1, là où les radiations ne dépassent pas 5 millisieverts par an, est une décision insensée. La norme internationale est de 1 millisievert par an. Encore une fois, votre politique fait en sorte de laisser vivre les habitants de Fukushima dans la discrimination. Ceci s’oppose même à la Constitution de ce pays, qui garantit l’égalité des citoyens. Pire : vous prétextez d’un "manque de moyens financiers" ! C’en est trop. Vous savez certainement que M Shimizu, ancien PDG de la Tepco s’apprête à recevoir une prime de départ a la retraite de 500 millions de yens (environ 5 millions d’euros). Eh bien, que cet homme reverse tout son argent a la décontamination de ladite zone ! Maintenant, la première priorité dans ce pays, c’est la protection de la vie des citoyens de Fukushima. Si vous prétendez que le Japon est un Etat de droit, respectez la norme de 1 millisievert par an ! Respectez le droit a l’égalité des habitants de Fukushima !"


24 septembre 2011

http://www.lemonde.fr/planete/artic...


Risque d’une nouvelle explosion d’hydrogène au réacteur 1 de Fukushima

La découverte de la concentration d’hydrogène à un niveau "supérieur aux attentes", selon l’opérateur du site, la Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco), a été faite par des techniciens qui travaillaient sur l’installation d’un nouveau système de ventilation lié à l’enceinte de confinement. Ils ont découvert dans le tuyau et en deux endroits une forte concentration de plusieurs gaz inflammables, dont de l’hydrogène.
Lors d’une conférence de presse samedi, Junichi Matsumoto, porte-parole de Tepco, a déclaré qu’"en l’absence d’un facteur détonnant, on ne peut pas dire qu’il existe, dans l’immédiat, un risque élevé d’explosion". L’entreprise souhaite effectuer des mesures complémentaires pour évaluer avec précision la quantité d’hydrogène présente.

Cette découverte soulève des inquiétudes car ce sont des explosions d’hydrogène, consécutives à la surchauffe des réacteurs après l’arrêt des systèmes de refroidissement, qui ont provoqué des dommages, entre le 12 et le 15 mars, aux enceintes de confinement des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale. Des explosions qui ont provoqué la diffusion de panaches radioactifs fortement radioactifs : le dégagement de césium 137 aurait été 168,5 fois plus élevé que lors de l’explosion de la bombe atomique larguée sur Hiroshima, en 1945.

___

http://catastrophe-de-fukushima.fr/

(...)

Entre 200 à 500 tonnes d’eau s’infiltreraient chaque jours dans les sous-sols.
Mais si de l’eau s’infiltre de l’extérieur vers l’intérieur c’est que de l’eau contaminée se répand également en dehors des souterrains.

Un taux d’hydrogène de 1% a été détecté dans un tuyau relié à la cuve du réacteur n°1, or à partir de 4% le risque d’explosion est réel. TEPCO ignore combien la cuve, en elle-même, contient d’hydrogène.

Pour les réacteurs n°2 et 3 les températures mesurées à l’extérieur de la cuve sont respectivement de 112°C et 88°C

En ce qui concerne le réacteur n°2 une étude apporte de nouvelles informations : l’enceinte de confinement a peut-être été percée dès le 11 mars, donc le jour même où la catastrophe est survenue. Et dans le cas d’un trou de forme circulaire son diamètre atteindrait 7,6 centimètres.

Durant la première moitié du mois de septembre la centrale de Fukushima aurait rejeté environs 200 millions de becquerels.

Plus de 6 mois après la catastrophe de Fukushima il est assez inquiétant de voir que la situation n’est toujours pas sous contrôle et que TEPCO fait encore principalement dans l’improvisation.


Fukushima, six mois de mensonges et de désinformation

Un dossier d’actualité du Réseau "Sortir du nucléaire"

http://groupes.sortirdunucleaire.or...


lundi 19 septembre 2011 -

http://fukushima-diary.com/2011/09/...

Plus de 100,000 personnes seraient présentes à à la manifestation contre le nucléaire aujourd’hui à Tokyo en 6 emplacements différents.

Cette fois, beaucoup d’avocats suivent la manifestation, afin de vérifier si les forces de police filmaient afin d’intimider les participants...

La caractéristique de cette démonstration est la variété de population présente, de jeunes familles avec bébés aux vieillards. Un homme de 94 ans participait en chaise roulante.

Photos : http://www.lemonde.fr/planete/portf...


Le 11 septembre 2011, de grandes manifestations antinucléaires ont eu lieu au Japon, comme en témoignent ces images. Vraiment le peuple japonais est encore vivant !

http://www.youtube.com/watch?v=xnru...


Voir avec les liens :
http://fukushima.over-blog.fr/

Fukushima : dernières nouvelles de septembre

11 septembre 2011 :

deux souvenirs d’évènements douloureux vont se télescoper, 6 mois exactement après le tremblement de terre japonais et 10 ans après la destruction des tours jumelles à New York. Alors autant prendre quelques jours d’avance pour faire le point sur la catastrophe de Fukushima, car on sait déjà de quoi les médias vont parler le plus… Ne parlons même pas du non-lieu général dans l’affaire des retombées en France du nuage de Tchernobyl. 10 ans d’enquête pour en arriver là… Vraiment, 2011, une triste année. Alors commençons par la seule bonne nouvelle qui semble se dessiner.

C’est maintenant presqu’officiel : le Japon va sortir du nucléaire ! Naoto Kan, ex premier ministre, est devenu anti-nucléaire. Avant de quitter le gouvernement, il avait pris soin de faire voter une loi favorable aux énergies renouvelables. Libéré de ses fonctions et des pressions qu’il subissait, il dit aujourd’hui publiquement ce qu’il pensait tout bas : « Quand vous pensez à la possibilité d’un accident qui pourrait rendre la moitié du pays inhabitable, vous ne pouvez pas prendre ce risque, même si cela n’arrivait qu’une fois dans un siècle" (lien). Le nouveau gouvernement ne dit pas autre chose : Yoshihiko Noda, premier ministre depuis une semaine, juge difficile de construire de nouveaux réacteurs au Japon, y compris pour remplacer ceux arrivant en fin de vie. A terme, cela devrait aboutir à la disparition progressive des centrales nucléaires au Japon, comme l’a indiqué dernièrement le ministre de l’industrie (lien).

C’était la bonne nouvelle. Les autres sont moins réjouissantes, car la crise nucléaire est à son paroxysme, non pas à la centrale même ‒ même si la centrale continue de diffuser son poison en continu, il n’y a plus d’explosions spectaculaires ‒ mais dans les territoires contaminés qui sont loin de se limiter à la zone d’exclusion décidée par le gouvernement. Pour plusieurs centaines de milliers de Japonais, la situation sanitaire est désormais critique, certains secteurs habités étant plus pollués que des zones interdites à Tchernobyl. Malgré ces faits alarmants, peu de médias osent aborder le sujet. D’où aujourd’hui l’idée de faire le point à l’aide de dossiers, de synthèses ou de reportages réalisés récemment qui donnent des éclairages multiples de la situation presque 6 mois après l’accident.

Pour lire les dossiers et articles
http://fukushima.over-blog.fr/artic...

1. Fukushima, 6 mois après : la catastrophe continue (Réseau Sortir du nucléaire)
2. A Fukushima, « on ne maîtrise rien », témoigne Corinne Lepage (reportage)
3. Une synthèse de l’accident de Fukushima du 11 mars 2011 (Forum de _ Radioprotection)
4. Mise en place de moyens de contrôles radiologiques indépendants (Partenariat Criirad-ONG japonaises)
5. Le point sur la situation à Fukushima Daiichi (Autorité de Sûreté Nucléaire)
6. Accident survenu à la centrale de Fukushima Daiichi : point de la situation (IRSN)
7. Fukushima Retombées (reportage TV australien)
8. Dernières nouvelles de Tokyo en… 2016 (court-métrage japonais)
9. Qui tient encore le fil de l’actualité de Fukushima aujourd’hui ? (liens)


24 août

Tokyo est située dans la région du Kanto. Quand la pluie vient du nord, elle est chargée de particules radioactives provenant de la centrale de Fukushima Daiichi. Et cette pluie tombe sur les 35 millions d’habitants de cette mégalopole sans que personne ne s’en inquiète. Oui, ces phrases sont au présent. Oui, nous sommes en août 2011, c’est-à-dire 5 mois après « l’accident » nucléaire dont on a tant parlé aux mois de mars et avril. Non vous ne rêvez pas. « L’accident » n’est pas un accident, c’est une catastrophe, jamais égalée, qui est toujours en train de se produire...


Sites à regarder pour connaître l’évolution de la catastrophe nucléaire ...

http://fukushima.over-blog.fr/
http://catastrophe-de-fukushima.fr/
http://www.cartoradiations.fr
http://www.kokopelli-blog.org/?p=1765


Les autorités japonaises face à la colère des habitants de Fukushima

http://www.youtube.com/watch?v=m_Tz...

Une réunion le 19 juillet entre les autorités et les habitants de Fukushima qui demandent l’évacuation urgente de la zone contaminée ainsi que l’analyse d’urine des enfants de Fukushima. Sous-titrage en français.


Témoignages vidéos d’expatriés français

A 200 km de Fukushima, un Français témoigne de sa vie - "Ma fille de 2ans dort à côté ..."
http://lafourmirouge.blogspot.com/2...

http://www.dailymotion.com/video/xj...
_Fukushima : Message d’un expatrié français ! (15/06/2011)
A écouter jusqu’au bout !


Trois mois après, les leçons de la catastrophe.

Vidéo

Yves Marignac, directeur de Wise-Paris (agence d’information sur le nucléaire) nous livre son analyse de la catastrophe nucléaire de Fukushima trois mois après l’accident. Interview réalisée le 6 juin 2011. Réalisation : Christian Buffet
http://www.lemonde.fr/week-end/vide...


http://www.politis.fr/Fukushima-debut-aout-la,15042.html

dimanche 7 août 2011

Fukushima, début août : la situation continue à empirer

par Claude-Marie Vadrot

Comme annoncé, la situation à Fukushima et dans la région ne s’arrange pas et, à en juger par les derniers développements du délabrement des réacteurs accidentés, cet accident pourrait dépasser en gravité, dans le temps et dans l’espace, celui de Tchernobyl. Car non seulement les trois réacteurs restent pratiquement hors d’atteinte pour les ouvriers et les ingénieurs, mais trois des quatre piscines endommagées ne sont toujours pratiquement pas refroidies. Seule celle liée au réacteur numéro quatre est équipée depuis la fin du mois de juillet d’un système de refroidissement de secours qui « ne donne pas entièrement satisfaction ». Traduit en langage de profane cela signifie que cette piscine relâche toujours de la radioactivité dans l’air. Ce qui est évidemment le cas des carcasses des bâtiments et de réacteurs un, deux et trois. Donc, n’en déplaise aux « docteurs tant mieux » qui s’agitent aussi bien au Japon qu’en France chez Areva, la situation des rejets et des risques à venir reste exactement la même que le 13 mars dernier, quand la fusion a commencé. Un accident dont il faut quand même rappeler, car les partisans du nucléaire sont en train d’essayer de le faire oublier à l’opinion publique internationale, qu’il n’a pas été provoqué par le tsunami mais par l’arrêt automatique des réacteurs provoqué par le tremblement de terre. Il se trouve, les experts le savent mais ne le crient jamais sur les toits, que les conséquences de l’arrêt brutal d’un réacteur nucléaire, qu’elles qu’en soient les causes, sont toujours imprévisibles : cela peut fort bien se passer normalement ou au contraire déstabiliser définitivement un réacteur sans que les spécialistes sachent vraiment pourquoi.
Pour prendre la mesure de la radioactivité toujours relâchée dans l’atmosphère, il suffit de savoir que dans le réacteur numéro deux, par exemple, les instruments de contrôle que les techniciens ont réussi à glisser le 2 août prés du réacteur numéro deux n’ont pas pu fonctionner car la radioactivité était trop forte. Elle dépassait –d’un montant ignoré- la limite de 10 sieverts/heure (10 000 millisieverts).

(...)


6 août 2011

Le Japon commémore Hiroshima en pensant à Fukushima

Le 6 août 1945, l’armée américaine larguait la bombe A sur la ville japonaise d’Hiroshima et trois jours plus tard, le 9 août, sur la ville de Nagasaki .
Les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki étaient littéralement "ramenées à l’âge de pierre" par l’explosion des premières - et seules - bombes atomiques jamais utilisées dans un conflit . L’emploi d’armes aussi barbares était devenu "indispensable" - dit-on alors officiellement - pour arrêter la guerre et épargner des centaines de milliers de vies. Des documents récents démentent cependant cette thèse et révèlent que ces destructions, comme celle de Dresde le 13 février 1945, avaient pour objectif d’expérimenter ces nouvelles armes avant la fin de la guerre d’impressionner les Soviétiques, d’arrêter leur avance, et marquaient, en fait, le début de la guerre froide.

Le premier ministre Naoto Kan a réitéré son engagement à œuvrer à une société sans énergie nucléaire
 !!!!


Dimanche 31 juillet 2011

http://fukushima.over-blog.fr/artic...

Témoignage de Norio HIRAI, chaudronnier du nucléaire (1) : « Les centrales nucléaires sont construites par des gens incompétents »

hirado-norio.jpgLe témoignage que j’ai choisi de diffuser aujourd’hui ne traite pas de l’accident de Fukushima, mais il doit être lu pour comprendre comment la catastrophe a pu arriver. Rédigé il y a 15 ans au Japon par Norio HIRAI, technicien chaudronnier travaillant pour la construction et l’entretien des centrales nucléaires, il ajoute un éclairage saisissant sur le fonctionnement du nucléaire au Japon. Homme de terrain, Norio HIRAI apporte son expertise, et ses craintes sont malheureusement devenues réalité. Puisse son témoignage posthume ‒ l’auteur est mort d’un cancer en 1997 ‒ arriver aux portes du pouvoir, afin que son manifeste atteigne un tant soit peu la conscience de ceux qui nous gouvernent.


31 juillet 2011

L’eau des sous-sols des réacteurs n°2 et 3 n’est plus pompée car la cuve est pleine et la station d’épuration ne peut traiter autant d’eau qu’initialement prévue. Selon TEPCO il n’y a pas de risque de débordement et le pompage devrait recommencer lundi.

Par ailleurs un nouveau scandale à éclater au Japon concernant entre autre la NISA (l’autorité de sûreté nucléaire japonaise) et TEPCO.

Lors d’un forum en 2007 sur l’utilisation, pour les réacteurs de la centrale nucléaire de Hamaoka, du combustible MOX (qui est un mélange de plutonium et d’uranium, présent également dans le réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi) la NISA aurait demandé à l’exploitant de Hamaoka (Chubu Electric Power Co.) de placer dans le public des personnes favorables au MOX.
Ainsi sur 524 participants à ce forum environ 150 seraient lié à l’exploitant.
Ainsi des employés, des sous-traitants et des associations ont été poussés à participer au forum, à préparer des questions et des interventions positives pour orienter le débat en faveur du nouveau combustible.
7 compagnies d’électricité du Japon (dont TEPCO) ont également admis avoir incité leurs salariés à participer aux débats.


26 juillet 2011

On a retrouvé le corium de Fukushima

A lire avec les liens
http://www.agoravox.fr/actualites/i...

On le sait, depuis le premier jour de la catastrophe de Fukushima, les trois cœurs des réacteurs ont fondu, formant le corium, agglomérat de combustible nucléaire, et d’éléments d’assemblage.

On sait qu’il atteint de très hautes températures ( 3000 °C) et peut faire fondre la plupart des matériaux. lien

On sait aussi que les cuves des réacteurs sont devenues des passoires, et que le corium s’est déjà attaqué à l’épaisse dalle de béton de 8 mètres d’épaisseur.

Logiquement cela ne devrait pas empêcher sa progression en direction du sol, une fois passé l’obstacle du béton, et le faire rencontrer à un moment à un autre, la nappe phréatique.

A ce moment, il y aura une explosion chimique avec un important dégagement de matières radioactives dans l’atmosphère.

Dans cette vidéo, on peut découvrir le processus de la formation du corium.

Selon Hiroaki Koide de l’Université de Kyoto « la situation de la centrale de Fukushima est désespérée (…) il y a à peu près cent tonnes de corium. Les cuves de pressurisation et les métaux utilisés pour l’enceinte du bâtiment fondent à 1500 °. Il est donc probable que le corium soit tombé au fond des cuves, qu’une partie ait attaqué le sol et qu’une partie se soit mélangée avec l’eau contaminée, entraînant la fonte des murs ». lien

Il pense qu’il aurait fallu depuis longtemps construire une enceinte souterraine autour de la centrale afin de protéger les nappes phréatiques du corium et des sols contaminés, mais c’est manifestement bien trop tard.

Alors bien sur, le service de communication de Tepco affirme « les plans sont en cours d’élaboration. Tepco prévoit de construire une enceinte afin de protéger les nappes phréatiques des infiltrations contaminées », mais quelle crédibilité peut-on donner encore à Tepco, toujours dans la dissimulation ou la manipulation ?

Si l’on observe cette vidéo, (à partir de 1’ 30 ‘’) prise le 19 juillet dernier, cette soudaine importante fumée qui se dégage de la centrale pourrait indiquer que le corium est bel et bien en contact avec l’eau souterraine.

Un autre problème vient de surgir, celui de « pluies noires ».

C’est l’expert nucléaire Arnie Gundersen, qui nous explique que celle-ci, radioactive et chaude, est responsable de l’importante pollution des sols et des cultures, bien au-delà de la zone d’exclusion, ce qui explique le problème que connaissent maintenant les bœufs japonais.

Il y en a eu pour l’instant 130 de contaminés, et ça ne devrait s’arrêter là, car la paille de riz qui sert à nourrir les bovins est elle-aussi contaminée à 500 000 bq/k de césium radioactif, et qu’elle provient d’une zone se trouvant a 72 km de la centrale. lien

Il y a donc bien contamination de la chaîne alimentaire.

Il évoque le témoignage de quelques uns de ses amis biologistes, qui ayant travaillé sur le dossier Tchernobyl, se sont rendus au Japon pour y analyser la situation. « Ils ont bien vu que les choses allaient mal tourner (…) ils ont dit que la situation était très mauvaise. A vrai dire ce sont des scientifiques endurcis qui sont habitués à traiter avec la radioactivité et ils croient que les conditions sont bien pires que ce qu’ils avaient pensé ».

Comme le dit Gundersen, au lieu de minimiser le tragique de la situation, le gouvernement japonais serait bien inspiré de minimiser plutôt leur exposition aux radiations.

Comme on s’en doute, jour après jour depuis bientôt 5 mois, la centrale continue à rejeter des quantités considérables de radioactivité ainsi que le prouve ce lien.

On sait maintenant que la pollution radioactive de Fukushima a largement dépassé la zone d’exclusion : à 88 km au sud de la centrale, près d’Hitachi, des retombées en césium ont été mesurées à plus de 50 000 Bq/m2 et à 160 km au sud-sud-ouest de la centrale, à Ishioka, les retombées en césium sont de plus de 48 000 Bq/m2. lien

De nombreux citoyens alarmés par ces informations se sont dotés de compteurs afin de mesurer eux même la radioactivité.

Sur ce lien, on peut suivre la déambulation de l’un d’eux dans une ville située à 220 km de Fukushima, le 7 juin dernier, au moment où il découvre sur le sol 5,58 µSv. lien

A Tokyo, 32 millions de japonais vivent sans se douter pour certains que le taux de radioactivité en progression a été mesuré à 1,36 µSv/h. lien

Au sujet de la «  décontamination » de l’eau radioactive, il y a un décalage important avec les promesses et la réalité puisque le procédé « miraculeux » d’Areva semble ne fonctionner que sur la base de 35 h par semaine, et que le 24 juillet la machine a été totalement mise hors service pendant 7 h. lien

Pour toutes ces raisons, le « projet 47 » est en train de se mettre en place : avec l’aide de la CRIIRAD, et de nombreuses associations locales, Wataru Iwata va pouvoir mesurer gratuitement la radioactivité dans les zones polluées. lien

Rama C. Hoetzlein nous propose une animation étonnante montrant ponctuellement tous les points irradiés au Japon au mois mars 2011. lien

Il n’y a plus que 17 réacteurs nucléaires sur 54 qui fonctionnent encore et les japonais, hostiles maintenant à 70% à cette énergie dangereuse réclament une zone d’exclusion élargie, et demandent des comptes. lien

Dans cette vidéo, des citoyens japonais s’adressent à Akira Sato, directeur du département des urgences nucléaires locales, n’obtenant comme seule réaction qu’une magnifique « langue de bois ».

Extraits :
« Ne pensez vous pas que les gens de Fukushima, comme les autres gens, ont le droit de s’échapper pour ne pas être exposées à la radioactivité ? »
Réponse :
« Le gouvernement essaye de réduire le taux d’exposition autant que possible »
-Vous ne répondez pas à la question !
-Comme cela, vous dites qu’ils n’auraient pas ce droit ?
-Ils ont bien ce droit, n’est-ce pas ? »

Réponse :
_ « Je ne sais pas s’ils ont ce droit » (…)
-Alors vous aussi, vous-même, vous pensez que vous n’avez pas le droit de vivre une vie en bonne santé ?
-Répondez-moi ! (…)
-Vous voulez dire qu’il existe une différence de standard d’exposition à la radioactivité pour la préfecture de Fukushima, et pour les autres préfectures ? »

Réponse
« Ce que je dis c’est que le gouvernement a essayé de réduire autant que possible le taux d’exposition ».
« Vous n’avez pas répondu à la question »
Etc.
Devant l’assaut de questions sans réponse, Akira Sato, finira par s’enfuir lâchement poursuivi par un citoyen qui lui demande en vain d’analyser un flacon d’urine.

Alors maintenant le gouvernement Japonais vient de promulguer une loi qui censurera sur Internet les mauvaises nouvelles provenant de Fukushima. lien

Mais supprimer le thermomètre n’empêchera pas la température de monter.

Du côté de l’OMS, (organisation mondiale de la santé) c’est aussi la loi du silence.

Comme l’explique Christophe Elain, membre du collectif « independentwho » sur l’antenne de TV5 monde : «  l’OMS ne peut prendre aucune initiative concernant la santé et le nucléaire, et toutes les informations qui pourraient nuire au développement du nucléaire sont passées sous silence (…) toute sorte de décision qui pourraient être prise par l’OMS ou l’AIEA (agence internationale à l’énergie atomique) doivent être prises d’un commun accord (…) et l’AIEA a une possibilité de véto sur d’éventuelles déclarations de l’OMS ». lien

En effet, l’Aiea s’occupe la promotion des activités nucléaires civiles et l’OMS qui est normalement en charge de la santé publique a signé avec l’Aiea, dès 1959 un accord qui dispose que les deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ». lien

Et puis, comme chacun s’en doute, le Japon n’est pas le seul touché par la catastrophe : depuis Tchernobyl on sait qu’une frontière n’arrête pas la pollution.

Dans la région de Princeton, au Canada, des taux importants ont été mesurés comme le prouve cette vidéo où on découvre des niveaux allant jusqu’à 0,79 mcSv/h.

Le Physicien Chris Busby expert en nucléaire, affirme que les conséquences de la catastrophe de Fukushima ont été largement sous-évaluées, en terme de santé : il estime que dans les 50 prochaines années, il y aura 200 000 cas de cancer de plus au Japon, et que les retombées de l’accident dépasseront largement celles de Tchernobyl. lien

Jeremy Rifkin l’a compris : le nucléaire est mort, il est urgent de tourner la page et il est essentiel d’écouter ses arguments imparables, parce qu’il fait vraiment le tour de la question (lien) et pourtant le gouvernement Japonais devrait rester insensible à la jolie chanson anti-nucléaire de ces collégiennes japonaises. lien

Car comme dit souvent mon vieil ami africain : «  si tu vis dans la peur, tu ne vis qu’à moitié »

Olivier Cabanel


samedi 23 juillet 2011

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article119311

Japon : Industrie nucléaire et financement politique

Article du Mainichi Daily News du 23/07/, traduction amateure
http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news...

Les cadres des compagnies d’électricité ont fourni 72% des dons de particuliers au PLD, Parti Libéral Démocratique, en 2009

TOKYO (Kyodo) - Plus de 70% des dons faits par des individus en 2009 à l’organisme de gestion des fonds politiques ( l’APP ) du Parti Libéral Démocrate viennent de cadres, y compris ceux à la retraite, de la Tokyo Electric Power Co. et de huit autres fournisseurs d’électricité, selon les données compilées par le journal Les nouvelles de Tokyo ( Kyodo News).
(...)

En 2009, l’association a reçu 64,85 millions de yen en dons politiques des individus. Sur ce total, 47,02 millions ou 72,5 % provenaient de dirigeants des neuf sociétés d’électricité.

(...)

Les cadres d’ Okinawa Electric Power Co *. n’ont fait aucun don...

* Il n’y a pas de centrales nucléaires sur l’île d’Okinawa [ndlT]



21 juillet

Hitachi maintient ses objectifs de vente de réacteurs malgré la crise nucléaire | The Japan Times Online

[google trad] Après avoir examiné les perspectives d’activité pour l’énergie atomique au milieu de la catastrophe de l’usine de Fukushima, Hitachi Ltd a décidé de maintenir son plan de développement des affaires nucléaires et vise à terme des commandes pour plus de 38 réacteurs à travers le monde en 2030, d’après un supérieur de l’entreprise.

http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nb20110721a1.html


14 juillet 2011 :

A Fukushima, le système AREVA fuit comme une passoire. Ce système de décontamination est très difficile à faire fonctionner car la moindre fuite (et elles sont pléthore) requièrent que des travailleurs interviennent dans un environnement de 100/150 millisieverts/heure.

Pour construire la centrale, Tepco avait raboté la falaise
Il y a quarante ans, Tepco a décidé de raboter une falaise naturelle de 35 mètres — une barrière naturelle contre les tsunamis — pour construire la centrale de Fukushima Dai-Ichi plus près de la mer.
L’opérateur de la centrale, partant du principe qu’une vague de plus de 3,1 mètres ne frapperait jamais la côte, a fait abaisser la falaise de 25 mètres et a érigé la centrale sur un sol artificiel à peine dix mètres au-dessus du niveau de l’eau.
Tepco a par ailleurs creusé le sol 14 mètres de plus pour construire les sous-sols abritant les turbines et les moteurs de secours, qui allaient plus tard être engloutis par la vague, révèle le Japan Times.
Tepco a pris cette décision car les coûts liés au pompage de l’eau de refroidissement auraient été plus élevés si la centrale avait été construite plus haut sur la côte.


9 juillet

Le premier ministre japonais a déclaré samedi 9 juillet qu’Il faudra " trois, cinq, voire 10 ans pour parvenir à en reprendre le contrôle, et même plusieurs décennies pour remédier aux conséquences de l’accident".
Tepco espère réduire les fuites radioactives d’ici à fin juillet et parvenir à refroidir les réacteurs pour les arrêter au plus tard d’ici à janvier prochain.

Encore de la viande radioactive de Minami-soma. . Depuis la fin avril, ce sont 2924 vaches de boucherie qui ont été expédiées de la même région archi-contaminée radioactivement.
- 1080 becquerels de césium par kilo de feuilles de thé à Tochigi City. Cette cité se trouve à 160 km de la centrale nucléaire de Fukushima. Le thé a été récolté début juillet.


5 juillet 2011 :

Une étude menée du 26 au 30 mars sur 1080 enfant de 0 à 15 ans par la commission de sûreté nucléaire japonaise, dans les villes d’Itate, Kawamata, et Iwaki (respectivement dans les parties nord-est, et dans le sud-est de la préfecture de Fukushima), a révélé que 45% des enfants ont la thyroïde contaminée.

Les résultats ont été publiés juste hier, trois mois plus tard ...


Alors que 85 000 personnes ont déjà quitté leurs habitations et vivent depuis dans des abris de fortune, de nouvelles zones d’évacuation ont été décrétées jeudi dernier.
Il s’agit entre autres de plus de 100 foyers de la ville de Date, à environ soixante kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima.

http://www.cartoradiations.fr/

2 juillet 2001

Révélations : Le Gouvernement Britannique avait mis en place une
action pour minimiser l’impact de Fukushima sur l’opinion publique.

Le Guardian révèle les échanges internes d’e-mails entre les autorités gouvernementales et les
industriels (EDF Energy, Areva, Westinghouse, ...) sur la campagne de communication lancée pour
protéger le développement et la construction des nouvelles centrales nucléaires Britanniques suite
à la catastrophe de Fukushima.

Rob Edwards Jeudi 30 juin 2011

Les responsables du Gouvernement britannique ont approché les
industriels du nucléaire afin de concevoir une stratégie et de
coordonner les relations publiques pour minimiser la catastrophe
nucléaire de Fukushima ceci juste deux jours après le séisme et le
tsunami au Japon et avant que ne soit connu l’ampleur de la
pollution environnementale radioactive.

Le Guardian s’est procuré les e-mails internes échangés qui
montrent comment les industriels des multinationales de
l’énergie nucléaire, comme EDF Energy, AREVA, Westinghouse,
etc... ont travaillé dans les coulisses en étroite collaboration avec
le département de l’énergie pour tenter de s’assurer que la
catastrophe de Fukushima n’impacte pas leurs plans pour la
construction de la nouvelle génération de centrales nucléaires
prévue au Royaume-Uni.

"Nous nous devons au retour de la confiance en l’industrie nucléaire dans le monde" a écrit un haut
fonctionnaire du Departement pour le Business, l’Innovation et les Compétences (BRI), dont le nom a été
expurgé des e-mails. "Nous devons nous assurer que les anti-nucléaires et que l’opinion publique ne gagnent
du terrain sur ce point. Nous avons besoin d’occuper l’espace médiatique et le tenir. Nous avons vraiment besoin
de montrer que la sûreté des installations nucléaires est parfaite.
"


http://www.kokopelli-blog.org/?p=1375

- 30 juin 2011 : TEPCO peine à injecter de l’azote dans le réacteur 3. Selon le quotidien Japonais Japan Times, TEPCO ne peut injecter de l’azote dans ce réacteur en raison de la très haute radioactivité, afin de prévenir tout risque d’explosion à l’hydrogène. Selon ce même quotidien, TEPCO peine énormément, également, a garder en état de marche le système de décontamination de l’eau radioactive : il fuit en permanence.

- 29 juin 2011 : Une nouvelle qui n’a pas fait la Une. Bien que les media US ne l’aient pas mentionné, sans doute par oubli, c’est une zone d’évacuation obligatoire de 16 km qui a été décrétée autour de la centrale nucléaire de Fort Calhoun. Juste au cas où puisqu’il n’existe aucun danger pour la population. Dernière minute : c’est officiel, ABC en a parlé avec un prime un petit reportage.

- 29 juin 2011 : A Fukushima, le système de décontamination de l’eau radioactive en mode aléatoire. Aujourd’hui, le système AREVA-KURYON de décontamination de l’eau radioactive a été stoppé au moins deux fois en raison de fuites. Il est pour l’instant à l’arrêt. Présentement, ce sont 121 000 tonnes d’eau qui sont en attente de décontamination : 99 440 tonnes dans les quatre réacteurs et 21 730 tonnes dans le centre de stockage principal. Ce sont seulement 7 230 tonnes qui ont été décontaminées du 17 au 28 juin, à savoir 600 tonnes par jour.

- 29 juin 2011 : Chez Next-up : des images de Fort Calhoun que vous ne verrez pas dans les media. Comme le dit Next-up, ces images de la centrale nucléaire ne nécessitent pas de commentaires.


http://catastrophe-de-fukushima.fr/

24 juin 2011

La station d’épuration souffre toujours de problèmes, elle ne filtre pas l’eau contaminée comme prévu. Hier, TEPCO aurait enfin trouvé le problème (l’indication « ouvert » et « fermé » sur une valve d’une cuve était erronée). Les tests se poursuivent donc pour savoir si la station fonctionne enfin correctement.
Cela est d’autant plus urgent que les sous-sols menacent toujours de déborder, et même de plus en plus avec l’arrivée de la saison des pluies. TEPCO à beau installer des sacs de sable pour empêcher au maximum l’eau de s’infiltrer dans les sous-sols, de nombreux bâtiments n’ayant même plus de toit, le risque reste élevé.
Face à cette menace de débordement TEPCO a dû diminuer la quantité d’eau injectée dans le réacteur n°3, ce qui a provoqué une augmentation de la température de plusieurs degrés (4°C en haut du réacteur et 7°C en bas).

C’est une nouvelle illustration du caractère extrêmement précaire de la stabilité de la situation et plus généralement de l’incapacité de TEPCO à la gérer.

Un autre exemple est venu s’ajouter mardi avec l’éclaircissement sur ce qu’il s’est passé dans le réacteur n°4. Comme dans les réacteurs n°1, 2 et 3, suite au séisme et au tsunami le courant a été coupé et le système de refroidissement avec. La température est alors montée et l’eau a commencé à s’évaporer. Le combustible du réacteur n°4 aurait alors pu se trouver exposé à l’air libre, risquant la fusion. Mais l’explosion d’hydrogène a provoqué le déplacement d’une paroi, amenant l’eau d’un bassin adjacent à se déverser dans la piscine du réacteur n°4.

C’est donc un « accident » qui a permis de limiter les dégâts dans ce réacteur.

Rajoutons que même les ministères du travail et de la santé du Japon ont critiqué TEPCO il y a quelques jours pour leur gestion des travailleurs.

En effet, sur le site de Fukushima, depuis le début de la catastrophe du 11 mars, près de 5 200 personnes y ont travaillé, employées par 654 sous-traitants et parfois par des sous-sous-traitants.
Or, alors que TEPCO doit contrôler la contamination interne de près de 4000 personnes ayant travaillé sur le site entre le 11 et le 31 mars, la compagnie ne parvient pas à retrouver 69 sous-traitants.


18 juin 2011

L’usine de décontamination des eaux radioactives construite à la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon) a été arrêtée quelques heures après sa mise en route en raison du niveau trop élevé de radiations, a annoncé samedi l’opérateur de la centrale.

Des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être changées beaucoup plus tôt que prévu en raison du niveau trop élevé de radiations, ont indiqué des responsables de Tokyo Electric Power (Tepco).

L’usine de décontamination avait commencé à fonctionner vendredi à 20H00 (11H00 GMT) et a dû être arrêtée cinq heures tard, selon les mêmes sources.

L’opérateur n’a pas précisé quand l’usine de contamination recommencerait à fonctionner.

La chaîne de décontamination de l’usine est basée sur les procédés du groupe nucléaire français Areva et de la société américaine Kurion.

Cette station de décontamination concentrait tous les espoirs. Comme l’explique encore Areva, la radioactivité de l’eau devait diminuer « de 1 000 à 10 000 fois ». Sur le papier. Maintenant, « tant que Kurion ne trouve pas les pièces adaptées pour ce contexte particulier de radioactivité, toute l’installation est à l’arrêt ». Et tout espoir de reprendre en main la suite des opérations envolé.


http://catastrophe-de-fukushima.fr/

http://fukushima.over-blog.fr/

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html

Pétition pour une transparence totale sur la radioactivité de l’air que nous respirons
http://petitions.criirad.org/?Petition-pour-une-transparence

L’appel de Fukushima
Mettre la catastrophe sous contrôle citoyen
http://appeldefukushima.wordpress.com/


10 juin 2011

Fukushima Daïchi : forte contamination du territoire japonais, de son littoral et de ses habitants

L’air radioactif de Fukushima a circulé dans les grandes métropoles japonaises où les populations ont parfois reçues des doses massives. Les parents luttent aujourd’hui contre le gouvernement pour protéger les enfants de la contamination. L’océan aussi a été massivement contaminé. Le séisme et la défaillance des valves de sécurité sont les principaux responsables de l’accident de Fukushima Daïchi, pas le tsunami.

lire le bilan sur :
http://rebellyon.info/Fukushima-Daichi-forte.html


7 juin 2011

Des taux de radioactivité jamais atteints

http://catastrophe-de-fukushima.fr/

A la centrale de Fukushima, des taux de radioactivité d’un niveau jamais atteint depuis le début de la catastrophe nucléaire ont été enregistrés ces derniers jours dans le réacteur n°1.

Un robot a été envoyé dans le bâtiment du réacteur n°1 vendredi, il y a détecté 4 sieverts par heure à certains endroits. Ce très haut niveau de radiations pourrait être dû à un trou dans le sol duquel sort de la vapeur (provenant des sous-sols du bâtiment). Neuf ouvriers sont également rentrés pour installer un appareil servant à mesurer la pression dans la cuve du réacteur.

La quantité totale d’eau qui se trouve dans les sous-sols du réacteur était estimée à 16 200 tonnes vendredi dernier. Le niveau de l’eau a baissé en fin de semaine après avoir augmenté entre lundi et mardi. Par contre, TEPCO ne sait pas où est partie l’eau.

Dans les sous-sols du réacteur n°2, le niveau de l’eau est à une vingtaine de centimètres du sol et menace donc de déborder. Il y aurait en tout 24 600 tonnes d’eau dans ces sous-sols.

(...)

Le gouvernement de la préfecture de Fukushima a décidé de mesurer la contamination des habitants, mais il ne dispose que d’un compteur qui ne peut contrôler que 10 personnes par jour. L’hôpital universitaire de Nagasaki de son côté a contrôlé la contamination du personnel medical qui a été envoyé à Fukushima : 40 % des personnes ont été contaminées par l’iode 131, et quelques-unes par du césium.

(...)


5 juin 2011

http://www.lejdd.fr/International/A...

Japon : A Koriyama, le péril invisible
Les 300.000 habitants de cette ville, située à 60 kilomètres de la centrale accidentée, se croyaient à l’abri. Mais la radioactivité y est montée en flèche.

Bien qu’extérieur à la zone d’exclusion décidée par le gouvernement japonais après la catastrophe nucléaire, Koriyama a subi des radiations supérieures à certains endroits de cette zone.


27mai 2011

Dans la cuve de stockage où était entreposée l’eau hautement radioactive des sous-sols des réacteurs n°2 et 3, le niveau a baissé de 4,8 centimètres en 20 heures. Cela représente une fuite de 57 tonnes d’eau et risque d’avoir des conséquences sur les opérations de pompages.


25 mai 2011

http://catastrophe-de-fukushima.fr/


La fusion a aussi eu lieu dans les réacteurs n°2 et 3

TEPCO, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a révélé hier qu’il y a également eu fusion dans les réacteurs n°2 et 3. Pour l’instant c’était chose sûre uniquement pour le réacteur n°1. Pour les n°2 et 3, TEPCO et les autorités japonaises se contentaient jusqu’à ce jour de dire que le combustible avait été « partiellement endommagé ».
Il est en réalité maintenant quasi certain que le combustible a totalement fondu à la suite de la coupure des systèmes de refroidissement, endommagé par le séisme et le tsunami du 11 mars. A cela s’ajoute que durant une durée indéterminée le combustible n’aurait pas été totalement recouvert d’eau.
TEPCO ignore pour l’instant si les cuves ont été endommagées comme c’est le cas dans le réacteur n°1 où la cuve est percée, alors que l’enceinte de confinement présente elle aussi des fuites. Ce qui est également le cas de l’enceinte de confinement du réacteur n°2.
Dans le réacteur n°4 les travaux ont commencé. Ils visent à renforcer la structure qui porte la piscine de combustible usé. Dans un premier temps les travailleurs installent des protections pour diminuer la radioactivité ambiante.

Par ailleurs, alors qu’il y a toujours près de 80 000 réfugiés de la catastrophe de Fukushima au Japon, l’Institut français de Radioprotection et de Sécurité Nucléaire (IRSN) estime qu’il faudrait évacuer encore environ 70 000 personnes vivant dans des zones de forte retombé du panache radioactif de Fukushima. Des dépôts importants d’éléments radioactifs ont été relevés dans la direction du nord-ouest, avec une radioactivité s’élevant de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de becquerels au mètre carré.


22 mai 2011

Hier l’autorité de sûreté japonaise (NISA) a rapporté avoir détecté une contamination interne chez plusieurs milliers de travailleurs du nucléaire, sur d’autres sites que Fukushima. Cependant, tous se sont rendus dans la préfecture de Fukushima.
Ce rapport est donc inquiétant sur le niveau de contamination des populations vivant aux alentours de la centrale.

De plus, du césium radioactif a été détecté sur des feuilles de thé récoltées dans la préfecture de Kanagawa, à 300 km de la préfecture de Fukushima.

21 mai 2011

"Jeudi la presse japonaise à publié un rapport révélant que depuis le début de l’accident seulement 10% des travailleurs sur le site de la centrale de Fukushima ont vu leur contamination interne testée. Ce faible pourcentage est dû au manque de moyens de détection, car les équipements de la centrale ont leurs résultats faussés à cause des radiations alentours. TEPCO s’est engagé à se doter de 14 appareils de mesure du corps entier, il n’y en a que trois actuellement, alors que 8 630 personnes sont intervenues sur le site."


Fusion de trois réacteurs à Fukushima : les médias français regardent ailleurs
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4035

19 mai 2011

(...)Après n’avoir cessé de montrer son incapacité à gérer la crise, et de cacher des informations sur le déroulement des évènements à la centrale de Fukushima dans les premiers jours de la catastrophe, TEPCO continue dans le mensonge pour tenter de se dédouaner. La compagnie voudrait ainsi nous faire croire que la fusion du réacteur numéro 1 serait due à une simple erreur humaine : un ouvrier aurait fermé manuellement le système de refroidissement d’urgence au moyen d’une valve, peu de temps avant que le tsunami ne frappe la centrale.
Un système aussi sensible que celui-ci dans une centrale nucléaire dépendrait d’une valve qu’il suffirait de tourner ? Une valve accessible à n’importe qui ?
TEPCO s’imagine que l’on va accepter son interprétation comme quoi Homer Simpson (responsable de la sécurité d’une centrale nucléaire dans la série) s’est trompé de bouton ?!


18 mai 2011

Dernières informations : le président de l’Agence de Sécurité Nucléaire japonaise a déclaré hier être au courant de la fusion des trois réacteurs depuis la fin du mois de mars....

http://www.france24.com/fr/20110518...

(...)
L’annonce de Tepco, intervenue 69 jours après la catastrophe, passe mal auprès des experts. "La situation est beaucoup plus grave que ce que Tepco et l’agence de sécurité nucléaire japonaise ne l’ont laissée paraître", déclare Harry Bernas, directeur de recherche au CNRS.
"Des mesures encore incomplètes - publiées ces jours-ci - prouvent qu’en perçant leurs barrières de sécurité, des éléments hautement radioactifs se sont non seulement échappés dans l’air et l’océan, mais ont également pollué les nappes phréatiques", s’inquiète le chercheur.
"Reste à savoir maintenant à quel degré de gravité nous sommes confrontés".

L’irradiation quotidienne et permanente émanant des réacteurs de Fukushima va inexorablement contaminer les sols japonais et surtout, remonter dans la chaîne alimentaire via les produits de la mer, consommés massivement par la population nippone.
"Il est évident qu’un pic de cancers va se déclencher dans les années à venir dans la région autour de Fukushima", explique Stéphane Lhomme, le président de l’Observatoire du nucléaire.
Selon Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France, l’ampleur de la catastrophe était pourtant prévisible.
"Il était évident que les cœurs avaient fondu après être restés plusieurs heures sans être refroidis. Tepco n’a simplement pas voulu dire la vérité en étant sous les feux des médias", explique-t-elle. "J’hésite entre les mots ‘malhonnêteté’ et ‘incompétence’ à leur égard".

— -

Nous avons appris hier deux nouvelles informations sur ce qu’il s’est passé à la centrale de Fukushima peu de temps après le tremblement de terre et le tsunami.

La première information a été donnée par l’assistant du premier ministre japonais.

Le 11 mars, à la suite du séisme et du tsunami ayant endommagé la centrale, le réacteur n°1 a subit une absence de refroidissement à l’eau pendant 14 h 09 min avec une montée de la température de 2800 °C, seulement six heures après la rupture du système de refroidissement.

Pour le réacteur n°2 l’absence de refroidissement à l’eau a duré 6 h 29 min, et 6 h 43 pour le réacteur n°3.

De plus, le président de l’Agence de Sécurité Nucléaire japonaise a déclaré lundi être au courant de la fusion des trois réacteurs depuis la fin du mois de mars.

.

Par ailleurs, TEPCO a déclaré hier que la sorte de barricade mise en place dans la mer, près de la prise d’eau du réacteur n°3, n’empêchera pas l’eau de se propager.

Malgré toutes ces nouvelles qui montrent encore une fois l’incapacité des autorités à gérer cette catastrophe, la NRC (Nuclear Regulatory Commission – l’Agence de Sécurité Nucléaire aux Etats-Unis) a décidé de mettre fin à la surveillance et à l’évaluation de la situation à la centrale de Fukushima, jugeant que celle-ci est sous contrôle et que les choses s’améliorent.

http://catastrophe-de-fukushima.fr/


17 mai 2011


Le réacteur n°3 de Fukushima inquiète de plus en plus

A la centrale de Fukushima Daiichi, TEPCO a annoncé que le pompage de l’eau des sous-sols du réacteur n°3 devrait commencer aujourd’hui à un rythme de 10 tonnes par heure. Le niveau de l’eau est monté de 20 cm ces deux dernières semaines.

Mais la situation de ce réacteur est de plus en plus inquiétante : en une journée la température de l’eau est monté de 46,5°C, elle est maintenant de 297°C.

De plus, d’après la presse japonaise il se pourrait que le cœur des réacteurs n°2 et 3 soit en fusion. Des niveaux de césium 134 de l’ordre de 200 becquerels par centimètre cube (encore plus élevés que la veille qui était déjà 2300 fois supérieurs à la norme), et des niveaux de césium 137 de l’ordre de 220 becquerels par centimètre cube, 2 400 fois plus élevés que la norme, ont été détectés près de l’entrée d’eau du réacteur n°3. Le niveau de radioactivité dans l’océan près de Fukushima serait quant à lui 3300 fois supérieur à la norme.

La compagnie a annoncé que les barres de combustibles du réacteur n°1 sont en partie dénoyées et qu’elles génèrent de la vapeur. La température du haut de la cuve aurait baissé : elle était de 100°C hier.

http://catastrophe-de-fukushima.fr/


15 mai 2011

Kyodo News 15 05 2011
L’Agence de Presse Kyodo News vient de publier une information, inattendue, capitale et majeure concernant les
centrales nucléaires du Japon, mais dont la portée peut être étendue à tout le parc mondial des centrales nucléaires,
sic : "Dans la nuit du 11 mars, l’analyse des principales saisies de données à la centrale nucléaire de Fukushima
Daiichi montrent un haut niveau de rayonnement dans un bâtiment du réacteur qui suggère la possibilité que les
installations névralgiques peuvent avoir été endommagées par le séisme lui-même plutôt que par le tsunami qui a
causé la perte des alimentations de puissance des fonctions de refroidissement du réacteur, a déclaré ce samedi une
source de la maintenance.
Cette révélation est lourde de conséquences car elle peut demander un réexamen total des bases des contraintes
issues des tremblements de terre à l’encontre des diverses infrastructures des centrales nucléaires du Japon qui sont
actuellement essentiellement axées sur la sécurisation de
l’alimentation auxiliaire et l’amélioration du remblai de protection
contre les tsunamis après la catastrophe de la centrale nucléaire de
Fukushima, car il était supposé jusqu’à présent que les installations
des réacteurs de la centrale nucléaire avaient été épargnées par le
tremblement de terre.
Le 11 Mars, la centrale nucléaire avait été arrêtée automatiquement
exactement à 14h 46 suite au tremblement de terre de magnitude 9.
Une heure après, elle a été touchée par au moins deux séries de
vagues du tsunami. L’alimentation d’énergie externe de la centrale
nucléaire par les groupes électrogènes diesels de secours s’est ensuite
Pompes verticales géantes d’eau de refroidissement
arrêtée ce qui a entrainé la désactivation des pompes du système
des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima
d’injection d’urgence d’eau de refroidissement des cœurs à 16h 36."

En France cette information coupe l’herbe sous les pieds à tous les
nucléocrates qui "dissertaient" dans les médias sur l’absence de
tsunami, donc l’improbabilité d’une telle catastrophe. Mais en sus elle
prend une consonance gravissime en matière de sureté nucléaire
notamment depuis les révélations accablantes de falsifications par
EDF des données sismiques sur les constructions pour économiser sur
la sécurité concernant 32 des 58 réacteurs français.

Le point au 15 mai 2011 sur la situation à la centrale nucléaire de Fukushima
est à la fois simple et conforme aux prévisions normales d’une catastrophe
nucléaire majeure qui est en cours :
- Globalement la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi se
dégrade inexorablement de jour en jour, elle échappe actuellement pour
l’essentiel à tout contrôle, cette situation est très bien décrite ce 15 mai par un
conseiller du Premier Ministre Naoto Kan qui déclare clairement que, sic : "Tous
les plans originaux prévisionnels pour refroidir les réacteurs nucléaires peuvent
être mis au rebut
(sont caducs)."
Actuellement les enveloppes inox se fissurent (se désagrègent), l’effondrement
des barres de combustibles entraine par fusion le percement des cuves des
réacteurs, ce qui empêche un refroidissement de secours correct (combustible à
l’air notamment au réacteur n°1 – Infographie 15 05 2011) et génère de très
importantes fuites (pertes) hautement radioactives océanique ingérables via
notamment la chambre de surpression du réacteur ; face à l’extrême gravité de
la situation en dire plus ne semble pas nécessaire.
Sauf survenance d’un événement inattendu possible, le scénario sur le devenir
d’une partie du territoire ou de la totalité du Japon n’est-il pas juste une question
de temps ?, ... décliné autrement la question serait : Le Japon est-il en train de se
faire "hara-kiri" ?
Pour le reste du monde, suivant les lois de la physique universelle un "délai" sera
nécessaire pour quantifier l’impact de l’ampleur du désastre notamment sur la
chaîne alimentaire, voire pire ...
www.cartoradiations.fr


Alors que des experts indépendants ont dit pendant des semaines qu’il existait des preuves qu’une catastrophe nucléaire était en cours à Fukushima, les autorités japonaises le confirment enfin au bout de deux mois.
Les travailleurs du réacteur nucléaire sont finalement entrés dans le réacteur n ° 1 du bâtiment pour trouver dès les 5 premiers mètres les barres de combustible de 13 pieds de long qui avait complètement fondu dans un bassin de lave en fusion qui se trouve maintenant sur le fond de la enceinte de confinement du réacteur.

http://catastrophe-de-fukushima.fr/


Samedi 14 mai

http://cartoradiations.fr/
Dernières informations :

Divulgations de TEPCO : Réacteur n°1, enveloppe inox 304L fissurée et cuve percée suite à
l’effondrement et à la fusion des barres de combustibles, très importantes fuites hautement radioactives,
refroidissement impossible, eau à moins 5 mètres, le cœur du réacteur est maintenant exposé à l’air,
le devenir devient problématique et incertains aussi pour les réacteurs n°2,3 et 4, le calendrier du plan de stabilisation de
TEPCO totalement remise en cause, créations de sarcophages d’encapsulage des bâtiments réacteurs en béton accrochés
sur le rocher à moins 50 mètres en étude d’urgence avec de la zéolite pour absorber les matières radioactives.

Toute dernière information sous réserve et qui reste à être confirmée : le bâtiment du réacteur N° 4 se serait incliné ou s’enfonce,
des travaux de consolidation d’urgence seraient en cours (cette information US est aussi visuelle, en principe pas d’effet d’optique,
si elle est confirmée, pourrait signifier de graves développements). Rappel : la confirmation de cette information est en attente.

— -

Un ouvrier travaillant sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima est mort après avoir été victime d’un malaise alors qu’il portait du matériel destiné à décontaminer de l’eau radioactive. Shotaro Okawara, porte-parole de l’opérateur de la centrale, Tepco, a assuré « qu’il (l’ouvrier) n’a pas été contaminé » par des substances radioactives.

L’opérateur de la centrale de Hamaoka a arrêté samedi la production de cette installation située dans une région à forte activité sismique, au centre du Japon.
C’est le Premier ministre japonais, Naoto Kan, qui a demandé à l’opérateur Chubu Electric Power de suspendre la production à Hamaoka au nom de la sécurité des populations environnantes.

Jusqu’à l’accident de Fukushima, le Japon envisageait de construire une quinzaine de réacteurs supplémentaires d’ici à 2030 pour élever la part du nucléaire à 50% de l’électricité consommée. Désormais, Naoto Kan estime que le Japon devra repenser sa politique énergétique, utiliser davantage les énergies renouvelables et promouvoir un usage plus modéré de l’électricité.



vendredi 13 mai 2011

Un des réacteurs nucléaires de la centrale japonaise de Fukushima est plus lourdement endommagé qu’on ne le croyait jusqu’à présent, ce qui pourrait compliquer les opérations de stabilisation.

Les experts ont découvert que le niveau de l’eau autour du coeur du réacteur numéro 1 est nettement plus bas qu’ils ne le pensaient, ce qui signifie que les barres de combustible ont été entièrement exposées et que les fuites radioactives dans la chambre ont été plus importantes qu’anticipé.

Toutefois, la température à cet endroit demeure nettement inférieure aux niveaux dangereux parce que l’opérateur de la centrale, TEPCO, continue d’injecter de l’eau pour refroidir les barres.

Les techniciens de Tepco injectent environ sept tonnes d’eau par heure dans la cuve et envisagent également d’inonder l’enceinte de confinement qui l’entoure afin d’accélérer le refroidissement. Ces opérations menées depuis plusieurs semaines à l’aide de camions-citernes, de pompes à béton et d’autres systèmes d’arrosage ont provoqué des inondations massives d’eau contaminée.

Tepco s’efforce d’empêcher cette pollution de se déverser dans l’océan Pacifique tout proche, mais a annoncé, jeudi, qu’une nouvelle fuite avait été découverte dans une fosse reliée au réacteur 3. Des échantillons d’eau de mer prélevés à proximité de la centrale contenaient du cesium 134 à un niveau dix-huit mille fois supérieur à la norme, a dit l’opérateur, ajoutant que la fuite avait pu être colmatée en injectant du béton dans la fosse.

Du carburant nucléaire partiellement fondu pourrait aussi s’être infiltré jusque dans l’enveloppe de confinement, mais les responsables assurent qu’il n’y a aucun risque qu’il puisse s’échapper de l’enceinte de ciment du réacteur.

Ces découvertes risquent de compliquer les plans annoncés en avril, qui prévoyaient la fermeture du réacteur d’ici neuf mois.

http://www.google.com/hostednews/ca...

"Les taux de radioactivité ont beau s’être stabilisés, les sols, nappes phréatiques et aliments sont toujours fortement contaminés, même à une centaine de kilomètres du site", assure Corinne Castanier, directrice de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).


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7 mai 2011

Des milliers de manifestants au Japon contre
l’énergie nucléaire

Par Harumi Ozawa (AFP)

TOKYO — Des milliers de personnes ont encore manifesté au
Japon samedi pour exiger une alternative à l’énergie nucléaire,
après le séisme et le tsunami dévastateurs qui ont provoqués
la pire catastrophe nucléaire au monde après Tchernobyl après que les organisateurs aient lancé un appel par des réseaux sociaux..
Malgré la pluie, des milliers de manifestants se sont réunis à
partir du parc du quartier Shibuya de Tokyo, beaucoup
brandissant des pancartes et banderoles sur lesquelles l’on
pouvait lire : "le nucléaire est dépassé !" et "nous voulons un
changement dans la politique énergétique !"

Cette protestation est survenue juste un jour après que le
Premier ministre, Naoto Kan, a demandé l’arrêt des réacteurs
d’une centrale nucléaire située au sud-ouest de Tokyo parce
qu’elle est près d’une ligne de faille tectonique, craignant un
désastre semblable à celui qui a frappé la centrale nucléaire
de Fukushima Daiichi en mars.


4 mai 2011 :

Des échantillons collectés en mer à 15 km au large de la centrale nucléaire de Fukushima contiennent 1.400 becquerels de césium 137 par kilogramme, soit un chiffre 600 fois supérieur au niveau maximum trouvé jusqu’à présent.



3 mai 2011

Le Professeur Toshiso Kosako de Tokyo University avait démissionné le 30 avril, de son poste d’expert nucléaire attaché au Premier Ministre du gouvernement Japonais, en raison de son désaccord avec les décisions du gouvernement. Il a été rappelé à l’ordre aujourd’hui par le Premier Ministre Kan et a annulé sa conférence de presse du 2 mai



2 mai 2011

Fuites radioactives à la centrale nucléaire de Tsuruga. Cette centrale se situe à 200 km à l’ouest de Tokyo. Très forte concentration d’iode 133 et de xénon 133 (750 fois plus élevée que la semaine passée) : Xenon-133 : 5.2 Bq/cm3 (le 26 avril) à 3,900 Bq/cm3 (le 2 mai).


1er mai 2011

Effondré et en larmes, Toshiso Kosako, le conseiller du 1er ministre en affaires nucléaires a annoncé sa démission lors d’une conférence de presse émouvante. Ses préconisations seraient ignorées et la santé de centaines d’écoliers sacrifiée par le relèvement des doses admissibles de radioactivité.

Kosako a expliqué qu’il ne pouvait cautionner les niveaux inappropriés d’exposition limite aux radiations que le gouvernement a fixé pour les écoles élèmentaires situées dans la région de la centrale de Fukushima. Ce niveau devrait passer à 20 millisiverts, un taux d’exposition que Kosako estime 20 fois trop élevé, en particulier pour des enfants, qui sont plus vulnérables que les adultes aux radiations.

Il a ajouté qu’il était également opposé à l’élévation des limites d’exposition des radiations reçues par les travailleurs de la centrale, que le gouvernement veut promulguer.



28 avril 2011

La découverte de blocs de béton hautement radioactifs dans les débris du réacteur 3 confirme l’hypothèse que, contrairement à ce qui a été annoncé, l’explosion du 14 mars 2011 n’a pas été provoquée par de l’hydrogène mais bien par une réaction nucléraire en chaine.

La NHK a publié l’info le 24 avril mais seuls les experts ont compris ce qu’elle signifiait

Cette découverte confirme la théorie de certains experts selon laquelle la très puissante explosion qui s’est produite sur le bâtiment n°3 n’a rien à voir avec l’hydrogène mais serait la conséquence d’une réaction en chaine de combustible nucléaire, autrement dit une explosion atomique.

Le spécialiste britannique Christopher Busby a déclaré sur la chaine de TV russe RT (Russia Today) que cette réaction en chaine a pu se produire dans la piscine de stockage de combustible située en haut du bâtiment et qui contenait d’importantes quantité de combustible MOX qui se sont retrouvé à l’air libre après l’arrêt des pompes alimentant la piscine en eau de refroidissement.

L’autre possibilité, qui expliquerait la projection verticale à haute altitude de débris est que, comme à Tchernobyl, la réaction en chaine se soit produite dans l’enceinte de confinement dont le couvercle a sauté comme un bouchon de champagne.

Dans les deux cas, cette hypothèse implique la projection dans l’atmosphère et la vaporisation de combustible nucléaire contenant du Plutonium, l’élément le plus toxique connu.

Cela a des implication non seulement sur la pollution atmosphérique, terrestre et maritime mais cela va poser des problèmes similaires à ceux que les liquidateurs de Tchernobyl ont dut affronter pour dépolluer le site avant que les travaux du sarcophage ne puissent commencer.

Le toit de la centrale était en effet jonché de gravas irradiés, dans le cas de Tchernobyl composé principalement de la graphite servant à ralentir la réaction en chaine, tellement irradiant que les robots téléguidés tombaient en panne.

source http://www.agoravox.fr/tribune-libr...


26 avril 2011

Dans le cas de la piscine n°4, où 1.535 barres de combustible sont stockées, TEPCO prend très en considération le risque de surcharge et de fragilisation de la structure, en particulier des murs déjà endommagés qui la soutiennent en hauteur. Le poids de l’eau est en lui-même un problème.

Mais la température de l’eau est d’environ 91°C, plus de 50°C au dessus de la normale et proche du point d’ébullition à la pression atmosphérique. L’opérateur est donc à nouveau pris dans une contradiction. Il cherche à n’injecter que la quantité d’eau correspondant à celle qui s’évapore, tout en évitant une élévation de la température, afin d’éviter que les barres de combustibles soient découvertes.

Ces dernières continuent de dégager beaucoup de chaleur. Si elles n’étaient plus noyées dans l’eau, elles pourraient dégager de très importants rejets de radioactivité dans l’atmosphère, la piscine étant désormais à l’air libre.


Jeudi 21 avril 2011

Alors que les normes minimales de sécurité imposeraient que le périmètre de 20 km autour de la centrale nucléaire soit étendu et que ses habitants soient réellement protégés, accueillis et éventuellement soignés, les autorités japonaises ont déclaré aujourdhui que le rayon d’évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire de Fukushima allait devenir enfin zone interdite afin d’éviter que des personnes évacuées y retournent ou que d’autres continuent à y séjourner en dépit de risques élevés pour la santé.

Tepco a divulgué de nouvelles informations à propos de la situation à l’intérieur des réacteurs, peu encourageantes quant à une future intervention humaine en leur sein et à la réalisation des travaux de restauration d’un circuit fermé de refroidissement d’eau.
De très haut niveaux de radioactivité ont été découverts par les robots à l’intérieur des réacteurs n°1 et 2 (les mesures concernant le n°3 n’ont pas été rendues publiques). 18,9 millisieverts et 6,46 millisieverts ont été respectivement mesurés en 50 minutes, excluant la présence d’être humains dans ces zones.
Un taux d’humidité de 94 à 99% a été enregistré dans le réacteur n°2, résultat d’une fuite d’eau radioactive. Dans le réacteur n°3, il a été observé qu’une armoire électrique été ouverte, suite à l’explosion d’hydrogène du 14 mars dernier, faisant craindre que le système d’alimentation électrique est endommagé. De nombreuses plaques d’acier sur le sol font obstacle à la progression au sein du réacteur.
Depuis mardi, le pompage de l’eau hautement radioactive des sous-sols du réacteur n°2 se poursuit au même rythme de 10 tonnes par heure. Mais il se confirme que la fuite continue d’alimenter les zones inondées. Si le niveau de l’eau continue de lentement baisser dans le puits, ce n’est pas le cas dans le sous-sol de la turbine. Dans le tunnel qui va vers le réacteur n°3, il a été enregistré qu’elle montait. C’est également le cas – de quelques centimètres en une semaine – dans les sous-sols des réacteurs n°5 et 6.
Tepco n’a assorti ces informations d’aucun commentaire sur sa capacité à totalement assécher les zones inondées.

source François Leclerc http://www.pauljorion.com/blog/?p=23420


AREVA !

19 avril

Le groupe nucléaire français Areva va fournir un système pour décontaminer l’eau radioactive du site japonais de Fukushima Dai-Ichi. L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée, Tokyo Electric Power Company (Tepco), "a accepté notre proposition", a annoncé, mardi 19 avril, la présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, lors d’une conférence de presse donnée dans la capitale japonaise.
Anne Lauvergeon a laissé entendre que ces opérations "d’urgence" allaient débuter incessamment. "Tepco veut les voir commencer fin mai", a-t-elle dit. "Nous n’avons rien négocié en terme de prix", a-t-elle ajouté, disant "avoir confiance" en ses interlocuteurs japonais pour traiter ultérieurement du volet financier de la coopération.

Pour rappel, les juteux contrats d’AREVA, par exemple 10 milliards de dollars en Inde valent bien quelques morts
Al’occasion de la visite en Inde de Nicolas Sarkozy, en décembre dernier, Areva a signé avec la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL) deux accords-cadre pour la construction de deux EPR de 1650 mégawatts. L’objectif, à terme, étant d’en implanter six pour un coût de 10 milliards de dollars. Nombre d’ONG avaient alors fait valoir que Jaitapur se trouvait en zone sismique. Des affirmations sans fondement, selon la NPCIL qui ambitionne de faire de ce site «  le plus grand complexe nucléaire du monde » Malgré les violentes manifestations des derniers jours (un militant opposé au projet a été tué par balles alors que la police tentait de disperser les protestataires, déchaînant une vague de violence sans précédent à Jaitapur et dans les environs), Areva n’a pas l’intention de renoncer.

Et pour les "liquidateurs ?

Les "50 de Fukushima" victimes de radiations ne sont pas accueillis, comme tous les autres Japonais exposés, à l’hôpital de Chiba, à l’est de Tokyo. Ils seraient confinés sur un bateau, dans un port situé entre Fukushima et Tokyo, Onahama.


http://cartoradiations.fr/

La corruption médiatique qui protège TEPCO

Censure Gouvernementale des Médias

par Makiko SEGAWA à Fukushima

À Tokyo, le 6 avril, en présence de Uesugi Takashi, un groupe de journalistes indépendants a tenu une conférence de presse avec de nombreux membres du Democartic Party of Japan (DPJ) y compris l’ancien Premier ministre Hatoyama Yukio, mettant en doute l’interprétation des médias à la suite du désastre de Fukushima.

«  Des journalistes indépendants et des médias étrangers suivent les faits, entrant même dans la zone d’exclusion des radiations. Cependant, étonnamment, le gouvernement du Japon continue à empêcher des journalistes indépendants et des médias étrangers d’accéder aux conférences de presse officielles au siège du Premier ministre et du gouvernement. »

Dorénavant, le Gouvernement japonais a pris des mesures contre les reportages indépendants et la critique de la politique du Gouvernement à la suite du désastre nucléaire, en décidant de quels citoyens peuvent ou ne peuvent pas parler en public. Une nouvelle équipe de « projet » (Ndlr : en d’autres termes plus explicites « équipe de censure ») a été créée par le Ministère des Affaires Intérieures et de la Communication, l’Agence Nationale de Police et METI, pour combattre les « rumeurs » considérées nuisibles pour la sécurité japonaise à la suite du désastre de Fukushima. Le gouvernement prétend que les dégâts causés par les tremblements de terre et par l’accident nucléaire sont amplifiés par des rumeurs irresponsables et qu’il doit agir pour le bien public.
L’équipe du « projet » a commencé à envoyer des « lettres de requête » à des organisations telles que les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs d’accès à Internet, des stations de télévision câblée et d’autres, exigeant qu’ils « prennent des mesures adéquates basées sur les directives en réponse aux informations illégales. » Les mesures incluent l’effacement de toute information de sites Internet que les autorités considèrent nuisible pour l’ordre public et la moralité.



17 avril

Nouveau record de radioactivité enregistré à Fukushima le 17 avril 2011

Les niveaux d’iode radioactive sont montés jusqu’à 6 500 fois au-dessus du niveau légal, selon des échantillons prélevés dans l’eau de mer au large de la centrale de Fukushima. Cette hausse de la radioactivité a été détectée après une réplique de force 5 ,9 sur l’échelle de Richter, une de plus qui a secoué samedi matin la région proche de Fukushima et celle de Tokyo.

Avant cette réplique, la radioactivité était 1 500 fois supérieure à la normale et l’Agence de la sûreté nucléaire japonaise avait demandé aux opérateurs de centrales de renforcer leur système de protection antisismique afin d’éviter, comme à Fukushima, une panne des systèmes de refroidissement des réacteurs.

Cette nouvelle hausse de la radioactivité signale de nouvelles fuites d’eau hautement radioactives, en provenance des enceintes des réacteurs n°2 et n°3, selon des experts indépendants. Les mesures, effectuées dans l’eau de mer, montrent une forte contamination du milieu marin.

Les autorités japonaises ont tenté de se montrer rassurantes en soulignant que les niveaux de radioactivité actuellement enregistrés restaient très en dessous de ceux mesurés avant que les fuites initiales soient colmatées, le 5 avril.


16 avril 2011

A Iwaki, sous la menace de l’atome
http://www.liberation.fr/economie/0...

Le MOX et l’argent du MOX
http://www.agoravox.fr/tribune-libr...


Les japonais victimes du silence et du mépris

http://rebellyon.info/Les-japonais-...


15 avril 2011

Au vu des analyses effectuées le 12 avril et divulgué le 14 avril, sur un échantillon d’eau de la piscine du réacteur n°4, une réaction de fission a re(?)démarré !

http://sciencepourvousetmoi.blogs.s...



L ’appel de FUKUSHIMA

http://appeldefukushima.wordpress.c...


Fukushima : mettre la catastrophe sous contrôle citoyen.

Nous, citoyens du monde

Sommes extrêmement préoccupés par la gestion lamentable de la catastrophe de Fukushima par la firme TEPCO.

La firme a-t-elle voulu privilégier ses intérêts en visant une hypothétique remise en route de la centrale ? En tout cas, elle a agi dans le secret et n’a réuni qu’une partie des moyens pour préserver les riverains, le peuple japonais, l’ensemble des peuples et les écosystèmes de notre planète. Elle n’a pas appliqué le principe de précaution pour la prévention maximale du feu nucléaire et de la contamination de l’environnement.

En dépit de quelques protestations l’État japonais n’a fait que relayer les informations données par la firme, qui conduit ses actions de manière opaque. Des experts de divers pays ont été associés, sans prise sur les décisions. Les demandes des ONG présentes sur place, notamment Greenpeace et la CRIIRAD, pour une meilleure protection des populations et transparence dans les données, n’ont pas été plus entendues que celles des citoyens japonais.

Nous pensons qu’il y a urgence à ce que l’action de TEPCO soit placée sous contrôle international citoyen pour faire prévaloir les droits des humains et de l’environnement, de l’océan notamment.

Nous appelons les organisations citoyennes, les scientifiques, les États, les organismes inter-gouvernementaux, à un sursaut général pour exiger une prise en main internationale et civique de la réponse à la catastrophe de Fukushima et au delà, des établissements à risque majeur partout dans le monde.

Les États ont trop partie liée avec l’industrie nucléaire pour en être des freins efficaces. Les techniciens locaux ne peuvent plus être laissés seuls face aux difficultés, et sans instance de référence externe face aux incidents qui se multiplient et restent occultés.

La terre dans son ensemble est notre souci commun, elle constitue le socle de l’intérêt général qui doit prévaloir sur des logiques d’entreprise et les logiques étatiques de puissance. Il est temps que les citoyens puissent s’ingérer au niveau international dans les procédures d’expertises techniques qui président à la mise en place d’équipements qui compromettent son caractère habitable.

Les Nations Unies doivent aujourd’hui réorganiser la gouvernance de la catastrophe de Fukushima et prendre en compte toutes les coopérations techniques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales. Ainsi pourra être préfigurée la mise en place de nouveaux dispositifs unissant scientifiques, techniciens et citoyens dans la prévention des risques majeurs et dans les choix industriels et énergétiques.

Pour signer :
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14 avril 2011

Les évacués des environs de la centrale sont traités comme des pestiférés !

Les rescapés (souvent malades) des bombes nucléaires américaines de Nagazaki et Hiroshima ont été traités en pestiféré au Japon pendant des décennies. C’est bien parti pour qu’il en soit de même pour les ex-habitants des environs rendus inhabitables pour des dizaines d’années par la radioactivité de la centrale endommagée de Fukushima.

Toutes les personnes résidant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale sont actuellement refusés par les centres d’évacuation, de peur qu’ils soient porteurs de radiations et contaminent d’autres personnes.

La méfiance s’étend même au-delà de la région. Une habitante de la préfecture de Fukushima a écrit sur son blog qu’un hôtel de la préfecture de Saitama, au nord de Tokyo, avait refusé de les accueillir elle et sa famille.

"Lorsque j’ai expliqué que nous ne venions même pas d’une zone d’évacuation, le réceptionniste de l’hôtel m’a répondu : "vous ne pouvez pas séjourner ici si vous n’avez pas la preuve que vous n’êtes pas des hibakusha"."

— -

Selon des experts japonais en nucléaire, il faudra trois mois pour que la situation se stabilise dans la centrale de Fukushima, même après le rétablissement des systèmes de refroidissement.
Ce jeudi, le directeur adjoint de la Société de l’énergie atomique du Japon, Takashi Sawada, a rapporté les conclusions d’un groupe informel réunissant 11 membres de la société.
M. Sawada a précisé que selon les données publiées par la Compagnie d’électricité de Tokyo, des fragments de barres de combustible des réacteurs 1 et 3 auraient fondu et se seraient déposés dans la partie inférieure des cuves de pressurisation.
Il a ajouté que les injections d’eau se poursuivaient et que la situation actuelle pouvait être maintenue.
Pour M. Sawada, Tepco doit avant tout évacuer l’eau contaminée et relancer les systèmes de refroidissement.
"Une fois que ces conditions seront remplies la stabilisation des barres de combustible devrait prendrait 2 à 3 mois, voire plus", a-t-il précisé.

Source : http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/french/top/news03.html


Le responsable nucléaire de Greenpeace, le Belge Jan Vande Putte est rentré mardi 12 avril en Belgique, après avoir passé un mois sur place où il a coordonné les tests de radioactivité de Greenpeace International dans la préfecture de Fukushima. Avec son équipe, il y a mené deux missions de recherche : mesurer la radioactivité aux abords de la centrale… et à un peu moins de 100km du site contaminé. En tout, des mesures ont été effectuées en 261 points en dehors de la zone d’évacuation de la centrale.

Résultat : la contamination s’étend bien au-delà du périmètre d’exclusion mis en place par le gouvernement japonais. Partout, le compteur Geiger s’est affolé et les échantillons de terre et de légumes ont indiqué des doses potentiellement mortelles de radioactivité, y compris aussi "loin" de la centrale de Fukushima Daiichi (N°1). Une forte concentration de Césium 137 a par exemple été relevée dans les villes de Fukushima et Koriyama, toutes deux situées à quelque 60 km de la centrale.

Dans ce périmètre mortel vivent encore plus d’un million de personnes. En danger de mort, ils ne savent rien du danger auquel ils sont exposés. "Des gens qui ont des légumes dans leur jardin ne savent pas s’ils peuvent manger ou non leurs légumes. Personne ne leur explique les risques. On a pris des échantillons et on a pu constater des doses de contamination des légumes extrêmement dangereuses", témoigne encore M. Vande Putte.



13 avril

Le professeur Christopher Busby, expert nucléaire du Comité Européen sur le Risque d’Irradiation a révélé aujourd’hui dans une interview au Alex Jones Show, que les conseillers nucléaires américains et français se sont affrontés sur les mesures d’urgence à prendre à Fukushima.

Selon Chris Busby, la situation serait bien plus tragique que ce que les autorités reconnaissent, et justifient amplement le passage de l’accident au niveau 7. En effet, plusieurs réacteurs seraient à l’air libre et leur réaction hors de contrôle, impliquant un rejet permanent de radionucléides notamment du plutonium provenant du coeur n°3 qui était alimenté au MOX.

Les niveaux de radiation devenant trop élevées pour que des équipes puissent être maintenues sur place les experts se querellent sur le choix de solutions plus radicales.
Les USA envisageraient de bombarder la centrale pour la noyer dans la mer.
La France, qui a fourni le MOX, veux croire qu’il est possible de noyer les réacteurs dans du béton.

La querelle traduit l’impuissance des experts devant l’ampleur du désastre et les proportion titanesques des l’impacts avérés et potentiels qui laissent les autorités désemparées.
Les zones évacuées par les autorités japonaises seraient, toujours selon Chris Busby, bien trop restreintes et il serait urgent de fournir les habitants d’une zone de 200 km autour de la centrale avec de l’eau et des aliments provenant de zones non contaminées. Or cette zone de 200 km englobe une grosse part de l’agglomération de Tokyo et ses 32 millions d’habitants.

Les mesures faites par prélèvements au sol montrent que les « taches » de contamination au sol dans la zone interdite de Fukushima pourraient être plus radioactives, plus toxiques et plus étendues qu’à Tchernobyl en dépit de la situation en bord de mer de la centrale qui réduit presque de moitié la zone de retombées potentielle.

source : http://www.agoravox.fr/actualites/e...


Enfin un peu de vérité : la catastrophe est reconnue de niveau 7, comme à Tchernobyl

12 avril 2011

L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a élevé mardi au niveau maximum de 7 l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima sur l’échelle des évènements nucléaires et radiologiques (INES).

Cela le place au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl.

« Il s’agit d’une évaluation préliminaire qui doit être entérinée par l’Agence internationale de l’Energie atomique » (AIEA), a déclaré le responsable. Il a souligné que cette décision avait été prise « sur la base des mesures d’iode et de césium relevés dans l’environnement ». « Nous allons continuer de surveiller la situation. C’est un niveau provisoire ».
Cela signifie qu’un « rejet majeur de matières radioactives » s’est produit avec « des effets considérables sur la santé et l’environnement ».

Des traces de strontium, un élément radioactif produit par la fission nucléaire, ont été trouvées dans les sols et dans des plantes près de la centrale nucléaire. Le strontium est hautement radioactif et peut provoquer des leucémies.

L’exploitant de la centrale Tokyo Electric Power (Tepco) craint que les fuites radioactives soient finalement plus importantes que celles émises lors de la catastrophe de Tchernobyl.
« Les fuites radioactives n’ont pas cessé complètement et notre inquiétude est qu’elles dépassent finalement celles de Tchernobyl », a déclaré mardi un responsable de Tepco.

80 000 personnes ont dû être évacuées dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Le gouvernement a ajouté lundi quelques localités situées plus loin à la liste des zones à quitter.

Des légumes verts et du lait provenant des alentours ont été retirés de la vente pour cause de radioactivité excessive. Plusieurs pays étrangers ont pris des mesures de contrôle renforcés, voire d’interdiction de produits alimentaires nippons.


11 avril 2011

Les renseignements sur l’état des centrales sont toujours aussi flous, mais le gouvernement japonais a annoncé aujourd’hui qu’il allait enfin élargir au-delà de 20 km la zone d’exclusion autour de la centrale nucléaire de Fukushima afin d’y intégrer des villages et des villes qui présentent des niveaux de radiation élevés. "Ces régions pourraient accumuler 20 millisieverts ou plus de radiations sur un an", a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano, lors d’une conférence de presse, citant le village d’Iitate, situé à 40 km de la centrale. "Il n’est pas nécessaire de procéder à une évacuation dans l’immédiat", a-t-il ajouté, tout en jugeant souhaitable que le nouveau plan d’évacuation intervienne dans un délai d’un mois.
Les autorités japonaises ont également demandé aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes hospitalisées de rester hors d’une zone de 20 à 30 km de la centrale nucléaire. Le gouvernement avait jusqu’à présent résisté aux appels en ce sens de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), alors que des pays comme les États-Unis et l’Australie ont invité leurs ressortissants à ne pas s’approcher à moins de 80 km du site.


10 avril 2011

Fukushima
De la fumée blanche continue de s’échapper de quatre réacteurs, les plus gravement endommagés, alors que les travaux de rétablissement de l’électricité et des pompes de refroidissement avancent très lentement, en raison notamment de la présence d’eau fortement radioactive dans les bâtiments.
Dimanche, les ouvriers de l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) devaient terminer le déversement dans la mer de 11.500 tonnes d’eau faiblement radioactive afin de faire de la place dans des cuves pour évacuer cette eau très polluée.
Ils ont par ailleurs commencé à installer une barrière à sédiments, sorte de rideau descendant jusqu’au fond de la mer et maintenu en surface grâce à des flotteurs, afin de réduire la pollution radioactive en face du réacteur 2.


8 avril 2011

Après le nouveau tremblement de terre, des fuites d’eau ont été observées à la centrale nucléaire d’Onagawa, a annoncé l’exploitant de la centrale, Tohoku Electric Power. De l’eau s’échappe des piscines de stockage des barres de combustible usagé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale que l’on doit garder immergés sous peine de rejets radioactifs dans l’atmosphère.


7 avril 2011

Les techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima ont commencé, jeudi 7 avril, à injecter de l’azote pour éviter une explosion dans le réacteur 1, dans lequel de l’hydrogène s’est accumulé en quantité importante. Les deux premières déflagrations, survenues les 12 et 14 mars au niveau des réacteurs 1 et 3, avaient en effet été provoquées par le contact de ce gaz avec l’oxygène. Inerte, l’azote est régulièrement utilisé dans les zones de stockage sensibles pour faire chuter le taux d’oxygène dans l’air .
Cette opération devrait durer six jours pour un total de 6 000 m3 d’azote injecté, selon Tepco, qui envisage d’appliquer le même traitement aux réacteurs 2 et 3 dans les prochains jours.

Près de quatre semaines après le séisme et le tsunami , la crise à Fukushima est loin d’être réglée. Des volutes de fumée blanche, probablement de la vapeur d’eau radioactive, continuent de s’échapper de trois des quatre réacteurs accidentés. Les barres de combustible dans le cœur du réacteur et dans les piscines de refroidissement doivent être arrosées jour et nuit à l’aide de pompes de secours.

Les rejets volontaires en mer de 11 500 tonnes d’eau, faiblement radioactiveselon Tepco, se poursuivent pour la quatrième journée consécutive, en face de la centrale. L’évacuation de cette eau dans l’océan, où les radioéléments sont censés se diluer, est nécessaire afin de libérer des cuves de stockage destinées à être remplies d’eau hautement radioactive. Celle-ci s’est accumulée dans les installations et les galeries techniques des réacteurs 2 et 3.
Cette eau polluée contient notamment de l’iode 131, dont la radioactivité se réduit de moitié tous les huit jours, et surtout du césium 137, qui lui reste actif pendant des décennies. Or, les produits de la mer sont la base de la nourriture japonaise .


4 avril 2011

L’opérateur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi va rejeter dans la mer 11.500 tonnes d’eau radioactive qui s’est accumulée dans les installations accidentées, a annoncé lundi l’agence de presse Jiji. Cette eau est environ 100 fois plus radioactive que les seuils autorisés. "Nous n’avons pas d’autre choix que de rejeter cette eau contaminée dans l’océan comme mesure de sécurité", a dit le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano à la télévision. Il s’agit, selon Tepco, de libérer de la place dans des réservoirs destinés à accueillir de l’eau bien plus contaminée.

Les ouvriers ont d’autre part utilisé du colorant blanc pour découvrir la source d’une fuite d’eau radioactive dans l’océan. Deux tentatives de colmatage d’une brèche de 20 cm découverte dans une fosse reliée au réacteur 2, à l’aide de ciment, puis d’un mélange de polymères, de papier journal et de sciure, ont échoué au cours du week-end.

Dix cas de contamination radioactive ont été détectés depuis le 16 mars sur des passagers, des avions, des bateaux et des conteneurs arrivés du Japon en Chine, a déclaré samedi le porte-parole de l’administration chargée de la quarantaine (AQSIQ), Li Yuanping. Le ministère japonais de la Santé a décidé vendredi de procéder à de nouvelles analyses sur une vache abattue à plus de 70 km de Fukushima, alors que sa viande présentait un taux de césium légèrement supérieur à la limite légale (taux de césium de 510 becquerels par kilo au lieu de 500). La viande de l’animal n’a pas été commercialisée. Des contaminations radioactives ont déjà été découvertes dans des légumes et du lait cru près de la centrale. Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a affirmé vendredi que les Japonais ne couraient aucun risque d’être exposés à des taux dangereux de radioactivité s’ils suivaient les conseils des autorités.

Le gouvernement japonais envisage de prendre le contrôle de Tokyo Electric Power Co (Tepco) sans nationaliser pour autant l’exploitant de la centrale de Fukushima, selon le quotidien Mainichi. Ce qui suppose de ne pas dépasser une participation de 50%. Le porte-parole du gouvernement n’a pas exclu cette option, qui permettrait de financer la compagnie d’électricité pour l’aider à affronter les problèmes de la centrale et assurer un approvisionnement suffisant à Tokyo. La firme a par ailleurs annoncé que les 2.000 milliards de yens (17 milliards d’euros) de prêts d’urgence consentis par de grandes banques nippones ne suffiraient pas à couvrir l’envolée de ses besoins de financement.
D’après des informations du Wall Street Journal jeudi, le plan en cas de catastrophe nucléaire à Fukushima était totalement inadapté, avec un téléphone satellitaire et un seul brancard. Tepco n’aurait ainsi prévu que des incidents mineurs. Les agences de notation Moody’s et S&P ont dégradé de trois crans la note de l’opérateur de la centrale de Fukushima, respectivement à Baa1 et BBB+.


3 avril 2011

Extraits de dépêches

Les ouvriers engagés dans cette longue bataille tentaient dimanche de colmater une brèche dans une fosse d’où s’échappait de l’eau hautement contaminée directement dans l’océan Pacifique.

Une première tentative de colmatage à l’aide de béton a échoué samedi, a indiqué Tepco. Des ouvriers comptaient utiliser dimanche une colle polymère.

Un conseiller du Premier ministre japonais Naoto Kan a reconnu qu’il faudrait plusieurs mois pour arrêter les émanations radioactives produites par quatre des six réacteurs de Fukushima Daiichi (N°1).

Il a notamment souligné qu’il faudrait "probablement plusieurs mois avant de stopper les fuites radioactives". "Le plus grand défi concerne les quelque 10.000 barres de combustible usé dont le retraitement prendra très longtemps", a-t-il ajouté.

L’objectif des employés de Tepco est de rétablir l’alimentation électrique afin de faire fonctionner les circuits de refroidissement des quatre réacteurs endommagés. Les réacteurs 5 et 6 ont eux été épargnés par la catastrophe.

Mais les progrès sont lents, car d’énormes quantités d’eau utilisées pour le "lessivage" des barres de combustible ont inondé les salles des turbines et les galeries souterraines, empêchant toute intervention humaine.

Le défi principal pour Tepco est d’évacuer ces nappes hautement radioactives, dont une partie a réussi à s’échapper dans l’océan tout proche, à travers une brèche de 20 cm découverte dans une fosse reliée au réacteur 2.

Une plateforme flottante en acier de 136 mètres de long et 46 mètres de large devrait arriver dans les prochains jours en face de Fukushima Daiichi. Ses réservoirs d’une capacité de 10.000 tonnes pourraient servir à évacuer l’eau contaminée de la centrale.

Deux barges de la marine américaine ont également acheminé de l’eau douce, qui est en cours de transvasement dans des cuves utilisées pour le refroidissement des réacteurs et des piscines de combustible usé.

Selon le journal Yomiuri Shimbun, 550 tonnes d’eau sont injectées chaque jour dans les réacteurs.


Voir aussi dépeche en live :
http://www.cartoradiations.fr/


http://rebellyon.info/a-propos-de-la-centrale-nucleaire.html

(Mise à jour le 1er avril)

- Le coeur du réac­teur N° 2 est vrai­sem­bla­ble­ment en train de faire fondre la dalle de métal et de béton qui le sou­tient


jeudi 31 mars 2011

La situation s’aggrave dans la zone de Fukushima.

L’Agence de sûreté nucléaire japonaise vient de déclarer que des substances radioactives s’écoulent en permanence dans la mer.

L’agence a indiqué jeudi que la radioactivité dans l’eau de mer au large de la centrale avait augmenté et était désormais 4.385 fois supérieure à la limite admise. Il s’agit du taux le plus élevé d’iode radioactif relevé en mer depuis le tsunami du 11 mars, qui a gravement endommagé la centrale.

Mercredi 30 mars, l’agence de sûreté nucléaire parlait d’une radioactivité au même endroit 3.355 fois supérieure à la limite admise. L’agence a suggéré d’autre part au gouvernement japonais d’envisager d’étendre la zone d’évacuation décrétée autour de la centrale accidentée.

Pour l’heure, les habitants ont été évacués dans un rayon de 20 km autour de l’installation. Des voix se sont élevées ces derniers jours pour que les autorités élargissent cette zone pour contraindre 130.000 habitants à partir, en plus des 70.000 qui ont déjà été déplacés, compte tenu de la situation toujours inquiétante à la centrale. Le gouvernement s’est borné pour l’instant à encourager les habitants de la zone comprise entre 20 et 30 km autour de la centrale de partir mais il ne leur a pas expressément ordonné de le faire. Il leur a en revanche vivement conseillé de rester calfeutrés chez eux.


29 mars 2011

En ce moment, un direct sur le Monde avec Pierre Le Hir, journaliste scientifique au "Monde"
http://www.lemonde.fr/japon/chat/20...

"Pierre Le Hir :

"A l’évidence, l’accident de Fukushima est déjà une catastrophe nucléaire, et la gravité de cette catastrophe, c’est-à-dire son impact environnemental et sanitaire, pourrait encore s’accroître dans les prochaines semaines." (...)

"Apparemment, le point de non-retour, c’est-à-dire celui où le coeur de tous les réacteurs fondrait et où la situation échapperait totalement à l’exploitant, Tepco, n’est pas encore atteint." (...)

Que ce passerait-il si le point de "non-retour" était franchi ?

_ "Qu’appelle-t-on le point de non-retour ? Imaginons que le niveau de radioactivité sur le site soit tel qu’il ne soit plus possible, humainement, d’y intervenir. A ce moment-là, tous les coeurs de réacteur fondraient, et, selon le processus décrit plus haut, s’échapperaient et se retrouveraient au contact du béton.
Ensuite, c’est l’inconnu. Un tel accident ne s’est jamais produit.
On sait que le corium dont on parlait plus haut est à une température de 2 000 à 2 500° C et que le béton fond typiquement à une température de 700°. Mais tout dépend de la composition de ce béton, et tout dépend aussi de la façon dont le corium pourra s’étaler ou non, c’est-à-dire refroidir plus ou moins vite.
Au pire, toute la matière radioactive traverserait le béton et se retrouverait au contact de la roche sur laquelle est installée la centrale de Fukushima. C’est une roche magmatique, de granite, mais on ignore s’il y a des fracturations ou non, s’il y a des écoulements d’eau, et donc, personne n’est en mesure de dire si les matières radioactives seraient contenues par ce socle rocheux ou si elles migreraient dans le sous-sol et, éventuellement, dans l’océan, les côtes étant tout à côté de la centrale."



Agoravox

http://www.agoravox.fr/actualites/e...

Fukushima : le soufflé médiatique retombe, le danger reste

par Romios

Tant que les réacteurs de Fukushima explosaient en direct, les médias consacraient une couverture "Live" et des émissions débats truffées d’analyses souvent creuses faute d’information. Mais l’univers médiatique ne sais pas gérer les crises qui durent. Pourtant le paroxysme de la crise de Fukushima est encore devant nous, mais comme ça fait pas un bon plan média on passe à autre chose comme si la crise était finie.

Est-il raisonnable de consacrer une à deux heures de direct à des éléctions cantonales dont on sait qu’elle seront les dernières, réforme territoriale oblige, alors qu’au Japon se déroule un combat pour sauver de la contamination des milieux dont l’étendue, l’envergure et la gravité ne sont tout simplement pas encore déterminables tellement ils sont potentiellement titanesques ?

Nous sommes passés d’un discours de minimisation de la crise en totale contradiction avec les images montrant en direct les quatre catastrophes successives de Fukushima à une situation post-crise fictive sans images alors que rien n’est encore réglé.

Enfin nous avons droit au discours rassurant de et la contamination qui passe bien "comme prévu" sans être mesurable.

Il est étonnant de voir à quel point la mise en scène de l’information efface toute possibilité de rationalité et à quel point les présentateurs de nouvelles sont capables de donner du corps à des illusions et des inconsistances pourtant évidentes.

D’abord le mythe du niveau d’une catastrophe moins grave que celle de Tchernobyl qui constitue déjà une négation de l’évidence de ce qui saute aux yeux :

Nous avons tous bien vu 4 catastrophes nucléaires se succéder à Fukushima.

Il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour savoir que 4 > 1

Maintenant pour ceux qui ne sont pas matheux je vais prendre un exemple un peu plus simple : imaginez que vous jouez au foot.

Au lieur de jouer avec un seul ballon l’équipe adverse met en jeu 4 ballons simultanément.

Vous pensez toujours que votre équipe va garder la même cohésion, la même efficacité et la même capacité de se mobiliser ?

Ajoutez à ça que les ballons sont hérissés de pointes très dangereuses et que pendant que vous tentez de prendre le contrôle d’un de ces ballons vous risquez de croiser un des 3 autres qui ne vous fera pas de bien.

Mais continuons la comparaison avec Tchernobyl.

Fukushima est sur l’ile principale étroite et surpeuplée du Japon à seulement quelques centaines de km de la capitale Tokyo.

Rien à voir avec la vaste URSS.

Le Grand Tokyo est la mégapole la plus peuplée du monde avec 35,676 millions d’habitants répartis sur un espace bâti continu de 7 835 km2.
Cela représente plus du quart de la population totale du Japon (27,9 % en 2007).

En fait la distance qu’on donne entre Fukushima et Tokyo est en général celle du palais de l’empereur. Les limites nord de la mégalopole sont bien plus proches de Fukushima comme le montre cette carte de la densité de population.

http://www.populationdata.net/image...

Dans un précédent article intitulé Fukushima n’est pas Tchernobyl ( http://www.agoravox.fr/actualites/e...), j’avais expliqué en quoi les risques des catastrophes de Fukushima sont potentiellement bien plus importants que Tchernobyl.

La présence de combustible MOX, hautement toxique, la proximité de l’océan pacifique, la possibilité d’un futur tsunami, tout cela change dramatiquement la donne et soulèvent d’importantes questions que les médias devraient porter à la connaissance du public et exiger que les études sérieuses et des réponses crédibles soient apportées.

En tout premier lieu, quelle est l’ampleur potentielle du désastre que nous encourons si effectivement la situation échappe à tout contrôle et que les quatre cœurs des réacteurs fusionnent totalement ?

Quelle quantité de matériaux risque de se déverser hors des confinements et de quelle nature ?

Quelle serait l’envergure pour l’air et pour la mer d’une telle concentration de polluants ? Mondiale ? Océanique ? Continentale ?

Quelle taille aurait la zone inhabitable ?

Tout le Japon ou une partie de l’ile de Honshu ?

Un certain nombre de voix s’élèvent pour dire qu’un scenario mettant en cause l’intégrité à moyen terme de l’humanité ne peut plus être exclu.

Jacques Attali, sur son Blog, se dit comme moi, principalement concerné par l’état du réacteur n°3, celui qui contient du MOX : "Et même, s’il s’agit de l’enceinte de confinement du troisième réacteur, des quantités considérables de plutonium. Avec, alors, des conséquences certaines sur la contamination d’une partie du Japon, devenant largement inhabitable ; et avec d’autres implications, moins certaines, sur la contamination de la planète entière."

Et d’appeler à une intervention de l’ONU pour "envoyer sur place, par avion, tous les hélicoptères, lances à incendie, robots, bétonneuses, qu’on pourra trouver pour organiser un confinement efficace de ces réacteurs".

Je partage entièrement son avis. Les risques sont partagés par l’humanité toute entière. Nous ne pouvons nous contenter de laisser les Japonais - et l’armée US- se mobiliser seuls contre cette machine infernale.

Alors il faut que les média main-stream se rendent compte qu’on n’est pas ici dans une problématique d’affoler ou non les populations.

Il n’est plus temps d’endormir les enfants avec des contes sur cet étrange nuage de pollution métaphysique qui est là, on en est sur, mais qui n’est pas mesurable scientifiquement, chose dont on en est encore plus sur.

Il faut se rendre compte que la crise est toujours aussi aiguë, qu’au lieu de s’en désintéresser pour des sujets futiles, il faudrait au contraire créer le choc de consciences qui permettrait de mobiliser les ressources pour contrôler au plus vite les risques considérables qui continuent de peser sur nous tous.

Alors les cantonales, vous m’excuserez.

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12 Messages

  • Le 3 avril 2011 à 19:37, par Florent

    www.cartoradiations.fr/
    traduction Next-up :

    http://www.asahi.com/national/update/0402/TKY201104020166.html

    02 04 2011 Source AP ASAHI Les membres de la Société météorologique du Japon ont reçu une notification du gouvernement leur demandant de s’abstenir de toute publication de prévision de propagation des nuages radioactifs dans l’atmosphère afin de ne pas provoquer de panique dans la population. Le gouvernement japonais justifie cette demande en ces termes : "les bases de la gestion des catastrophes doivent être un acte unique d’information responsable. Prévoir (prédire) la propagation d’un nuage de matières radioactives peut engendrer des remous dans la population". Toshio Yamagata le responsable de la météorologie a "un sentiment effrayant" concernant ce document gouvernemental. Koyama Makoto, professeur à l’université de Shizuoka a déclaré : "cette ordre d’en haut du contrôle de l’information est égal à une déclaration de suicide de la société" Source AP ASAHI

    03 04 2011 Source AP ASAHI the members of the weather Company of Japan received a notification of the government requiring of them to abstain from any publication of forecast of propagation of the radioactive clouds in the atmosphere in order not to cause of panic in the population. The Japanese government justifies this demand for these terms : " the bases of the management of the catastrophes must be a responsible single act of information. To envisage (to predict) the propagation of a radioactive material cloud can generate movements in the population". Toshio Yamagata the person in charge of meteorology has " a feeling effrayant" concerning this governmental document. Koyama Makoto, professor at the university of Shizuoka with declared : " this order of in top of the control of information is equal to a declaration of suicide of the société" Source AP ASAHI 03 04 2011

  • Le 4 avril 2011 à 20:52, par Christiane

    Extraits
    http://www.ouest-france.fr/actu/act...

    Tepco (Tokyo Electric Power Company), l’opérateur de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, recrute des « liquidateurs ».

    Tepco proposerait jusqu’à 3 500 € la vacation, selon l’agence Reuters. Mission du liquidateur : se rendre dans les zones les plus exposées à la radioactivité, afin de procéder à des réparations.

    « Ma société m’a offert 200 000 yens (environ 1 750 €) par jour, confie un employé d’une compagnie de sous-traitance d’une trentaine d’années à l’hebdomadaire japonais Weekly Post. En temps normal, j’aurais pris ça pour un boulot de rêve, mais ma femme a fondu en larmes et m’a dissuadé, alors j’ai refusé… »

    Il y a pourtant des travailleurs prêts à accomplir cette périlleuse mission à Fukushima : c’est le cas d’Hiroyuki Kohno, 44 ans, contrôleur de radioactivité. Trois semaines après avoir vu le tsunami dévaster la centrale de Fukushima où il travaillait, il vient d’accepter d’y retourner.
    «  Pour être franc, personne ne veut y aller, déclare-t-il. Les niveaux des rayonnements dans la centrale sont très élevés, incroyablement élevés comparé aux conditions normales. Je sais qu’en y allant cette fois, je reviendrai avec un corps qui ne sera plus capable de travailler dans une centrale nucléaire. »
    Célibataire et sans enfant, Hiroyuki Kohno a senti qu’il était de son devoir d’accepter la mission.
    M. Kohno s’attend à travailler dans l’unité de contrôle de la centrale, où il devrait recevoir, chaque heure, la dose de rayonnements qu’une personne reçoit en moyenne en une année ! Mais il confie penser d’abord à soulager ses collègues sur place : « Il existe une expression en japonais : Nous mangeons tous dans le même bol. Ce sont des amis avec qui j’ai partagé mes peines et mes joies. C’est pour cela que j’y vais. »
    « Nous nous disons que le Japon a été profondément ravagé lors de la deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui le Japon est à nouveau brûlé dans sa chair. Même si le terrain de lutte est différent, nous sommes les kamikazes des temps modernes. Nous n’avons pas l’intention de mourir mais de sauver le Japon. »

  • Le 7 avril 2011 à 22:51, par Christiane

    A voir absolument, le documentaire de 24 mn de Wladimir Tchertkoff (2003), prix
    du meilleur documentaire scientifique et d’environnement.

    Dans les mois qui
    suivirent la catastrophe de Tchernobyl,un million de liquidateurs ont été
    réquisitionnés pour tenter de confiner le réacteur en feu. Le témoignage de
    quelques-uns d’entre eux, la mort de la plupart dans l’indifférence générale.

    http://www.dailymotion.com/video/xe...
    http://www.dailymotion.com/video/xe...

    http://video.google.com/videoplay?d...

  • Le 10 avril 2011 à 15:37, par

    Fukushima, Tchernobyl : « L’OMS répète les chiffres de l’AIEA »

    Par Andrada Noaghiu | Journaliste |
    06/04/2011

    http://www.rue89.com/2011/04/06/fuk...

    Un ancien de l’Organisation mondiale de la santé dénonce des liens malsains avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.

    "L’AIEA a, selon ses statuts, comme objet principal :

    « D’accélérer et d’accroitre la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. »

    Traduction : c’est une agence de promotion du nucléaire commercial."

  • Le 13 avril 2011 à 09:20, par

    "Le Parti démocrate a certainement retardé l’annonce du reclassement du niveau de gravité pour attendre la fin les élections, qu’il a d’ailleurs perdus. Je réclame plus de transparence." Ce message, envoyé sur Twitter par @pukuma, un habitant de la préfecture de Shimane, dans le sud du Japon, n’est pas un cas isolé. Depuis mardi matin, des accusations du même type déferlent sur le réseau social, très utilisé dans l’archipel.

    De nombreux Japonais en veulent aux autorités d’avoir attendu la fin des élections locales de dimanche pour reclasser subitement l’accident nucléaire de Fukushima au même niveau que celui de Tchernobyl.

  • Le 21 avril 2011 à 11:27, par

    Mercredi 20 avril 2011

    Avant même d’être construits, les futurs réacteurs EPR indiens, construits par AREVA et promus par Nicolas Sarkozy lors de ses deux derniers voyages dans le pays, ont déjà fait un mort : un manifestant antinucléaire, tué par balles, suite à la répression violente d’une manifestation qui avait lieu lundi à Jaitapur.

    Des centaines de manifestants s’étaient rassemblés à proximité du site qui devrait accueillir 6 réacteurs EPR, dans l’Etat du Maharashtra, à 250 km de Bombay. La foule, constituée principalement d’agriculteurs et de pêcheurs locaux inquiets pour le devenir de leur activité, ne voulant pas voir leurs terres et leurs lieux de pêche pollués par l’industrie nucléaire, s’étaient réunis pour manifester leur opposition au projet de construction de centrale nucléaire. La police a alors tiré en l’air, puis sur la foule, tuant un manifestant.

    L’accident de Fukushima nous a montré que la crainte des manifestants était bien fondée. Le nucléaire est en effet une industrie mortifère qui met directement en péril la santé et la vie des salariés, les populations alentours et leurs activités de subsitance.

    Devant le refus grandissant des populations pour cette technologie, les promoteurs de l’atome n’ont d’autre choix que de faire usage de la force. En Inde, comme partout dans le monde, le nucléaire est imposé aux populations sans jamais leur laisser la possibilité de choisir.

    L’industrie nucléaire va de paire avec une société toujours plus militarisée, où l’expression citoyenne est baillonnée, où l’information indispensable à tout contrôle démocratique est classée secret défense.

    Nicolas Sarkozy et Anne Lauvergeon, présidente d’AREVA, sont directement responsables des morts occasionnées par la répression féroce qui s’exerce contre les manifestants antinucléaires.

    Le NPA exige l’arrêt immédiat des exportations de technologies nucléaires par la France. Le gouvernement, à commencer par Nicolas Sarkozy, doit stopper immédiatement son travail de représentant de commerce de l’industrie nucléaire !

    Le 20 avril 2011.

  • Le 24 avril 2011 à 18:20, par

    Impossible d’échapper aux "mea-culpa" de la filaire, qui nous promet dans les médias un Nucléaire toujours plus sûr, plus beau que jamais, plein de prises de consciences. De quoi se plaint-on ? RAS ! Aréva, ou le Rêve Atomique d’un nucléaire toujours plus parfait !

    Ils continuent d’oublier ces petits détails, les pros-nucléaires :

    1) Le cœur des réacteurs. Impossible à démanteler actuellement (on n’a pas la technologie pour, trop radioactif), il continue de vieillir et sa mécanique interne (et du chargement du combustible associé) peut faillir, autant que son étanchéité comme toute bouilloire (mais ce n’est pas n’importe laquelle en l’occurrence…).

    2) Le refroidissement par eau. Il a failli avec Fukushima, et le mauvais entretien par les sous-traitants maltraités de l’atome (car ce n’est pas de leur faute en propre) fait que cela peut toujours faillir au cœur du système, redondance ou pas. Sans compter que l’absence d’eau (sécheresse et bas niveau des cours d’eau) ou le trop (par les inondations) peut toujours arriver. Là non plus, la redondance des systèmes n’y pourra rien.

    3) La catastrophe exceptionnelle (impondérable). Là n’importe quel autre imprévu peut arriver. Y compris le terrorisme. Avec Fukushima, on sait désormais qu’il est impossible de gérer le pire s’il arrive.

    Alors arrêtons de dire qu’il n’arrivera jamais rien, où plutôt de laisser entendre qu’ils sauront toujours gérer, quoi qu’il arrive !.

    Arrêtons de croire aussi que l’industrie du nucléaire veille paternellement à nos intérêts. C’est quasiment de la philanthropie. On n’est pas si fou pour le croire, ni eux de croire qu’on va les croire … Mais on sait bien qu’ils essayent de faire pour le mieux, mais à condition que cela n’excède pas la rentabilité économique, or on sait que la prise en compte du risque sera très lourde financièrement, et donc la rentabilité ne suivra pas, au détriment de la sécurité.

    Et même en passant bien à la caisse, ça ne sera pas assez à cause du coût du démantèlement extraordinairement élevé.

  • Le 28 avril 2011 à 10:09, par

    Compléments à l’émission :

    ..."La précision n’a pas tardé à arriver, émanant d’une employée d’EDF :

    "Non, des travaux de " mise hors d’eau du diesel alimentant les pompes de secours de la centrale du Blayais n’ont jamais été effectués. L’ensemble est toujours inondable. Mais "c’est en projet", depuis la catastrophe, de 1999 et, au moment où j’écris ces lignes, tout est resté en l’état depuis 12 ans !!! Ces gens ont des incompétences des irresponsables et des cons. Il se foutent simplement de votre gueule. Ça ne date pas d’hier et ça continuera. C’est honteux, scandaleux. LE JEUNE DIRECTEUR DE LA CENTRALE, QUI N’A QUE LE MOT "SÛRETÉ" À LA BOUCHE, EST PARFAITEMENT AU COURANT.

    En avril 2011 Antenne 2 a diffusé le 18 avril 2011 une excellente émission "Complément d’Enquête", intitulée
    La catastrophe qui change tout

    http://info.france2.fr/complement-denquete et ensuite, sur "à revoir en intégralité"


    1) http://www.youtube.com/watch?v=g8Fp1Cn9DhM&feature=related
     
    2) http://www.youtube.com/watch?v=3Y9jW1jhBkQ

    3) http://www.youtube.com/watch?v=fysP9Udo6Ag&feature=related

    4) http://www.youtube.com/watch?v=XcBhnQECPSQ

    5) http://www.youtube.com/watch?v=Fgh5hX3k4AQ

    6) http://www.youtube.com/watch?v=D1EPZXrR5jI

    7) http://www.youtube.com/watch?v=ZQp5vNwqV0g


    http://videos.next-up.org/France2/Complement_Enquete_Fukushima_Lost_in_radiation/24_04_2011.html

  • Le 19 juin 2011 à 23:22, par

    L’arrêt des systèmes de refroidissement de la centrale de Fort Calhoun

    De lourdes suspicions pèsent sur la centrale nucléaire de Fort Calhoun, située dans le Nebraska, aux Etats-Unis. En effet, un rapport daté du 8 juin confirme que la centrale a momentanément perdu le système de refroidissement qui sécurise les piscines de combustibles usagés. Un accident nucléaire classé au niveau 4, le même niveau que l’accident de Fukushima Daiichi à ses débuts…

    Aujourd’hui, l’inquiétude concerne l’état du combustible stocké dans la piscine. En effet, on sait que toute coupure du système de refroidissement peut avoir des conséquences irréversibles. Le combustible nucléaire doit impérativement être refroidi pour empêcher la réaction de fission de s’emballer. Car sinon, le combustible chauffe de plus en plus. Il peut alors fondre et détruire les gaines dans lesquelles il est contenu. Le risque, c’est évidemment que les matières radioactives soient relâchées dans l’environnement. A Fort Calhoun, les autorités ont fait savoir que le système de refroidissement a été rétabli. Mais pas un mot sur l’état du combustible…

  • Le 26 juin 2011 à 21:29, par

    L’appel d’un Français du Japon

    http://www.dailymotion.com/video/xj...

  • Le 30 juin 2011 à 14:11, par

    Une vidéo de la
    une zone d’évacuation obligatoire de 16 km a été ordonnée

    Fort Calhoun Nuclear Plant Main Building Underwater, 10 Mile Mandatory Evacuation Area
    http://www.youtube.com/watch?v=_zos...

    http://blog.alexanderhiggins.com/20...

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