Une tribune pour les luttes

Les Entrailles de Mademoiselle

IVG : Y’a qu’à pas baiser !

Comment continuer à maltraiter les femmes qui avortent ...
+ Appel à signer : je vais bien, merci.

Article mis en ligne le samedi 2 avril 2011

IVG : Y’a qu’à pas baiser !

< !—>

Ah les recettes de grand-mères. En voilà une bonne pour l’avortement : y’a qu’à pas baiser !

Ce n’est pas ce que conseille généralement la presse féminine, qui passe ses journées le nez dans la culotte (fashion la culotte), pour nous pondre de magnifiques rubriques « Sexo ». La dernière en date nous arrive du magazine ELLE, pour nous expliquer que : « L’avantage d’avouer qu’on n’a pas d’orgasme, c’est qu’on n’est pas obligées de faire semblant d’en avoir. Comme 67% des femmes et , (presque) égalité des sexes oblige, 25% des hommes. » Hein ?

Mademoiselle ne comprend pas toujours les articles du magazine ELLE… Et puis un jour, la BAFFE. Mademoiselle se retrouve paumée, éberluée, assise, limite traumatisée : elle vient de lire un article dans le magazine ELLE qui n’est pas mauvais. L’article (« IVG : la nouvelle bataille ») aborde la question des méthodes d’IVG, en questionnant notamment le recours plus que systématique de certains services à la méthode médicamenteuse.

l’IVG par voie médicamenteuse est de plus en plus présentée comme la méthode idéale, répondant à toutes les situations, y compris pour les grossesses avancées, entre la neuvième et la quatorzième semaine d’aménorrhée (absence de règles). Contre l’avis des autorités de santé. Et au détriment du choix des femmes.

 

- Mais c’est qu’elles veulent avoir le choix en plus ?

Pour rappel, il existe deux méthodes d’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) en France :

  • la méthode dite « chirurgicale », qui consiste en une aspiration sous anesthésie générale ou locale, réalisée donc en bloc opératoire, et cela dans un délai légal de 14 SA (semaines d’aménorrhée -ou absence de règles) soit 12 SG (semaines de grossesse).
  • La méthode dite « médicamenteuse » ou « médicale », qui consiste en deux prises de médicaments : l’un interrompt la grossesse, l’autre provoque des contractions et l’expulsion de l’embryon. L’IVG médicale ou médicamenteuse peut par ailleurs être réalisée hors établissement, ce qu’on appelle « en ville », mais uniquement avant la fin de la 5ème semaine de grossesse (c’est à dire la 7ème semaine après le début des dernières règles).
(Pour plus d’informations : sur les méthodes d’IVG, un comparatif synthétique des deux méthodes est disponible sur ce site ; sur les délais légaux en Europe, vous pouvez consulter le tableau sur la « Législation comparée de l’avortement en Europe » sur le site du Planning Familial : consulter.)

Les deux méthodes sont donc utilisables, mais au delà de 7 SA, il devient interdit de réaliser une IVG médicamenteuse « en ville », c’est à dire hors établissement de santé. Le rapport de la Haute Autorité de Santé précise :

Limitation à 7 SA des IVG à domicile (le risque hémorragique ne semble pas plus fréquent au-delà, mais l’hémorragie pourrait être plus sévère à des âges gestationnels plus avancés et les douleurs sont également plus importantes)

À ce sujet, Martin WInckler rappelle que Les médecins qui imposent des IVG médicamenteuses hors des délais légaux ont un comportement criminel.

Toujours dans ce même rapport, il est indiqué que, entre la 8e et la 9e SA, la technique médicamenteuse doit « être réalisée en milieu hospitalier », et que à partir de la 10° SA, « La technique médicale n’est pas recommandée ».

- 95 fois sur cent, Lafâme…

Or, que se passe-t-il dans les faits ? Comme le note l’article de ELLE « si la moitié des IVG sont médicamenteuses en France, celles-ci sont quasiment toutes effectuées dans les premières semaines. »

Toutes ? Non, quelques gaulois résistent quelque part en France : « à Strasbourg, le chiffre explose tous les records : 95 % des femmes subissent une IVG sous médicament, quels que soient leur âge, le terme, leur histoire, leur rapport au corps… »

Autrement dit, des IVG médicamenteuses sont réalisées jusqu’à 14 SA… pratique qui relève « de la maltraitance des femmes », pour Sophie Eyraud, co-présidente de l’ANCIC (Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception). Afin de ne pas passer pour des barbares, les médecins du service assurent pratiquer une « prise en charge de la douleur » sérieuse… Admettons. Cela n’enlève rien au fait d’imposer aux femmes une technique plutôt qu’une autre. Mais le pire est ailleurs. C’est que l’idée fait des petits, si vous me passez l’expression.

Selon ELLE, ce protocole de prise en charge de la douleur « n’existe pas dans d’autres régions où l’on pratique (…) l’IVG médicamenteuse pour ne pas avoir à faire d’IVG chirurgicale. »

« C’est écrit ici noir sur blanc », dénonce la gynécologue-obstétricienne Sophie Gaudu, responsable de l unité d’orthogénie de l’hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Elle brandit un document distribué aux femmes dans un hôpital de province : « Vous pourrez demander un antidouleur », mais rien ne dit qu’on le leur donne. « Je ne comprends pas cette volonté d’imposer l’IVG médicamenteuse à ce terme, on va faire un mal fou aux femmes. Elles doivent se rebeller contre ça pour protéger les autres, les plus jeunes. »

Alors pourquoi privilégier l’IVG médicamenteuse ? Eh bien, parce que ça coûte moins cher, que ça prend moins de temps de bloc -qu’il faut réserver à des femmes qui ont des vrais problèmes intéressants, médicalement parlant (des tumeurs, des embryons à implanter, bref, des machins valorisant pour le toubib), parce que ça ne mobilise pas autant de personnel, parce que ces connasses n’avaient qu’à pas se retrouver enceinte. Oups, la dernière phrase, on la pense mais on ne la dit pas.

Comme le souligne la CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception), dans sa contribution aux États Généraux du service Public :

L’avortement « est aussi soumis à la tarification à l’acte ou T2A, tarification actuellement faible qui rend l’acte peu attractif, peu « rentable » tant pour les structures publiques que privées : l’arrêté du 4 août 2009 relatif aux forfaits afférents à l’IVG a revalorisé l’acte autour de 300 euros (383,32 euros pour une IVG instrumentale avec anesthésie générale), soit près de 3 fois moins que pour un acte équivalent d’aspiration pour fausse couche spontanée. (lire la contribution en entier : EGSP – Contribution CADAC)

BREF, allez vous me dire, on se fout de la gueule des patients, et là en l’occurrence des femmes. Rien de nouveau sous le soleil.

Enfin si, comme Mademoiselle vous l’a dit au début : le magazine ELLE a sorti un BON PAPIER sur l’IVG. ET ÇA C’EST GRANDIOSE !


- L’avortement dans la presse féminine : un droit qui te rend malade, Lafâme !

Mademoiselle voudrait bien être positive jusqu’au bout, c’est à dire se concentrer sur LE bon papier en évitant la tonne de mièvreries crasses débitées sur l’IVG à longueur d’années. Mais vous la connaissez maintenant, vous savez d’avance que ce sera impossible. Parce que l’avortement dans la presse féminine, est… comment dire ? traité d’une manière assez inégale.

D’un côté, vous avez une représentation de l’avortement dans le genre :

C’est un droit de Lafâme ! Gningningnin !

Et le rouge à lèvre aussi, c’est notre droit !

Et les talons !

Et les régimes !

hihihiiii !

Bref, rien de très glorieux, mais l’avortement est tout de même présenté comme un droit collectif acquis par la lutte politique/féministe.

(...) suite -> http://blog.entrailles.fr/2011/04/ya-qua-pas-baiser/


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5 avril 2011

Appel à signer : http://jevaisbienmerci.net/

IVG : je vais bien, merci.

Pus de 200 000 femmes avortent chaque année en France.

Cet acte, pratiqué sous contrôle médical, est des plus simples. Pourtant, le parcours des femmes qui avortent, lui, l’est de moins en moins :

Le droit à l’IVG est menacé : en pratique, par la casse méthodique du service public hospitalier, et dans les discours, car l’avortement est régulièrement présenté comme un drame dont on ne se remet pas, un traumatisme systématique.

Ces discours sur l’avortement sont des slogans éloignés de ce que vivent la grande majorité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.

Nous en avons marre que l’on nous dicte ce que nous devons penser et ressentir.

Depuis le vote de la loi Veil en 1975, a-t-on cessé de prédire le pire aux femmes qui décident d’avorter ?

Nous en avons assez de cette forme de maltraitance politique, médiatique, médicale.

Avorter est notre droit, avorter est notre décision. Cette décision doit être respectée : nous ne sommes pas des idiotes ou des inconséquentes. Nous n’avons pas à nous sentir coupables, honteuses ou forcément malheureuses.

Nous revendiquons le droit d’avorter la tête haute, parce que défendre le droit à l’avortement ne doit pas se limiter à quémander des miettes de tolérance ou un allongement de la corde autour du piquet.

Nous disons haut et fort que l’avortement est notre liberté et non un drame.

Nous déclarons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien.

Nous réclamons des moyens pour que le droit à l’IVG soit enfin respecté. Nous réclamons son accès inconditionnel et gratuit mais également la liberté de faire ce que nous voulons de notre corps sans que l’on nous dise comment nous devons nous sentir.

Les filles des 343 salopes.


« Faudrait créer un groupe de 343 femmes qui ont avorté, qui se portent très bien et le disent tout haut. »


Commentaire sur le site des Entrailles de Mademoiselle :

Christine a dit :
2 avril 2011

Tiens, je fais une proposition de texte. Mais je connais pas de célébrité…

200 000 femmes avortent chaque année en France.
Cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples.
Le droit à l’IVG est menacé par les conditions économiques faites aux CIVG et par le retour de l’ordre moral dans les discours. Avoir avorté est de plus présenté comme un traumatisme dont on ne se remet pas.
Je déclare avoir avorté et n’avoir aucun regret. Et je vais très bien.
Je réclame des moyens pour que le droit à l’IVG, son accès inconditionnel et gratuit et la liberté de faire ce que je veux de mon corps sans qu’on me dise comment je dois me sentir.


IVG : Y’a qu’à pas baiser !

A lire absolument en entier et avec tous les liens sur le blog :
http://blog.entrailles.fr/2011/04/ya-qua-pas-baiser/

IVG : Y’a qu’à pas baiser !

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Ah les recettes de grand-mères. En voilà une bonne pour l’avortement : y’a qu’à pas baiser !

Ce n’est pas ce que conseille généralement la presse féminine, qui passe ses journées le nez dans la culotte (fashion la culotte), pour nous pondre de magnifiques rubriques « Sexo ». La dernière en date nous arrive du magazine ELLE, pour nous expliquer que : « L’avantage d’avouer qu’on n’a pas d’orgasme, c’est qu’on n’est pas obligées de faire semblant d’en avoir. Comme 67% des femmes et , (presque) égalité des sexes oblige, 25% des hommes. » Hein ?

Mademoiselle ne comprend pas toujours les articles du magazine ELLE… Et puis un jour, la BAFFE. Mademoiselle se retrouve paumée, éberluée, assise, limite traumatisée : elle vient de lire un article dans le magazine ELLE qui n’est pas mauvais. L’article (« IVG : la nouvelle bataille ») aborde la question des méthodes d’IVG, en questionnant notamment le recours plus que systématique de certains services à la méthode médicamenteuse.

l’IVG par voie médicamenteuse est de plus en plus présentée comme la méthode idéale, répondant à toutes les situations, y compris pour les grossesses avancées, entre la neuvième et la quatorzième semaine d’aménorrhée (absence de règles). Contre l’avis des autorités de santé. Et au détriment du choix des femmes.

 

- Mais c’est qu’elles veulent avoir le choix en plus ?

Pour rappel, il existe deux méthodes d’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) en France :

  • la méthode dite « chirurgicale », qui consiste en une aspiration sous anesthésie générale ou locale, réalisée donc en bloc opératoire, et cela dans un délai légal de 14 SA (semaines d’aménorrhée -ou absence de règles) soit 12 SG (semaines de grossesse).
  • La méthode dite « médicamenteuse » ou « médicale », qui consiste en deux prises de médicaments : l’un interrompt la grossesse, l’autre provoque des contractions et l’expulsion de l’embryon. L’IVG médicale ou médicamenteuse peut par ailleurs être réalisée hors établissement, ce qu’on appelle « en ville », mais uniquement avant la fin de la 5ème semaine de grossesse (c’est à dire la 7ème semaine après le début des dernières règles).
(Pour plus d’informations : sur les méthodes d’IVG, un comparatif synthétique des deux méthodes est disponible sur ce site ; sur les délais légaux en Europe, vous pouvez consulter le tableau sur la « Législation comparée de l’avortement en Europe » sur le site du Planning Familial : consulter.)

Les deux méthodes sont donc utilisables, mais au delà de 7 SA, il devient interdit de réaliser une IVG médicamenteuse « en ville », c’est à dire hors établissement de santé. Le rapport de la Haute Autorité de Santé précise :

Limitation à 7 SA des IVG à domicile (le risque hémorragique ne semble pas plus fréquent au-delà, mais l’hémorragie pourrait être plus sévère à des âges gestationnels plus avancés et les douleurs sont également plus importantes)

À ce sujet, Martin WInckler rappelle que Les médecins qui imposent des IVG médicamenteuses hors des délais légaux ont un comportement criminel.

Toujours dans ce même rapport, il est indiqué que, entre la 8e et la 9e SA, la technique médicamenteuse doit « être réalisée en milieu hospitalier », et que à partir de la 10° SA, « La technique médicale n’est pas recommandée ».

- 95 fois sur cent, Lafâme…

Or, que se passe-t-il dans les faits ? Comme le note l’article de ELLE « si la moitié des IVG sont médicamenteuses en France, celles-ci sont quasiment toutes effectuées dans les premières semaines. »

Toutes ? Non, quelques gaulois résistent quelque part en France : « à Strasbourg, le chiffre explose tous les records : 95 % des femmes subissent une IVG sous médicament, quels que soient leur âge, le terme, leur histoire, leur rapport au corps… »

Autrement dit, des IVG médicamenteuses sont réalisées jusqu’à 14 SA… pratique qui relève « de la maltraitance des femmes », pour Sophie Eyraud, co-présidente de l’ANCIC (Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception). Afin de ne pas passer pour des barbares, les médecins du service assurent pratiquer une « prise en charge de la douleur » sérieuse… Admettons. Cela n’enlève rien au fait d’imposer aux femmes une technique plutôt qu’une autre. Mais le pire est ailleurs. C’est que l’idée fait des petits, si vous me passez l’expression.

Selon ELLE, ce protocole de prise en charge de la douleur « n’existe pas dans d’autres régions où l’on pratique (…) l’IVG médicamenteuse pour ne pas avoir à faire d’IVG chirurgicale. »

« C’est écrit ici noir sur blanc », dénonce la gynécologue-obstétricienne Sophie Gaudu, responsable de l unité d’orthogénie de l’hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Elle brandit un document distribué aux femmes dans un hôpital de province : « Vous pourrez demander un antidouleur », mais rien ne dit qu’on le leur donne. « Je ne comprends pas cette volonté d’imposer l’IVG médicamenteuse à ce terme, on va faire un mal fou aux femmes. Elles doivent se rebeller contre ça pour protéger les autres, les plus jeunes. »

Alors pourquoi privilégier l’IVG médicamenteuse ? Eh bien, parce que ça coûte moins cher, que ça prend moins de temps de bloc -qu’il faut réserver à des femmes qui ont des vrais problèmes intéressants, médicalement parlant (des tumeurs, des embryons à implanter, bref, des machins valorisant pour le toubib), parce que ça ne mobilise pas autant de personnel, parce que ces connasses n’avaient qu’à pas se retrouver enceinte. Oups, la dernière phrase, on la pense mais on ne la dit pas.

Comme le souligne la CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception), dans sa contribution aux États Généraux du service Public :

L’avortement « est aussi soumis à la tarification à l’acte ou T2A, tarification actuellement faible qui rend l’acte peu attractif, peu « rentable » tant pour les structures publiques que privées : l’arrêté du 4 août 2009 relatif aux forfaits afférents à l’IVG a revalorisé l’acte autour de 300 euros (383,32 euros pour une IVG instrumentale avec anesthésie générale), soit près de 3 fois moins que pour un acte équivalent d’aspiration pour fausse couche spontanée. (lire la contribution en entier : EGSP – Contribution CADAC)

BREF, allez vous me dire, on se fout de la gueule des patients, et là en l’occurrence des femmes. Rien de nouveau sous le soleil.

Enfin si, comme Mademoiselle vous l’a dit au début : le magazine ELLE a sorti un BON PAPIER sur l’IVG. ET ÇA C’EST GRANDIOSE !


- L’avortement dans la presse féminine : un droit qui te rend malade, Lafâme !

Mademoiselle voudrait bien être positive jusqu’au bout, c’est à dire se concentrer sur LE bon papier en évitant la tonne de mièvreries crasses débitées sur l’IVG à longueur d’années. Mais vous la connaissez maintenant, vous savez d’avance que ce sera impossible. Parce que l’avortement dans la presse féminine, est… comment dire ? traité d’une manière assez inégale.

D’un côté, vous avez une représentation de l’avortement dans le genre :

C’est un droit de Lafâme ! Gningningnin !

Et le rouge à lèvre aussi, c’est notre droit !

Et les talons !

Et les régimes !

hihihiiii !

Bref, rien de très glorieux, mais l’avortement est tout de même présenté comme un droit collectif acquis par la lutte politique/féministe.

(...) suite -> http://blog.entrailles.fr/2011/04/ya-qua-pas-baiser/


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2 Messages

  • Le 7 avril 2011 à 12:49, par Christiane

    http://www.lamarseillaise.fr/sant-/...

    06-04-2011

    A Marseille et dans les Bouches-du-Rhône en général, « la motivation des acteurs » permet d’assurer « à peu près » l’accès à l’IVG.

    Depuis près de quarante ans, l’avortement est un droit mais sa mise en œuvre concrète se heurte au manque de moyens. En région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la situation est contrastée.

    (...)

    « A Toulon, c’est un désastre, se désole la responsable associative, il faut un mois de délai pour obtenir un rendez-vous tandis que dans les Bouches-du-Rhône, cela fonctionne à peu près. » A Aix, faute de convention passée entre l’hôpital et les médecins de ville, les femmes sont orientées vers des médecins marseillais ou vitrollais tandis que les Marseillaises bénéficient d’un « cercle vertueux ». « Nous nous sommes mobilisés en 2005 avec un gros mouvement », raconte Claire Ricciardi. A l’époque, face à la saturation des services hospitaliers et la démotivation des médecins, le centre de la clinique de Vert Coteau, à Saint-Barnabé, s’était même mis en grève. Les professionnels de santé se sont depuis organisés. Outre les deux centres de la Conception et de l’hôpital Nord, la médecine de ville a pris le relais pour les avortements dits « médicamenteux ».
    Mais « tout ne tient qu’à la bonne volonté des chefs de service, nuance la responsable du Planning familial, ce sont eux qui assurent la formation des plus jeunes et des médecins ». A l’inverse, les plus récalcitrants prennent des libertés avec la loi, assure cette dernière.

    Dans la balance, le prix de l’acte pèse également. « 191 euros pour quatre visites et quelques gélules », assène Claire Ricciardi. Bien trop cher pour celles qui n’ont pas de mutuelle et pas assez rentable pour les praticiens. Autre composante de taille : le démantèlement de l’hôpital public. « C’est déjà compliqué pour obtenir un rendez-vous quand on a un cancer du sein alors les IVG… », analyse la présidente du Planning, « c’est sûr, 40 ans après, c’est toujours pas gagné ».

    MIREILLE ROUBAUD

  • Le 16 avril 2012 à 23:17, par Abel

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