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INSEE

Les riches de plus en plus riches

Et l’étude s’arrête en 2008 ! Depuis ....
Bouclier fiscal pour 2010 : 1 000 contribuables se partagent 370 millions d’euros ...

Article mis en ligne le samedi 30 avril 2011

02 mai 2011

Bouclier fiscal : 1 000 contribuables se partagent 370 millions d’euros

Les remboursements effectués cette année au titre du bouclier fiscal, sur les impôts payés en 2010, s’élèvent finalement à 591 millions d’euros à fin février, selon les chiffres communiqués par le gouvernement aux parlementaires.

L’essentiel des sommes reversées par l’Etat bénéficie à des personnes classées parmi les plus aisées, c’est-à-dire disposant de plus de 45 000 euros de revenus annuels : ces personnes captent 90 % des remboursements, soit environ 532 millions d’euros.

Dans cette dernière catégorie, ce sont 1015 personnes “les plus riches”, c’est-à-dire celles qui affichent à la fois des revenus supérieurs à 45 000 euros et un patrimoine supérieur à 16,5 millions d’euros, qui sont les mieux loties : alors qu’elles représentent 7 % du total des bénéficiaires, elles se partagent 63 % du total des remboursements, soit 370 millions d’euros et 365 000 euros en moyenne par personne.


Plus on est riche et plus les revenus et le niveau de vie augmentent plus fortement que pour le reste de la population. C’est ce que confirme l’Insee dans une étude, publiée jeudi 28 avril.

La part du 0,9 % de Français dont le revenu est compris entre 88 200 et 239 300 euros, est passée de 4,76 % à 5,04 % entre 2004 et 2008.
La part du 0,1 % de Français disposant d’un revenu supérieur à 239 300 euros a quant à elle augmenté de 1,72 % à 2,03 %.

Source : http://www.insee.fr/fr/publications...
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Sommaire - Les revenus et le patrimoine des ménages - Insee Références - Édition 2011

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Inégalités de niveau de vie et pauvreté de 1996 à 2008
Philippe Lombardo, Nathalie Missègue, Éric Seguin, Magda Tomasini

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13 % de la population française se situait en 2008 en dessous de ce seuil, soit 7,8 millions de personnes.

Avant 2004, les inégalités avaient tendance à se réduire parce que les ménages les plus pauvres voyaient leur niveau de vie se rapprocher des classes intermédiaires.

Car depuis cette date, "les niveaux de vie des personnes les plus modestes cessent d’augmenter plus rapidement que les niveaux de vie intermédiaires alors que ceux des plus aisées continuent leur progression", note cette étude, qui s’arrête juste avant les premiers effets de la crise financière.

Cette progression des niveaux de vie des plus riches "est liée à une forte hausse des revenus, en particulier des revenus du patrimoine, qui sont fortement concentrés chez les personnes les plus aisées ", note l’étude, qui précise que ces revenus ont augmenté de 11% par an.

Parallèlement, si entre 1996 et 2008, le taux de pauvreté monétaire (personnes vivant sous le seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian soit 950 euros mensuels en 2008) est passé de 14,5% de la population à 13% en 2008,
cette moyenne cache de fortes disparités. Ainsi, la baisse de la pauvreté est "concentrée de 1997 à 2001, période de forte croissance et de baisse du chômage" avant de rester stable jusqu’en 2008, a noté Jean-Louis Lhéritier.

Les chômeurs,sont en 2008 comme en 1996 toujours 35% à vivre avec moins de 950 euros par mois. La pauvreté touche davantage les familles monoparentales (26% en 1996, 30% en 2008) et les personnes seules.
Pour les familles monoparentales, le taux de pauvreté s’accroît depuis 2004 : la part des familles monoparentales pauvres est ainsi passée de 26 % à 30 %.
Et plus il y a d’enfants, plus la situation est difficile : en 2008, 53,7 % des personnes vivant dans des familles monoparentales avec trois enfants ou plus étaient pauvres, alors que la proportion était de 35,9 % en 2004.

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Le niveau de vie des descendants d’immigrés
Philippe Lombardo, Jérôme Pujol*

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Le niveau de vie des descendants d’immigrés en France est inférieur à celui des enfants de parents nés français. L’étude montre que les enfants d’immigrés sont davantage exposés à la pauvreté mais les écarts peuvent varier fortement selon leur origine : le risque d’être pauvre se révèle ainsi plus élevé pour les descendants d’immigrés africains que pour les descendants d’immigrés d’Europe.

En 2008, 21,1 % des descendants directs d’immigrés vivaient en dessous du seuil de pauvreté (établi à 60 % du niveau de vie médian), contre 10,6 % des Français nés de parents français.
Le niveau annuel moyen des revenus d’un descendant d’immigrés s’élevait à 19 570 euros en 2008, soit 10 % au-dessus de celui des immigrés (17 820 euros), mais 14 % en dessous de celui des Français de parents nés français (22 810 euros).
Le niveau de vie moyen des descendants d’immigrés est notamment pénalisé par la jeunesse relative des descendants d’immigrés qui vivent en France, qu’ils soient français ou étrangers : 35 % d’entre eux ont moins de 18 ans, contre 22 % chez les Français nés de parents français, et 6 % chez les immigrés. "Or, ce sont les jeunes qui font le plus souvent partie des personnes ayant les niveaux de vie les plus faibles", souligne l’étude. "Ils sont nombreux à ne pas avoir de revenus et à dépendre des ressources du ménage dans lequel ils vivent." Autre facteur discriminant : la situation des descendants d’immigrés sur le marché du travail.
Les chômeurs sont plus nombreux parmi les descendants d’immigrés (11 % des actifs) que parmi les Français de parents nés français (7 %), et les descendants d’immigrés sont moins souvent cadres (13 %) ou professions intermédiaires (22 %). _ La moitié des descendants d’immigrés ont un père ouvrier et 47 % une mère inactive.

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