Une tribune pour les luttes

Un simulacre de dialogue au centre ville de Marseille

Article mis en ligne le jeudi 12 mai 2011

Communiqué de presse

La présentation de la rénovation du Vieux Port qui vient d’avoir lieu le 6 mai 2011 et les trois « concertations publiques » qui vont se dérouler en moins de trois semaines sont bien éloignées des motifs et des moyens pour lesquels, dans des termes similaires, le Conseil municipal de Marseille et le Conseil communautaire de Marseille Provence Métropole s’étaient fort opportunément engagés à mettre en oeuvre des orientations visant à renforcer une politique globale et concertée de requalification de l’ensemble du Centre-ville (Cf en particulier la délibération n° 28 du Conseil municipal du 9 février 2009).

D’un aménagement qui visait à rendre le Centre ville aux piétons et à développer une politique urbaine soucieuse de ses occupants, résidant ou non, on est passé à une semi-piétonisation vouant ses habitants et ses usagers à leur propre sort. Puis, au gré d’une gouvernance et d’un pilotage bien malmené, c’est vers une piétonisation du Vieux Port que nos édiles se sont acheminés pour s’engager enfin vers une semi piétonisation aboutissant à un périmètre minimal d’aménagement prenant en compte principalement le quai des Belges, après les péripéties concernant le choix d’un maître d’œuvre. Ainsi par un tour de passe-passe ont été escamotés la population du centre ville, son habitat et les moyens de son bien-être au quotidien en matière de transport et d’équipements de proximité. L’un des projets phare de Marseille, capitale européenne de la culture 2013, s’est dès lors réduit à peau de chagrin.

Aujourd’hui, des incertitudes juridiques financières et sociales pèsent sur ce projet. En outre les citoyens de Marseille sont partagés entre le désir de voir leur ville répondre à un défi du futur et le souhait de ne pas prolonger sans lendemain des errements coûteux. Les effets de la crise et le mal vivre d’une partie importante de la population du Centre Ville impliquent une attention et des précautions qui ne semblent pas avoir été prévues. La gestion de ce projet au fil de l’eau n’est plus possible.

C’est pourquoi, l’association « un centre ville pour tous » :

- Refuse de participer à un simulacre de dialogue et entend faire valoir tous les droits attachés à l’action publique.

- Rappelle sa disponibilité pour participer à une vraie concertation et à un suivi attentif qui prendrait en compte le sort de tous les citoyens concernés par ce projet et en particulier celui des habitants et des usagers du périmètre de l’emprise des interventions de 2013.

- Demande aux collectivités publiques que les prescriptions votées démocratiquement par leurs assemblées soient respectées et fassent l’objet d’une totale transparence de mise en œuvre.

Pour le cas où ces conditions ne seraient pas réalisées, l’association n’exclut pas de recourir pour leur aboutissement à toute voies de droit ainsi qu’à toute actions de protestations qui s’avéreraient nécessaires.

Contact de presse : 06 83 48 83 63

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