Une tribune pour les luttes

Halte à la criminalisation du peuple Kurde en France

Marseille : Manifestation lundi 6 Juin 2011 à partir de 18h aux Mobiles
Paris : Nouvelle manifestation samedi 11 juin sur la place de République.

Article mis en ligne le lundi 13 juin 2011

Manifestation parisienne du 11 juin 2011

Des milliers de kurdes ont manifesté samedi 11 juin à Paris pour dénoncer la violence policière et demander la libération des kurdes arrêtés depuis 4 juin.

Rassemblés sur la place de la République samedi à Paris, les manifestants ont défilé jusqu’à la place de la Bastille, derrière une banderole noire proclamant « Libérez nos amis ». « Honte à la justice française », « Le PKK n’est pas une organisation terroriste », « Solution démocratique pour le problème kurde » pouvait-on lire sur d’autres banderoles dans les mains des manifestants qui criaient «  nous sommes tous PKK » et « enfermez-nous aussi ».

« Si les politiciens du peuple kurde sont des terroristes, alors nous sommes aussi des terroristes. Venez nous chercher » a dit Murat Ceylan, le président du Conseil Kurde de Paris, sur la place de Bastille. «  Nous ne pouvons pas accepter ces attaques contre notre peuple » a-t-il souligné.

Les kurdes ont été victimes des intérêts politiques et économiques entre la France et la Turquie, a ajouté de son coté Mehmet Ulker, le président de la Fédération kurde.


Voir

Mille Bâbords 17735, 17783

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi


Communiqué de Solidarité et Liberté

Halte à la criminalisation du peuple Kurde en France

Le Colloque organisé par la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan à l’Assemblée Nationale avait, le 30 mai dernier, fustigé la politique répressive de la France à l’égard des Kurdes :

« nous ne pouvons accepter que des militants soient poursuivis sur notre sol pour des motifs politiques ; nous exigeons la libération de toutes les personnes incarcérées et l’abandon de toutes les poursuites engagées »

peut-on lire dans la déclaration finale. La réponse ne s’est pas faite attendre : sur ordre du juge anti-terroriste, la police a fait une descente au centre culturel Kurde de Villiers-le-Bel le samedi 4 juin, perquisitionné les locaux et arrêté plusieurs militants de la cause kurde dont Nedim Seven, qui s’est déjà vu refuser l’autorisation d’entrer à l’Assemblée nationale lundi dernier pour participer au colloque.

Un rassemblement spontané devant le centre culturel a été réprimé par les forces de l’ordre avec violence. Il y a une dizaine de blessés.

La même opération s’est également produite au centre culturel kurde d’Evry : les locaux ont été perquisitionnés et la police a arrêté plusieurs militants qui sont actuellement en garde à vue.

Ce qui vient de se passer vient confirmer malheureusement cette attitude négative et complice qui ne favorise pas un règlement politique de la question Kurde en Turquie.
Elle ne peut que encourager le gouvernement de ce pays à poursuivre la répression et le refus de reconnaissance des droits du peuple kurde.

Alors que la Turquie prodigue aux pays arabes ces conseils démocratique, un « Etat policier » est mis en place dans le pays, une véritable frénésie : plus de 2 500 arrestations depuis le début de l’année. Dans la journée du 16 mai la police Turque a arrêté plus de 250 personnes. A Hakkari se sont 35 élus qui ont été interpellés. Il y a quelques jours Amnesty International dénonçait les violations des Droits de l’Homme en Turquie dans différents domaines.

Solidarité et Liberté
11 Bd de la Jamaique, 13015 Marseille
+33 9 52 56 52 11
solidarite.et.liberte chez gmail.com

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4 Messages

  • Le 14 juin 2011 à 10:30, par

    http://www.dailymotion.com/video/xj...

    le bloc progressiste auquel appartient le Parti Kurde (BDP) a remporté dimanche une éclatante victoire, doublant le nombre de ses élus.

    Le Premier Ministre turc, Mr ERDOGAN, n’accepte pas le verdict des urnes.
    Alors que la foule, pacifiquement, fêtait le succès de leur nouvelle Députée de SIIRT, la police, la gendarmerie et l’armée ont attaqué violemment la foule et envoyé des
    projectiles sur les fenêtres du bureau du BDP, en scandant " VIVE ATATURK".

    Des dizaines d’arrestations ont eu lieu dont un enfant de sept ans.

    Que tous ceux qui aujourd’hui vantent le "Modèle Turc" méditent sur ce carnage

    • Le 14 juin 2011 à 10:44, par edvonubesu

      je me rends compte que france ou turquie c’est la même chose. et mo je dis vive Abdullah Ocelan

  • Le 14 juin 2011 à 12:39, par

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxi...

    Les candidats indépendants présentés par le principal parti kurde BDP pour les élections législatives du 12 juin en Turquie ont été les premiers gagnants avec 36 sièges contre 22 en 2007, malgré une campagne très inéquitable et les fraudes à travers le pays, notamment dans la région kurde.

    (...)

    Parmi eux figurent Leyla Zana, prix de Sakharov et Hatip Dicle, actuellement en prison, mais aussi Ertugrul Kurkcu, un leader du mouvement étudiant de 1968.

    (...)

    La campagne a été très inéquitable pour les candidats indépendants kurdes, alors que l’AKP a mené une campagne dont le cout est inestimable et non transparent avec des affiches partout, des spots sur tous les écrans des télévisions, une armée médiatique quotidienne, appuyé par les intimidations policières.

    Le BDP a été le seul parti qui n’a pas bénéficié des fonds publics pour sa campagne électorale alors qu’il formait un groupe au sein de parlement turc.

    Pendant la campagne électorale des candidats indépendants, la police a semé la terreur sur les kurdes, les medias pro-gouvernementaux n’ont pas cessés de publier des fausses informations sur le BDP pour le but de criminaliser, le premier ministre turc a menacé sans arrêts et a tenté d’intimider toute opposition.

    Plus de 5 000 personnes, dont environ 2 550 dans les 53 derniers jours, ont été arrêtées par la police, empêchant la campagne des candidats kurdes.

    (...)

  • Le 16 juin 2011 à 12:11, par Christiane

    16 Juin 2011 Par Maxime-Azadi

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxi...

    Le maire d’Arnouville, Michel Aumas (UMP), déclare la guerre à la communauté kurde, réclamant même la dissolution de l’association Kurde de sa ville. Le gouvernement garde le silence sur les propos racistes de ce maire et la plupart des médias français évitent d’en parler, imposant un double honte.
    Alors que le principal parti kurde BDP, qualifié de « terroriste » par le premier ministre turc lors de la campagne électorale, fête sa victoire après les élections législatives du 12 juin en Turquie, les autorités françaises cherchent toujours à criminaliser les activités politiques et culturelles de la communauté kurde.

    (...)

    LA FRANCE RATTRAPÉE PAR SON PASSÉ

    La question kurde n’est pas un simple problème d’immigration comme il est perçu, mais aussi un problème politique de l’Etat français. Rappelons que le traité de Lausanne, signé le 24 juillet 1923, par laquelle le Kurdistan est partagé entre les pays de la région, porte également la signature de la France qui est rattrapé aujourd’hui par son passé. La France fait toujours partie de cette guerre mené contre les kurdes, avec sa politique actuelle qui encourage la répression policière et militaire en Turquie.

    LES « TERRORISTES » ÉLUS EN TURQUIE

    Enfin, pour mieux comprendre l’accusation de « terrorisme » du gouvernement français et son maire, il faut regarder les élections législatives du 12 juin en Turquie, sans aucun commentaire. Six militants de la cause kurde, dont Hatip Dicle, incarcérés dans le cadre de l’affaire KCK, prétendue extension urbaine du PKK déclaré illégal, ont été élus. Leyla Zana, une autre figure importante de l’activisme Kurde, emprisonnée elle aussi pendant dix ans pour « terrorisme », ira elle aussi au parlement turc. Ertugrul Kurkcu, un leader du mouvement étudiant de 1968, qui était condamné à la peine de mort dans les années 1970, a été également élu. Le principal parti kurde BDP, accusé aussi de « terrorisme » par le premier ministre, avait présenté des candidats indépendants pour contourner le seul électoral de 10 %. Il est sorti le grand vainqueur des élections, remportant 36 sièges contre 22 en 2007 avec un score historique, faisant reculer le parti du premier ministre dans la région kurde, malgré une campagne très inéquitable et des fraudes massives, appuyées par la répression policière.

    DOUBLE HONTE

    Le gouvernement français attise la guerre, en criminalisant la communauté kurde sous prétexte de lutter contre le terrorisme, une qualification rejetée par le peuple kurde, au lieu de contribuer à une solution politique et durable. Et le silence de la plupart des medias français sur l’attitude du gouvernement qui se cache derrière l’accusation de «  terrorisme » pour masquer sa complicité avec la Turquie, sur la violence policière et sur l’intolérance d’un maire, contribue à la politique de criminalisation du peuple kurde qui lutte pour une solution digne.

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