Manifestation parisienne du 11 juin 2011
Des milliers de kurdes ont manifesté samedi 11 juin à Paris pour dénoncer la violence policière et demander la libération des kurdes arrêtés depuis 4 juin.
Rassemblés sur la place de la République samedi à Paris, les manifestants ont défilé jusqu’à la place de la Bastille, derrière une banderole noire proclamant « Libérez nos amis ». « Honte à la justice française », « Le PKK n’est pas une organisation terroriste », « Solution démocratique pour le problème kurde » pouvait-on lire sur d’autres banderoles dans les mains des manifestants qui criaient « nous sommes tous PKK » et « enfermez-nous aussi ».
« Si les politiciens du peuple kurde sont des terroristes, alors nous sommes aussi des terroristes. Venez nous chercher » a dit Murat Ceylan, le président du Conseil Kurde de Paris, sur la place de Bastille. « Nous ne pouvons pas accepter ces attaques contre notre peuple » a-t-il souligné.
Les kurdes ont été victimes des intérêts politiques et économiques entre la France et la Turquie, a ajouté de son coté Mehmet Ulker, le président de la Fédération kurde.
Voir
Mille Bâbords 17735, 17783
http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi
Communiqué de Solidarité et Liberté
Halte à la criminalisation du peuple Kurde en France
Le Colloque organisé par la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan à l’Assemblée Nationale avait, le 30 mai dernier, fustigé la politique répressive de la France à l’égard des Kurdes :
« nous ne pouvons accepter que des militants soient poursuivis sur notre sol pour des motifs politiques ; nous exigeons la libération de toutes les personnes incarcérées et l’abandon de toutes les poursuites engagées »
peut-on lire dans la déclaration finale. La réponse ne s’est pas faite attendre : sur ordre du juge anti-terroriste, la police a fait une descente au centre culturel Kurde de Villiers-le-Bel le samedi 4 juin, perquisitionné les locaux et arrêté plusieurs militants de la cause kurde dont Nedim Seven, qui s’est déjà vu refuser l’autorisation d’entrer à l’Assemblée nationale lundi dernier pour participer au colloque.
Un rassemblement spontané devant le centre culturel a été réprimé par les forces de l’ordre avec violence. Il y a une dizaine de blessés.
La même opération s’est également produite au centre culturel kurde d’Evry : les locaux ont été perquisitionnés et la police a arrêté plusieurs militants qui sont actuellement en garde à vue.
Ce qui vient de se passer vient confirmer malheureusement cette attitude négative et complice qui ne favorise pas un règlement politique de la question Kurde en Turquie.
Elle ne peut que encourager le gouvernement de ce pays à poursuivre la répression et le refus de reconnaissance des droits du peuple kurde.
Alors que la Turquie prodigue aux pays arabes ces conseils démocratique, un « Etat policier » est mis en place dans le pays, une véritable frénésie : plus de 2 500 arrestations depuis le début de l’année. Dans la journée du 16 mai la police Turque a arrêté plus de 250 personnes. A Hakkari se sont 35 élus qui ont été interpellés. Il y a quelques jours Amnesty International dénonçait les violations des Droits de l’Homme en Turquie dans différents domaines.
Solidarité et Liberté
11 Bd de la Jamaique, 13015 Marseille
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