Une tribune pour les luttes

APPEL MIGREUROP
Une flottille pour enrayer l’hécatombe en Méditerranée

MARSEILLE Soirée de soutien projet BOATS 4 PEOPLE

Selon le HCR, plus de 2 000 migrant(e)s sont portées disparu(e)s en mer depuis le mois de février.
Et la migration et l’hécatombe continuent :
4 août - une centaine de morts sur un bateau en perdition pour lequel un bateau de l’OTAN aurait refusé d"intervenir !
mercredi 12 octobre 2011 _ de 19 h à 22 h à la maison de Tunisie, 2 rue Jemmapes (angle bd d’Athènes)

Article mis en ligne le mardi 11 octobre 2011

Actualisation :

MARSEILLE
le mercredi 12 octobre 2011
de 19 h à 22 h à la maison de Tunisie, 2 rue Jemmapes (angle bd d’Athènes) - prix libre de soutien
Une flottille de la solidarité en Méditerranée
Soirée de soutien projet BOATS 4 PEOPLE

Suite aux milliers de morts en Méditerranée ces derniers mois...
des bateaux pour stopper l’hécatombe en méditerranée,
des bateaux pour la liberté de circulation dans l’espace méditerranéen.

Programme :
- présentation du projet Boats 4 people
- témoignage de migrants tunisiens,
- projection du film « no comment » (http://nocomment.lefilm.free.fr/), un film de Nathalie Loubeyre et Joël Labat, documentaire de 52 mn, 2008 échanges en présence du réalisateur J. Labat.

buvette

aixmarseille chez boats4people.org /
www.boats4people.org

Avec la participation de : Aix Solidarité, ASTI, CCFD, Cimade PACA, FSU, GISTI, primitivi, PCF13, PG, RESF13, Solidaires


A Marseille, réunion de constitution d’un comité de soutien local samedi 3 septembre 2011

MARSEILLE

le samedi 3 septembre 2011
de 15 h à 17 h
dans les locaux de radio galère, Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003 (1er batiment à gauche en entrant)

Réunion de constitution d’un comité de soutien local
Une flottille pour stopper l’hécatombe en Méditerranée

L’appel se trouve ici : www.migreurop.org/article2000.html



04/08/2011

350 migrants, entassés dans un bateau en bois de 20 mètres de long, arrivent à Lampedusa. Selon Mario Testa, médecin de MSF (Médecins Sans Frontières), présent à Lampedusa, les migrants « sont restés pendant six jours et six nuits en haute mer sans eau ni nourriture. Une femme marocaine parle d’une centaine de victimes. Ils seraient morts de faim et de soif, leurs corps ont été jetés à la mer.

Le commandant de la capitainerie de Lampedusa, Antonio Morana, a affirmé que "les vedettes des secours avaient vu flotter en mer dans la zone des opérations des vêtements, peut-être même des cadavres", étayant ainsi les déclarations de cette Marocaine. Il n’a pas été possible de procéder à des vérifications plus avant car "nous avons été obligés de repartir pour transporter au plus vite les 300 migrants qui se trouvent dans des conditions de santé précaires", a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’était pas possible de lancer des recherches dans l’immédiat en raison de l’obscurité.

Le témoin fait partie du groupe de quatre femmes et un homme qui ont été héliportés sur l’île depuis le bateau, encore au large, pour être hospitalisés en urgence en raison de la gravité de leur état dû à la déshydratation et au choc des épreuves traversées. Un cadavre a également été découvert à bord du navire d’une vingtaine de mètres, qui dérivait à 90 milles de Lampedusa lorsqu’il a été secouru jeudi après-midi par les gardes-côtes italiens, alertés par un remorqueur chypriote.

Jeudi matin, un hélicoptère des gardes-côtes avait largué de l’eau et de premiers secours.
En outre, selon Ansa, l’Italie aurait demandé à un navire de l’Otan se trouvant dans la zone d’intervenir, mais cette demande serait restée lettre morte. "Si cela est arrivé, il s’agirait d’une affaire très grave", a commenté une source au ministère.
Toujours selon Ansa, Rome aurait adressé une demande d’éclaircissements au commandement de l’Otan à Naples.

Le navire a finalement été secouru par quatre vedettes des garde-côtes arrivées sur place à 14h40 heure locale et sur lesquelles les migrants ont été transférés pour être acheminés jusqu’à Lampedusa, où ils ont dû arriver au cours de la nuit.


Lampedusa : 25 migrants trouvés morts

AFP 01/08/2011

Les garde-côtes italiens ont découvert ce lundi 25 cadavres à bord d’un bateau de migrants lors de son arrivée dans l’île italienne de Lampedusa, ont annoncé les autorités du port.

Le bateau comprenait aussi 271 personnes vivantes qui étaient entassées à bord, dont 36 femmes et 21 enfants. Dans un premier temps, les garde-côtes avaient fait état de 268 passagers. Il n’était pas possible dans l’immédiat d’établir clairement la raison du décès des passagers, qui étaient tous de jeunes hommes. Les cadavres ont été découverts au moment où les passagers étaient transférés à bord d’un navire des garde-côtes.

Des milliers de personnes fuyant la Libye, la plupart des travailleurs immigrés venant d’Afrique, sont arrivés à Lampedusa au cours de ces dernières semaines. Des centaines d’entre eux se sont noyés. Les bateaux utilisés par les migrants sont souvent en très mauvais état et les conditions météo ont été souvent mauvaises. Il faut environ deux jours pour le voyage en mer d’Afrique du Nord à Lampedusa.


Hécatombe silencieuse en Méditerranée

Lundi, 01 Août 2011

Un million de personnes ont déjà fui la Libye. Plusieurs centaines l’ont payé de leur vie en Méditerranée. Des associations accusent l’Europe de ne pas assumer les conséquences de la guerre menée en Libye.
Selon l’ONG United, près de 1 500 réfugiés seraient morts noyés entre les côtes d’Afrique du nord et d’Europe entre février et juin. OWNI dressait alors le bilan de ce « printemps meurtrier ». Le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU (HCR) estime qu’une personne sur dix meurt pendant le voyage en mer.

C’est la situation en Libye qui conduit à cet exode massif. Près d’un million de personnes ont quitté le pays depuis le début de la guerre. Et pas majoritairement pour tenter la traversée vers l’Europe : la Tunisie et l’Egypte ont reçu la majeure partie de ces réfugiés, note le HCR. Et ce, « dans un contexte de turbulences avec le printemps arabe ». Le même HCR relevait en mai, que l’Europe avait, de son côté, « reçu moins de deux pour cent des personnes qui fuient la Libye ».

Bien moins sollicitée que la Tunisie et l’Egypte, l’Union européenne continue pourtant de fermer les yeux. Si elle «  a reconnu l’importance d’être solidaire avec les pays d’Afrique du Nord, elle pourrait faire beaucoup plus », soulignaient Antonio Guterres, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, et Cecilia Malmström, commissaire européenne chargée des affaires intérieures, le 27 juillet dans une tribune publiée par Le Monde,

Les associations s’en prennent plus frontalement à ces Etats européens « impassibles », soulignant qu’ils n’assument pas les conséquences de leur engagement militaire en Libye : ces Etats « se lavent les mains de leurs obligations en sous-traitant à la fragile Tunisie la protection des migrants qui fuient la guerre ».

Des Etats également accusés de «  violer leurs obligations à la fois en matière de recherches et de secours en mer ». A la suite de nombreuses protestations et de « la perspective de plaintes pénales », l’OTAN a, enfin, pris ses responsabilités, notent les associations : le 11 juillet, un bâtiment espagnol de l’OTAN a porté secours à plus d’une centaine de femmes, d’hommes et d’enfants dont l’embarcation de fortune était en perdition au large de la Libye. Ces réfugiés ont finalement été transférés... en Tunisie.

http://www.lesnouvellesnews.fr/inde...


Une flottille pour enrayer l’hécatombe en Méditerranée

Depuis le début de la crise libyenne, au mois de février 2011, plusieurs
centaines de milliers de personnes ont fui. Au 14 juin, l’Organisation
Internationale pour les Migrations (OIM), dénombrait un million de
réfugié.es ayant quitté la Libye, dont plus de 500 000 en Tunisie, plus
de 300 000 en Egypte et 70 000 au Niger.

Chaque jour, des réfugié.es arrivent en Tunisie pour rejoindre des camps
déjà surpeuplés. En majorité originaires de pays d’Afrique subsaharienne
touchés par des conflits comme la Somalie, le Soudan, l’Erythrée ou la
Côte d’Ivoire, leurs occupant.es ne peuvent être rapatrié.es et vivent
dans des conditions de plus en plus difficiles, auxquelles s’ajoute le
risque croissant de déstabilisation du pays qui les accueille.

Ces réfugié.es sont pris en étau : le régime de Kadhafi instrumentalise
la question migratoire en forçant au départ des milliers de personnes
dans des embarcations de fortune tandis que, accusés d’être des
mercenaires à la solde de Tripoli, de nombreux Africains sont victimes
d’exactions de la part de partisans du CNT (Conseil National de
Transition). Les pays de la coalition, de leur côté, ne semblent établir
aucun lien entre leur intervention militaire et la fuite de ces
exilé.es. L’Union européenne n’a toujours pas pris d’initiative pour les
accueillir. ou sauver celles et ceux qui se perdent en mer. Au
contraire, elle renforce la surveillance de ses frontières en déployant
l’agence Frontex en Méditerranée et les navires de la coalition ne
portent aucune assistance aux boat-people.

Selon le HCR, plus de 2 000 personnes sont portées disparues en mer
depuis le mois de février.

De nombreuses organisations pressent les autorités européennes de
prendre des dispositions pour recevoir des réfugié.es, aider les pays
dans lesquels ils sont contraints de rester, et enrayer cette hécatombe
en Méditerranée. En vain. La politique d’inhospitalité des États
européens atteint un niveau tel qu’il est de notre devoir d’agir afin de
montrer qu’un espace euro-méditerranéen solidaire et respectueux des
droits humains est possible.

Réunies à Cecina (Italie), les organisations euroméditerranéennes de
défense des migrants ont pris la décision d’affréter une flottille ayant
pour mission d’effectuer une surveillance maritime afin que soit enfin
porté assistance aux personnes en danger.
Elles veulent aussi
interpeller les instances de l’UE et les gouvernements des deux rives de
la Méditerranée, afin que des relations fondées sur l’échange et la
réciprocité soient instaurées au sein de cet espace commun. Cette
flottille embarquera des personnalités politiques, des journalistes, des
artistes et des responsables des organisations partenaires au projet.

Une telle opération, de grande ampleur, n’aurait un intérêt que si elle
mobilise très largement.

Les organisations, les syndicats, les responsables politiques, les
marins, les journalistes, les artistes et toutes les personnes
intéressées par cette initiative sont invitées à rejoindre la liste
d’information « appel intervention Méditerranée ».

(Pour s’inscrire à la liste, envoyer un mail à migreurop07 chez yahoo.it)

CONTACT PRESSE :

Belgique :
Caroline Intrand : 0032 (0) 2 629 77 27

Italie :
Filippo Miraglia : 0039 348 4410860

France :
Olivier Clochard : 0033(0)6 79 01 86 27
Claire Rodier : 0033(0)1 43 14 84 81
Alexandre Le Cleve : 0033(0)1 44 18 66 08 et 0033(0)6 85 222547

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