Une tribune pour les luttes

"Marcha popular a Bruxelas" ("Marche populaire vers Bruxelles")

Informations sur la répression violente du mouvement des Indignés, le 19 Septembre 2011 à Paris

Journée d’action le 15 octobre à Bruxelles .
Les 11 "indignés" placés en garde à vue mercredi soir après le rassemblement à Paris place de la Bourse ont été libérés et seront jugés en comparution immédiate fin octobre.

Article mis en ligne le jeudi 22 septembre 2011

Toutes les personnes ont été relachées, les motifs d’outrage et rébellion abandonnés, celui de dégradation est contredit par de nombreux témoins (la vitre du fourgon de police aurait été désajustée et non pas brisée). Le dossier serait donc vide ; délibérations le 31 octobre.

Voir compte rendu avec video ici aussi :
http://marchestobrussels.takethesqu...


Par mail

La marche des indignés partie d’Espagne et renforcée petit à petit était à
Paris et y a subi une violente hostilité policière, incompréhensible pour
ces pacifistes convaincus.

Les indignés espagnols et français ont été interpellés brutalement par la police, place de la Bourse à Paris.

ce groupe pacifiste a été maltraité et insulté selon les dires des rescapés, qui se sont retrouvés à Saint Denis.
Une solution d’hébergement en urgence a été trouvé au 6 bis rue de la seine 6B (derrière la gare de Saint Denis)

L’urgence est à la mobilisation pour la libération des 11 personnes arrêtées.
dans un second temps je vous informerais des décisions qui seront prises de manière autogérées, par la totalité du groupe.

n’hésitez pas à faire circuler cette information, interpeller les asso. nationales, les élus pour que la marche pacifique vers Bruxelles puisse se poursuivre avec la totalité des marcheurs.

INDIGNONS NOUS POUR LES INDIGNES

http://paris.reelledemocratie.fr/


http://roadtobrussels.blogspot.com/2011/09/60e-etape-paris-21s.html

Vers la fin d’après midi, les marcheurs ont quitté Bercy , en file indienne et en silence pour répondre aux violences policières qui avaient eu lieu deux jours plus tôt. Le signal envoyé était fort,il ne s’agissait pas d’une manifestation mais bien d’un déplacement vers un autre lieu devant les passants surpris devant ce cortège.

(...)

Les indignés se sont assis par terre devant l’édifice de France Presse juste à coté de la Bourse. Très vite les gendarmes sont arrivés sur place et les ont encerclés. L’assemblée a quand même commencé sans prêter attention au large dispositif qui était en train de se mettre en place autour. De plus en plus de policiers ont commencé à arriver, mais aussi des citoyens et des caméras. Un streaming a été mis en place pour permettre de suivre ce qu’il se passait en temps réel.

Une première personne a été interpellée pour motif de manifestation illégale et emmenée pour un contrôle d’identité. Les indignés sur place se sont donc mis à résister pacifiquement demandant la libération de leur compagnon. Les gendarmes ont donc commencé à interpeler toutes les personnes qui étaient encerclées, parfois avec violence. Un blessé a été constaté, les pompiers n’ont pu intervenir pour le secourir, empêchés par les forces de l’ordre.

Les indignés semble avoir été interpellés par une brigade spéciale chargée de la sécurité du territoire. On leur reproche de ne pas avoir respecté deux lois : la loi du port du voile, et une nouvelle loi interdisant aux gens de s’assoir pour prier dans les lieux publics. Ceci est bien la preuve que les autorités ne savent pas quoi inventer pour empêcher le bon déroulement de la marche à Paris.
Les indignés sont un collectif pacifistes et non-violents qui ont organisés beaucoup de manifestations et d’assemblées sans vandalisme et violence depuis le début du mouvement.
Les indignés ne prient pas, ils s’assoient sur les places publiques pour discuter et échanger des idées.
Les indignés ne se cachent pas et n’ont rien à cacher. Leur déguisement ne comportent aucun signes religieux, ce mouvement ne se vaut d’aucun parti politique, aucun syndicat ni aucune idéologie.

Tous ont été emmenés aux commissariats du 18e et 19e arrondissement où la plus part ont été relâchés dans la soirée. D’entre eux sont restés en garde à vue pour dégradation, outrage et rébellion. La violence est venue du coté des autorité et les indignés sont resté fidèles à leur conduite non-violente. Ces chefs d’accusation sont donc difficilement crédibles.

Les indignées ont passé la nuit sur la place de la bourse sans monter aucune tente et y installer le matériel, et sans aucune nouvelle informant du sort des onze compagnons toujours retenus prisonniers.
Le ministère des affaires étrangères espagnols semble demander à la France de rendre des compte sur le sort réservé à ses concitoyens à Paris.

Vidéo :
http://vimeo.com/29417252

Au total, plus de 80 "Indignés" ont été interpellés mercredi soir et quatre filles et sept garçons placés en garde à vue pour "dégradations de véhicules de police" !!


LES INDIGNÉS FACE À LA RÉPRESSION POLICIÈRE

jeudi 22 septembre 2011

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! (22/09/11)

Ils marchent depuis des semaines à travers l’Europe pour une démocratie réelle. Non violents et pacifistes, ils subissent pourtant la répression à travers les pays qu’ils parcourent. Depuis le 15 mai dernier, le peuple espagnol se soulève et s’oppose aux mesures d’austérité appliquées par les principaux partis au service des pouvoirs financiers. Le vent des révolutions arabes a soufflé sur l’Europe toute entière et la nécessité de mettre fin au système oligarchique se fait plus pressante.

Ce que ces Indignés revendiquent  ? Une réelle démocratie. Juste cela. Dans toutes les assemblées générales, les mêmes mots, les mêmes révoltes, les mêmes rages et ce même constat  : la base même de la démocratie est bafouée chaque jour dans nos pays. La réponse des Indignés  ? Des rassemblements. Partout. En reprenant l’espace public, ils entendent reprendre la parole. Et en reprenant la parole, ils entendent faire bouger les lignes et rappeler à ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir, qu’ils existent et peuvent eux aussi faire entendre leurs voix. Enfin presque. Car leurs voix, ces jours derniers, sont de plus en plus étranglées. Entre le silence radio et l’intox des grands médias, la marche vers Bruxelles aurait bien besoin d’un haut-parleur qui ne déformerait pas les propos des marcheurs  !

Samedi 17 septembre, ce ne sont pas 300 mais 1 000 personnes qui se sont retrouvées entre la Cité universitaire et Bastille pour fêter la convergence des deux marches espagnoles (celles venant de Madrid et Barcelone). Durant cinq heures, les Indignés européens ont arpenté les rues parisiennes, en donnant de la voix à leurs idées. Pas de dégradation, comme les médias aimeraient le faire croire... juste des mots tracés à la craie dans nos rues... Des mots contre le capitalisme, des mots contre les banques, des mots contre leur abus de pouvoir. Juste des mots que l’on étrangle qui rendent plus forte encore l’exigence d’une démocratie réelle. En reprenant en main leur outil démocratique, ils sont persuadés qu’ils auront une réelle opportunité de changer la donne et éviter le suicide social de leur peuples. Utopique  ? Insuffisant  ? Beaucoup reprocheront au mouvement le manque de contenu politique. Certes, les Indignés n’ont pas de programme et accueillent en leur sein des personnes très diverses, pas toujours politisées. Cette diversité, ils la considèrent comme une force et martèlent qu’ils ne veulent que l’outil démocratique.

Et, visiblement, cela fait peur à nos dirigeants. Car l’accueil des forces de l’ordre a été fort impressionnant ces derniers jours. Samedi soir, en nombre considérable place de la Bastille, les CRS n’ont cessé de jouer l’intimidation, allant jusqu’à «  accueillir  » les marcheurs espagnols devant le gymnase mis à leur disposition afin de les empêcher d’y accéder. Alors que ces marches sont non violentes, les Indignés se retrouvent régulièrement encerclés, encagés, isolés, repoussés et malmenés par la police et la gendarmerie. Lundi soir, boulevard Saint-Germain, la répression a franchit un nouveau seuil avec au moins 80 interpellations et trois blessés graves (dont une personne inconsciente). Une répression policière intolérable, quel que soit le regard que l’on porte sur le mouvement. Cette semaine, la France a fait une démonstration de plus  : nous ne sommes plus en démocratie. Prochain rendez-vous  : le 15 octobre à Bruxelles.

Coralie Wawrzyniak


Démocratie Réelle, Maintenant ! Les indignés.

Par mail :

LES FAITS

Ce soir la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.
Rappelons puisque ceci n’est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.
Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazé avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluaient sur le trottoir et les ont dirigés vers le boulevard Saint-Germain, dans lequel ils les ont encerclés.
Sous le prétexte d’un contrôle d’identité, ils les ont gazés une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais...).

Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits : "ce sont les ordres que nous avons reçu". Rappelons qu’un policier a le devoir de ne pas exécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l’exécute. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d’expression et d’opinion et ne troublaient en aucun cas l’ordre public, puisqu’ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.
Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l’une d’entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.

Plusieurs personnes se sont opposées à l’interpellation en se plaçant devant les bus de CRS amenant les 80 indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette fois-ci, de manière plus particulière. Maitrisés par la force, certains d’entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insultés et ont reçu des gifles et des coups de pied de la part des CRS, les policiers ont rempli leurs gants de gaz lacrymogène et les leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu’ils avaient au préalable également rempli de gaz lacrymogène.

Finalement les trois quart des personnes ont été relâchées rapidement, puisque aucun chef d’inculpation concret n’existait, les derniers interpellés ont été relachés entre 1h et 2h du matin.
Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est très grave. C’est la manière que le gouvernement français utilise pour accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d’une démocratie participative et horizontale.

Chaque jour nous vivons l’oppression et la répression de cette société oligarchique. C’est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C’est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour après jour. Mais nous ne pourrons le faire qu’avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l’avant.

La résistance est en marche, rejoignez-nous.

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Vidéos

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1 Message

  • Le 21 septembre 2011 à 15:26, par

    Depuis samedi, quelque 3.000 américains se réclamant des Indignés espagnols et des révolutions arabes, occupent Wall Street et campent dans un parc tout proche. Ils comptent rester jusqu’en décembre.

    En bons « indignés », le mouvement se structure sur Tweeter et IRC.
    Très organisés, ils publient des photos et vidéos par dizaines, ont déjà monté une hotline d’information, du contenu pour la presse, des affiches et tracts. Une caméra permet même de suivre le mouvement en direct.

    Ils manifestent dans Wall Street, devant ces grandes banques qui ont reçu des centaines de milliards du gouvernement alors que le chômage monte et la pauvreté explose. A la façon des Indignés européens, les mots d’ordres s’écrivent par centaines sur des cartons et affiches. On y parle d’austérité, d’injustice : « Créez des emplois, pas la guerre », « Un emploi est un droit, le capitalisme ça ne marche pas », « Les humains avant le profit »

    Voici une vidéo étonnante de la journée du 17 où l’on voit les manifestations, et le regard des banquiers aux balcons en train de boire des coupes de champagne :

    http://www.youtube.com/watch?v=8rfu...

    https://occupywallst.org/

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