Une tribune pour les luttes

L"intime conviction" de Jean Guisnel

Le soi-disant financement des partis politiques ne cacherait-il pas surtout un énorme système d’enrichissement personnel de nos "élites" ?

Où sont passés les millions des soi-disant rétro-commissions ?

Article mis en ligne le vendredi 7 octobre 2011


L’enrichissement des élites au premier plan

06.10.11

http://www.lemonde.fr/idees/article...

Tout le problème de la corruption des décideurs est le suivant : où se situe le soutien aux activités politiques d’un politicien ? Et quelle est la part de l’enrichissement personnel ? A supposer que, dans l’affaire des ventes de sous-marins Agosta au Pakistan, le contrat ait généré des rétrocommissions vers la France, les sommes allouées au réseau K de Ziad Takieddine s’élèveraient à 4 % de la valeur du marché de 826 millions d’euros, soit 32 millions.

On sait que de curieux versements en argent liquide ont abondé le compte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, mais ces sommes ne s’élèvent qu’à 1,2 million d’euros, soit 5 % de la commission du réseau K. A supposer qu’elles proviennent de cette source, ce qui est difficilement démontrable sans témoignage direct, où sont passés les 95 % dont toute trace à disparu ? L’intermédiaire en a certainement conservé une part copieuse, mais on ne saura vraisemblablement où est passé le reste que s’il veut bien le dire. Et il est peu probable qu’il s’y risque...

(...)


Financement occulte de la vie politique et marchés d’armes mondiaux

Je conseille à tous très vivement l´audition de ce document des Matins de France Culture du 29.09.2011 :

http://www.franceculture.com/emissi...

Jean Guisnel, journaliste spécialiste des questions militaires et de renseignement y souligne que nous sommes sur le point de découvrir une gigantesque affaire d´enrichissement personnel des élites françaises...

Également en vidéo.
http://www.dailymotion.com/video/xl...


Où sont les millions ?

http://www.france24.com/fr/20111005...
Jean Guisnel, auteur de "Armes de corruption massive, secrets et combines des marchands de canons"
Jean Guisnel, auteur de "Armes de corruption massive - Secrets et combines des marchands de canons". L’auteur était à Karachi juste après l’attentat de mai 2002 contre des ingénieurs travaillant sur un contrat de vente de sous-marins. Il émettait déjà l’hypothèse d’un règlement de compte lié à des pots-de-vin.


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2 Messages

  • Le 2 octobre 2011 à 11:50, par

    Qui peut dire combien de ces énormes rétro-commissions payées par nos impôts si je comprends bien ce que dit Jean Guisnel ont servi au financement de campagnes électorales (pour lesquels il existe déjà beaucoup de sources légales et illégales de financement) et combien ont servi à acheter des châteaux et gaspiller dans une vie de luxe où on ne sait comment employer ses millions ; combien ont atterri dans des comptes suisses ?

  • Le 9 octobre 2011 à 13:52, par

    3 octobre 2011

    Si le tyran libyen était le mouton noir, ses opposants étaient décrits comme des défenseurs des droits de l’Homme, certes associés à quelques excités, mais qu’il fallait défendre dans cette guerre barbare. Sauf qu’aujourd’hui, les révoltés sont au pouvoir, et ce sont eux qui conduisent la guerre civile dans des conditions apparemment inhumaines, si l’on en croit la Croix-Rouge internationale. Elle affirme que les habitants de Syrte se trouvent dans une situation désespérée.
    De fait, les forces armées de la révolution libyenne conduisent un siège, selon les lois du genre : en affamant la population, en bombardant la ville à l’arme lourde, en laissant les hôpitaux sans approvisionnement. Pour ne rien arranger, l’Otan, qui combat sans prendre le moindre risque en n’ayant pas perdu un seul homme en sept mois de guerre, continue de bombarder la ville, seulement coupable d’avoir vu naître Mouammar Kadhafi. A-t-on entendu des appels à la modération à Londres, à Paris ou à Washington ? Non. Pourtant, les nouveaux maîtres de la Libye ne sont pas des bisounours, ils ont oublié de rentrer chez eux, après avoir conquis la capitale Tripoli où les habitants, excédés par des continuelles pétarades, demandent le départ des excités de la gâchette.
    « Il faut savoir terminer une guerre », nous disait, l’autre jour, Nicolas Sarkozy, à propos de l’Afghanistan. On aimerait entendre pareille formule sur la Libye. Kadhafi est vaincu. L’heure est à la paix des braves et à la réconciliation. Pas aux barouds d’honneur, pas aux massacres des perdants jusqu’au dernier. La France serait bien inspirée de le faire savoir haut et fort.

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