Une tribune pour les luttes

Marches mondiales des femmes

Contre les Violences au "Pays des Droits de l’Homme" ,
Où sont les Droits des Femmes ?

Manifestation nationale Bastille Paris samedi 5 novembre 14h30
Voir photos.

Article mis en ligne le lundi 7 novembre 2011

Photos Claudine Dannequin

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CONTRE LES VIOLENCES AU « PAYS DES DROITS DE L’HOMME », OÙ SONT LES DROITS DES FEMMES ?

La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports
sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places
de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les
hommes : au travail, dans la représentation politique, à la
maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Par
tout les femmes doivent se battre pour l’égalité.
Les affaires récentes impliquant des hommes politiques
ont mis en évidence un déni profond des violences
faites aux femmes. Les insultes sexistes, les
propos méprisants ont fusé et occupé écrans
et colonnes de journaux. À l’heure actuelle,
la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle,
entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et
viol.
Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la
célébrité des hommes concernés.
Les violences envers les femmes sont quotidiennes et
universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont
l’expression des rapports de domination exercés
par les hommes sur les femmes dans le système
patriarcal.

Les violences, toutes
les femmes connaissent :
elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en
passant par le viol, du sexisme
ordinaire au crime...

C’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
C’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix
C’est la femme menacée d’un mariage forcé
C’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et qui regarde
sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
Ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations,
viols par le conjoint,
C’est la lesbienne qui est violée pour lui
apprendre ce qu’est «  un homme, un vrai »
C’est la copine, au travail, harcelée constamment
par son chef qui veut la faire «  passer à la casserole »
C’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on
hésite encore à appeler la police
C’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée
dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air
C’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
C’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile
en France
C’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se
prostituer pour boucler les fins de mois
C’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une
cave, un salon ou lors d’un bizutage
C’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint...

Nous, féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que

la lutte contre les violences faites aux femmes

est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et hommes,
et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du
privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du

domaine public

car elles tombent sous le coup de la loi.

NOS REVENDICATIONS :

Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut
des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre.
Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois
efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier
objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas
le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos
mobilisations, en juillet 2010.
Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que
de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors
des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur
son application semblent pour le moins «  contrastées »...
ÇA SUFFIT !
Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour
les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre
contre les violences faites aux femmes.

Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour
permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission
de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les
pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de
défense des droits des femmes.
Enfin, nous exigeons que les associations féministes
conservent les missions de service public auprès des victimes
qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le
maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais
aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se
désengage ! Si des missions de service public sont transférées
aux collectivités territoriales, le budget doit suivre !

TOUT DE SUITE NOUS EXIGEONS :

- des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes
auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable
éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale
- une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes
pour tout-e-s les professionnel-le-s concerné-e-s
- la possibilité que toutes les femmes en danger de violences
soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
- le changement dans le code pénal et le code du travail de la
définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est,
comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non
désiré à connotation sexuelle »

- la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais
du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de
violences conjugales.
- le statut de réfugiée pour toute femme demandant l’asile
parce que victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes
- l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une
politique de pénalisation du client de la prostitution.
- une réelle politique de logements prioritaires pour les
femmes en danger.
- la mise en place d’un Observatoire national des violences
qui étudie, impulse, évalue les politiques menées

SIGNATAIRES

Collectif national pour les Droits des Femmes,
Actit,
Agir contre le chômage,
Les Alternatifs,
Alternative Libertaire,
Anef,
Appel-Egalité,
Association pour les Droits des Femmes du 20e,
Association Groupe Cadre de Vie,
Atalante Vidéo,
Attac,
Cadac,
Centre LGBT Paris Ile de France,
CGT,
Les Chiennes de garde,
Collectif féminin masculin de Vitry,
Collectif féministe contre le viol,
Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité,
Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures »,
Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône
Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes,
Collectif Val de Marne de lutte contre les violences faites aux femmes,
Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010,
Commission nationale Droits des Femmes du Parti socialiste,
Coordination lesbienne de France,
Elu-e-s contre les violences faites aux femmes,
Europe Écologie Les Verts,
FASTI,
Fédération nationale Solidarité Femmes,
« Femmes libres » Radio Libertaire,
Femmes solidaires,
FIT, une femme, un toit,
FSU,
Gauche Unitaire,
Initiative Féministe Européenne France,
Lesbiennes of Color,
Ligue des Droits de l’Homme,
Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie,
Maison des Femmes de Montreuil,
Marche Mondiale des Femmes,
MJCF,
NPA,
Osez le féminisme,
Parti Communiste Français,
Parti de Gauche,
Planning Familial,
RAJFIRE,
SOS Sexisme,
Stop Précarité,
Unef,
Union Syndicale Solidaires

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1 Message

  • Le 6 novembre 2011 à 16:32, par

    4 novembre 2011 - Source AFP

    La manifestation des femmes était, selon elles, le fruit "d’une initiative citoyenne et non partisane, qui a vu le jour grâce au bouche-à-oreille, à des messages sms ou sur facebook".

    De nombreuses femmes en Tunisie considèrent que la victoire des islamistes d’Ennahda est de nature à mettre en péril le maintien de leurs droits acquis depuis des décennies.

    Jeunes ou âgées, voilées ou non, issues de toutes les classes sociales, les manifestantes sont demeurées pendant près de deux heures sur la place du gouvernement. Elles ont entonné des chants, scandé des slogans ("dehors les rétrogrades") et brandi des pancartes réaffirmant que les femmes en Tunisie sont des "femmes libres" et que la prochaine constitution à laquelle va s’atteler l’assemblée devra se porter "garante de leurs droits".

    Au même moment, des centaines d’universitaires ont manifesté à la Cité des Sciences à Tunis pour "la défense des libertés académiques et individuelles".

    Le rassemblement —quelque 500 personnes- était organisé par le Forum universitaire tunisien à la suite d’incidents survenus ces derniers jours à l’Ecole supérieure du commerce (ESC) à la Manouba (ouest).

    Selon des sources syndicales, deux enseignantes ont été agressées pour leur tenue vestimentaire jugée indécente par un groupe de jeunes gens. L’une a été secourue par un vendeur ambulant alors qu’elle recevait des coups de poing au visage dans un parking.

    La seconde a dû être évacuée par ses étudiants quand "des jeunes, dont certains étaient barbus", l’ont empêchée de terminer le cours en chahutant, sa jupe ayant été jugée trop courte.

    Une grève de protestation a déjà eu lieu lundi dans cette école et d’autres mouvements similaires sont prévues dans les établissements universitaires de Tunis.

    "Aujourd’hui, ils (les islamistes) mettent en question la liberté vestimentaire et demain ils vont interférer dans le contenu des cours"
    , s’est indignée une enseignante.

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