Une tribune pour les luttes

Six cars de CRS, matraques et gaz lacrymogène pour l’expulsion d’une famille de la communauté des gens du voyage vivant là depuis plus de 25 ans

La loi du plus fort !

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Article mis en ligne le samedi 29 octobre 2011

Avec la vidéo
http://www.primitivi.org/spip.php?a...

Marseille : Gaudin s’acharne contre les tsiganes

Et la violence gratuite des CRS continue, loin des yeux...

jeudi 27 octobre 2011, par Primitivi

Six heure du matin, six cars de CRS, matraques et gaz lacrymogène pour l’expulsion ce matin d’une famille de la communauté des gens du voyage, 37, boulevard Hecker dans le XI° à Marseille.

Les forces de l’ordre avaient dû renoncer lundi à l’expulsion face au comité de soutien, cette fois les matraques ont fait leur sale travail contre un couple et ses quatre enfants.

«  Ça a été d’une violence inouïe. Les policiers nous ont bousculés puis nous ont gazés.  » s’est indignée Caroline Godard de la LDH 13. Une personne a été blessée au visage par des éclats de verre, le père a fait un malaise.

(...)


http://www.laprovence.com/article/a...

(...)

Victime d’un malaise cardiaque après que les CRS ont fait usage de leurs bombes lacrymogène, Victor Anzalone, le grand-père, a dû être évacué vers l’hôpital par les marins-pompiers tandis que son épouse, ses enfants et ses autres petits-enfants rassemblaient tant bien que mal leurs dernières affaires pour quitter une maisonnette qu’ils occupaient depuis 1986. Dans la mêlée, Michael, 25 ans, un des petits-fils du couple, a reçu un éclat de verre au menton qui a nécessité la pose de huit points de suture. Sitôt les familles parties, le "chalet" des Anzalone et celui de leur voisin, inoccupée depuis un an, ont été rasés à coups de bulldozer.

Naguère propriété de la société de construction mécanique Titan-Coder, liquidée au début des années 90, le site où vivaient ces deux familles a été racheté par la ville de Marseille contre le franc symbolique en 1995. A l’époque, quatorze maisonnettes étaient habitées par des familles françaises de la communauté des gens du voyage, en plein accord avec la direction de l’entreprise. Au début des années 2000, douze d’entre elles avaient été détruites, leurs occupants ayant pu acheter une maison à réhabiliter ou un terrain pour stationner un mobil-home ou une caravane avec les indemnités payées par la ville – 175 000 F, soit 26678 €.

Selon Nadia Palamaccio, une des petites-filles de Victor et Christiane Anzalone, "les propositions de terrains qui ont été faites à mes grands-parents en 1995 n’ont jamais abouti et c’est pour ça qu’ils sont restés". Depuis leur expulsion, ils ont trouvé refuge sur un parking public de La Pomme avec les caravanes de leurs enfants. L’aire d’accueil de Saint-Menet, beaucoup trop étroite pour une ville de 800 000 habitants, était déjà pleine et donc incapable de les accueillir. "Les policiers nous ont dit qu’on ne pouvait pas rester sur ce parking", regrettait la jeune femme hier après-midi, expliquant que la petite famille allait "rouler, mais sans savoir vers où" si on l’obligeait une nouvelle fois à déguerpir.

A l’origine de la procédure d’expulsion, la Ville de Marseille avait demandé le concours de la force publique en janvier 2009 pour exécuter le jugement prononcé en novembre 2008. Le préfet de Région, Hugues Parant, a fait droit à cette demande en mai 2011, en dépit du fait que le Ville de Marseille n’a jamais fait preuve d’un grand empressement à respecter à la loi Besson, qui l’oblige théoriquement à construire sur son territoire une aire d’accueil des gens du voyage de dimension suffisante depuis... 21 ans. La Fondation Abbé Pierre et Présence Tzigane ont prévu d’aller manifester leur mécontentement et leur opposition à ces expulsions jugées "inhumaines et illégales", demain fin de matinée devant la mairie de Marseille.


La loi du plus fort, ce mercredi 26 octobre à Marseille à 6 heures :
Bilan : trois hospitalisations trois caravanes sur un parking et six personnes avec enfants à la rue

Bravo Monsieur le maire de Marseille !!
Bravo l’adjointe au logement madame Fructus
Bravo Monsieur le Préfet pour l’égalité des chances

INSUPPORTABLE !!
Rendez vous demain jeudi 11h 30 devant la mairie avec Emmaüs etc.....


Communiqué

La loi du plus fort !

Six cars de CRS, matraques et gaz lacrymogène pour l’expulsion ce matin
d’une famille de la communauté des gens du voyage, 37 boulevard Hecker dans le XI° à Marseille.

Depuis plus d’1/4 de siècle, cette famille qui fait partie de la communauté des « gens du voyage » habitait sur un terrain des anciennes usines Titan Coder racheté par la ville de Marseille pour un franc symbolique.

Ce minuscule terrain enclavé entre une autoroute et un cours d’eau, ne représente aucun enjeu immobilier, alors pourquoi un tel acharnement ?
Pourquoi une exécution aussi rapide alors qu’un délai avait été demandé au Préfet à l’égalité des chances ? La famille ayant, par ses propres moyens, obtenu une promesse de logement pour le mois de janvier.

La ville de Marseille déjà condamnée pour ne pas respecter la loi sur les aires d’accueil des gens du voyage, montre aujourd’hui son incapacité et l’absence de toute volonté politique de penser et d’aménager des terrains familiaux plus adaptés à ces familles sédentarisées.

La Ligue des Droits de l’Homme et l’Association Rencontres Tsiganes dénoncent avec vigueur, le traitement indigne, inhumain et violent subi par cette famille et ne peuvent comprendre l’expulsion de ce matin que comme le prolongement d’une politique s’en prenant aux plus pauvres, d’une
politique discriminante et d’acharnement contre les gens du voyage.

Marseille 26 octobre 2011
Rencontres Tsiganes – Ligue des droits de l’homme Fédération 13
34, cours Julien – 13006 Marseille

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