Salute,
ci-dessous, les titres de notre petite sélection d’articles glanés sur le net et proposés à la lecture sur "Truks en Vrak" du du 11 au 17 mai 2013.
Amicalement - Bonne lecture - B.Bec - Vallée du Gers (...)
Article mis en ligne le vendredi 4 novembre 2011
http://www.cnr-resistance.fr/mikis-...
Le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos , le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés.
Voici un extrait de leur déclaration.
"Une poignée de banques internationales, d’agences d’évaluation, de fonds d’investissement, une concentration mondiale du capital financier sans précédent historique, revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir nos états et notre démocratie, utilisant l’arme de la dette pour mettre en esclavage la population européenne, mettant à la place des démocraties imparfaites que nous avons, la dictature de l’argent et des banques, le pouvoir de l’empire totalitaire de la mondialisation, dont le centre politique est en dehors de l’Europe continentale, malgré la présence de banques européennes puissantes au cœur de l’empire.
Ils ont commencé par la Grèce, l’utilisant comme cobaye, pour se déplacer vers les autres pays de la périphérie européenne, et progressivement vers le centre.
L’espoir de quelques pays européens d’échapper éventuellement prouve que les leaders européens font face à un nouveau « fascisme financier », ne faisant pas mieux que quand ils étaient en face de la menace de Hitler dans l’entre-deux- guerres.
Ce n’est pas par accident qu’une grosse partie des media contrôlée par les banques s’attaque à la périphérie européenne, en traitant ces pays de « cochons » et aussi tournant leur campagne médiatique méprisante, sadique, raciste avec les media qu’ils possèdent, pas seulement contre les Grecs, mais aussi contre l’héritage grec et la civilisation grecque antique. Ce choix montre les buts profonds et inavoués de l’idéologie et des valeurs du capital financier, promoteur d’un capitalisme de destruction.
La tentative des media allemands d’humilier des symboles tels que l’Acropole ou la Venus de Milo, monuments qui furent respectés même par les officiers d’Hitler, n’est rien d’autre que l’expression d’un profond mépris affiché par les banquiers qui contrôlent ces media, pas tellement contre les Grecs, mais surtout contre les idées de liberté et de démocratie qui sont nées dans ce pays.
Le monstre financier a produit quatre décades d’exemption de taxe pour le capital, toutes sortes de « libéralisations du marché », une large dérégulation, l’abolition de toutes les barrières aux flux financiers et aux facilités, d’attaques constantes contre l’état, l’acquisition massive des partis et des media, l’appropriation des surplus mondiaux par une poignée de banques vampires de Wall Street.
Maintenant, ce monstre, un véritable « état derrière les états » se révèle vouloir la réalisation d’un « permanent coup d’état » (en français dans le texte) financier et politique, et cela pour plus de quatre décades.
En face de cette attaque, les forces politiques de droite et la social-démocratie semblent compromises après des décades d’entrisme par le capitalisme financier, dont les centres des plus importants sont non-européens.
D’autre part, les syndicats et les mouvements sociaux ne sont pas encore assez forts pour bloquer cette attaque de manière décisive, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises dans le passé. Le nouveau totalitarisme financier cherche à tirer avantage de cette situation de manière à imposer des conditions irréversibles à travers l’Europe.
Il y a un urgent besoin d’une coordination d’action immédiate et d’une coordination transfrontalière par des intellectuels,des gens des arts et des lettres, de mouvements spontanés, de forces sociales et de personnalités qui comprennent l’importance des enjeux ; nous avons besoin de créer un front de résistance puissant contre « l’empire totalitaire de la mondialisation » qui est en marche, avant qu’il soit trop tard.
L’Europe ne peut survivre que si elle met en avant une réponse unie contre les marchés, un défi plus important que les leurs, un nouveau « New Deal » européen.
Nous devons stopper immédiatement l’attaque contre la Grèce et les autres pays de l’UE de la périphérie ; nous devons arrêter cette politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise pire que celle de 1929.
Les dettes publiques doivent être radicalement restructurées dans l’Eurozone, particulièrement aux dépens des géants des banques privées.
Les banques doivent être recontrôlées et le financement de l’économie européenne doit être sous contrôle social, nationale et européen.
Il n’est pas possible de laisser les clés financières de l’Europe dans les mains de banques comme Goldman Sachs, JP Morgan, UBS, la Deutsche Bank, etc… Nous devons bannir les dérives financières incontrôlées, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur et créer un véritable développement économique, à la place des profits spéculatifs.
L’architecture actuelle, basée sur le traité de Maastricht et les règles du WTO, a installé en Europe une machine à fabriquer la dette. Nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, la soumission de la BCE au contrôle politique par la population européenne, une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.
Nous avons un urgent besoin d’un changement de modèle ; un retour de la stimulation de la croissance par la stimulation de la demande, via de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle réglementation, la taxation et le contrôle du capital international et des flux de facilité, une nouvelle forme douce et raisonnable de protectionnisme dans une Europe indépendante qui serait le protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale.
Nous faisons appel aux forces et aux individus qui partagent ces idées à converger dans un large front d’action européen aussi tôt que possible, de produire un programme de transition européen, de coordonner notre action internationale, de façon à mobiliser les forces du mouvement populaire, de renverser l’actuel équilibre des forces et de vaincre les actuels leaderships historiquement irresponsables de nos pays, de façon à sauver nos populations et nos sociétés avant qu’il ne soit trop tard pour l’Europe."
Mikis Thédorakis et Manolis Glezos
Athènes, octobre 2011
CADTM
Commission grecque d’audit sur la dette publique
http://www.cadtm.org/Non-a-un-allegement-de-50-de-la
Non à un allègement de 50% de la dette grecque, non à une nouvelle occupation ! Suspension de paiements et audit de la dette !
4 novembre 2011
Aux premières heures du 27 octobre, les dirigeants de la zone Euro ont pris une décision renforçant le noeud de la dette envers le peuple grec. _ L’allègement proposé de la dette publique détenue par le secteur privé ne résoudra pas le problème de la dette grecque mais au contraire donne lieu à de nouveaux fardeaux. Il y a cela de nombreuses raisons.
1. L’allègement sera accompagné de nouveaux prêts d’une valeur de 130 milliards d’euros ce qui fera que celui-ci sera inférieur à ce qui a été promis.
2. L’allègement de dette est réduit et inégalement distribué : les prêts de "sauvetage" de la Troika (65 milliards d’euros) et les bons détenus par la BCE n’en font pas partie.
3. Les fonds de pension seront affectés à hauteur de 11,5 milliards d’euros, ce qui signifie que la restructuration de dette entraînera une réduction des pensions et des allocations sociales.
4. Les nouveaux bons, couverts par une garantie qui remplaceront les anciens ne relèveront pas du droit grec, avantageant ainsi les créanciers.
5. L’allègement sera accompagné de nouvelles mesures d’austérité, de réduction de salaires et licenciements massifs de travailleurs du secteur public, appauvrissant encore davantage le peuple grec.
6. L’Allemagne et l’Union Européenne essentiellement exigent comme garantie que la Grèce réduise sa souveraineté nationale et impose en pratique une nouvelle Occupation avec la nomination dans chaque ministère et département important d’un responsable étranger comme au temps de l’Occupation nazie.
7. L’accord en lui même est loin d’être complet, celui passé avec les banques ne bénéficie en effet pas d’une garantie similaire à celle de l’accord du 21 juillet que les gouvernements ont présenté comme un grand succès.
8. Les résultats envisagés sont hautement contestables car contrairement aux dires du gouvernement et aux proclamations de l’Union européenne, la réduction de dette à 120% du PIB à l’horizon 2020 ne lui enlèvera pas son caractère insoutenable. En effet, si ce niveau était soutenable pourquoi l’Italie dont c’est le ratio actuel est-elle appelée à réduire sa dette ? De même, pourquoi la Grèce avec un niveau beaucoup plus bas en 2009 a-t-elle été obligée d’accepter le plan de sauvetage ?
Pour toutes les raisons ci-dessus mentionnées, la décision des dirigeants de la zone Euro est inacceptable et la lutte du peuple grec doit conduire à la refuser. L’allègement sélectif qui laisse de côté les prêts illégaux de la troïka pendant qu’il conduit les fonds de pension à la catastrophe montre la nécessité de la cessation de paiements aux créanciers et d’un audit démocratique mené par les travailleurs. Cet audit fera la lumière sur la partie de la dette illégale, illégitime et non conforme à la constitution. L’annulation de la dette est basée sur la souveraineté du peuple grec qui obligera les créanciers à accepter ses conditions.
Vendredi 28 octobre, le peuple grec a commémoré sa résistance de 1940 contre les puissances de l’Axe. Les actions majestueuses et déterminées du peuple qui ont marqué cet anniversaire montrent la voie pour nous débarrasser des chaînes imposées par les créanciers et mettre fin à la Nouvelle occupation qu’ils tentent actuellement. La conférence de la campagne d’audit prévue pour un futur proche a pour objectif d’être une nouvelle étape pour l’annulation de la dette illégale, illégitime et inconstitutionnelle.
Traduction : Virginie de Romanet
Néstor Kirchner en assumant sa présidence, interdit de poursuivre le déficit du pays à travers l’endettement permanent et décida qu’on ne paierait pas la dette au prix de la faim et de l’exclusion.
Elections en Argentine : La victoire économique des Kirchner
Hedelberto López Blanch
http://www.legrandsoir.info/electio...
lundi 31 octobre 2011
Le triomphe de Cristina Fernández Kirchner aux récentes présidentielles argentines est un exemple pour de nombreux pays dans le monde, tout spécialement de l’Union Européenne, qui montre comment résoudre les crises provoquées par des politiques néolibérales sans avoir à recourir à des mesures économiques et sociales agressives envers les peuples.
La présidente, représentante du Front pour la victoire (FPV) est élue au premier tour par 53,9 % des électeurs. Un résultat historique depuis le retour de la démocratie en Argentine.
Cette victoire attendue, permettra à Cristina Fernandez de commencer son second mandat ce 10 décembre avec une position politique renforcée, une grande popularité et une opposition fragmentée et fragilisée.
Il y a quelques mois, l’économiste et prix Nobel Joseph Stiglitz a fait l’éloge de l’accroissement rapide du PIB argentin accompagné par une réduction importante du taux de pauvreté par rapport aux pires moments vécus dans le pays et pour avoir traversé la dernière crise financière bien mieux que les Etats-Unis ou l’Europe.
Il ajoutait que le chômage n’y dépasse pas les 8 % et que l’Argentine peut laisser définitivement de côté les « magiciens » de la finance. « Ils nous ont mis dans la mouise et exigent maintenant l’austérité et une restructuration retardée. S’il doit y avoir souffrance, elle doit concerner d’abord ceux qui ont profité de la bulle qui a précédé ».
Fernández a reçu un appui populaire énorme à cause de la politique économique et financière de ces quatre dernières années, y compris les nationalisations, la protection de l’industrie et les différents subsides tandis que l’économie s’est accrue au rythme de 8 % malgré les critiques des entrepreneurs, du FMI et de la Banque mondiale et même de Wall Street.
L’Argentine a commencé à sortir du désastre économique avec la victoire électorales en 2003 de l’inconnu Néstor Kirchner face au responsable de la période néolibérale des années 90 : Carlos Ménem. Pour ceux qui auraient oublié, rappelons que la situation d’alors. L’argentine, était alors l’enfant chéri du FMI et de la Banque mondiale, leurs programmes de réformes, de privatisations des services publics, a connu le défaut de paiement et devint vite une nation pestiférée. Menem ouvrit les services et les industries au capital étranger et à permis l’importation sans frein des marchandises ce qui entraîna une débâcle économique sans précédent dans l’histoire.
Le pays a subi 54 mois de récessions et 4 ans de prostrations, un effondrement des exportations de 70% tandis que la vente d’immeubles et le tourisme extérieur chutaient de 85 et 60 % respectivement. En quelques mois, de janvier à aout 2003, 110 000 petits commerces ont fermé leurs portes et laissé à la rue 300 000 personnes qui vinrent grossir les rangs des chômeurs (25.5 % de la population active). Le nombre total de sans-emploi est arrivé à 16 millions sur sur une population de 36 millions, l’inflation, dévaluation du peso, faiblesse du recouvrement des impôts, en définitive : la débâcle.
Néstor Kirchner en assumant sa présidence, interdit de poursuivre le déficit du pays à travers l’endettement permanent et décida qu’on ne paierait pas la dette au prix de la faim et de l’exclusion. En 2006, grâce aux avancées économiques obtenues, l’Argentine a pu se libérer de sa dette envers le FMI éliminant ainsi toute possibilité d’intervention et de pression de ces organismes dans la politique économique du pays. En 2007, le chômage était descendu à 10 %.
Durant la même période, on a récupéré plusieurs services publics offerts au privé par Menem comme les Postes ou l’Eau potable, on a créé l’entreprise publique Energie Argentine (ENARSA) pour contrôler les ressources naturelles stratégiques.
Fin 2007, Cristina Fernandez devint présidente et poursuivi la politique mise en place par son époux durant les quatre années précédentes.
Aujourd’hui, l’économie argentine enregistre une avancée favorable dans la production industrielle et dans l’agriculture. La consommation alimentaire des familles a augmenté tandis que le chômage diminuait, que les salaires s’élevaient tout comme les revenus des retraités. Une allocation universelle par enfant a été créée pour aider les parents aux salaires les plus bas et au travers du Marché central, des produits variés de première nécessité devenaient accessibles aux plus démunis.
L’accession de plus larges franges de la population grâce aux augmentations de salaires et les politiques de revenus universels ont dynamisé la consommation intérieure. La banque centrale maintient un taux de change compétitif, et les secteurs bancaire et financiers sont désormais solides face à une volatilité mondiale très forte. Les exportations enregistrent un excédent de 16 milliards de dollars sur les importations et les réserves internationales dépassent les 50 milliards de dollars.
Comme le peuple n’oublie pas, ces raisons ont conduit à la large victoire de Cristina Fernández Kirchner ce 23 octobre. Elle pourra s’attacher au cours des prochaines années à poursuivre et conforter l’intégration latino-américaine qui prend chaque jour plus d’importance dans la région.
Le « modèle » argentin pour résoudre par des mesures indépendantes au bénéfice du peuple les graves conséquences des politiques néolibérales imposées par le FMI, la Banque mondiale et les USA au cours des années 90, devrait intéresser plusieurs pays européens qui souffrent actuellement une grave dégradation économique.
Hedelberto López Blanch in rebelion.org 31/10/2011
traduction non officielle par alfare
A lire aussi :
Le Monde Diplomatique d’octobre :
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/RAIMBEAU/21073
En Argentine, les « piqueteros » s’impatientent
par Cécile Raimbeau, octobre 2011
Salute,
ci-dessous, les titres de notre petite sélection d’articles glanés sur le net et proposés à la lecture sur "Truks en Vrak" du du 11 au 17 mai 2013.
Amicalement - Bonne lecture - B.Bec - Vallée du Gers (...)
Le samedi 18 mai 2013
mardi 14 mai 2013
À tous ceux qui ne se trouvaient pas au pseudo-forum de la biologie de synthèse, au CNAM le 25 avril 2013 (c’est-à-dire tout le monde) et à tous ceux que l’interruption de la retransmission sur Internet, ordonnée par les organisateurs, a privé de l’événement (c’est-à-dire personne), nous offrons la transcription des principales interventions, précédée d’une analyse sur le vif de cette (...)
Le jeudi 16 mai 2013
Articles (à consulter en cliquant ici ) :
* Laurent Mucchielli - Délinquance et immigration : des préjugés à l’analyse (spéciale dédicace à Zemmour, Raufer, Obertone, Bilger et consorts)
* Jean-François Impini - Un mensonge d’État. L’imposture sécuritaire (et les statistiques de la délinquance)
* Nicolas Soulier - Contre la "stérilisation" des espaces publics : reconquérir les rues
* Cyprien Avenel et (...)
Le lundi 13 mai 2013
A lire, amender, c’est une base de travail.
1. Les habitants demandent la mise en place d’une instance officielle de dialogue et de travail permanente avec les institutions publiques au plus haut niveau de décision (Préfets, Procureur, élus…). Celle-ci pourra être saisie par les habitants sur l’ensemble des données concernant la situation des quartiers populaires. Nous souhaitons que cette situation (...)
Le vendredi 10 mai 2013
7 mai 2013
Il n’est pas rare de lire ou d’entendre, ici ou là, des politiciens, relayés par quelques journalistes ou chercheurs, rapporter, et même radoter, que « la prison est une nécessité de la République ». Cet énoncé associant la pénalité à l’emprisonnement dans des liens confraternels et insécables est au demeurant typique et éculé, puisqu’il remportait déjà un franc succès dès la naissance de la (...)
Le vendredi 10 mai 2013
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