Une tribune pour les luttes

Des citoyens et des actionnaires pour la vidéo-protection généralisée et payante.

Caméras sur le chien saucisse. Y a un os ou quoi ?

Pour une surveillance de chaque instant . Et de chaque verre.
RDV place du Chien saucisse à la Plaine vers 19 heures ce jeudi 24 novembre pour une tournée chantée et surveillée.

Article mis en ligne le jeudi 24 novembre 2011

Une caméra au dessus de la placette entre le Petit Pernod, Chez Gilda et la Passerelle , ça suffit pas, nous en veut plus ! On en veut dans les waters des bars, où le drogué roule son herbe, dans les recoins de la place, derrière le mur, sous les crottes des chiens, et aussi sous les bagnoles de la Plaine qui sont autorisées à se garer partout sur les trottoirs. On l’espère sur le Cours Julien et au Champ de Mars, lieu à excommunier avant toute chose. Au moindre vol crapuleux, le délinquant sera suivi jusqu’à Lieutaud et au delà même.

La Liberté à Marseille, c’est le stationnement automobile sur les trottoirs, la suppression du piéton, (ce con !) et l’élimination du vélo (trop de montée donc inadapté). C’est aussi le respect de la réussite sociale, celle des Guérini ou de Charles Pasqua en son temps.

La Liberté c’est le formidable pari de Caroline Pozmentier, chef du parti de l’ordre de la ville. Grâce à elle, que de paris tenus : Fin de la délinquance financière et arrêt des 4X4 dans les rues de notre bonne ville, championne de la propreté. Amincissement des impôts et grâce à notre fausse blonde proche de nos bons amis israéliens, on paye enfin ses impôts dans le 8ème !

Grâce à cette femme de compétition, les mendiants iront mendier aux Goudes ou au Frioul s’ils le souhaitent, puisque ils devront reverser une partie de leurs gains faramineux à la police. L’amende est de 38 euros. Ainsi tout le monde y gagne. En ces temps de crise, il n’y a pas de petits profits.

A la Plaine, boire sur la voie publique sera enfin interdit à tous. La rue, dernier endroit public sera enfin complètement privatisé comme certaines rues de Michelet. Les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules puisqu’on va essorer les pauvres en prétextant la rigueur la plus absolue dans toute l’Europe. Après l’Ouzo, mort au Pernod !

De la vidéo surveillance, Marseille se hisse au rang des grandes capitales sécuritaires, Londres qui a coffré tous ses pauvres cet été et notre jolie rivale Nice avec le bon Estrosi : « À Nice, Christian Estrosi développe la vidéoprotection la plus moderne de France, avec plus de 500 caméras, un PC truffé d’électronique qui localise les patrouilles de la police municipale mais aussi de la police nationale. Ses ordinateurs analyseront même les mouvements suspects, comme un poing levé ou une approche trop brusque contre une vitrine. Coût total du dispositif : 15 millions d’euros. » Il n’y a pas de petites économies pour une cause nationale.

Marseille va enfin mettre au pas le vendeur à la sauvette, le manifestant agressif, le fêtard inconscient. La Plaine va devenir une place sure pour faire tourner les commerces de pochettes surprises. Rigueur quand tu nous tiens ! Pour le retour du Général , pas de demi mesures ! Hardi les gars !

Des citoyens et des actionnaires pour la vidéo-protection généralisée et payante. La Plaine Marseille 2011.


RDV place du Chien saucisse à la Plaine vers 19 heures ce jeudi 24 novembre pour une tournée chantée et surveillée.

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6 Messages

  • Le 24 novembre 2011 à 16:57, par

    Malheureusement, la présence de plus en plus fréquente de petites crapules dans les rues du centre de Marseille, à l’affut de la proie facile, vieille dame avec son sac à main, jeunes collégiens(ennes), lycéens(ennes)le portable à l’oreille, simple quidam avec un collier bien apparent, ne peut entrainer que l’installation d’une sécurité renforcée, à cout de patrouilles de police et de caméras vidéo, et c’est heureux. La première des libertés est celle d’être en sécurité, et ce sont les classes populaires qui souffrent le plus de l’insécurité. Tout autre discours n’est que pure délire gauchiste.

    • Le 24 novembre 2011 à 18:23, par El Gaubi

      Est ce que l’insécurité ce n’est pas d’être pauvre, sans papiers, à la merci d’une police qui arrête mendiants, marginaux, jeunes ?
      L’insécurité ce n’est pas de devoir rembourser la dette des financiers en se faisant licencier ?
      On ne combat pas l’insécurité urbaine avec des caméras mais avec de la solidarité de la convivialité.
      Doit on abdiquer sa liberté pour une surveillance de chaque instant.

      Ajoutons que Caroline Pozmentier a annoncé il y a deux ans une chasse aux voitures dans la ville. Ah bon ? T’as vu quelque chose de changé, transports urbains renforcés, gratuité des lignes, ou que sais je ? Non seul l’empietement sur trottoirs des voitures autorisés par la mairie persiste. Marseille reste la capitale de la voiture facteur d’insécurité pour mémés comme pour les enfants.
      Le débat continue.
      Et je suis pas gauchiste en plus. Bien pire.

      • Le 24 novembre 2011 à 19:17, par

        Discours classique libéral-libertaire, qui confirme l’abandon d’un prolétariat ( si,si, il existe encore) au profit d’une nouvelle classe sociale qui n’en est pas une, les jeunes, les sans papiers, les mendiants, les Roms, que sais je encore, les femmes, les homosexuels .... Point étonnant que le vote ouvrier se retrouve en partie à droite, et au FN. Continuons sur cette voie, de nier le phénomène bien réel de l’insécurité, et faisons le lit des extrèmes. Il est vrai que cela arrangera le petit monde de l’extrème gauche, et de la gauche bien pensante, qui n’ont plus que la posture "anti-fachos" pour avoir l’impression d’exister. Quant aux élu(e)s de notre bonne ville de Marseille, il y a longtemps que leur insignifiance et leur manque de courage sont connus de tous. N’ayant pas de bagnolle, et circulant en transport en commun ou à pied, je souhaite l’interdiction des voitures dans le centre ville, et des vélos, qui se croient tout permis !!! roulent même sur les trottoirs, ces cons !!!

  • Le 25 novembre 2011 à 01:00, par Roland

    Pardonnez-moi. Les mots ayant un sens, je ne crois pas qu’il faille reprendre l’appellation vidéo-protection, euphémisme inventé par les « sécuritaires » pour requalifier la vidéo-surveillance ou espionnage des citoyens.
    Au delà de cette remarque, ces changement de nom sont destinés à faire accepter les pertes de libertés individuelles comme l’empilage des lois les restreignant (fichage, surveillance, etc.) : l’histoire de la grenouille ...

  • Le 26 novembre 2011 à 10:27, par

    La Marseillaise, 21-11-2011

    Trois poteaux de vidéoprotection ont été mis à terre au Cours Julien.

    Ce n’est pas le mistral mais un vent de révolte qui souffle sur le cours Julien et la Plaine... Hier matin, rue Bussy l’Indien, place Jean-Jaurès et en haut de l’escalier qui descend vers la rue d’Aubagne, les mâts de vidéoprotection étaient à terre. L’ « opération » aurait eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi puis ce dimanche, vers les « 6 heures », assurent certains riverains.

    Déboulonnés ou arrachés laissant les câbles à l’air libre, ces gros poteaux de ferraille étaient censés accueillir des caméras de surveillance. Ils font partie d’un dispositif municipal de 340 unités réparties dans le centre-ville (lire La Marseillaise du jeudi 17 novembre).

    Dans le quartier, l’arrivée des caméras suscite nombre de réactions. Du commerçant plutôt raccord, estimant que « ça peut avoir un côté dissuasif » au rebelle qui dénonce un « régime totalitaire ».

    La Ville persiste

    Des affiches avaient aussi été placardées un peu partout il y a quelques jours. Sous le titre « Casting permanent, nous faisons de votre ville une simple figuration », on y découvrait une carte pointant les emplacements des caméras dans le secteur. De là à penser que les deux actions sont liées... Il n’y a qu’un pas que les habitants ont franchi, entre amusement et inquiétude.

    De son côté, Caroline Pozmentier, adjointe UMP au maire, déléguée à la sécurité a estimé qu’il s’agissait « d’actes isolés de petits vandales qui ne remettent absolument pas en cause le grand dossier de la vidéosurveillance ». Quarante-deux caméras seront en service fin décembre et 150 de plus en mars 2012, avec la finalisation du processus, via le centre de supervision urbain, en octobre 2012. Quant à la sécurisation de l’espace urbain et la mise en œuvre de mesures de précaution, l’élue a indiqué que « tout sera réglé demain matin [ce matin. Ndlr] », sans toutefois admettre que personne à la mairie n’a réagi, avant que nous ne l’alertions en début d’après-midi.


    Un commando anti vidéosurveillance ?

    La Provence, 22 novembre 2011

    Alors que la Ville de Marseille entame la première phase d’installation de ses caméras de vidéoprotection, un vent de rébellion semble s’être levé. Au cours du week-end, cinq mâts censés supporter ces caméras ont été descellés puis jetés à terre. Trois sur le cours Julien et deux à La Plaine...

    … "C’est un projet qui va forcément subir des aléas, regrettait hier Caroline Pozmentier, adjointe déléguée à la sécurité. Mais ces actes de petit vandalisme ne vont certainement pas remettre en cause le dispositif de vidéoprotection voulu par la Ville de Marseille. Des précautions seront prises pour protéger le chantier mais ça ne nous fera pas reculer. Bien au contraire. Nous allons redoubler de vigilance".

    D’ici à la fin du mois de décembre, 42 caméras, dont la moitié juchées sur des mâts, devraient être installées à Marseille.

  • Le 27 novembre 2011 à 01:53, par

    La société de contrôle
    nous l’avons dépassé,
    La société de surveillance
    nous y sommes,
    La société de contrainte
    nous y entrons.

    (le Pancraticon-PMO)

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