Une tribune pour les luttes

Urgent Samedi matin 17 décembre

Une nouvelle expulsion de familles Roms à Marseille

+ Vidéo "Noël pour les Rroms rue Zoccola" par Dominique Idir

Article mis en ligne le lundi 19 décembre 2011


www.dailymotion.com/video/xn2rp8_no...

Noël pour les Rroms rue Zoccola par Dominique Idir

A la demande de la Communauté Urbaine de Marseille 120 personnes originaires de Roumanie vivant sur un trottoir sont expulsées le 17 décembre 2011 avant Noël.

De la rue à la rue,sans proposition de relogement d’urgence ni de terrain.

Mais il reste 5 millions d’euros dans les caisses de l’état qui ne seront pas dépensés en 2011 et qui pourraient servir à acheter des gilets pare-balles aux policiers...


Samedi 17 décembre 2011


TOUS DES INFÂMES.

Les Rroms qui habitaient sur le trottoir de la rue Zoccola, et à qui la justice avait pour une fois donné un délai (jusqu’à aujourd’hui) avant leur expulsion (du trottoir !) ont disparu.

Hier soir la police est passée, pour leur mettre la pression.
Les messages d’alerte aux militants ont été lancés. Ce matin à 7h, le camp était désert, des popotes chauffaient encore. Il n’y avait aucun bruit.

La 100aine de personnes qui vivaient là depuis plus de 2 mois, pourchassée de partout, est repartie vers un autre trottoir, d’où peut-être elle est déjà évacuée..

Le Dr Bourgat disait à la Provence le 14 : "Nous avons été plus qu’humains avec les Rroms".

E.Caselli (il préside la CUM, laquelle gère les trottoirs de la Ville), recevant les associations il y a 2 jours, disait vouloir interpeller la Mairie et le Préfet ; eux qui depuis des mois entiers se refilent la patate chaude.

Le préfet de police est peut-être en train de boire des canons pour saluer une expulsion qui ne lui aura rien coûté.

Jean 6/4

— -

Derniers développemets reçus cet a-midi vers 16h, par tél, de C.Godard (LDH-Rencontres tsiganes).

Un contact avait été conservé avec les Rroms de la rue Zoccola. Il a permis aux militants des Droits de l’Homme de retrouver les fugitfs en fin de matinée, à La Rose, près du Clg A.Malraux. Mais la police était déjà là, leur exposant qu’ils ne pouvaient rester là, qu’il y avait des places dans l’aire d’accueil de St Menet (à l’autre bout de la ville), qu’ils allaient les y escorter. Renseignts pris, il n’en était évidemment rien : cette espace réservé aux gens du voyage est toujours comble depuis plusieurs années. D’ailleurs ses occupants ont vu d’un mauvais oeil arriver les nouveaux venus. La police a donc proposé aux Rroms de les réescorter de là ....où ils étaient partis ! Leur avançant que d’ici une semaine une solution leur serait proposée. Eux préféraient le squat qu’ils avaient dégotté.
On pourrait dire que c’est du grand n’importe quoi, n’était l’ignominie de la situation.
Jusqu’à quand allons-nous tolérer ces comportements de ceux qui nous gouvernent ou nous représentent ?

Jean 6/4


Urgent Samedi matin 17 décembre
Pour empêcher une nouvelle expulsion de familles Rroms
Rendez-vous à partir de 6 h du matin 55 rue Zoccola, angle du bd du capitaine Geze

Dans l’après-midi de vendredi la police est venue dire aux familles qu’ils devraient quitter les lieux demain samedi, dès 6h du matin.

Ce même vendredi matin de nombreux soutiens s’étaient rassemblés à l’appel de Rencontres Tsiganes et de la Ligue des Droits de l’Homme pour dénoncer cette nouvelle expulsion prévue par la Communauté Urbaine de Marseille.
Voir l’appel commun urgent à mobilisation :
http://www.millebabords.org/spip.ph...


http://www.marsactu.fr/2011/12/16/m...

MPM et ville de Marseille : même politique anti-Roms ?

Par Esther GRIFFE le 16 décembre 2011

avec vidéo

Après la mairie de Marseille, c’est au tour de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) de demander l’expulsion d’un camp de Roms. En l’occurrence celui de la rue Félix Zoccola (15e), où quelques 130 personnes vivent depuis cet été, sous la passerelle Capitaine Gèze. Le 24 octobre dernier, MPM a saisi le juge des référé pour demander leur expulsion.

La juge en charge du dossier avait laissé un délai de deux mois à ces familles, notamment pour permettre aux enfants scolarisés de finir leur trimestre. Tout en mettant les collectivités face à leurs responsabilités, en précisant que «  le trouble à l’ordre public est généré par l’impossibilité pour cette communauté de pouvoir s’implanter sur des terrains mis à leur disposition par la municipalité ou la communauté urbaine » .

Sans effet. Et, le délai étant écoulé, les familles pourront, la trêve hivernale ne s’appliquant pas à leur cas, être expulsées à partir du 17 décembre. Les associations, révoltées, se sont rassemblées ce matin devant le siège de la communauté urbaine à la Joliette. Une vingtaine de personnes étaient présentes, dont Jean-Paul Kopp de l’association Rencontres Tsiganes et Caroline Godard de la Ligue des Droits de l’Homme.

Après la mairie de Marseille, c’est au tour de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) de demander l’expulsion d’un camp de Roms. En l’occurrence celui de la rue Félix Zoccola (15e), où quelques 130 personnes vivent depuis cet été, sous la passerelle Capitaine Gèze. Le 24 octobre dernier, MPM a saisi le juge des référé pour demander leur expulsion.

La juge en charge du dossier avait laissé un délai de deux mois à ces familles, notamment pour permettre aux enfants scolarisés de finir leur trimestre. Tout en mettant les collectivités face à leurs responsabilités, en précisant que « le trouble à l’ordre public est généré par l’impossibilité pour cette communauté de pouvoir s’implanter sur des terrains mis à leur disposition par la municipalité ou la communauté urbaine ».

Sans effet. Et, le délai étant écoulé, les familles pourront, la trêve hivernale ne s’appliquant pas à leur cas, être expulsées à partir du 17 décembre. Les associations, révoltées, se sont rassemblées ce matin devant le siège de la communauté urbaine à la Joliette. Une vingtaine de personnes étaient présentes, dont Jean-Paul Kopp de l’association Rencontres Tsiganes et Caroline Godard de la Ligue des Droits de l’Homme.

(Vidéo)

Au-delà des expulsions à répétition, c’est l’attitude de MPM que les associations dénoncent. La politique de cette collectivité, dont le président est rappelons-le socialiste, serait donc la même que celle de la ville, gérée par l’UMP ? D’autant plus qu’il y a tout juste deux jours, la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône dénonçait la politique de la ville en matière d’expulsion, insistant sur la « façon humiliante » dont la maire traite la situation des Roms.

Le directeur de la cabinet d’Eugène Caselli Jean-Paul Giraud (que nous n’avons pour l’instant pas réussi à joindre) a rencontré une délégation de ces deux associations hier après-midi. Mais selon ces dernières, le dialogue n’a pas permis de trouver de solutions pour ces familles, ni d’accorder un délai supplémentaire de quelques mois. MPM s’est toutefois engagée, selon les associations, à interpeller l’Etat et la Ville. Comme d’habitude, les collectivités se renvoient donc la balle, MPM jugeant que le volet social n’est pas de sa responsabilité, de même que l’organisation de la table ronde, attendue depuis le mois d’août. Surtout, elle demanderait l’exécution de la demande d’expulsion, faute de réponse, avec le recours aux forces de police.


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