Une tribune pour les luttes

Sarko et l’esprit de Noël


Article mis en ligne le dimanche 25 décembre 2011

Avec les liens
http://slovar.blogspot.com/2011/12/...
via
http://www.actuchomage.org/20111224...

SAMEDI, 24 DÉCEMBRE 2011

Inconscience, cynisme ou exhibitionnisme, comment qualifier la visite du chef de l’Etat aux Restos du Cœur venu jeudi, selon ses conseillers, pour « faire quelque chose de doux dans ce monde extrêmement dur » ?

[...] Ce qui est certain, c’est que Michel Colucci, vivant, n’aurait jamais accepté la visite d’un Président désireux de venir constater de visu les dégâts sociaux de la politique qu’il mène depuis son élection !

Nous sommes beaucoup à avoir été choqués par la désinvolture dont Nicolas Sarkozy à fait part lors de sa visite aux Restos du Coeur. En effet, flanqué de ses deux ministres, Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot, il semble avoir pris autant de plaisir que lorsqu’il visite une usine dont les ouvriers… ne savent pas de quoi leur futur sera fait.

Le Figaro nous décrit ce voyage au pays des pauvres et « assistés », brocardés quotidiennement par ses ministres et l’UMP : « Voici donc Noël, et le temps des "bonnes actions". (…) Nicolas Sarkozy a profité d’une dernière journée parisienne pour envoyer des signaux au monde associatif mais aussi aux catholiques. Il s’est d’abord rendu dans un entrepôt des Restos du cœur à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), d’où sortent 6 millions de repas par an, avant de rencontrer des familles dans un centre de distribution du XVe arrondissement. Sans micros, ni caméras. »

Que pouvait proposer - ou annoncer - à cette occasion le Président qui s’était engagé en 2007 à réduire d’un tiers la pauvreté en cinq ans ?

Eh bien : « “Les Restos (…), c’est le visage d’une France généreuse, attentive, avec des tas de gens qui dans la discrétion donnent de leur temps, de leur énergie pour ceux qui souffrent, a lancé le président. Une belle France !

Puis, il « a déambulé entre les montagnes de colis entreposés et salué les bénévoles et les salariés (souvent en insertion) de l’association, sous le regard goguenard de Coluche, dont la photo est placardée partout. Sa veuve, Véronique Colucci, accompagnait le président (…). Le président s’arrête devant deux magasiniers, en contrat aidé. “Nos contrats s’arrêtent en avril, après plus rien, commence l’un d’eux. Si on peut trouver quelque chose...” “C’est le but”, répond le président avant de lancer : “Bonnes fêtes, quand même !” »

Eh oui, les "Restos", c’est moins glamour que le Fouquet’s ou le Cap Nègre. On y trouve surtout des gens indifférents aux prouesses du Président pour sauver l’Europe et sa monnaie, faire disparaître les paradis fiscaux ou réformer le capitalisme. On y trouve aussi quantité de « fraudeurs aux aides sociales » et « profiteurs du RSA » qui pénalisent les classes moyennes, comme l’explique Laurent Wauquiez. Sans compter que ces gens, s’ils ont le droit de vote, sont capables de ne pas voter UMP !

Alors, direz-vous, quel but avait cette visite ?

Le Figaro nous explique cet élan de bonté : « Ce n’est pas simplement Noël qui a suscité cette journée. L’Élysée dispose de "remontées de terrain" indiquant que le président est "faible" sur les thèmes de l’équité et de la justice. “Il y a eu des erreurs au début du quinquennat qui ont permis à la gauche de lui coller ce sparadrap de président des riches, analyse un proche. Il faut rééquilibrer les choses. Par ailleurs, il ne faut pas que son action à l’international le déracine des souffrances du quotidien.” “Le président voulait faire quelque chose de doux dans ce monde extrêmement dur”, ajoute un conseiller. »

On aimerait en rire, mais le cœur n’y est pas !

(Source : SLOVAR)


Une « mesure forte » contre le chômage : le chômage partiel !

Jeudi, 22 Décembre 2011

A l’approche du sommet sur l’emploi du 18 janvier, Nicolas Sarkozy propose de travailler moins pour gagner moins. Question d’enterrer les 35 heures… avec la complicité des syndicats.

Mais non, ce n’est pas une opération de com’, le « sommet sur l’emploi » du 18 janvier ! La preuve, ils iront tous, les chefs partenaires sociaux des centrales syndicales. Ils iront, mais ils ont leurs petites pudeurs : ils ont décidé de « ne pas être instrumentalisés ». Comme s’il suffisait de l’affirmer pour leur faire oublier qu’ils le sont et qu’ils y consentent.

Nicolas Sarkozy « croit à l’activité partielle ». Mais qu’est-ce donc, l’activité partielle ? C’est un concept pour « maintenir l’emploi, éviter les licenciements : tel est l’objectif de la mesure visant à faciliter le recours à l’activité partielle dans les entreprises frappées par une baisse d’activité »...

Ne serait-ce pas du « chômage partiel » qu’on nous déguise, tant le mot chômage est devenu un gros mot ?

Bien sûr que oui ! Nicolas Sarkozy aurait pu dire en français dans le texte qu’il croit au chômage partiel. Nous l’aurions cru, tant il est évident que le système, pour sa survie, se nourrit d’un volant de chômage institutionnalisé.

(...)

http://www.actuchomage.org/20111222...

Retour en haut de la page

Thèmes liés à l'article

France c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 565

fRance / Libertés fondamentales c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 740