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Génocide des Tutsi au Rwanda

17 ans de refus par l’Etat français de reconnaître le rôle du pouvoir politique et militaire français dans le génocide des Tutsi

Article mis en ligne le mercredi 11 janvier 2012

Le Monde fait enfin amende honorable :

Rwanda : une vérité qui dérange en France

Edito du Monde | LEMONDE | 11.01.12

http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

La vérité aura mis près de dix-huit ans à surgir, mais elle a une très grande portée historique et diplomatique. Car cette fois, elle n’est pas d’ordre politique mais scientifique : l’expertise menée à Kigali par le juge français Marc Trévidic établit que les tirs qui, le 6 avril 1994, ont abattu le Falcon 50 du président rwandais Juvénal Habyarimana sont partis du camp militaire de Kanombé, tenu par l’armée officielle, censée protéger le chef de l’Etat.

L’enquête établit donc que ce sont les extrémistes hutu qui ont assassiné le président Habyarimana parce qu’il venait d’accepter un partage du pouvoir avec les Tutsi. Et non par des combattants tutsi proches de l’actuel président Paul Kagamé, en guerre contre le régime Habyarimana, comme le juge Jean-Louis Bruguière, prédécesseur de M. Trévidic, l’avait affirmé en 2006 sans jamais avoir enquêté sur le terrain. A l’époque, ses conclusions avaient conduit le Rwanda à rompre ses relations diplomatiques avec la France.

Or cette vérité n’est pas seulement balistique : elle révèle une réalité historique qui établit le mécanisme terrible qui, cent jours durant, a conduit à la mort 800 000 Rwandais, essentiellement tutsi, mais aussi hutu modérés.

Elle montre que l’attentat contre l’avion présidentiel, qui fut le point de départ mais non la cause d’un génocide préparé de longue date, s’inscrit dans une stratégie de la terreur de la part des extrémistes hutu. Il s’agissait de provoquer une situation de chaos propice à la perpétration du massacre planifié et systématique des Tutsi et des opposants hutu. De fait, les tueries ont démarré immédiatement après le crash.

L’expertise judiciaire anéantit ainsi la thèse défendue notamment par le juge Bruguière et le journaliste Pierre Péan, selon laquelle les soldats rebelles tutsi venus d’Ouganda et conduits par Paul Kagamé auraient, pour s’emparer du pouvoir, provoqué sciemment le génocide de leur propre peuple, les Tutsi de l’intérieur. L’enquête biaisée du juge Bruguière a failli aboutir non seulement à un terrifiant fiasco judiciaire, mais à une conclusion négationniste : le génocide des Tutsi aurait été organisé… par ceux-là mêmes qui allaient en être les victimes.

Parce qu’elle dérange beaucoup de monde, cette vérité a mis longtemps à être établie.

(...)


Mais pas par tout le monde et en particulier pas par ceux ceux qui comme Survie essaient depuis 15 ans que l’implication de la France dans l’attentat et le massacre soit reconnue

Génocide
des Tutsi au Rwanda

Il y a 15 ans, entre avril et juillet 1994, un génocide a endeuillé le Rwanda : le génocide des Tutsi. Ce petit pays d’Afrique centrale a vu massacrés en 100 jours, entre 800 000 et 1 million de personnes sous le prétexte d’être Tutsi ou pour s’être opposé à cette extermination.

Ce dernier génocide du XXè siècle reconnu par l’ONU, a été planifié et a pu être mis en œuvre grâce au silence des grandes puissances et au soutien apporté par les autorités françaises aux génocidaires.

Cette allégation, difficile à croire et à concevoir pour les citoyens français, repose pourtant sur de nombreux faits mis au jour par diverses enquêtes.

Vous en retrouverez une grande partie dans les articles
énumérés sur la page :
http://survie.org/genocide/?lang=fr


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