Une tribune pour les luttes

Campagne Pas de justice, pas de paix !

Avec nous, demandez la justice pour les victimes de viols !

Chaque année en France, 70.000 femmes ne portent pas plainte pour le viol qu’elles ont subi.

Article mis en ligne le jeudi 8 mars 2012

Suivez toute la campagne sur :
http://pasdejusticepasdepaix.wordpr...

Envoyer votre plainte sur :
http://pasdejusticepasdepaix.wordpr...

Chaque année en France, 70.000 femmes ne portent pas plainte pour le viol
qu’elles ont subi.
Nous demandons que JUSTICE LEUR SOIT RENDUE.
Pour cette raison, nous avons porté symboliquement le 1er mars dernier au
Palais de justice des cartons contenant 70.000 fois la plainte que vous
pouvez lire ci-dessous et télécharger sur http://pasdejusticepasdepaix.wordpr....
NOUS RECOMMENCERONS CHAQUE
ANNEE.

Si comme nous vous voulez qu’enfin LA JUSTICE RECONNAISSE LA GRAVITE
ABSOLUE DU CRIME DE VIOL et SON CARACTERE MASSIF.
si vous voulez que LA VICTIME NE SOIT PLUS LA COUPABLE.
si vous voulez que nos institutions mettent en place TOUS LES MOYENS
POSSIBLES ET IMAGINABLES POUR ASSURER NOTRE DROIT À VIVRE SANS VIOLENCES
SEXUELLES et pour que JUSTICE ET REPARATION NOUS SOIENT RENDUES,

ENVOYEZ CETTE PLAINTE http://pasdejusticepasdepaix.wordpr... à votre député-e, aux sénateurs, aux ministères de
la Justice et de l’Intérieur
Nous allons de notre côté l’envoyer aux candidat-e-s à l’élection
présidentielle, avec le lien vers le film de la campagne, que vous
pourrez découvrir ici-même http://www.youtube.com/watch?v=7qsR... !


Manifeste Pas de justice, pas de paix

Combien de femmes ont un jour menti ?
 Combien de femmes ont un jour cédé sans consentir ?
 Combien de femmes se sont dit : je n’avais qu’à pas être là, habillée comme-ci, habillée comme ça, avoir donné l’impression que je voulais, avoir changé d’avis, avoir eu peur de dire non, à avoir dit non mais pas non, non, non ?

Après avoir lu le rapport de Cyrus Vance pour motiver sa demande d’abandon des charges à l’encontre de DSK, nous ne pouvons arriver qu’à une seule conclusion. C’est vrai, Nafissatou Diallo n’avait guère de chance de gagner un procès pénal et de convaincre 12 jurés «  au delà du doute raisonnable ». Cela ne prouve pas que DSK n’était pas coupable. Cela veut dire qu’aujourd’hui, la justice des hommes est bien la justice des hommes.
Quand on sait que sur 75.000 femmes violées par an en France et autant d’enfants, 10% de plaintes sont déposées et 3% donnent lieu à un procès pour 1% de condamnations, doit-on en conclure qu’il n’y a qu’1% de violeurs ? NON. 
Cela veut dire que sur les 75.000 femmes violées en France, et à peu près autant de violeurs, seules 2250 victimes ont droit à un procès pénal et à peu près 72750 violeurs ont le droit de recommencer en toute promesse d’impunité.

En effet, il semblerait qu’il suffise que la plaignante soit un peu – ou beaucoup- menteuse, qu’elle ait été la petite amie du violeur (80% des viols sont commis par une connaissance de la victime), qu’elle soit toxicomane, alcoolique, prostituée, qu’elle présente des troubles psychiatriques, qu’elle ne se souvienne plus bien de ce qui s’est passé (et on pourrait citer encore beaucoup d’exemples de ce type), pour que la justice estime qu’il n’y a pas de preuve suffisante et qu’il n’est pas nécessaire qu’elle tente d’en savoir un peu plus sur la nature du consentement soi-disant donné.
Alors, nous disons ici aujourd’hui que si 99% des violeurs ne sont pas condamnés, non pas parce qu’ils sont innocents (on n’en saura rien) mais parce que la justice -quand elle est saisie- n’a pas les preuves suffisantes, c’est qu’il y a un problème avec la justice.
Parce qu’à l’évidence elle n’est pas en mesure de rechercher des faisceaux d’indices indispensables pour une véritable instruction, et qu’elle est gravement parasitée par des stéréotypes sexistes et des fausses représentations concernant les violences et la sexualité.

Nous demandons l’ouverture d’une vaste réflexion sur le fonctionnement de notre système judiciaire pour qu’il commence, enfin, à tous les niveaux, à abandonner ses réflexes patriarcaux, et à envisager tous les moyens nécessaires pour protéger les victimes de violences sexuelles, enfants, femmes et hommes qui subissent l’enfer au quotidien.

Nous exigeons que les choses changent, pour l’avenir de notre société.

Ce manifeste est aussi une pétition. Vous pouvez signer à l’adresse suivante : http://lapetition.be/en-ligne/petition-10319.html

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1 Message

  • Le 9 mars 2012 à 11:46, par
    Vous pouvez lire ce rapport en cliquant sur ce lien

    Le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de la femme, l’association Info Birmanie et sa consœur suédoise la Swedish Burma Committee publient conjointement un rapport sur l’utilisation du viol et des violences sexuelles en Birmanie.

    En se basant sur les nombreuses informations et témoignages collectés par les organisations birmanes, ce rapport tente d’expliquer ce que signifie l’utilisation du viol comme arme de guerre en Birmanie et propose une présentation non exhaustive des mécanismes qui sont à la disposition des autorités nationales et internationales afin de mettre un terme à ces abominations.

    « Au moment-même où le monde s’enthousiasme de l’ouverture politique qui s’opère en Birmanie, ce rapport met en lumière l’atrocité à laquelle continuent de faire face des centaines, voire des milliers de femmes dans le pays. Si les autorités birmanes sont sincères dans leur volonté de réconciliation nationale, elles ne peuvent laisser leurs soldats continuer à violer des femmes et des fillettes de manière systématique et généralisée dans l’impunité la plus totale. », a déclaré Marie Battini, d’Info Birmanie.

    Selon Karin Vatersson, du Swedish Burma Committee : «  L’utilisation du viol comme arme de guerre en Birmanie est largement ignorée par la communauté internationale. Les victimes de ces exactions n’ontà ce jour pas eu droit à la justice ou à la reconnaissance de ces faits. Il est grand temps qu’une pression concrète soit exercée sur les autorités birmanes pour mettre fin à l’utilisation systématique de la violence sexuelle et du viol en temps de guerre, et pour s’assurer que les personnes qui ont commis ces actessoient tenues pour responsables deleurs actions. »

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