Une tribune pour les luttes

Non, Fukushima n’est et ne doit pas rester un nom exotique !

Catastrophe du 11 mars 2011 (suite), et la fin peut-être dans 40 ans ? ...

La contamination gagne peu à peu tout le pays

Article mis en ligne le samedi 17 mars 2012

10 Mars 2012 :

Blog de Fukushima
Fukushima un an après : les Japonais face au désastre en progression.

Fukushima est maintenant connu pour être la plus grave catastrophe nucléaire que le monde ait jamais connue, devant Tchernobyl.

La piscine du réacteur 4 contient près de 3 fois plus de combustible nucléaire qu’une piscine de désactivation habituelle. Elle représente actuellement le plus grand danger pour le Japon : si un séisme de très grande ampleur venait à survenir encore une fois pour frapper la centrale de Fukushima alors l’eau contenue dans la piscine pourrait fuir entraînant par là même de nouvelles fusions des barres. La quantité considérable de plutonium contenue dans la piscine représente une épée de Damoclès suspendue au dessus de la nation japonaise.
Cette manipulation est extrêmement délicate à opérer et le danger qureprésenté par sa maintenance rend impossible de l’effectuer pour le moment à cause des dommages subis par le bâtiment et ses systèmes . S’il se produisait de nouveau un MELTDOWN, cette fois-ci les experts s’accordent à dire qu’il faudrait évacuer Tokyo et davantage encore…« Le combustible est tellement radioactif que s’en approcher entraînerait instantanément la mort des ouvriers si celui-ci venait à sortir de l’eau (…) », affirme le professeur Koide.

Du Plutonium trouvé et sa présence confirmée au sein de la zone d’exclusion des 20-30 km. Le plutonium est une des substances les plus dangereuses au monde : un millionième de gramme (particule plus petite qu’un grain de poussière) inhalé suffit pour provoquer cancers et morbidités létales. A Tchernobyl, ce radio-élément a notamment provoqué de nombreux cancers des os et cancer sdes poumons chez les liquidateurs exposés. A l’heure actuelle, du plutonium a été retrouvé dans 3 endroits différents à l’intérieur de la zone des 20-30km. Ainsi le petit village de Iidate-Mura est victime de cet isotope.
http://kibo-promesse.org/2012/03/fu...

Toujours sur le même blog : un article de Stéphane Lhomme : Arrêter d’urgence le nucléaire avant un Fukushima en France
http://observ.nucleaire.free.fr/fuk...

- Aweb2u :
Nuages de pollen radioactif au Japon. Les cèdres Suji sont partout au Japon (...). Entre Février et Mai, les petits cônes sur les extrémités des branches de cèdre libèrent leurs spores de pollen en nuages massifs qui peuvent être entraînés à plus de 100 miles. 30% des Japonais souffrent de rhinite allergique. Un point dans la préfecture très boisée de Gunna a montré une densité de 2.207 spores/m3 (...). Le problème c’est qu’ils sont chargés cette année de césium radioactif à cause de l’accident de Fukushima.

- Scoop-It :
"L’explosion de la centrale de Fukushima est encore possible". Une interview de Roland Desbordes, directeur de la CRII-RAD.
4 séismes ont frappés le Japon ce Samedi 10 Mars.
http://www.lexpress.fr/actualite/so...

9 Mars 2012 :
- Scoop-It :
_ Olivier Cabanel écrivait dernièrement : « La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… »
L’ IRSN , l’ AIEA ,et l’ OMS ont bien pris garde de ne parler que des niveaux d’irradiation au Japon sans aborder dans le détail les problèmes de la contamination, et pour cause : qu’est-ce que la contamination ? Elle fait pénétrer dans un organisme vivant un "concentré" de radioactivité dans un volume très faible ; la particule radioactive présente en effet la particularité d’être à peu près de la taille d’une cellule humaine et cette similitude d’échelle explique en partie pourquoi la particule contaminante peut, à cause de la proximité de la cellule humaine être tout sauf une "faible dose".

le directeur général de l’IRSN, Jacques Repussard a estimé jeudi que la France doit accepter de se préparer à des accidents nucléaires « complètement inimaginables » qui représentent le plus grand danger pour ses installations, comme le prouve la catastrophe de Fukushima.
http://www.agoravox.fr/actualites/e...

8 Mars 2012 :
- Fukushima Diary : Du plutonium détecté à trois endroits dans la zone des 20-32 km de la centrale, dans le sol et les feuilles mortes. « M. Zun de l’Institut national des Sciences radiologiques a localisé du plutonium 241 (demi-vie de 14,4 ans) à partir de 3 points de Namiemachi (26km) et Iidate mura (32km). Les résultats ont été publiés dans des rapports scientifiques le 08/03/2012. Il éa été trouvé dans les feuilles mortes de Namiemachi et Iidatemura ramassées en Avril et Mai 2011, et le sol de J-village. Le plutonium 239 (demi-vie 24,000 ans) et le plutonium 240 (6.600 ans) ont également été mesurés.

ndlr : Tous les isotopes et composés du plutonium sont toxiques et radioactifs. Ce qui le rend dangereux est d’une part sa forte activité spécifique, et d’autre part l’énergie de ses émissions alpha (de l’ordre de 5 MeV, à comparer au 0,02 MeV du tritium). Le plutonium est d’autant plus dangereux que sa période radioactive est courte : le Pu 239 est comparativement quatre fois moins radioactif que le Pu 240. Le radio-isotope le plus dangereux est le Pu 241 qui est extrêmement radioactif (mille fois plus que les précédents) et un émetteur β- (donc plus pénétrant que les particules alpha) présente dans sa chaine

- Fukushima Diary : La campagne du gouvernement japonais « Support by eating » [propagande pour inciter à consommer les produits de la région de Fukushima, sous prétexte d’aider les producteurs] a causé une exposition interne chez des enfants. Du Césium a été détecté dans les urines d’enfants ayant consommé des légumes locaux.

Selon Tepco, les fuites en tritium augmentent. Impossible de filtrer l’eau. Personne ne mesure le tritium dans l’eau du robinet, dans la nourriture, l’environnement ou l’urine.

- Fukushima Diary : Selon la Corée, les poissons pêchés par les pêcheurs japonais, essentiellement le maquereau et le colin d’Alaska, sont de plus en plus contaminés ; jusqu’à 97,9 Bq/kg actuellement. Comme cette valeur est inférieure à la norme coréenne, le poisson est consommé.

La météo annonce un vent radioactif sur Tokyo le 9 Mars 2012. « Radioactive wind from Fukushima is predicted to hit Tokyo on 3/9/2012 from the data of meteorological bureau”.

33 160 personnes ont quitté Fukushima.

le gouvernement japonais propose des primes aux Préfectures qui acceptent les déchets radioactifs.
Tepco aurait "déchargé des matériaux très radioactifs" de la piscine n°. 3 ? Selon un officiel de la Corée du Sud, 2 unités accidentées de Fukushima-Daiichi rejetteraient actuellement de la radioactivité en mer. Alors que le premier anniversaire de la catastrophe se profile sur le calendrier, de nombreuses réactions indiquent un peu partout dans le monde que, nonobstant les déclarations rassurantes des autorités Japonaises habituellement reprises dans les principaux médias, la contamination se poursuit depuis les réacteurs éventrés de Fukushima-Daiichi.

L’agence Yonhap News de Séoul indique que, selon une source officielle (la cellule chargée du contrôle sanitaire des aliments importés en Corée du Sud), une élévation notable de la radioactivité a été constatée sur 32 échantillons de poisson importés du Japon depuis le début de l’année 2012. Il s’agit d’une augmentation importante car seuls 21 cas de contamination avaient été reportés pour les 9 derniers mois de l’année 2011.

Même si les concentrations relevées ne sont pas très importantes - activité maximale de 6.25 Bq/kg - cet accroissement sensible des lots concernés fait dire à un officiel du bureau de quarantaine Coréen que : "la fréquence des détections de radioactivité semble être en nette augmentation alors que deux des réacteurs du site de Fukushima laissent actuellement échapper des radiations". Cette déclaration, obtenue sous couvert d’anonymat, est significative des pressions énormes qui s’exercent sur le commerce international. Les activités concernées restent faibles - le seuil international étant fixé à 370 Bq/kg - ; l’activité maximale constatée sur du poisson importé du Japon depuis l’accident était de 100 Bq/kg. Le Japon était en 2004 / 2005 au 5ème rang mondial pour la pèche industrielle avec une activité représentant environ 15% des prises mondiales.

7 Mars 2012 :
- AIPRI : Le plutonium de Iitate Mura : le retour … renforcé… (Commentaire de l’article signalé plus bas ; extrait)

Honneur au « duo comedy » japonais qui n’avait point menti il y a quelques mois en anticipant une recherche spectrométrique faisant état de la présence de neptunium 239, précurseur du plutonium 239, dans le sol de Iitate-Mura, loin de la centrale de Fukushima. Des graphiques des relevés, reproduits dans l’article, avaient d’ailleurs été temporairement publiés sur le site d’un des auteurs que nous avions même contacté pour tenter, vainement, d’obtenir plus de précisions afin d’affiner les calculs prévisionnels. (« Il faut attendre la publication », nous avait-on poliment rétorqué.)

Ces précisions sont maintenant publiquement sorties avec un an de retard pour les gens et les enfants de Iitate-Mura : 1000 Bq de Np239 par kg de sol prélevé sur 10 cm de profondeur avec une analyse accomplie 40 jours après le 11 mars 2011. Ces 3 données sont plus que suffisantes pour reconstituer l’état minimal de la contamination par le plutonium 239 dans cette ville. (Ce que bien évidemment les « savants humanistes » évitent très soigneusement de faire dans le « paper ». Ils se contentent de signaler que le Np239 décroît avec une période de 2,36 jours en Pu239.)

C’est pire ! Ce sont en effet plus de 4000 Bq/m2 de plutonium 239 droit issus de la décroissance du neptunium 239 qui jonchent désormais sur le sol de Iitate-Mura et qui en font à eux seuls une zone interdite, d’après ces inutiles normes de radioprotection édictées par l’AIEA et contresignées par les Etats. S’ils s’avèrent étendus sur tout le territoire de Iitate-Mura, et rien ne nous permet d’affirmer que ce n’est pas le cas, ces 4000 Bq/m2 de Pu239 sont à eux seuls une condamnation à mort sans appel pour les personnes qui vivent là.

(…) Comment ces « chercheurs » ont-ils fait pour ne pas lire le plutonium 239 immanquablement présent dans leurs échantillons ? Les spectromètres japonais ne valent probablement rien. Qu’on se le dise.

6 Mars 2012 :
- Fukushima Diary :
de multiples produits de fission, y compris du Plutonium, ont été détectés près de la centrale de Fukushima par des universitaires un mois après l’explosion.

article publié en Janvier dans la revue scientifique « Environmental pollution” : « Deposition of fission and activation products after the Fukushima Dai-ichi nuclear power plant accident », par Katsumi Shozugawa, Norio Nogawa, et Motoyuki Matsuoa, de l’Université de Tokyo.

Toujours de la fumée autour du Réacteur 3.

De l’iode 131 détectée dans l’eau du robinet à Minamisoma.

les débris du Japon sont déjà arrivés à la côte ouest des Etats-Unis, soit à 7300 km. Objets personnels divers, écrits en japonais, et le reste …

- GEN-4 :
un article sur la prétendue « décontamination » au Japon (ce n’est qu’un mot : on ne sait pas décontaminer) : « Nous ne faisons que déplacer la contamination d’un point à un autre" déclare un expert de la JAEA à Kashiwa, 1 enfant sur 2 exposés à un "hotspot" présenterait des lymphocytes "atypiques" et des numérations lymphocytaires anormales. L’institut privé d’étude des retombées radioactives de Fukushima supervisé par le Dr Hida a testé 17 enfants de 0 à 13 ans habitant à proximité de hotspots affectés par les retombées de l’accident de Fukushima-
Daiichi, alors qu’un groupe témoin de 26 autres enfants habitant en-dehors des zones contaminées et âgés de 0 à 13 ans présentaient quant à eux des numérations lymphocytaires normales. Sur les 17 enfants habitant en zone contaminée, il a été noté une augmentation des lymphocytes dits "anormaux" (B/T) sur 7 d’entre eux alors que l’un des enfants présentait de surcroit des cellules promyélocitaires et un autre une (hyper)lymphocytose. Aucune anomalie n’a été constatée dans la NFS des enfants habitant en zone saine.

- Aweb2u :
Un an après la crise nucléaire de Fukushima, le gouvernement japonais est encore trop lent dans la fourniture de contrôles sanitaires et d’informations pour les résidents, les laissant confus et méfiants envers les autorités, a déclaré mardi Human Rights Watch.

5 Mars 2012 :
- 2000 Watts : Dans 6 jours, la première bougie sera soufflée sur la Centrale de Fukushima. 1 an déjà et parmi les 54 réacteurs nucléaires japonais, 2 seulement sont encore en service et ils vont prochainement être arrêtés pour une maintenance. 54 réacteurs nucléaires arrêtés en 12 mois ! Et dire que dans certains pays, c’est toute une histoire pour suspendre une seule unité trop âgée. « Yes, we can », dirait Obama.

Entre le 6 et le 8 mars prochains, un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif devrait quitter Borssele, aux Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche. S’il est confirmé, il traversera une partie des Pays-Bas et de la Belgique, ainsi que 12 départements français : le Nord, le Pas-de-Calais, l’Aisne, l’Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d’Oise, les Yvelines, l’Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche et empruntera les voies du RER grande ceinture en région parisienne. (…) Hautement radioactif, le combustible usé, composé d’uranium, de plutonium et de produits de fission, dégage énormément de radioactivité et de chaleur.

Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi comporte des risques en termes de sûreté et de sécurité, risques accrus par la forte radioactivité émise par le combustible usé. On n’ose imaginer ce qu’il se passerait en cas d’accident ou de détournement, d’autant que le trajet emprunté traverse des zones fortement urbanisées. Le réseau belge "Nucléaire, STOP !", le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail tiennent à rappeler qu’il est vivement conseillé aux agents de la SNCF et de la SNCB et au public de se tenir éloignés d’un convoi hautement radioactif stoppé en gare.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" et SUD-Rail incitent les cheminots français à exercer leur droit de retrait s’ils devaient intervenir sur ces convois. En effet, outre le risque d’accident, il existe un risque d’irradiation : les conteneurs "CASTOR" émettent des rayonnements radioactifs "Gamma" qui se propagent à plusieurs dizaines de mètres du wagon, mettant ainsi en danger les riverains, les cheminots et les forces de l’ordre qui encadrent le convoi (RSN)

P.-S.

Compilation réalisée à partir des sites Internet suivants :

Le Blog de Fukushima : http://fukushima.over-blog.fr/
Fukushima Diary (en anglais) :
http://fukushima-diary.com/

Et aussi :
AIPRI :
http://aipri.blogspot.com/ Aweb2u: ...
GEN-4 : http://www.gen4.fr/
Scoop-It : http://www.scoop.it/t/fukushima-inf...
2000 Watts (journal « Le Temps » de Genève) :
http://www.2000watts.org/index.php/...

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