Salute,
ci-dessous, les titres de notre petite sélection d’articles glanés sur le net et proposés à la lecture sur "Truks en Vrak" du du 11 au 17 mai 2013.
Amicalement - Bonne lecture - B.Bec - Vallée du Gers (...)
Article mis en ligne le samedi 28 avril 2012
A lire avec les tableaux, liens et documents sur :
http://owni.fr/2012/04/27/limage-de...
Le nucléaire enfouit ses données
Si l’on en croit cette déclaration d’Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, un datajournaliste devrait pouvoir enquêter facilement sur les données du nucléaire. La réalité est plus opaque, comme nous l’avons appris en travaillant sur les rapports de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).
Le gendarme de l’atome a pour mission de collecter les rapports que lui envoient les exploitants (EDF, Areva ou le CEA) sur chaque accident qui a lieu dans une installation. En théorie. Car si la déclaration est obligatoire et sanctionnée quand elle n’est pas faite ou faite en retard, “cela n’empêche pas l’exploitant de garder au niveau de l’installation les petites anomalies“. Théoriquement encore, il pourrait mettre à la disposition du public un fichier exploitable avec des indications précises. En effet, les formulaires sont constitués de cases à cocher et de champs à remplir : l’accident a-t-il lieu pendant une période de maintenance ? Y a-t-il eu contamination ?, etc.
Cependant, en guise de fichier exploitable – le graal du datajournaliste -, l’ASN met en ligne ses rapports depuis 2000, dont la présentation n’est pas uniformisée. Les quelques informations signifiantes sont présentées en vrac, noyées dans un fatras de précisions sans intérêt. Exemple parmi d’autres :
L’ASN n’y voit rien d’anormal :
C’est pas la même personne qui remplit le site. Il y a plusieurs divisions et plusieurs personnes. Même s’ils essaient d’harmoniser…
Ces rapports sont semi-structurés, c’est-à-dire qu’ils présentent tous des éléments similaires qui peuvent être isolés à l’aide d’un petit programme. Un – gentil – codeur a donc pu extraire un fichier propre à 95% de quelques 1 300 lignes avec les informations suivantes : installation ; titre du rapport ; niveau de l’incident ; date du rapport ; lien vers le rapport.
À partir de ce fichier, nous avons dû constituer manuellement un premier sous-fichier se focalisant sur les incidents de contamination. Les éléments se divisent en deux grandes catégories : accident avec atteinte corporelle et accident avec une contamination vestimentaire. Nous avons listé dans le fichier, pour mémoire, les trois atteintes qui n’étaient pas des contaminations. Nous avons ensuite complété ce sous-tableau en rajoutant des indications qui nous semblaient importantes.
> Informations présentes dans les rapports :
- le site et l’INB. On entend souvent parler de façon générique de La Hague par exemple. Ce nom correspond dans le tableau des Installations nucléaires de base (INB) au site, qui regroupe parfois plusieurs installations. Par exemple “Centrale nucléaire de Paluel” atterrit dans deux colonnes : Paluel pour le site et Centrale nucléaire de Paluel pour l’INB
l’exploitant.
le nombre de personnes touchées.
> Informations présentes de façon aléatoire dans les rapports :
- la date de l’incident. Fait pourtant partie des items à préciser dans le formulaire.
si l’accident a eu lieu pendant un arrêt de tranche/une période de maintenance. Même remarque que ci-dessus.
le radioélément. Pourtant, l’exploitant dispose d’une dizaine de lignes pour décrire les conséquences réelles et potentielles.
contamination externe ou interne (plus grave). Même remarque que ci-dessus.
si l’incident concerne un sous-traitant et le cas échéant le nom de l’entreprise sous-traitante s’il est indiqué.
> Une colonne où nous avons isolé des extraits de rapport qui nous ont étonnées, intriguées, choquées…
Si les délais de déclaration – donc de remise du formulaire provisoire – ne sont pas respectés, l’ASN est en droit de dresser un procès verbal. À quand un procès verbal pour remplissage incomplet du formulaire ?
Ni l’exploitant ni l’ASN ne nous ont facilité la tâche. Extrait d’un échange.
OWNI : Je cherchais à obtenir la liste des arrêts de tranche par centrale depuis la mise en service du premier de leur réacteur. Vous m’aviez précisé que cette liste se trouvait sur le site de l’ASN. Or se pose pour nous le problème des arrêts de tranche avant 2005, ils ne se trouvent pas sur le site.
L’ASN : Le moteur de recherche vous permet de retrouver la liste des arrêts de réacteur. Il suffit de choisir dans la liste déroulante “Arrêt de réacteur”. Sur la droite, vous aurez alors les Options de recherche. Il faudra cliquer sur « Par date » puis « Plus de six mois ». Les résultats sont classés par anté-chronologiquement. A partir de la page 14, on peut disposer des arrêts de tranche de 2005.
OWNI : Il s’agissait des arrêts de réacteur avant 2005, plus précisément entre 2000 et 2005… Et ceux là ne sont pas sur le site.
L’ASN : Rebonjour, Je vous envoie le texte en ligne sur notre site :
Du coup, l’ASN nous a renvoyé vers l’exploitant, EDF, pour les informations antérieures, nous avons donc appelé plusieurs centrales. Lesquelles nous ont renvoyées vers l’ASN. Finalement, un attaché de presse au siège s’est fendu d’un pdf avec les années des arrêts. Sollicité pour des informations plus précises sur les mois concernés et les arrêts moins longs sur la période 2000 – 2006, il nous a répondu :
On n’a pas gardé d’archive au-delà de la communication. On n’a pas d’informations sur des événements aussi lointains.
Le fichier final tant bien que mal constitué constitue un tableau inédit, comme nous a expliqué Cédric Suriré, doctorant en socio-anthropologie du risque et des vulnérabilités
Ce tableau est l’outil qui manque dans l’histoire du nucléaire : la prise en compte de l’homme dans l’industrie du nucléaire.
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Le samedi 18 mai 2013
mardi 14 mai 2013
À tous ceux qui ne se trouvaient pas au pseudo-forum de la biologie de synthèse, au CNAM le 25 avril 2013 (c’est-à-dire tout le monde) et à tous ceux que l’interruption de la retransmission sur Internet, ordonnée par les organisateurs, a privé de l’événement (c’est-à-dire personne), nous offrons la transcription des principales interventions, précédée d’une analyse sur le vif de cette (...)
Le jeudi 16 mai 2013
Articles (à consulter en cliquant ici ) :
* Laurent Mucchielli - Délinquance et immigration : des préjugés à l’analyse (spéciale dédicace à Zemmour, Raufer, Obertone, Bilger et consorts)
* Jean-François Impini - Un mensonge d’État. L’imposture sécuritaire (et les statistiques de la délinquance)
* Nicolas Soulier - Contre la "stérilisation" des espaces publics : reconquérir les rues
* Cyprien Avenel et (...)
Le lundi 13 mai 2013
A lire, amender, c’est une base de travail.
1. Les habitants demandent la mise en place d’une instance officielle de dialogue et de travail permanente avec les institutions publiques au plus haut niveau de décision (Préfets, Procureur, élus…). Celle-ci pourra être saisie par les habitants sur l’ensemble des données concernant la situation des quartiers populaires. Nous souhaitons que cette situation (...)
Le vendredi 10 mai 2013
7 mai 2013
Il n’est pas rare de lire ou d’entendre, ici ou là, des politiciens, relayés par quelques journalistes ou chercheurs, rapporter, et même radoter, que « la prison est une nécessité de la République ». Cet énoncé associant la pénalité à l’emprisonnement dans des liens confraternels et insécables est au demeurant typique et éculé, puisqu’il remportait déjà un franc succès dès la naissance de la (...)
Le vendredi 10 mai 2013