Une tribune pour les luttes

mercredi 20 juin 2012

MARSEILLE

08 h 30

8 h 30 devant le Tribunal de Grande Instance, 6 rue Joseph Autran, 13001

Rassemblement

Contre le délit d’« Outrage et Rébellion »

Kalimero sous le Soleil

Outrage et rebellion : un jocker pour nous faire taire !

A l’appel d’un rassemblement de soutien à un sans-papier menacé
d’expulsion, une quarantaine de personne se réunissent le vendredi 4
novembre 2011 devant le centre de rétention du Canet. Assez rapidement la police disperse les manifestants qui tentent de se faire entendre des
retenus. Dans la confusion, une personne se retrouve aux mains de la
police. Elle comparait le 20 juin à 8H30 pour « Outrage et Rébellion ».

Depuis 20 ans, les poursuites pour « outrage et rébellion » ne cessent
d’augmenter. Bien sûr, pour les flics, multiplier les plaintes pour
« outrage et rébellion » est un bon moyen d’arrondir les fins de mois.
Mais au delà de ces « petits arrangements », le délit d’« outrage et
rébellion », est devenu une menace permanente que les flics peuvent sortir
de leur poche à n’importe quel moment,et qui sert d’outil idéal
d’intimidation et de répression
« Outrage et rébellion », c’est un bon prétexte pour justifier à
posteriori l’arrestation de qui ils veulent, quand ils veulent, et les
gardes à vues qui vont avec.
« Outrage et rébellion », c’est une bonne combine pour camoufler les
interpellations musclées et l’usage de la violence.
« Outrage et rébellion », c’est une façon de nous menacer pour nous
empêcher d’intervenir quand quelqu’un se fait contrôler, arrêter ou
tabasser devant nous.

En matière de répression des pauvres, le délit d’ « Outrage et rébellion »
ne profite pas qu’à la police : le dépôt de plainte pour « Outrage et
rébellion » se généralise aussi chez les agents des CAF et des pôles
emplois et chez les contrôleurs assermentés en tout genre, afin de calmer
les ardeurs des pauvres qu’ils traquent de plus en plus.

« Outrage et rébellion » c’est en définitive un moyen facile pour nous
mettre la pression, nous faire taire, nous empêcher de réagir, casser les
solidarités possibles et les dynamiques de lutte face à l’exploitation,
l’enfermement, les expulsions...

Dans un contexte où la gestion des migrations en Europe est de plus en
plus répressive et où la colère gronde souvent dans les centres de
rétentions, les gouvernements ont tout intérêt à empêcher que ces révoltes
ne fassent tâche d’huile. C’est pourquoi dès que des solidarités se
manifestent entre les retenus et ceux à l’extérieur, l’Etat réprime. Et
pour réprimer facilement, quoi de plus simple que de casser toute
tentative de rassemblement devant les centres de rétention en arrêtant les
manifestants qui y participent. Lors du rassemblement du 4 novembre 2011,
l’arrestation d’une personne sous prétexte d’ « outrage et rébellion »
permit une rapide dispersion et empêcha toute communication avec
l’intérieur.

Plutôt que de rester isolés face à la police, aux tribunaux et au monde
carcéral, nous pensons que nous avons intérêt à nous soutenir
mutuellement, en venant nombreux aux procès des uns et des autres, en
s’entraidant juridiquement pour préparer nos défenses, en mettant en place
des caisses de solidarité afin de payer les frais d’avocats et les
mandats.
Kaliméro sous le soleil est l’une de ces caisse de soutien. C’est aussi un
collectif de solidarité face aux offensives du système pénal et judiciaire
qui se propose de faire circuler des informations sur les procédures et
incarcérations en cours, d’organiser des rassemblements devant les
tribunaux... en plus de l’envoi de mandats mensuels aux prisonniers ou de
la prise en charge des frais de défense lorsque le besoin s’en fait
sentir.
Face à la répression, la solidarité est notre arme. Pour ne pas les
laissez nous isoler ni nous foutre la pression, rassemblons nous le 20
juin à 8H30 devant le Tribunal de Marseille contre le délit d’« Outrage et
Rébellion ».

Contre le délit d’« Outrage et Rébellion »
Rassemblement le 20 juin à 8H30 devant le Tribunal de Grande Instance de
Marseille
(6 rue Joseph Autran 13001)

Pour contacter le collectif Kaliméro sous le soleil :

kalimerosouslesoleil chez no-log.org

Tract :

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Tract Proces Outrage