Une tribune pour les luttes

jeudi 19 juillet 2012

MARSEILLE

17 h 30

de 17 h 30 à 18 h 30 angle cours Saint-Louis/Canebière, 13001

Sans papiers... comptés, traqués, enfermés, expulsés. Notre silence dit NON !

Cercle de Silence

L’action du nouveau gouvernement, un espoir pour les migrants ?

Manuel Valls, le nouveau ministre de l’Intérieur a récemment répondu à une interview dans laquelle il annonce des changements dans la politique à l’égard des étrangers.

Il affirme vouloir avant tout respecter le Droit et mettre fin à l’arbitraire par des règles simples et claires appliquées partout de la même façon, et par un accès facilité aux préfectures.

Il annonce également : la création d’un titre de séjour de 3 ans pour stabiliser ceux qui vivent et travaillent d’une manière régulière sur le sol national ; la fin des sanctions pour les personnes qui aident à titre désintéressées les sans-papiers ; et la « totale possibilité de devenir Français par la naturalisation. » En un mot, il souhaite « travailler à construire une solution alternative plus humaine ».

Nous le souhaitons également, mais à la lecture de sa première circulaire, publiée le 6 juillet dernier, nous craignons que les faits n’aillent pas aussi loin que les discours.

Les médias ont annoncé qu’elle mettait fin à la mise en rétention (enfermement en vue de la reconduite à la frontière) des familles.

Qu’en est-il vraiment ?

« Pour ces familles, la rétention est effectivement remplacée, par l’assignation à résidence, mais elle ne disparaît pas. Elle s’appliquera en cas de non-respect de l’assignation ou de refus d’embarquement.

Par ailleurs, cette circulaire ne s’applique pas à Mayotte tenue pour le gouvernement comme une « situation territoriale d’exception », « un cas singulier et préoccupant ». Dans ce département d’outre-mer, qui a compté, en 2011, 21 762 expulsions, soit près de 14% de la population de l’île, selon la Cimade, la pratique de la rétention pour les familles perdurera. Selon l’observatoire de l’enfermement (OEE) qui regroupe une quinzaine d’associations, « pas moins de 5.389 enfants y ont été privés de liberté en 2011 ».

Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny

Ajoutons que la circulaire ne concerne pas non plus les enfants isolés qui arrivent seuls à nos frontières. Ils sont enfermés en zone d’attente et souvent renvoyés vers leur pays de départ (nous y reviendrons lors d’un prochain cercle de silence).

Nous souhaitons que les prochaines circulaires à paraître, soient plus audacieuses et surtout respectueuses des personnes et des droits fondamentaux comme s’y est engagé le Ministre de l’Intérieur.

Mais n’oublions pas que les changements que nous souhaitons ne se feront pas sans nous !


Le silence, une autre manière d’agir.

Les cercles de silence sont une forme d’action non-violente, menée par des citoyens qui refusent la déshumanisation des « sans-papiers » et la banalisation de leur enfermement. Ils agissent en faveur d’une politique d’immigration basée sur le respect absolu de la dignité humaine et du droit international.

Si vous vous reconnaissez dans cette action, rejoignez-nous dans le cercle pour le temps dont vous disposez :

Tous les 3° jeudis du mois 17h30, angle cours St Louis –Canebière

Prochains cercles : Jeudi 16 août - Jeudi 20 septembre 2012

Notre action citoyenne est soutenue par le CCFD, la Cimade, la Pastorale des Migrants, RESF, l’ACAT, et ceux qui nous rejoignent.

Agenda de la semaine

vendredi 19 décembre 2014

samedi 20 décembre 2014

dimanche 21 décembre 2014

mardi 23 décembre 2014

samedi 27 décembre 2014