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La police française criminalise les Kurdes

+ Hollande sur le pas de Sarkozy, campagne médiatique contre les Kurdes

Article mis en ligne le samedi 1er septembre 2012


31.08.2012

Hollande sur le pas de Sarkozy, campagne médiatique contre les kurdes

Quelques révélations sur Sarkozy et des informations sur la vraie nature de l’opération policière visant la commaunauté kurde à Marseille… Les Kurdes de France dénoncent la campagne médiatique.

Suivant la diplomatie de guerre de Sarkozy, le gouvernement socialiste renforce sa complicité avec un régime répressive, la Turquie, soit la principale cause des problèmes non résolus au Moyen-Orient. Leur victime commune s’appelle kurde.
Rien à ajouter sur la complicité de l’ancien président français Nicolas Sarkozy avec le régime de Kadhafi en Lybie et celui de Bashar al Assad en Syrie, sans rappeler la complicité avec la Tunisie de Ben Ali et l’amitié entre Jacques Chirac et le dictateur irakien Saddam Hossein.

Régime turc, la face cachée de la France

Le régime actuel de la Turquie entretenait depuis toujours des relations étroites avec les régimes répressifs et les dictatures de la région. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a reçu le prix Kadhafi des droits de l’homme, juste avant la guerre de Libye. Il était ami de Bachar al Assad. Les deux pays avaient signé un accord anti-kurde et ils avaient même tenu deux conseils des ministres communs fin 2009, dont l’un à Alep.

En juillet 2012, le régime AKP, parti au pouvoir en Turquie, a également signé un vaste accord de coopération dans le domaine militaire avec le régime sanglant du président soudanais Omar al-Bashir, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).
Sans aller plus loin et fouiller l’histoire, le régime actuel turc avec qui le gouvernement français entretient des relations diplomatiques, économiques, militaires et policières n’est pas moins pire que celui de Bashar al Assad et il est même plus puant dans plusieurs domaines.
Enfermant des élus, syndicalistes, étudiants, enfants, journalistes, avocats, défenseurs des droits de l’humain et intellectuels, massacrant des civils devant les yeux du monde entier comme le massacre de 34 civils kurdes dont 19 enfants à Sirnak en décembre 2011 et sept autres dont quatre enfants en aout 2011 à Qandil, au Kurdistan irakien, le régime turc est la face cachée de la France.
Dans le cadre de la complicité avec la Turquie, le gouvernement français ignore les revendications légitimes du peuple kurde et veut faire croire que cette sale complicité amènera la paix et la démocratie en Syrie, alors que les Libyens et la Tunisiens continuent de souffrir. Si un jour la liberté et la démocratie gagnent sur ces terres, ce ne sera pas grâce à la politique complice de la France mais à la lutte des peuples.

(...)

http://www.actukurde.fr/actualites/...


La police française criminalise les kurdes

Par mail :

http://www.actukurde.fr/actualites/...

2012-08-28

Les cinq jeunes kurdes dont trois travailleurs du bâtiment, arrêtés par la DCRI, sont soupçonnées de préparer un assassinat à Marseille. Comme un article «  commandité » du Point avait prévu, en faisant honte au métier du journalisme, quatre ont été écroués.

«  Cinq Kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), soupçonnés de préparer un assassinat à Marseille, ont été arrêtés par la DCRI », selon le Point, qui n’hésite pas à créer un lien entre ces jeunes et l’attentat d’Antep en Turquie.

D’après les sources kurdes, trois jeunes ont été arrêtés le 24 aout à Marseille après une descente de police à leur domicile. Les deux autres ont été arrêtés à un péage d’autoroute près d’Aix-en-Provence, selon AFP.

Ils sont des travailleurs du bâtiment

Les policiers en tenue civile ont fouillé l’appartement pendant deux heures et ont arrêtés deux jeunes kurdes, Mazlum et Emrah, a-t-on appris auprès de l’association kurde de Marseille. Ces deux jeunes sont membres du Centre Culturel de Mésopotamie. Les motifs des arrestations n’ont pas été précisés par des policiers lors de la descente.

Le troisième jeune arrêté, Suat, est un père de trois enfants. Avant son arrestation, le père de Suat a été menotté dans son domicile par des policiers et amené jusqu’au domicile de son fils comme «  un otage », avant d’être libéré.

Suat n’est pas un membre de l’association kurde et n’a aucune activité politique, selon son entourage. Les trois jeunes travaillaient dans le bâtiment sous une chaleur écrasante, soit de pauvres gens innocents, dit à l’ActuKurde un des amis de Mazlum.


Quatre personnes écrouées

Demandeur d’asile politique, Mazlum est père de deux enfants qui vivent toujours en Turquie. Les seules activités d’Emrah et de Mazlum étaient de participer aux manifestations pacifiques pour attirer l’attention sur la répression anti-kurde en Turquie et de réclamer les droits légitimes du peuple kurde, a-t-on appris auprès de l’association kurde.

Les cinq ont été déférés lundi 27 aout au parquet de Paris puis mis en examen dans la soirée par les juges antiterroristes Thierry Fragnoli et David Benichou, notamment pour "tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs, financement d’une entreprise terroriste et transport et détention d’armes", toujours selon AFP. Quatre kurdes ont été écroués, tandis que le cinquième a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. L’article de l’AFP est basé sur les seules informations données par des autorités.

Trois journalistes du Point pour un scenario

Trois journalistes du Point, Jean-Michel Décugis, Christophe Labbée et Aziz Zemouri, écrivent de leur coté un scénario hollywoodien, imitant leurs collègues turcs pro-gouvernement et anti-kurde. Ces trois journalistes se sont réunis pour écrire seulement quelques lignes qui commencent par « Selon nos informations, les cinq hommes, dont l’un serait un ressortissant allemand... ».

Curieusement, Le Point prévoit même la mise en examen de ces kurdes : «  Le juge d’instruction de la section antiterroriste de Paris chargé de l’affaire pourrait les mettre en examen pour "tentative d’assassinat", "transport d’armes", "association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste"... »

Quelles informations précieuses et crédibles ! Et ils n’en restent pas là. On ignore comment ils ont réussi à créer un lien entre l’arrestation de ces jeunes et l’attentant d’Antep, mais l’article prouve leur imagination hostile à l’égard des kurdes dépasse les frontières de la logique : «  Ces derniers temps, les services antiterroristes sont sur les dents vis-à-vis du PKK, qui est à l’origine d’une vague d’attentats en Turquie. Une voiture bourrée d’explosifs a explosé le 20 août dernier devant un commissariat du centre-ville de Gaziantep, tuant neuf personnes, dont des enfants, et en blessant une soixantaine d’autres, dont dix grièvement. Le mouvement séparatiste kurde n’a pas revendiqué la paternité de cet attentat, mais les autorités turques en ont immédiatement accusé le PKK, en conflit avec elles depuis 1984.Certains responsables gouvernementaux turcs ont également vu dans cette attaque, qui s’est produite dans une grande ville industrielle jusque-là épargnée par les violences du PKK, la main des services secrets syriens, en représailles au soutien accordé par la Turquie aux rebelles syriens. »

Un complot ?

On voit peut-être un aveu à la fin de l’article en lisant le lien créé entre le PKK et le régime syrien, sachant la France et la Turquie ont une politique commune dans la guerre syrienne. La police Française serait-elle en train de comploter contre le mouvement kurde, puisqu’elle coopère officiellement avec les autorités turques ?

L’AFP ne surprend pas : « Cinq membres présumés du PKK ont été arrêtés après une tentative d’assassinat dans la région de Marseille. »

La France3 va encore plus loin en publiant le même article avec une photo de kalachnikov.

C’est la première fois depuis de longues années que les membres d’une association kurdes sont soupçonnés d’assassinat, ce qui montre la collaboration antikurde entre le régime AKP, parti au pouvoir en Turquie, et le gouvernement français se poursuit à toute vitesse.


Arrestations

Des dizaines de kurdes ont été interpellés depuis début janvier 2012. Le 27 juillet, les policiers français imitant leurs confrères turcs sont intervenus violemment contre les jeunes kurdes à Strasbourg lors d’une manifestation pour dénoncer l’isolement du leader kurde Abdullah Ocalan. Six manifestants ont été blessés et 26 autres interpellés par la police près de la préfecture. Parmi les blessés, une personne a reçu une balle en caoutchouc.

Le 22 mai, des policiers portant cagoules et gilets pare-balles ont arrêté deux kurdes, F. E. et A. S., lors d’une décente musclée à leurs domiciles dans la commune de Cenon, située dans le département de la Gironde. Couverts de sacs poubelles, ils ont été emmenés par la police.

Selon un décompte du Réseau d’informations libres de la Mésopotamie (ActuKurde), plus de 200 kurdes ont été arrêtés depuis 2007 pour des motifs politiques, dont 51 en 2011 et 51 en 2010.

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2 Messages

  • Le 30 août 2012 à 14:46, par Christiane
  • Le 30 août 2012 à 14:50, par Christiane

    http://tempsreel.nouvelobs.com/mond...

    25-08-2012

    Sur la route menant à la ville kurde d’Afrine, dans le nord de la Syrie, des hommes armés arborant le drapeau kurde vert, rouge et jaune, laissent passer un convoi de véhicules transportant des compatriotes syriens, femmes et enfants arabes fuyant les ravages de la guerre.

    Ce barrage routier montre à quel point la vie des Kurdes a changé depuis le début de la révolte contre le régime syrien de Bachar al-Assad en mars 2011.

    Les hommes en faction parlent ouvertement kurde et sur leur veste est dessiné au pochoir le visage d’Abdullah Öcalan, dirigeant du PKK. La photo du chef de la rébellion kurde emprisonné en Turquie est partout sur les murs et dans les magasins d’Afrine.

    Les Kurdes se sont prudemment engagés dans la révolte, cherchant surtout à tenir à l’abri leur région des violences qui, un peu plus au sud, dévastent depuis plus d’un mois Alep, deuxième ville et capitale économique de Syrie.

    A la mi-juillet 2012, l’armée syrienne s’est retirée de cette zone kurde, près de la frontière turque, provoquant la colère de la Turquie, fidèle soutien aux rebelles syriens qui a accusé Damas d’avoir remis plusieurs secteurs au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un mouvement terroriste pour Ankara.

    Les forces gouvernementales se sont retirées mais un poste des forces de sécurité demeure avec un portrait du président Assad accroché à la façade.

    "Il ne sortent jamais du bâtiment. Ils nous appellent quand ils ont besoin d’eau ou de pain et nous leur livrons", assure Fathy, 50 ans, un des hommes en faction au barrage.

    Quant aux rebelles, ils sont autorisés à entrer dans la région que s’ils ne portent pas d’armes. "Ils viennent s’approvisionner chez nous car nos magasins et nos marchés sont ouverts. Mais aucun n’est autorisé à porter des armes", explique Fathy.

    Les seules armes permises dans ce que les habitants appellent désormais le Kurdistan occidental sont celles portées par les militants du Parti de l’union démocratique kurde (PYD).

    La Turquie accuse le PYD d’être une couverture pour le PKK et Fathy reconnaît que certaines armes utilisées pour protéger Afrine et sa région proviennent du PKK, mais lui et les autres jurent que cette organisation n’est pas présente dans le secteur.

    "Nous voudrions bien sûr inviter (le PKK) mais nous savons que les Arabes et la communauté internationale considèrent le PKK comme des terroristes, c’est pourquoi nous ne voulons pas du PKK qui respecte notre décision", confie Khaled, 27 ans, un déserteur.

    A Afrine, ville de 50.000 habitants sise à une quarantaine de km au nord d’Alep, les Kurdes ont commencé à expérimenter pour la première fois une autonomie longtemps attendue.

    Une "révolution kurde"

    Dans le nouveau centre culturel, M. Jangvar, 67 ans, enseigne à des femmes à lire et écrire en kurde."Comme on nous interdisait de lire et écrire en langue kurde, nous devions le faire en cachette. Et quand l’un de nous était pris avec un livre en kurde, il était aussitôt emprisonné et torturé", assure Jangvar.

    Ce centre propose également des cours gratuits d’histoire, de poésie et de musique kurdes.

    Pour Arif Sheikhu, membre de la coalition des partis kurdes et conseils municipaux qui ont fleuri dans la région, cette nouvelle autonomie est le résultat de décennies de combats.

    "La révolution syrienne est complémentaire du combat pour nos droits légitimes, et même si la rébellion s’arrêtait, ce que je ne crois pas, notre révolution continuerait", dit-il.

    Depuis le retrait des forces du régime, les 365 localités et villages ont formé des comités locaux qui collaborent avec un conseil régional de 400 membres chargé de s’occuper des affaires locales.

    "40% des membres de ce comité sont des femmes. Dans notre société, elles jouissent d’une liberté totale. Elle peuvent faire la même chose que les hommes, s’habiller comme elles le désirent", dit fièrement Sheikhu.

    Malgré la satisfaction affichée quant à cette nouvelle autonomie, Sheikhu insiste sur le fait que sa communauté n’aspire pas à un Etat indépendant.

    "Nous sommes avant tout Syriens. Nous voulons un système d’autonomie pour les Kurdes syriens et la démocratie pour tout le pays", dit-il en soulignant qu’il ne considère pas le système d’autonomie du Kurdistan irakien comme un modèle.

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