Une tribune pour les luttes

26 septembre 2012 : La dynamique unitaire et européenne contre le pacte budgétaire s’élargit

Appel commun
Non à l’austérité permanente ! Refusons le Pacte budgétaire et ouvrons le débat en Europe !

Manifestation unitaire nationale à Paris le dimanche 30 septembre

Article mis en ligne le vendredi 28 septembre 2012

http://www.stopausterite.org/


"LA DYNAMIQUE UNITAIRE ET EUROPÉENNE CONTRE LE PACTE BUDGÉTAIRE S’ÉLARGIT"

À quatre jours de la manifestation unitaire «  Pour une Europe solidaire, Non au Traité d’austérité », l’éventail des organisations participantes s’est considérablement élargi par rapport aux signataires de l’appel unitaire publié le 11 septembre. Il rassemble aujourd’hui 65 organisations[1].

Du côté associatif, de nombreuses associations féministes comme Osez le Féminisme, Les efFRONTté-e-s, la Marche mondiale des femmes ou Femmes Egalité manifesteront en tête du cortège avec le Collectif national pour les droits des femmes. L’association Droit au Logement, le Collectif des associations citoyennes, Act-up ou des membres du mouvement des indignés (tels le groupe ‘Démocratie réelle maintenant’) seront également présents.

Les syndicats ne sont pas en reste : de nombreuses organisations de la CGT ont rejoint les rangs des organisateurs, notamment l’Union régionale Ile-de-France et ses Unions départementales, les Fédérations des cheminots, des fonctionnaires, du livre, des organismes sociaux, etc… La FSU elle aussi a décidé de rejoindre la manifestation et nombre de ses organisations participent activement à la préparation du 30 septembre. L’Union syndicale Solidaires avait, elle, appelé dès le départ.

Des organisations politiques ont aussi rejoint les premiers signataires, comme le Parti pour la décroissance et le Parti fédéraliste européen. Nous appelons en outre les responsables, militants et sympathisants d’Europe Ecologie-Les Verts ainsi que les socialistes qui ont pris la même position à participer à la manifestation, sur la base de notre refus commun du Pacte budgétaire et de notre engagement commun pour une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique.

La manifestation du 30 septembre conclura une grande semaine de mobilisation européenne contre l’austérité avec des manifestations massives en Espagne, en Grèce et au Portugal. De nombreux représentants européens seront présents dimanche pour témoigner du caractère solidaire et européen de la lutte contre l’austérité, et les Indignados organiseront des rassemblements devant les représentations diplomatiques françaises.

Loin de porter une dynamique anti-européenne ou xénophobe, notre campagne contre le Pacte budgétaire s’inscrit dans la construction des résistances européennes et des alternatives aux politiques d’austérité qui sont en train de mener l’Union dans le gouffre. Nous récusons par avance toute tentative d’instrumentalisation du mouvement citoyen qui est en train de naître par des forces souverainistes, nationalistes ou autoritaires.

Dès le début octobre, nous organiserons à Paris un meeting européen, avec des personnalités syndicales, associatives et politiques européennes représentatives des luttes actuelles contre les politiques de la Troïka et engagées dans la construction d’un « Alter Summit » européen.

Le collectif de préparation de la manifestation

26 septembre 2012

NB : Une conférence de presse est prévue dimanche à 12h avec les organisateurs

[1] Premiers signataires au 26 septembre :

Act-up Paris, Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, A gauche par l’exemple, CADAC, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFF (SPUCE CFDT), CGT-Cheminots, CGT Finances, CGT Educ’action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF, Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fédération Droit au Logement, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, Femmes Egalité, FSU-Île de France, EPA/FSU, SNAC-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNETAP-FSU, SNUAS FP FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUITAM FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE (Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA, Osez le féminisme, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform !, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.

Soutiens européens :

Corporate Europe Observatory, Movimiento 15M, Parti de la Gauche Européenne, Réseau des Attac d’Europe, Transnational Institute


Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures «  de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la «  renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui «  ajoute l’austérité à l’austérité ».

Une absurdité économique

Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique.

Dans une Europe où les clients des uns sont les fournisseurs des autres, cette orientation engagée depuis deux ans amène aujourd’hui la récession généralisée. Les difficultés de PSA et d’autres entreprises découlent directement de l’effondrement de la demande en Europe du Sud. _ Aujourd’hui le pouvoir d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le chômage. Dès 2013, selon une étude du FMI lui-même, ramener le déficit de la France à l’objectif de 3% du PIB affiché par le gouvernement créera automatiquement 300 000 chômeurs de plus. La réduction des recettes fiscales qui en résultera rendra encore plus difficile la réduction des déficits, que l’austérité était censée favoriser, « justifiant » ainsi un nouveau tour de vis, etc.

Économiquement stupide, ce Pacte budgétaire est socialement insupportable car les « programmes d’ajustement structurel » aujourd’hui imposés à la Grèce et aux autres pays en difficulté réduisent les protections, accroissent les inégalités et touchent le plus durement les populations les plus précaires – femmes, jeunes, ouvriers, immigré-es. Loin d’éviter aux pays du Nord de l’Europe de subir le sort de ceux du Sud, ce Pacte entraîne toute l’Union dans une spirale dépressive qui risque de généraliser la pauvreté. Ce serait un recul sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Un déni démocratique

Enfin, ce Pacte budgétaire représente un déni démocratique. Non seulement il prévoit des sanctions quasi automatiques en cas de non-respect, mais il marginalise les Parlements nationaux et européen, et fait de la Commission et de la Cour européenne de justice, organismes non élus, les juges des budgets nationaux. Il installe un fédéralisme autoritaire niant la souveraineté populaire. Il place l’économie en pilotage automatique, soumise à des normes destinées à rassurer des marchés financiers dont la puissance n’est pas remise en cause. Nous ne l’acceptons pas.

Les crises sociale, écologique et financière mondiales s’aggravent. Elles sont lourdes de dangers comme le montre le renforcement des extrêmes droites xénophobes et nationalistes. Ces crises nécessitent une mobilisation de l’Europe, mais d’une Europe fondée sur la solidarité et la démocratie, d’une Europe qui se dégage de l’emprise des marchés financiers. Or le Pacte budgétaire va au contraire renforcer les contradictions internes à la zone euro et pourrait mener à son éclatement. Le refus de la France de ratifier ce traité serait un signal fort envoyé aux autres peuples européens afin d’ouvrir le débat sur la construction d’une autre Europe.

C’est pourquoi, nous, les organisations signataires de ce texte refusons ce Pacte budgétaire qui engage l’avenir. Nous demandons qu’un large débat démocratique ait lieu afin que les citoyen-es puissent s’emparer de ce sujet décisif et se prononcer à son propos. Nous voulons mettre le Président de la République, son gouvernement, les parlementaires devant leurs responsabilités.

Pour créer ce débat démocratique, nous appelons à renforcer les collectifs locaux déjà existants – notamment ceux pour l’audit citoyen de la dette publique -, à en créer de nouveaux le cas échéant ; nous organiserons ensemble une série de débats publics dans toute la France ; nous nous adresserons et inviterons les citoyens à s’adresser à chaque député et sénateur de la majorité parlementaire, et nous organiserons des manifestations dont une grande manifestation unitaire à Paris le dimanche 30 septembre. Un comité d’organisation se met immédiatement en place pour assurer le succès de ces initiatives.

Premiers signataires

Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CGT FINANCES, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche – Parti communiste français – Parti de gauche – Gauche unitaire – FASE – République et Socialisme – PCOF – Convergence et Alternative – Gauche anticapitaliste, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, SNESUP-FSU, Sud BPCE, Transform !, UD CGT 93, 94, 75, 77, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires.


NON à l’austérité perpétuelle en Europe !

http://www.avaaz.org/fr/petition/NO...

Pourquoi c’est important

François Hollande, candidat, s’est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire. Aujourd’hui, le gouvernement le présente pour ratification au Parlement rigoureusement inchangé, tel que signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy.

Ce Traité interdit les déficits publics et donne aux instances européennes des pouvoirs de sanction inédits contre les pays en difficulté. Dans l’espoir de rassurer les créanciers et les spéculateurs, il impose aux États une austérité perpétuelle sans apporter aucun remède aux causes réelles de la crise : la concurrence effrénée au sein de la zone euro et la domination des marchés financiers.

En plaçant l’austérité au-dessus de la démocratie, ce Pacte va aggraver la récession et le chômage, et priver les Etats de moyens indispensables pour sortir de la crise sociale et écologique. Les très maigres mesures « pour la croissance », adoptées par le Conseil européen fin juin n’y changeront rien.

Si la construction européenne devait se poursuivre contre les intérêts et la volonté des peuples, elle n’y survivra pas, pas plus que la démocratie. C’est pourquoi les Députés et Sénateurs doivent rejeter le Pacte budgétaire. Le rejet du Traité par la France ne représenterait pas un repli : il permettrait au contraire de rouvrir le nécessaire débat pour réorienter l’Europe.

De nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques ont ainsi décidé de lancer ensemble une campagne unitaire : "pour une Europe solidaire, NON au Traité d’austérité" : http://www.stopausterite.org
Une grande manifestation unitaire aura lieu à Paris le 30 septembre à 13h30, au départ de Nation. Le signatures de la pétition seront rendues aux députés lors de la semaine de débats parlementaires du 1er octobre.

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2 Messages

  • Le 27 septembre 2012 à 13:40, par

    C’EST LE SUFFRAGE UNIVERSEL QUI DOIT DECIDER !

    Le traité "T.S.C.G." pour "Traité de Stabilité de Coordination de Gouvernance" , appelé aussi "Pacte Budgétaire", signé par N. Sarkozy et A. Merkel, s’il était mis en œuvre en l’état obligerait les Etats signataires à introduire dans leur droit national le principe d’équilibre budgétaire ("règle d’or") et les soumettrait encore davantage aux décisions de la Commission Européenne et aux dictats des institutions financières, poursuivant ainsi un transfert de souveraineté sur un point éminemment fondamental.

    Serait ainsi sérieusement malmené l’article III de de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, texte fondateur de la République qui pose le principe de la souveraineté nationale : "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément".

    De manière tout aussi grave ce traité est tout entier construit autour d’une pseudo-rationalité économique qui traduit le primat du libéralisme économique et qui exige des gouvernements qu’ils portent atteinte aux droits économiques et sociaux, et ouvre la voie à de graves régressions démocratiques.

    C’est pourquoi la Ligue des Droits de l’Homme "ISTRES-OUEST PROVENCE", indéfectiblement attachée à des droits sociaux inséparables de la citoyenneté, affirme solennellement que, sur une question aussi fondamentale engageant l’avenir, l’ensemble de la Nation doit être démocratiquement consultée par le recours au suffrage universel.

    Fait à Istres le mardi 25 septembre 201

  • Le 29 septembre 2012 à 12:27, par

    28 septembre 2012

    Non à l’Europe austéritaire !

    Mardi 25 septembre 2012 s’est tenue la 1ère réunion publique du collectif unitaire contre le traité européen avec le Front de Gauche (PCF, PG, FASE, GA), le NPA, Rouge vif, le POI, Vivent les Services publics, Quartiers nord, quartiers forts, des syndicalistes, des associatifs se sont associés à la démarche.

    L’ensemble de ces organisations, associations montent d’une seule voix à Paris dimanche contre le traité européen de stabilité, de convergence et de gouvernance. Ce traité qui va contraindre les gouvernements à montrer leur budget à la Commission européenne avant de pouvoir mener la politique qu’ils souhaitent. La confiscation de la souveraineté populaire à choisir la politique qu’il souhaite dans son pays est scandaleuse pour ce collectif. D’autant plus qu’elle valide, une seule politique possible : une politique ultra-libérale qui ne permet à l’Etat de ne faire aucun investissement !
    Quelle école dans nos quartiers demain ? Quel service public demain ? Quel transport ? Quelle santé ?
    Les quartiers populaires seront encore une fois victimes de l’abandon au profit des centres villes commerciaux ou touristiques.

    Nous refusons un gouvernement aux mains de la finance !

    Une cinquantaine de citoyens du 13ème et du 14ème arrondissement sera donc à Paris dimanche pour demander la non-ratification du traité !

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