Une tribune pour les luttes

Cela pourrait intéresser nos médias, même si tous ne portent pas la barbe ou un foulard !
Aujourd’hui, grève générale et manif en Grèce. !

Espagne : Appel des Indignés "Debout" ("En Pie") : "Le 25 septembre, encerclons le Congrès !"

"Ce sont nos armes", criaient les manifestants, mains levées au ciel, face aux forces anti-émeutes
+ La répression policière, dénoncée à l’ONU par Cristina Kirchner !
+ Portugal : un million de révoltés dans la rue le 15 septembre 2012 contre la Troïka et le gouvernement
+ Le 15 septembre 2012 plusieurs centaines de milliers de manifestants à Madrid

Article mis en ligne le mercredi 26 septembre 2012


Direct avec la Grèce
http://rt.com/on-air/greece-strike-unions-athens/

Des affrontements ont éclaté aujourd’hui mercredi 26 septembre à Athènes alors que des dizaines de milliers de Grecs défilaient pour la première journée de grève générale contre l’austérité depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de coalition, en juin dernier.

La présence de milliers de policiers déployés dans le centre de la capitale grecque n’a pas empêché la survenue de violences près du Parlement à l’issue de la manifestation, qui avait réuni près de 50.000 personnes. La police en tenue anti-émeute a lacé des gaz lacrymogènes.
"Peuple, bats-toi, ils boivent ton sang", scandaient les participants accompagnés par des tambours.


Vidéo
http://www.internationalistes13.org...

Plus de 40 000 personnes avaient répondu à l’appel de la plate forme "Debout" ("En Pie") "Encercle la Congrès" ("Rodea el congreso")


"Ce sont nos armes", criaient les manifestants, mains levées au ciel, face aux forces anti-émeutes qui tentaient de les disperser, chargeant à coups de matraques et tirant des balles en caoutchouc.

Les manifestants avaient décidé de former une chaîne humaine autour du Parlement, mais ceux-ci on en été empêchés par plus de 1500 policiers autour du bâtiment. La police madrilène a rapidement utilisé matraques et balles en caoutchouc contre les manifestants pour essayer de disperser la foule. Les affrontements ont fait plus de 60 blessésdont un très grave.

Le face-à-face, émaillé de nouveaux heurts, s’est poursuivi tard dans la soirée entre la police et des groupes de manifestants. En milieu de nuit, quelques centaines d’entre eux restaient dans le calme, la plupart assis, face aux cordons de policiers sur la Place de Neptuno, près du Congrès.

Le mot d’ordre avait été lancé via les réseaux sociaux, relais très actif de la colère des Espagnols face à la crise qui laisse un quart de la population active au chômage, et aux mesures de rigueur draconiennes imposées par le gouvernement de droite.

Objectif : entourer le Congrès, transformé en camp retranché sous la protection de centaines de policiers, où les députés étaient réunis, pour dénoncer une "démocratie "séquestrée", assujettie "aux marchés financiers".


Appel des Indignés espagnols

Espagne : Le 25 septembre, encerclons le Congrès.

Nous sommes des personnes ordinaires, lassées de souffrir des conséquences d’un système conditionné et contraint par les marchés, système qui à tous les égards ne peut être soutenable et nous a rendu victimes d’une grande arnaque appelée « la crise ». Nous nous unissons pour rédiger ce manifeste et invitons tous les citoyens à se joindre à nos revendications.

Nous considérons que la situation a passée toutes les limites du tolérable, et pensons être victimes d’une attaque sans précédent du pouvoir économique qui utilise la crise comme prétexte pour ruiner nos vies. Les coupables sont ceux qui, avec la complicité de toutes les forces politiques représentées au parlement, ont constitué cette oligarchie intouchable qui manipule tous les pouvoirs de l’Etat pour maintenir ses privilèges et son enrichissement démesuré et illicite.

Aujourd’hui, il n’est plus possible d’occulter cette gigantesque fraude sociale, faite de trahison systématique des engagements électoraux et d’absence de sanction judiciaire pour les banquiers, les politiciens et les grands patrons coupables. Nous voyons à quel point la structure corrompue et immorale du pouvoir instaure des politiques mettant en péril nos droits et nos vies, et à quel point nous subissons une répression injustifiable quand nous demandons un changement.

Nous pensons que le problème est d’une telle envergure et que ces racines sont si profondes que la solution ne peut provenir de réformes basées sur le système politique actuel et c’est pourquoi nous exigeons :

- La démission du gouvernement en place et du chef de l’Etat, ainsi que la dissolution de l’assemblée, du fait de leur trahison préméditée qui a conduit le pays et l’ensemble des citoyens au désastre.

- L’ouverture d’un processus constituant démocratique, permettant de rédiger une nouvelle Constitution avec la participation de tous les citoyens, afin qu’elle leur appartienne, car nous ne reconnaissons aucun caractère démocratique au texte constitutionnel actuel, qui rédigée dans le dos des citoyens, consacre la domination des héritiers du franquisme et de ceux pactisant avec eux. Ce doit être le peuple qui détermine le modèle d’organisation social dans le lequel il veut vivre, et non l’inverse.

- L’audit de la dette publique d’Espagne, avec un moratoire sur son paiement jusqu’à ce que soit déterminée clairement les parties de celle-ci qui n’ont pas être payées par la nation car ayant servi des intérêts privés utilisant le pays pour ses propres fins et non pour celles de l’ensemble des citoyens. Nous exigeons également le procès de toutes les personnes suspectes de telles manœuvres, et le fait que leurs biens soient engagés si elles étaient déclarées coupables.

- La réforme de la loi électorale pour un nouveau processus électoral qui représente véritablement la volonté du peuple à chaque élection, ceci étant nécessaire pour faciliter le développement d’un processus constituant démocratique.

- L’arrêt immédiat de toutes les coupes budgétaires et de toutes les réformes qui sont contraires à l’état de bien-être car elles entrainent une restriction des droits et des libertés des citoyens : prises avec l’excuse de la crise, elles sont non seulement un désastre pour le pays, mais en plus elles ont été imposées en trahissant la volonté du peuple.

- Une profonde réforme fiscale qui fasse payer le plus à ceux qui obtiennent le plus de bénéfices de la société. Nous exigeons également l’abrogation de l’amnistie fiscale décrétée par le gouvernement, dont l’injustice est une véritable tromperie vis-à-vis des citoyens honnêtes.

- La suppression de tous les privilèges de ceux qui ont des charges politiques ou publiques, et la mise en place de mécanismes efficaces pour le contrôle de l’accomplissement de leurs fonctions.

- L’arrêt immédiat de toutes les expulsions des logements, et la mise à disposition pour la population, au prix du logement social, des logements appartenant aux banques et aux caisses qui ont été aidées avec de l’argent public.

- La création de nouveaux emplois dont la première condition soit le caractère soutenable et la finalité le développement de l’humanité. Ainsi, la gestion cohérente des emplois doit se faire de façon à ce que toute la population puisse travailler pour vivre et ne soit pas obligée à perdre sa vie à la gagner. Le fait que nous soyons obligés de travailler toujours plus est une énorme tromperie, soutenue par l’avarice des grands intérêts et contraire à ceux de la plupart des gens.

Pour toutes les raisons exposées ci-dessus, nous convoquons les citoyens le 25 septembre 2012 devant les portes de l’assemblée, pour une manifestation illimitée jusqu’à la démission du gouvernement et l’ouverture d’un processus constituant, en faisant appel à l’union de toutes les luttes pour une société plus juste.

Nous sommes la majorité, nous sommes le peuple, nous avons raison, et nous ne vous permettrons pas de passer !


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article130289

La "répression" policière, dénoncée à l’ONU par Cristina Kirchner !

MADRID / NEW YORK, mercredi 26 septembre 2012 (LatinReporters.com) -

Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants du mouvement des indignés, mardi soir à Madrid, se sont soldés, selon la préfecture, par 27 arrestations et 64 blessés, dont 10 policiers. La "répression" policière espagnole a été dénoncée le même jour à New York par la présidente argentine Cristina Kirchner lors de son intervention devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Le mot d’ordre de cette nouvelle manifestation à Madrid avait été lancé via les réseaux sociaux, relais très actif de la colère des Espagnols. Colère face à la crise, qui laisse un quart de la population active au chômage, et contre des plans successifs de rigueur draconienne imposés par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy.

Objectif des indignés : entourer le Congrès des députés alors en séance plénière et transformé en camp retranché sous protection policière, pour dénoncer une "démocratie séquestrée", assujettie "aux marchés financiers".

(...)

Les principaux slogans que les indignés scandaient ou avaient inscrits sur leurs pancartes pour fustiger les députés et le gouvernement étaient "Ils ne nous représentent pas", "Nouvelle Constitution", "Gouvernement démission", "Qu’ils s’en aillent", "Les politiciens nuisent gravement à la santé", "Démocratie économique".

Des pancartes omniprésentes disaient simplement "NO". Sur d’autres, plus rares, on lisait en anglais "Fuck the troika" (Que la troïka aille se faire foutre), en témoignage de l’estime des indignés pour la Communauté européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, le trio maître d’oeuvre des politiques de rigueur.

"Tandis que nous parlons ici, une répression est menée [à Madrid] contre les indignés qui s’opposent aux politiques d’ajustement" déclarait alors à la tribune des Nations unies la présidente argentine Cristina Kirchner. Et d’établir un parallélisme entre les manifestations de ces derniers mois dans des pays tels que la Grèce et l’Espagne et les manifestations qui secouèrent en 2001 l’Argentine en banqueroute.

Selon Cristina Kirchner, cette faillite aujourd’hui surmontée de l’Argentine fut la conséquence "de politiques néolibérales", avec endettement et ajustements permanents, "que nous voyons aujourd’hui appliquées férocement dans des pays comme l’Espagne, la Grèce ou le Portugal et qui mettent en danger la zone euro".


CADTM

http://cadtm.org/Portugal-un-million-de-revoltes

Portugal : un million de révoltés dans la rue le 15 septembre 2012 contre la Troïka et le gouvernement

18 septembre par Rui Viana Pereira

Les médias internationaux ont fait l’impasse sur l’énorme mobilisation populaire qui a secoué la vie politique du Portugal le samedi 15 septembre 2012 : un million de manifestants (10% de la population) dans tout le pays dont au moins 500 000 dans la capitale. La plus grande manifestation depuis le 1er mai 1974 après la chute de la dictature de Salazar.

La résignation, caractéristique du peuple portugais ?

Au cours des dernières années, mises à part certaines manifestations minoritaires d’organisations et mouvements sociaux, la population portugaise a supporté avec soumission les mesures d’austérité.

Cette résignation n’est pas le produit d’une caractéristique "nationale" ou culturelle pas plus qu’elle ne résulte de la stupidité congénitale. Non, elle provient de décennies de campagnes massives de propagande qui ont conduit les travailleurs portugais, en dépit de toute évidence, à accorder du crédit aux histoires les plus terribles. A force de campagnes destinées à faire croire à la population qu’elle est la responsable du déficit de l’Etat ou de l’endettement public et que son sauvetage dépend de celui des banques et des spéculateurs financiers, qu’il n’y a pas d’argent pour payer les services ou les fonctionnaires publics, elle a pour cette raison accepté l’intervention de la Troïka.

Cette crédulité intervient dans un pays où le salaire minimum net mensuel est depuis ces dernières années inférieur à 400 euros (ce chiffre doit être comparé avec celui de l’Espagne, de la Grèce et d’autres pays européens) ce qui donne lieu à deux conclusions.

1) Il est plus facile de dominer un peuple habitué à la misère pendant des générations.

2) Au cours des 30 dernières années, le capital et les partis qui ont alterné au gouvernement (PS, PSD et CDS-PP) ont concentré la majeure partie de leurs forces et de leurs ressources à l’engagement des conseiller en communication et au contrôle absolu des médias.


Toute résignation a une limite

Cependant, le mécontentement et la révolte de certains secteurs s’est faite sentir de temps à autre. Depuis le 12 mars 2011, on a assisté à deux grèves générales et plusieurs grandes manifestations. Le 15 septembre dernier, on a vu des manifestations massives de gens en colère. On estime qu’elles ont réuni plus d’un million de personnes dans tout le pays.

Les mots d’ordre de l’appel à la manifestation résumaient de façon exemplaire tous les motifs de révolte en cours : "Que la Troïka dégage" "Nous voulons récupérer le contrôle sur nos vies" ; "Il faut faire quelque chose d’extraordinaire". Tout est sous-entendu dans ces trois phrases : l’urgence de faire tomber le gouvernement, de mettre fin à la politique d’austérité, de renouer avec les fonctions sociales de l’Etat, de suspendre le paiement d’une dette illégitime qui bénéficie au capital et spolie les travailleurs.

(...)


Complément :

15 septembre 2012 : Madrid une marée de couleurs

Auteur : Susana Hidalgo et Daniel Ayllón /

http://alencontre.org/europe/espagn...

(...)

(...) Cette mobilisation du 15 septembre avait la forme d’une « marche sur Madrid » qui a réuni des dizaines de milliers de personnes, les organisateurs ont parlé de 400000 à 500000 personnes et le gouvernement de 65000. L’objectif pour les appareils des centrales syndicales se réduisait à revendiquer un référendum sur les mesures d’austérité. Ignacio Fernandez Toxo, secrétaire général des Commissions ouvrières, se limita à une vague allusion à une grève générale, en affirmant que « la clé de cette dernière était dans les mains du gouvernement ». Il faut souligner l’absence des principaux dirigeants du PSOE, entre autres de son secrétaire général Rubalcaba. Dans l’article publié ci-dessous ressort la place dans cette mobilisation du secteur qualifié de « bloc alternatif ». Pour saisir l’ampleur de cette manifestation, il faut avoir à l’esprit qu’en neuf mois, depuis la victoire du Parti populaire (PP) en novembre 2011, trois plans d’austérité ont été adoptés et imposés. Ils touchent tous les domaines : des retraites à la loi sur le travail (déjà flexibilisée sous Zapatero) aux allocations de chômage et à la durée de versement de ces allocations, en passant par le financement des secteurs de la santé et de l’éduction qui dépendent des 17 régions autonomes, dont la majorité se trouvent dans une situation financière désastreuse, aussi bien sous les effets de la récession que du paiement de la dette et de la restriction des recettes.

Les dernières données sur le chômage (El Pais, 16 septembre 2012) indiquent que le nombre de chômeurs enregistrés (corrigé des variations saisonnières) s’élève à 4.786.300 ; fin 2011, le nombre était de 4.258.700. Pour avoir un chiffre plus près de la réalité, il faut ajouter à ces données 1 million de personnes, ce que confirme l’enquête sur la population active qui signale le chiffre de 5,7 millions en juillet 2012 (El Pais, 20 septembre 2012). Le chômage des jeunes entre 15 et 24 ans se situe à la fin du 2e trimestre 2012 à hauteur de 53,28%. Il ne cesse d’augmenter. Un autre trait caractéristique réside dans l’accroissement du nombre de chômeurs et chômeuses « de longue durée » avec une hausse particulière pour les personnes ayant plus de 55 ans. Selon l’association des entreprises de travail temporaire, 67% de cette couche serait au chômage depuis plus d’un an. Et cela au moment où le gouvernement élève l’âge de la retraite en le passant de 65 à 67 ans. Pour ce secteur important de salarié·e·s se combinent la perte de travail, la réduction du montant de leur retraite et l’abaissement de ce qui pouvait apparaître comme une sorte d’assurance privée pour leur vieillesse : la valeur de leur logement. La baisse des prix des biens immobiliers anciennement bâtis est de 15,7% du 1er trimestre 2010 au 2e trimestre 2012.

Si le gouvernement a obtenu une « assurance » de la part de la Banque centrale européenne pour un plan de sauvetage du système financier, à hauteur de 100 milliards d’euros, il est peu probable, malgré toutes les manœuvres du ministre des Finances Luis de Guindos, que l’Espagne puisse échapper à un nouveau plan d’austérité qui touchera tous les secteurs déjà frappés. Après avoir cité la liste des conditions attachées à un « sauvetage », le quotidien El Pais conclut : « Grèce, Irlande et Portugal démontrent que, dans un pays renfloué, l’appétit réformiste de ses créanciers est pratiquement infini. » (15 septembre 2012) Le volume de titres placés à court terme sur le marché par le Trésor de l’Etat de la monarchie espagnole, du 2 août au 20 septembre, démontre l’appétit des investisseurs qui savent que l’on peut encore saigner « le malade espagnol ». Ils peuvent obtenir un taux d’intérêt à hauteur de 3,9% pour un titre ayant une échéance à 3 ans. En comparaison au même titre émis par le gouvernement suisse ou allemand, on réalise leur intérêt, dans le double sens du terme. (Rédaction A l’Encontre)

— -

Madrid, samedi 15 septembre. A midi, on entendait par les haut-parleurs sur la Place de Colón : « Pour être un bon gouvernant nous allons exiger le certificat de bonne personne ! » Et c’était approuvé par toutes sortes de personnes, des « indignés », des enfants, des chômeurs et chômeuses, des personnes qui ont un travail. Tous avaient répondu à l’appel du Sommet social. La manifestation, convoquée par 150 syndicats et organisations, parmi elles l’UGT (Union générale des travailleurs) et les CCOO (Commissions ouvrières), se divisa en marées selon la couleur : le blanc du personnel de la santé ; l’orange des services sociaux ; le vert des enseignants… Des personnes avec des tee-shirts qui ont ajouté et rajouté des couleurs jusqu’à ce que tout le centre de Madrid se soit converti en un kaléidoscope.

(...)

En même temps que la marche convoquée par les syndicats se déroulait la manifestation alternative. Le 15-M [le Mouvement du 15 mai], Ecologistas en Accion ou Izquierda Anticapitalista ont manifesté de manière alternative dans ce qui s’appelle le Bloc critique.

« La majorité de la population, les 99%, tout particulièrement la classe travailleuse et les couches sociales les plus défavorisés, subissons une attaque brutale et sans pitié à nos droits du travail et à nos droits sociaux du fait d’une crise causée et provoquée par ceux qui veulent nous la faire payer. » Microphone en main, la porte-parole du Bloc critique a ainsi ouvert à 11h du matin la ronde des discours alternatifs à la manifestation des grands syndicats, dans le rond-point de Charles Quint à Atocha, à Madrid.

Les organisations qui avaient convoqué le bloc étaient la CGT [centrale syndicale issue de l’anarcho-syndicalisme], Ecologistas en Accion, Juventud sin Futuro, Cristianos de Base/Redes, Asamblea Feminista et Izquierda Anticapitalista. Ces organisations pouvaient compter sur l’appui du 15-M, qui, sans souscrire le manifeste, avait aussi appelé les citoyennes et citoyens à se réunir à 11h sur ce même rond-point.

Parmi les affiches d’appel à la grève générale [voir sur ce site l’appel de la CGT à la grève générale pour le 31 octobre 2012] et de refus de payer la dette publique « illégitime », environ 5000 personnes ont entrepris la marche jusqu’à la Place de Colón en entonnant les slogans classiques comme « A-anti-anticapitalistas ! » ou encore celui tant repris dans les grandes manifestations de mai et juin « Haut les mains, ceci est un sauvetage ».

Entre pétards, klaxons et centaines de pancartes, c’est le 15-M qui a mis en mouvement, en chantant le cantique « nous avons la solution, les banquiers en prison », les milliers de personnes qui ont rejoint cette partie de la manifestation. (Traduction A l’Encontre)

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