Une tribune pour les luttes

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Rassemblements en mémoire d’Abdelhakim Ajimi, mort à 22 ans en mai 2008 suite à une interpellation musclée de la police

Cour d’appel d’Aix-en-Provence 14 et 15 janvier 2013
Pas d’immunité pour les policiers
La Cour d’appel confirme les condamnations avec sursis pour la mort d’Hakim Ajimi

Article mis en ligne le mercredi 13 février 2013

Verdict de l’appel tenu à la Cour d’Aix-en-Provence les 14 et 15 janvier
2013 :

Les peines prononcées à Grasse l’an dernier ont toutes été confirmées, soit :
_ Walter Lebeaupin (BAC) : 24 mois de prison avec sursis pour homicide
involontaire et non-assistance à personne en péril ;
_ Jean-Michel Moinier (BAC) : 18 mois de prison avec sursis pour homicide
involontaire ;
_ Jim Manach (police municipale) : 6 mois de prison avec sursis pour
non-assistance à personne en péril.

Certaines parties civiles déboutées en première instance (les oncles) ont
cette fois obtenu 2500 euros. La famille a aussi obtenu 2000 euros de plus
par rapport à la première décision (frais de justice).

Nous remercions celles et ceux qui manifestent depuis 5 ans leur soutien à
la famille Ajimi.

Les policiers ont annoncé qu’ils se pourvoiraient en cassation. Le combat
continue de ce point de vue.

D’ores et déjà, aux côtés de la famille Ajimi, le comité Vérité et Justice
pour Abdelhakim Ajimi va désormais s’atteler à obtenir :
- La révocation immédiate des 3 policiers reconnus coupables de la mort
d’Abdelhakim Ajimi. Cette sanction administrative apparait en effet comme
indispensable, parallèlement à la procédure judiciaire.
- L’interdiction de la clé d’étranglement comme pratique d’interpellation
policière.

Pour le Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi.


"Bonsoir,

Quelques nouvelles du délibéré de cet aprème de la cour d’appel d’Aix dans le procès des meurtriers d’Abdelhakim (Ayr).

(...)

Les peines prononcées à Grasse l’an dernier ont toutes été confirmées. Certaines parties civiles déboutées en première instance (les oncles) ont cette fois obtenu 2500 euros. La famille a aussi obtenu 2000 euros de plus par rapport à la première décision (frais de justice).

(...)

Les membres de la famille Ajimi étaient - compte tenu des circonstances - satisfaits de la décision. Satisfaits que les peines aient été confirmées. Et même soulagées.

Prochaine étape : la demande de révocation des flics condamnés, car même s’il ne s’agit que de sursis, ils ont tout de même été condamnés à des peines de plus de six mois. Leur révocation est tout à fait envisageable."


(...)


11 février 2013

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé aujourd’hui lundi la condamnation de trois policiers à 6, 18 et 24 mois de prison avec sursis pour leur implication dans la mort en 2008 d’Hakim Ajimi, à Grasse, lors d’une interpellation musclée. Deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Grasse (Alpes-Maritimes) ont écopé de 18 et 24 mois de prison avec sursis, un troisième policier a été condamné quant à lui à six mois avec sursis.

La cour d’appel a toutefois confirmé la condamnation en l’assortissant d’une « substitution des motifs ». Les nouveaux motifs devraient être connus mardi. « On est soulagé. Au moins, on sait qu’ils sont coupables, même si ce sont des coupables protégés », a déclaré à la sortie de l’audience Boubaker Ajimi, le père du jeune homme décédé en 2008.

L’avocat des policiers, Me Joël Blumenkranz, a indiqué pour sa part que ses clients allaient « envisager un pourvoi en cassation ». Hakim Ajimi, alors âgé de 22 ans, était mort asphyxié le 9 mai 2008 lors de son interpellation, les deux policiers auxquels il résistait ayant comprimé sa cage thoracique et pratiqué une clé d’étranglement autour de son cou avec trop de force et durant trop longtemps, selon les rapports d’expertise médicale.

« Ils ne comprennent pas pourquoi ils ont été condamnés », a déclaré Me Blumenkranz. « Il est établi que la cause du décès est la compression thoracique mais ce geste est totalement réglementaire, il est enseigné à l’école de police », a-t-il insisté.

Source AFP


Med’in Marseille

Compte-rendu du procès et vidéo
http://www.med-in-marseille.info/sp...


Communiqué LDH 22505


Compte-rendu du Collectif
Angles Morts
, disponible sur :
http://www.etatdexception.net/?p=222

« On vous laisse entre vous »
Retour sur le procès des meurtriers d’Hakim Ajimi

Au lendemain du procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (Ayr), qui s’est tenu à Aix-en-Provence, le constat est amer : assez peu d’éléments nouveaux sont apparus ; la morgue des policiers et de leurs avocats est intacte ; la connivence entre magistrats et policiers à peine moins flagrante ; et comme en première instance à Grasse, la famille Ajimi n’a pas voulu assister aux plaidoiries des avocats des policiers, dans lesquelles la victime devenait responsable de sa propre mort.

Cet article du Collectif Angles Morts, qui revient sur le premier procès à Grasse et les conditions de sa tenue, garde – hélas – toute son actualité.
http://www.etatdexception.net/?p=222


A MARSEILLE - RENCONTRE-DEBAT SAMEDI 12 JANVIER 2013 - 18H
"L’auto-organisation pour la justice face à la répression d’Etat" , de Lahouari Ben Mohamed à Abdelhakim Ajimi
Centre Social l’AGORA - 34, rue de la Busserine, 13014 Marseille


Hakim Ajimi solidarité :

Bonjour à tous,

L’année 2013 pourrait être celle du rendu de la Justice concernant des affaires qui depuis de nombreuses années en France mettent en péril la paix social et le bien vivre ensemble !
De nombreux cas de violences policières sont à déplorées et au désespoir des familles de perdre un être cher se rajoute l’inertie des pouvoirs publiques et le manque de solidarité des citoyens.
Aujourd’hui nous appelons au sursaut des consciences afin d’obtenir la vérité et la justice !

http://www.dailymotion.com/video/xn...

Hakim Ajimi est mort sous les coups d’une violence policière démesurée...la justice a condamne les policiers, ces derniers font appel...Nous devons nous mobiliser en soutien à la famille :

- Le 12 janvier 2013 à 14h rassemblement en commémoration sur les lieux du drame à Grasse

- Les 14 et 15 janvier 2013 présence souhaitée lors du procès au TGI d’Aix en Provence pour marquer notre solidarité

-  Appel aux dons : la famille croule sous les frais d’avocat...un appel à soutien est lancé pour prendre en charge le procès il nous faut récolter 5000 euros.

Pour des info concernant les versements:0629154845

Après les non-lieux dont les policiers ont pu bénéficier dans nombre d’affaires où des jeunes, principalement issus de l’immigration , la clémence envers des policiers ne fait qu’un peu plus saper les fondements même de la démocratie et du vivre ensemble.
Aujourd’hui à cette heure en attendant le prononcé des condamnations, est-il besoin de rappeler que plus que jamais une justice égale pour tous est, en toutes circonstances, une exigence démocratique.

On peut aider chacun en fonction de ses moyens, chaque geste est une action en faveur de la lutte…Merci d’avance au nom de la famille je sais qu’elle peut compter sur votre généreux engagement.

*Ici l’ensemble des articles concernant l’affaire Hakim Ajimi :
http://www.reperes-antiracistes.org...

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EN MEMOIRE D’ABDELHAKIM AJIMI

MOBILISATION À GRASSE SAMEDI 12 JANVIER 2013 - 14H
En haut du boulevard Victor Hugo (lieu du drame)

MOBILISATION À AIX-EN-PROVENCE LUNDI 14 et MARDI 15 JANVIER 2013
Devant et dans la Cour d’appel 20, place de Verdun – 13616 Aix-en-Provence
_Covoiturage depuis Grasse : rdv chaque matin 6h15, parking de la gare SNCF

POUR MÉMOIRE

Le 9 mai 2008 à Grasse, Abdelhakim Ajimi est mort suite à son interpellation par la police.
Apostrophé dans la rue, Abdelhakim Ajimi n’est ni armé, ni dangereux, ni même menaçant. Il est immobilisé par 2 agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC), rejoints par des officiers de la police municipale et nationale. Pieds et mains menottés, ventre contre terre, Abdelhakim Ajimi subit durant 15 à 20 mns une clé d’étranglement (dont l’usage est condamné par la Cour européenne des Droits de l’Homme) associée à une importante compression thoracique et à de violents coups de poings et de pieds. Voyant l’état critique du jeune homme, des témoins tentent d’intervenir. En vain.

DES POLICIERS JUGÉS, CONDAMNÉS MAIS IMPUNIS…

Après 4 années de procédure judiciaire particulièrement pénibles pour la famille Ajimi, le procès des 7 policiers impliqués dans la mort d’Abdelhakim Ajimi s’est tenu du 16 au 20 janvier 2012. Le 24 février 2012, le verdict du tribunal correctionnel de Grasse tombait : les 7 policiers, dont l’ «  inhumanité » et la «  responsabilité » ont été soulignées au cours du procès, ont bénéficié de la complaisance du tribunal.
Walter Lebeaupin et Jean-Michel Moinier, les 2 agents de la BAC, ont été reconnus coupables et condamnés à des peines de 18 et 24 mois de prison pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril sur la personne d’Abdelhakim Ajimi.
Jim Manach, policier municipal, a été condamné à 6 mois de prison pour non assistance à personne en péril.
Pourtant ces peines ont été prononcées avec sursis. Quant à M. Authier-Rey, A. Bekhira, B. Julien et P. Locatelli, agents de Police secours qui avaient transporté Abdelhakim Ajimi sans lui prêter assistance, tous ont été relaxés.

L’impunité est flagrante. L’absence de commune mesure entre les faits, avérés, et la condamnation a été immédiatement dénoncée par la famille Ajimi, le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi et leurs soutiens.


… ET TOUJOURS EN POSTE !

Par voie de presse, le 26 mars 2012, la famille Ajimi apprenait en revanche que "Les policiers de la brigade anti-criminalité de Grasse J.-M. Moinier et W. Lebeaupin [… venaient] officiellement de changer de service. Les deux agents ne font plus partie de la BAC grassoise. Toutefois, ils continueront de travailler au sein du commissariat. »

PAS D’IMMUNITÉ POUR LES POLICIERS LES 14-15 JANVIER 2013

W. Lebeaupin, J.-M. Moinier et J. Manach, condamnés par le Tribunal de Grasse à des peines de prison avec sursis, ont fait appel devant la Cour d’Aix-en-Provence. L’audience aura lieu lundi 14 et mardi 15 janvier 2013. Maître Leclerc et maître de Vita, avocats de la famille Ajimi, seront présents pour que justice soit rendue à Abdelhakim Ajimi, pour que les policiers soient redevables de leurs actes comme tout citoyen.

Les séances sont publiques :

RESTONS MOBILISÉS AUX COTÉS DE LA FAMILLE AJIMI

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Contact : comite_hakim_ajimi chez riseup.net

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