Une tribune pour les luttes

L’épouse du président du Congo, folle dépensière à Nice pour ses 70 ans

Crevez Congolais ! A eux les fêtes ! A vous le désespoir !

Article mis en ligne le dimanche 12 mai 2013

http://survie.org/mot/biens-mal-acquis

PDF - 3.1 Mo
Brochure Biens Mal Acquis juin 08 3Mo.pdf

Dimanche 12 mai 2013

A Saint-Tropez, une délégation composée de près de 150 personnes accompagnait l’épouse du controversé président congolais Denis Sassou-Nguesso, qui se trouve impliqué dans l’affaire des "biens mal acquis" q ui a célébré en grande pompe son 70e anniversaire r.

Le programme des Congolais à Saint-Tropez a été clinquant : logés dans des hôtels cinq étoiles, ils ont multiplié les séances shopping dans les boutiques de luxe, les dîners dans les restaurants les plus prestigieux et les sorties en discothèque, rapporte le site de Nice-Matin.

Ce voyage est actuellement au coeur d’une polémique au Congo, un pays où la population est en proie à de graves problèmes de pauvreté. Selon des journalistes congolais opposés au pouvoir en place, le coût de ce fastueux séjour s’élèverait à un million d’euros.


http://blogs.mediapart.fr/blog/jecm...

[Congo-Brazzaville] Mme Marie-Antoinnette Sassou Nguesso festoie à Nice pour ses 70 ans

10 mai 2013

Publié le 10/05/2013 par minguabiango

Pendant que les étudiants manifestent pour leur bourse et que l’un deux a eu la main arrachée…

Pendant que les instituteurs poursuivent une grève de 3 mois sans obtenir gain de cause…

Pendant que les malheurs et la pauvreté s’accumulent sur 80% de la population congolaise…

Au moins un million d’euros soit environ 600 millions de FCFA vont être dépensés pour fêter à Saint -Tropez un anniversaire … !

De son côté Sassou est parti préparer un mariage à Oyo, encore un milliard ou deux qui vont partir pour des fiestas comme seuls les NGuesso savent les faire….!

Crevez Congolais ! A eux les fêtes ! A vous le désespoir !


http://survie.org/francafrique/cong...

5 avril 2013 par FCD Fédération des Congolais de la Diaspora, Survie

François Hollande recevra le 8 avril le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso. Le temps où l’élection de François Hollande devait être une «  mauvaise nouvelle pour les dicateurs  » [1] est définitivement révolu, de même que les promesses de fin de la Françafrique dont le soutien aux dictatures des anciennes colonies demeure l’essence. Un an après sa réception par Nicolas Sarkozy, cette nouvelle visite du président congolais montre la proximité de ce régime criminel avec les plus hautes autorités françaises, et ce quelle que soit leur appartenance politique.

Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir en 1997 dans le sang de la population congolaise, avec l’appui avéré de Elf et des autorités françaises de l’époque. Alors que l’on s’apprête à commémorer le 19ème anniversaire du génocide des Tutsi du Rwanda, il convient également de rappeller que cette prise de pouvoir s’est aussi faite avec la participation d’un certain nombre d’ex-FAR (Forces Armées Rwandaises) et d’Interahamwe, qui sont les groupes qui ont commis le génocide. Parmi la série de massacres commis par les milices de Sassou Nguesso au cours de cette guerre civile pour prendre le pouvoir et de la répression qui s’en est suivie, un épisode est toujours en procédure devant la justice française : l’affaire des « disparus du Beach » [2]. Denis Sassou Nguesso est aussi parmi les chefs d’État visés par la procédure judiciaire sur les «  Biens Mal Acquis  ». Cette affaire met en lumière le patrimoine considérable acquis grâce aux détournements de fonds publics, avec la complicité d’acteurs français.

Le règne de Sassou Nguesso se caractérise par le crime, la corruption, la violation des droits humains, le détournement des ressources du pays au profit du clan présidentiel. Dernièrement, un rapport de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), suite à une enquête réalisée entre 2010 et 2012 avec l’appui financier de l’Union européenne (UE) dans six des douze départements du Congo, concluait que la torture y est pratiquée de «  façon systématique et partout » « (...) dans les lieux de détention officiels (...) » et « (...) plusieurs cas sont suivis de meurtre  ». Cela n’empêche pas l’Ambassade de France d’afficher ostensiblement sur son site que « la France entretient depuis toujours des relations privilégiées de coopération avec la République du Congo et se place aujourd’hui au premier rang des bailleurs de fonds bilatéraux présents dans le pays. ». Cela ne semble pas non plus déranger le président français qui viole une nouvelle fois ses promesses de campagne en recevant le despote congolais. Déjà, lors des élections législatives l’été dernier, la France n’avait émis aucune objection au déroulement d’un scrutin législatif pourtant caractérisé par une participation de seulement 15% et la dénonciation de «  flagrantes irrégularités  » par l’opposition.

Il est probable que M. Hollande ou Fabius promettront encore "de faire avancer la question de la démocratie et des droits humains" lors de cette rencontre, comme par exemple lors de la réception du dictateur Ali Bongo en juillet 2012, ou celle d’Idriss Déby le 5 décembre 2012. En réalité, une telle visite est une victoire pour le dictateur et son entourage qui ne cachent pas leur satisfaction. Il sera probablement question des ennuis judiciaires du clan présidentiel en France, mais aussi de business. Une rencontre est d’ailleurs prévue entre le dictateur et des patrons français. Comme l’a dit cyniquement le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, chantre de la diplomatie économique à la française [3] interrogé sur une éventuelle rupture dans les pratiques franco-africaines, «  la question n’est pas de savoir s’il faut ou non rompre avec nos prédécesseurs, mais de conduire la politique qui est bonne pour la France  ». La France continue par l’entremise de son Président et de son ministre des affaires étrangères à consolider ses intérêts économiques en Afrique au détriment de ceux des peuples africains.

Nous invitons celles et ceux qui souhaitent s’élever contre la légitimation du régime congolais par le président et le gouvernement français à s’associer à la manifestation le 8 avril de 9h à 13h, métro Saint-Philippe du Roule.

[1] Meeting de campagne du candidat Hollande à Bercy le 29 avril 2012

[2] La FCD, la FIDH et Survie notamment sont parties civiles de cette procédure. On estime que 353 personnes auraient disparu lors de cet événement.

[3] Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, sur la diplomatie économique, à Paris le 18 janvier 2013. http://discours.vie-publique.fr/not...


08.04.2013


Sassou Nguesso à Paris...polémique sur les biens mal acquis

Le président congolais a déclaré, après sa rencontre avec M. Hollande, que la justice française n’avait pas le droit d’enquêter sur ces questions.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui est à Paris pour plusieurs jours, a discuté avec le président francais Francois Hollande à l’Elysée, de questions relatives aux crises politico-militaires en Centrafrique et en RDC, et également de la lutte contre les djihadistes au Mali.

Visé par une enquête judiciaire sur son patrimoine en France, dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis, M. Sassou Nguesso, a déclaré après sa rencontre avec M. Hollande, que la justice francaise n’avait pas le droit d’enquêter sur ces questions, estimant qu’il s’agit d’une entorse au principe de "non-ingérence".

L’enquête vise les conditions dans lesquelles trois chefs d’Etat africains, Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale, et Feu Omar Bongo, du Gabon, auraient acquis, avec de l’argent public, un patrimoine très important en France.

Au plan économique, Bolloré vient de rénover le port de Pointe Noire et les intérêts pétroliers entre la France et la République du Congo sont considérables.

En réaction à la visite du président Sassou Nguesso à l’Elysée, l’ONG Survie a condamné "la légitimation du régime congolais par le gouvernement socialiste".


http://rumeur.afrikblog.com/

La foire immobilière des Sassou

A la tête d’un Etat pétrolier (le Congo-Brazzaville, 3,5 millions d’habitants), Denis Sassou Nguesso (revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’un coup d’Etat) est suspecté d’avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente liée à l’or noir. Ces détournements auraient commencé dès sa première période au pouvoir, de 1979 à 1992, en négociant la vente du pétrole en dessous du prix du marché en contrepartie de versements à son profit. A ce jour, la fortune de Denis Sassou Nguesso est estimée à plus d’un milliard de dollars.

En 2001, un rapport du FMI dénonçait les affectations des fonds publics congolais dans des comptes privés autres que ceux du Trésor public. Selon l’institution internationale, entre 1999 et 2002, 248 millions de dollars provenant de l’extraction du brut n’ont pas laissé de traces dans la comptabilité nationale. Dans le budget 2003, sur les 800 millions de dollars de rente pétrolière, seulement 650 millions y ont été inscrits .

Un « fonds vautour » , FG Hémisphère, a montré qu’entre 2003 et 2005, c’est près d’un milliard de dollars que les autorités congolaises ont « oublié  » de comptabiliser. L’action judiciaire de ces fonds, qui ont racheté à bon compte une partie de la dette congolaise, a mis à jour, en 2005, un système de sociétés écrans contrôlées par des hommes proches du président Denis Sassou-Nguesso. Selon les jugements de juridictions britannique et américaine et les nombreux rapports de l’ONG Global Witness, ces sociétés déviaient une partie de l’argent du pétrole vers des comptes bancaires situés dans des paradis fiscaux.

C’est le cas du groupe bancaire français BNP Paribas et de la Société nationale pétrolière congolaise (SNPC), objets d’une plainte (jugée recevable) aux Etats-Unis pour blanchiment d’argent. Elles se seraient associées pour cacher sciemment aux créanciers de Brazzaville des revenus tirés de la vente de pétrole par le biais d’un système de prépaiement complexe, de transactions fictives et de compagnies paravents.

La fortune de Denis Sassou-Nguesso et de ses proches proviendrait aussi de rétro-commissions touchées sur des contrats de passation de marchés publics, du pillage du trésor public, des bonus (prêts gagés ou préfinancements) sur la vente du pétrole, véritable caisse noire, non budgétisée de 1997 à 2002.

Les biens de Sassou en France

Le président congolais jouit d’un hôtel particulier (la Villa Suzette) de 700 m² dans la banlieue chic parisienne, au Vésinet (78), estimée entre 5 et 10 millions d’euros. Véritable palais équipé de robinets et de poignets de porte en or, carrelé de marbre, il permet au dirigeant congolais de recevoir régulièrement des dirigeants politiques et d’entreprises françaises comme Total ou Air France. Acquise toutefois par son frère Valentin Ambendet Nguesso, récemment décédé, cette villa n’a en fait aucun propriétaire. D’où la décision récente du tribunal de Versailles d’en « déposséder » le président congolais. Le chef d’Etat possèderait également un appartement avenue Rapp dans le 7ème arrondissement de Paris.

Ses proches détiendraient plusieurs appartements à Courbevoie (92) (promenade Millénaire, rue clos Lucet) comme son neveu Wilfrid qui posséderait un luxueux appartement de 550 m², dont 100 m² de terrasse, estimé entre 2,5 et 3 millions d’euros ainsi que plusieurs rutilantes voitures (Ferrari, Aston Martin...).

Maurice Nguesso, frère du président et PDG de la compagnie pétrolière Likouala SA, disposerait d’une belle propriété à Argenteuil (95). Qquant au chef de la police congolaise, Jean François Ndengue (impliqué dans l’affaire des disparus du Beach), il aurait une propriété à Meaux (77). La palme reviendrait à son fils Denis Christel alias Kiki avec trois appartement dans les beaux quartiers de Paris dont Un appartement Rue de la Tour dans le XVIè arrondissement valeur estimée 5 millions d’euros, rue Marbeuf Paris VIII ème pour 3 Millions, et à coté de la place de l’étoile 1,5 millions. Sans oublier son appartement de Dubai acheté près de 6 millions de dollars, à Rio de janeiro, à Miama en floride.

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