Une tribune pour les luttes

FRALIB EN LUTTE DEPUIS PLUS DE 960 JOURS

Les FRALIB rendent visite au ministère de l’agriculture

Communiqué de presse

Article mis en ligne le vendredi 17 mai 2013

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS

Ce matin, les salariés de Fralib à Gémenos (13) se sont présentés au Ministère de l’Agriculture pour convaincre le Président de la République, qu’ils ont rencontré à plusieurs reprises alors qu’il était candidat socialiste, à respecter ses promesses électorales, notamment concernant l’emploi, la marque « Eléphant » et les volumes de production

La justice de la République a, dans son arrêt du 28 février dernier, annulé pour la 3ème fois le plan de licenciements et de fermeture de l’usine de thé et infusions Fralib à Gémenos. Le gouvernement qui, sur ordre du Medef, refuse une loi d’amnistie pour les militants syndicaux sanctionnés lors de conflits sociaux, pour n’avoir fait que défendre les revendications des salariés, ne bouge pas le petit doigt pour faire appliquer cette décision de justice par le groupe Unilever.

La démocratie et la justice exigent que les engagements de campagne électorale se concrétisent par celles et ceux qui les ont pris une fois élus. C’est ce que les salariés de Fralib sont venus rappeler au Président de la République. Le Président de la République doit honorer ses engagements et les rendre concrets en mobilisant tous les moyens nécessaires pour imposer de véritables négociations au groupe Unilever et que celui-ci assume toutes ses responsabilités dans la mise en oeuvre du projet alternatif de création de la SCOP T.I pour le maintien des emplois et de l’activité industrielle de production et conditionnement de thé et d’infusions à Gémenos.

Les salariés de Fralib en lutte depuis plus de 960 jours ne se contentent plus de promesses, ils exigent des actes concrets !

L’initiative d’aujourd’hui a permis que les salariés en lutte obtiennent d’être reçus à l’Elysée aujourd’hui.

Paris, 17 mai 2013


"On est rentrés dans le ministère. On était nombreux, on les a pris par suprise", raconte Gérard Cazorla (CGT). Le ministère a confirmé de son côté l’intrusion des salariés et précise qu’ils avaient quitté les lieux dans le calme après avoir discuté avec le directeur de cabinet du ministre, Stéphane Le Foll, et obtenu un rendez-vous à l’Elysée.

La fermeture de l’usine de Gémenos, la seule en France qui produisait les thés Lipton et les infusions Eléphant, est contestée par les salariés. Ils demandent qu’Unilever leur cède la marque Eléphant, dans le cadre d’un projet de SCOP (coopérative), ce à quoi le groupe se refuse.

Les salariés ont indiqué avoir adressé plusieurs courriers aux ministres ces derniers temps, concernant leur projet de reprise de l’activité de thé et infusion, sous forme de coopérative, restés sans réponse.

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