Une tribune pour les luttes

Du travail ou de l’argent ? par Jacques Duboin

Article mis en ligne le vendredi 28 juin 2013

un article écrit en 1954

Des milliers de chômeurs secourus demandent du Travail !

Des milliers de chômeurs non secourus demandent du Travail !

Des milliers de chômeurs partiels réclament du Travail !

Des milliers et des milliers de travailleurs qui, à 45 ans, ont perdu leur emploi, réclament du Travail, mais les patrons les trouvent déjà trop âgés...

Pour les jeunes sortant des écoles professionnelles et non embauchés,
on réclame du Travail...

Pour les réadaptés, les mutilés, etc...
on réclame du Travail...

Pour les clochards, l’abbé Pierre réclame du Travail,
car parmi ceux qu’il ramasse la nuit sur le trottoir,
se trouvent des gens instruits
qui supplient qu’on leur trouve du Travail.

Pourquoi espérer trouver du Travail
quand les magasins et les marchés
regorgent de marchandises ?

Quand on solde et resolde des articles de tous genres ?
Quand, dans le centre de Paris on en offre bientôt sous toutes les portes cochères ?
Quand, à la campagne, les greniers sont pleins, archi-pleins, les caves archi-pleines.

Il existe tant de marchandises
qu’on ne passe pas de commandes à certaines usines
obligées de tourner au ralenti
ou de fermer en licenciant leur personnel.

Pourquoi veut-on que les producteurs donnent du Travail ?
Pour vivre ?
Mais réclamons alors de l’argent pour acheter les produits dont on a besoin et qui existent. L’économie d’un pays n’a jamais eu pour objet de fournir du Travail aux hommes, mais de leur procurer des produits pour vivre.

Est-ce de notre faute si les produits abondent et que le Travail devient rare ?

Inutile donc d’aller mendier de porte en porte du Travail qu’on nous refuse :
ce qu’il faut exiger, c’est un revenu social sans lequel le droit à la vie devient une plaisanterie de très mauvais goût.
Le revenu social, c’est l’argent nécessaire pour exercer le droit à la vie ;c’est l’argent nécessaire pour acheter notre part dans une production qui réclame toujours moins de labeur.

Est-ce notre faute si cette production n’a eu besoin ni de nos bras ni de notre intelligence ?

Nous sommes tous les héritiers d’un gigantesque patrimoine accumulé grâce aux efforts de ceux qui nous ont précédés sur la terre. En conséquence, nous disposons d’un outillage puissant qui a produit toutes ces richesses qu’on ne parvient plus à vendre,et qui en produirait bien davantage puisque les machines sont infatigables.

Le revenu social n’est donc que notre part individuelle dans l’usufruit de cet immense héritage collectif.

Quant aux salariés, pourquoi ne réclament-ils pas leur «  revenu social  » au lieu de la traditionnelle augmentation de salaire qui n’est plus qu’une illusion ? C’est qu’ils sont peut-être fiers de toucher aujourd’hui un salaire, mais sont-ils bien sûrs de le toucher demain ?

N’oubliez donc jamais que les travailleurs ne sont que les rouages d’une machine qui sera inventée demain. Ainsi le veut le progrès dans notre vieux système économique des prix-salaires-profits.
En effet, le patron ne peut embaucher que le personnel dont son outillage a besoin, donc pas un ouvrier de plus. Et la concurrence française ou étrangère l’oblige de perfectionner constamment son outillage, donc de n’embaucher que toujours moins de travailleurs.

Est-ce que le procédé de fabrication le plus moderne n’est pas celui qui exige le moins de main d’oeuvre ? Il faut donc en finir avec ce douloureux paradoxe de l’homme capable d’inventer une machine qui travaille à sa place, mais incapable de travailler pour lui.
Hâtons-nous donc de réclamer pour tous le revenu social...

On vous répond : où prendre l’argent ? Mais est-ce difficile d’en trouver pour faire la guerre, par exemple, celle d’lndochine ? En réclamant et en obtenant le revenu social pour tous les Français, sans distinction d’âge et de sexe, on rendra un immense service à l’État, car il sera obligé de transformer notre stupide système financier.
Or cette transformation est nécessaire pour l’État lui-même puisque, comme la majorité des consommateurs, il est toujours à court d’argent. Voilà qu’il ne peut plus construire de logements...ll manque d’argent pour construire des écoles, des hôpitaux...

En obtenant le revenu social qui permettra aux Français d’acheter toutes les marchandises produites par les Français, on sauvera les hommes politiques d’un ridicule qui les accable quand ils ignorent comment se procurer ces fameux « crédits », comme s’ils tombaient de la lune. Pourquoi manquent-ils quand on en a besoin ?
Avec le revenu social, on fait la conquête du bien-être matériel et de la quiétude du lendemain. On réalise la véritable révolution sociale que les progrès du XXe siècle rendent obligatoire.
Inutile d’édifier ces vieilles barricades meurtrières qui ont fait partie des révolutions des âges révolus. Il suffit de comprendre que le revenu social est nécessaire, indispensable et urgent.
Et quand vous l’aurez compris, pourquoi ne le feriez-vous pas comprendre aux autres ?

Retour en haut de la page

Répondre à cet article

10 Messages

  • Le 14 avril 2014 à 16:11, par theodorum

    Jacques Duboin écrivait le 7 Juin 1936 » L’orthodoxie a fait faillite, nous espérons que ceux qui veulent que cela change ne nous la ramènent pas ! »
    En fait nous sommes dans un système orienté vers le consommateur exclusivement, ou le chômeur n’a aucun droit réel, comme je le propose par le contrôle de la valeur ajoutée en fonction de l’emploi. On pourrait produire plus, et largement pour les besoins courants de tous, mais ces besoins ne sont pas des droits. Le droit au travail existe, mais pas le devoir d’employer ! Heureusement que la formule giscardienne – » le droit au travail » n’a pas été retenue ! On a vraiment des droits au partage- de la valeur ajoutée – que si on est compétitif !
    Le client est roi ! sous condition !
    Il faudrait – c’est aux citoyens d’en décider ! – que ceux qui sont moins performants puissent au moins produire ce qui leur est nécessaire, et que les différents niveaux de compétitivité puissent co-exister ! Il faudrait empêcher certains de produire de trop, à la place des autres, quitte à diminuer le temps de travail – c’est à l’ensemble des citoyens d’en décider. J’ai lu il y a longtemps que les ouvrières d’une usine avaient décidé de travailler chacune à son rythme et certaines en faisaient 2 fois plus que d’autres dans le même temps. La solution serait que chacun produise la même quantité dans des temps différents !
    De même imposer aux entreprises un salaire minimum est hypocrite, quand en tant que consommateur on donne la préférence au moins cher sans se préoccuper de savoir s’il y a exploitation ou pas. Pour beaucoup de gens c’est la faute des patrons, qui ne sont jamais bons, des profiteurs quand ils réussissent et des incapables quand ils échouent !
    Bref il serait temps de redonner sa place à l’honnêteté et à la morale et de faire, donc, preuve d’humanité !
    Les mesures que j’ai mises au point réalisent toutes ces conditions. Elles ne sont que trois, donc très économiques en emplois publics pesant, car entièrement financées par l’impôt, sur la compétitivité du secteur productif.
    D’abord un contrôle de la valeur ajoutée brute de 50 % d’où l’on pourrait déduire la masse salariale avec un maximum de 2 fois le SMIC actuel en France. On pourrait payer plus sur les 50 % disponibles, mais ce ne serait pas déductible de cette taxe destinée à ne rien rapporter, seulement à modifier les comportements. Même les banques et les professions libérales y seraient astreintes : on aurait intérêt à employer et à bien payer plutôt qu’à baisser les prix ! On préférerait même diminuer le temps de travail que de licencier. Les banques trouveraient beaucoup plus d’emprunteurs solvables , car l’argent n’est que du papier, comme l’a dit si bien, Jacques Duboin, ancien industriel et banquier :
    « Quant à la monnaie bancaire elle n’a la consistance que d’une écriture comptable : le solde créditeur d’un compte sur lequel le créditeur tire des chèques. Et c’est même à mesure qu’il en tire que la monnaie bancaire prend naissance » « Mais, lorsque les besoins existent et qu’on possède les moyens de les satisfaire, pourquoi l’argent vient-il limiter la production ? De quoi manquons-nous ? De crédits, c’est-à-dire de la monnaie bancaire. Pourquoi n’en fabriquent-elles pas davantage ? Parce qu’elles ne fabriquent de l’argent que pour en gagner. C’est dans cette seule intention qu’elles le prêtent. »
    « L’effondrement de notre monnaie créerait un grand désordre mais n’appauvrirait pas la France. Le complet anéantissement de notre système financier ne ferait disparaître aucune de nos richesses : champs cultivés, cheptel, mines, forêts, usines, stocks de matières premières et de produits fabriqués, villes et villages, routes, canaux, voies ferrées, équipements électriques, ports, navires, aérodromes, etc…tout notre potentiel de production resterait en place »
    « Les moyens de paiement dont disposent les Français pour produire, acheter, épargner, investir, dépendent donc uniquement de la politique de crédit que pratiquent les banques. En supposant qu’un réservoir alimente notre circuit monétaire, ce sont les banques qui en ont la clé : elles le remplissent ou le vident à leur convenance, selon le bénéfice qu’elles y trouvent ! »
    Spéculer ne serait même plus intéressant pour elles, la valeur ajoutée dépendant avant tout de la masse salariale : employer beaucoup, donc donner aussi du travail !
    La deuxième mesure consiste à changer l’assise des cotisations sociales, qui ne dépendraient plus des salaires mais des volumes de biens produits.
    La troisième mesure serait une taxe de 20 % d’où on pourrait déduire un SMIC amélioré avec crédit d’impôt assorti. On n’aurait pas la tentation d’en profiter, seule la partie payée par l’entreprise donnant droit à valeur ajoutée, donc bénéfices.
    Le progrès servirait enfin à diminuer le temps de travail car licencier serait diminuer sa masse salariale donc ses possibilités de bénéfice. Ce ne serait plus tout pour le consommateur ! Car le Progrès n’est pas la cause des licenciements, comme le disait ma lettre au journal Le Monde du 16 Avril 1984, 30 ans dans 2 jours, mais la Concurrence ! En orientant celle-ci vers l’emploi, on change la donne ! Comme le disait le titre de ma lettre il y a 30 ans "Vive l’ Émulation, à bas la concurrence !"
    Marx a dit que la plus-value était volée au travailleur, Leclerc que c’est le consommateur qui avait payé trop cher, moi je dis que c’est le droit au travail des chômeurs qui est bafoué ! Candidat aux législatives de 1973 j’intitulais ma communication à la Presse " Le rôle de l’ ÉTAT dans l’ ÉCONOMIE OU LE PROCÈS DU LIBÉRALISME "
    En ce qui concerne les autres pays développés ils prendront les mêmes mesures, si nous leur avons montré le chemin, sinon ils péricliteront. Exportant hors charge et déjà hors TVA, ils n’auront pas le choix !
    Pour la France on pourrait supprimer toutes les niches fiscales, les réductions de charges, l’assistance et dégraisser le Mamouth administratif, car les fonctionnaires trouveraient facilement du travail - embaucher coûterait moitié moins cher- l’ensemble disponible pour cela devant approcher les 200 milliards € !

    Répondre à ce message

    • Le 14 avril 2014 à 17:44, par theodorum

      Ce qui a changé après la période où vécut Jacques Duboin et aggravé le phénomène c’est mla mondialisation et l’arrivée des grandes surfaces, ce qui n’a rien arrangé, et qui a été dénoncé par notre seul Prix Nobel d’ Économie Maurice Allais qui avait prévu le désastre actuel de la dette "si l’organisation de Bruxelles continuait dans sa volonté de libre échange avec les pays sous-développés". Ci joint ma position lors de ma découverte de ce dévoiement :
      Jacques Delors : L’ AMI des riches...à l’insu de son plein gré !
      Tout est parti du commentaire de Jean Boissonnat, alors rédacteur en chef de " L’ Expansion", à propos de la grève des ouvriers du Joint Français - filiale de la CGE - qui voulait délocaliser de St Brieuc à Malte, en Méditerranée ( c’était le début !). « Il faur savoir ce que l’on veut, être solidaires ou pas, industrialiser le tiers Monde ou pas ! »
      Si les syndicats nationaux avaient compris - c’était peut-être leur demander beaucoup, alors que les élites ont alors démérité ! ils auraient décrété une grève générale ! Car la solidarité n’est pas à géométrie variable, ne se divise pas. La solidarité envers le lointain ne peut être aux dépens du prochain !
      Au contraire, quelque temps après, et alors que les syndicats paysans, artisanaux et commerçants - j’étais à St Brieuc parmi 15 000 manifestants le 18 avril 72 - avaient soutenu les ouvriers du Joint, la CFDT défendait l’ouverture du centre Leclerc à Flers dans l’Orne, au nom de la défense du pouvoir d’achat !
      Or il se trouve que les prix bas s’obtiennent avec de bas salaires et des cadences soutenues - c’est pour cela qu’une même durée légale du travail quelque soit le poste n’est pas juste, pour ne pas parler des secteurs bénéficiant de la garantie de l’emploi ! -
      et c’est pour cela, beaucoup à cause des 35 h,-dans la fonction publique, au sens large, on recrute et on augmente les impôts - un emploi public en plus, c’est 10 % de perte de compétitivité pour 10 emplois productifs !- alors que dans le privé exposé à la dictature des grandes surfaces, au nom de la défense du fameux pouvoir d’achat cher aux syndicats, on doit faire en 35 h ce qu’on faisait en 39 h ! -que Science et Vie de juin parle d’une diminution de l’espérance de vie en bonne santé pour la première fois !
      Or il se trouve justement que les Grandes Surfaces ont été le cheval de Troie des délocalisations méritant ce slogan implicite "Regardez nos prix, oubliez vos emplois, vos salaires, vos retraites !" Quand on mange à tous les râteliers on finit...aux restos du coeur !
      La boucle est bouclée, avec les petits revenus de plus en plus nombreux voilà une clientèle assurée pour les bradeurs.
      La Gauche, à la suite de Boissonnat et avec les Delors, Lamy, Hollande n’y a vu que du bleu ! C’est quand même un comble que ce soit la Gauche qui défende un tel système plus que la Droite normalement amie des riches .

      Répondre à ce message

      • Le 14 avril 2014 à 17:53, par theodorum

        ...vous intéressent, elles sont exposées en long et en large, sur le forum de Boursier.com.
        Mais je répondrai à vos questions éventuelles ici .

        Répondre à ce message

        • Le 14 avril 2014 à 19:14, par theodorum

          Lorient, le 9 Avril 2014

          Journal Le Monde,

          J’ai bien reçu ce jour votre réponse à mon courrier du 7 Mars dernier au sujet des charges sociales des entreprises, mais je n’espérais pas une publication dans votre courrier des lecteurs, ce n’était pas mon but. Un journal prestigieux ne peut publier d’article sensé d’un auteur inconnu et dépourvu de diplômes impressionnants comme le commentaire ci dessous le laisserait, à tort, entendre :
          Florence35 le 29/03/2014 à 19:45 dans Le Point, au sujet d’un droit à l’emploi sur le même plan que le droit de propriété.
          « Beau discours de technocrate de "maunoir"
          Merci pour votre thèse de haut- fonctionnaire sur-diplômé.

          Mais j’ai l’impression que vous n’avez jamais fréquenté le milieu de l’entreprise et plus particulièrement de la petite entreprise... . »
          C’est justement là son erreur, double, car comme disait Archimède « donnez-moi un point d’appui, je soulèverai le Monde ! » Le plus fin technocrate du monde, sans l’expérience de la concurrence, ne vaut rien ! Je l’ai , donc, « échappé belle ! »
          Ce l’ était – mon but - par contre il y aura 30 ans dans une semaine , concernant le texte ci-joint, et alors même que l’application de mes idées, exposées dès 1973 – voir ci-joint – à l’occasion des Législatives, aurait permis à notre pays, donc à l’ Europe, d’éviter cette dette astronomique correspondant à 500 porte-avions nucléaires, pour la France, alors qu’on n’est pas capables d’en faire un deuxième !
          Les gouvernements européens sont prisonniers de leurs systèmes bancaires.
          La Tribune le 9 04 2014. Interview de Philippe Legrain par Romain Grenier
          Commentaire de Theodorum :
          Explication plausible...et insuffisante ! L’essentiel de la dette de tous les pays occidentaux – et si certains pays se portent mieux, c’est au détriment des autres, non une solution générale, tous les pays ne pouvant pas être créditeurs en même temps – vient du libre-échange avec les pays pauvres, exploités au bénéfice d’une minorité et au détriment du grand nombre ! Maurice Allais.
          De même que le choix n’est pas entre une politique de l’offre ou une politique de la demande, mais dans la simultanéité des deux, de même il faudrait abandonner la priorité donnée au prix pour une priorité donnée à l’emploi et aux salaires, en mettant hors d’état de nuire les concurrences déloyales du travail au noir, du bricolage, de la robotisation et des délocalisations.
          Moyennant quoi l’aide accordée aux banques, au lieu de servir à la spéculation, aurait servi à la relance de l’ économie, beaucoup de consommateurs nouveaux devenant des emprunteurs crédit-bles ! Au lieu de pousser à la consommation, donnons-en les moyens à ceux qui en manquent !

          C’est exactement ce que j’écrivais, au sujet de la crise dans la Sidérurgie, au journal Le Monde le 16 Avril 1984, 30 ans dans 8 jours ! « Le Progrès nous oblige à être généreux ou il se retourne contre nous »
          Pour vivre heureux vivons caché ! Mais peut-on l’ ÊTRE , pleinement , sans les autres ?

          Répondre à ce message

          • Le 15 avril 2014 à 11:37, par theodorum

            Forum du Point sur le SMIC du 1er Avril 2014

            En finir avec le SMIC : les conseilleurs doivent être les payeurs !

            La solution ne consiste pas à diminuer les charges sociales sur salaires mais à les asseoir , quelque soit leur niveau sur les volumes de production, donc par la TVA .
            Correction du caractère injuste de la TVA
            Il suffirait d’en redistribuer une quote-part correspondant à ce qui serait payé par un Smicard et un complément par personne à charge.
            Cette quote-part serait versée à tous les contribuables et pourrait même servir de véhicule de redistribution d’allocations diverses familiales ou indemnités chômage et pourquoi pas retraites, dans la mesure où justement toute la production contribuerait à cette taxe, robots compris,une nouveauté.
            Un des avantages d’un tel système étant qu’il n’y aurait plus d’effet de seuil où pour 1 ou quelques euros de revenu en plus on peut perdre des centaines d’euros de droits.
            Un deuxième avantage étant qu’il n’y aurait plus besoin d’impôt sur le revenu reposant sur des déclarations plus ou moins sincères, avec la facilité de tricher pour les prestations payées en espèces. Donc, pas de triche possible.
            Un troisième argument étant la faiblesse du coût de la perception assurée gratuitement par les entreprises, d’où un nombre beaucoup moins grand de fonctionnaires payés par l’impôt, donc grevant la compétitivité du secteur productif !
            Un quatrième avantage serait une augmentation considérable de notre compétitivité à l’export car vendant déjà hors TVA ce serait donc aussi hors charges.
            Cinquième avantage, ces charges seraient aussi payées par les produits issus de délocalisation, les rendant sans intérêt.
            Sixième avantage, Employer coûterait deux fois moins cher qu’avant !
            Septième avantage, Travail au noir, bricolage et robotisation ne concurrenceraient plus le travail déclaré !
            Une 2ème mesure consisterait en une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée de laquelle on pourrait déduire un Smic amélioré assorti d’un crédit d’impôt . Cela ne coûterait pas cher à l’ État car les entreprises performantes et dominantes seraient mises à contribution, à moins d’embaucher ou de baisser leurs prix, ce qu’elles n’auraient pas intérêt à faire, car ce serait amputer leur droit à valeur ajoutée !
            Une 3ème mesure, une indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 %, comprenant les 20 % permettrait de créer des millions d’emplois !
            P-S - J’ai oublié de préciser qu’il n’y aurait plus de Smic ! La taxe de 20 % sur la valeur ajoutée d’où l’on pourrait déduire un SMIC amélioré assorti d’un crédit d’impôt implique que l’entreprise ne verserait que ce que la contribution apportée lui semble valoir, le complément venant de la solidarité nationale. C’est en ce sens que les conseilleurs deviennent les payeurs !
            Les entreprises n’auraient pas la tentation d’en profiter car seule leur participation effective au salaire versé leur donnerait droit à retenue sur les 50 % de Contrôle de la Valeur Ajoutée brute, donc aux 50 % disponibles !
            Ce serait un énorme changement mais seul à la hauteur de la fin programmée (Nasa) de la civilisation et du réchauffement climatique !
            Evidemment il faudrait une très forte volonté politique et beaucoup de talent pour en convaincre le peuple, qu’on n’a pas habitué à réfléchir, seulement à consommer !
            Alors, c’est tout pour l’emploi, ou pas ?

            Répondre à ce message

            • Le 15 avril 2014 à 18:31, par theodorum

              Texte remis à la Presse locale lors de ma 1ère candidature aux législatives de 1973

              < Le rôle de l’ ETAT dans l’ Économie ou le procès du libéralisme . >

              Mon idée principale est la suivante : il y a autant de prix de revient que d’exploitations, agricoles, commerciales, industrielles. Le prix de vente, lui, est déterminé par l’entreprise marginale, la petite exploitation. Cela constitue pour les entreprises plus importantes une rente, qu’on appelle bénéfice, et qui n’existerait pas si la concurrence était homogène, équilibrée.
              D’autre part, cette entreprise marginale, malgré un prix de vente élevé, paie mal, au SMIC, nouvelle rente pour les entreprises prospères ( comme la mienne ) qui pourraient payer plus, mais qui se contentent de payer 20, 30 ou 50 % au dessus. ( mais l’avenir n’est sûr pour personne, ne jetez pas la pierre ! ) Tous les salaires – à part ceux des cadres -subissent cette attraction vers le bas.
              Enfin, sous la pression de la concurrence, les prix d’achat de l’entreprise importante se contractent au détriment de l’entreprise marginale, 3ème rente. C’est celle-là qu’on brade généralement.
              Dans ce contexte, l’intérêt de l’argent placé d’un coté, dû de l’autre, la publicité et les investissements encouragés par la fiscalité, les rabais proposés au consommateur, aggravent le mouvement et je ne vois pas comment on pourrait résoudre le problème en poussant la croissance, sinon par le vide, c’est-à-dire le chômage.
              Inutile d’essayer d’en sortir tant qu’on n’y a rien compris. La seule solution : un handicap, comme aux courses de chevaux. Une taxe de solidarité, de 30 % par exemple sur la valeur ajoutée serait répartie à égalité sur tous les emplois, rétablissant l’équilibre permettant donc de débloquer le SMIC. Il serait également nécessaire d’indexer la masse salariale, les charges sociales et les impôts sur le chiffre d’affaires, assurant ainsi la progression du pouvoir d’achat de tous en fonction de la production et un développement sans hausse des prix.
              Bref, entre la loi de l’argent et celle de la rue, la loi de solidarité ! ( En italiques termes récents.)

              Actualisation 40 ans plus tard – Lorient le 27/07/2013

              Le système libéral est perfectible. On peut remplacer cette solidarité boiteuse, source d’inflation, de chômage et d’inégalités par une solidarité véritable, en application de cette analyse ancienne. La mondialisation de l’Économie a changé la donne, comme l’avait annoncé Maurice Allais, rendant encore plus nécessaire une autre assise des charges sociales que celle des salaires.
              I -En instituant une part de solidarité par le moyen d’une taxe sur la valeur ajoutée de 20 % d’où il serait possible de déduire un Smig amélioré assorti d’un crédit d’impôt, car nous produisons pour les autres mais notre droit sur leur production dépend seulement de la concurrence dans notre propre secteur. Si elle est forte notre droit à la production des autres est faible et inversement, quels que soient nos besoins et la capacité de les satisfaire. C’est archaïque , irrationnel !
              2 -Il convient aussi de calculer autrement les charges sociales et les impôts et de les détacher des rémunérations en les attachant aux volumes réels par un droit d’accises, comme pour le tabac, l’alcool et les carburants. Les produits exportés, donc indisponibles, en seraient dispensés : les étrangers n’ayant pas droit à notre Sécu ni à nos retraites pourquoi les leur faire payer. Inversement les produits importés les supporteraient puisqu’ils sont disponibles pour notre consommation. L’ ÉTAT Régalien n’a pas à discriminer son imposition selon la provenance !
              De même, sur le plan interne, l’importance d’une part de marché conséquente ou de l’emplacement serait relativisée, car cessant de jouer sur l’incidence des charges, ce qui permettrait la cohabitation de petites et grandes surfaces dans toute l’ Économie et mettrait fin aux phénomènes de concentration et désertification observés partout, causés par un système libéral individualiste.
              3 - Enfin une indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % d’où on pourrait déduire un montant limité par salarié favoriserait une diminution du temps de travail que le Progrès permet et que la Concurrence empêche ! Et que ceux qui vendent plus emploient plus !

              Répondre à ce message

              • Le 16 avril 2014 à 10:41, par theodorum

                ar theodorum

                L’ Offre de travail est abondante, elle doit être bon marché !

                Voici ce qu’écrivait Jacques Duboin, ancien banquier, industriel et homme politique en 1954
                Du travail ou de l’argent ? par Jacques Duboin

                Article mis en ligne le vendredi 28 juin 2013

                un article écrit en 1954

                Des milliers de chômeurs secourus demandent du Travail !

                Des milliers de chômeurs non secourus demandent du Travail !

                Des milliers de chômeurs partiels réclament du Travail !

                Des milliers et des milliers de travailleurs qui, à 45 ans, ont perdu leur emploi, réclament du Travail, mais les patrons les trouvent déjà trop âgés...

                Pour les jeunes sortant des écoles professionnelles et non embauchés,
                on réclame du Travail...

                Pour les réadaptés, les mutilés, etc...
                on réclame du Travail...

                Pour les clochards, l’abbé Pierre réclame du Travail,
                car parmi ceux qu’il ramasse la nuit sur le trottoir,
                se trouvent des gens instruits
                qui supplient qu’on leur trouve du Travail.

                Pourquoi espérer trouver du Travail
                quand les magasins et les marchés
                regorgent de marchandises ?

                Quand on solde et resolde des articles de tous genres ?
                Quand, dans le centre de Paris on en offre bientôt sous toutes les portes cochères ?
                Quand, à la campagne, les greniers sont pleins, archi-pleins, les caves archi-pleines.

                Il existe tant de marchandises
                qu’on ne passe pas de commandes à certaines usines
                obligées de tourner au ralenti
                ou de fermer en licenciant leur personnel.
                Il faut donc , en échange, taxer la machine, donc la valeur ajoutée !
                Solution efficace : une taxe de 20 % d’ oû on pourrait déduire un SMIC amélioré assorti d’un crédit d’impôt.
                En échange on pourrait supprimer RSA, baisse des charges sociales, niches fiscales et assistances diverses, soit 200 milliards € disponibles, donc des millions d’emplois du fait de la mise hors jeux du travail au noir, du bricolage, de la robotisation et des délocalisations !
                Puisque tout se tient, on change tout ou on ne change rien !

                Répondre à ce message

                • Le 13 mai 2014 à 18:25, par theodorum

                  Forum Économie de Boursier.com du 13 5 14

                  La mondialisation : une ignominie !

                  Présenter le libre échange comme une action de solidarité ( Jean Boissonnat en 1972 à l’occasion du refus de délocalisation du Joint Français à St Brieuc , bien suivi aussi par une Gauche caviar au service de plus puissants et plus malins qu’eux-mêmes ) a consisté à faire payer par les lampistes le prix d’un devoir qui incombait aux riches . Non seulement ils n’ont pas fait ce qui leur incombait mais ils se sont encore enrichis . Mieux ! On leur verse des intérêts sur la dette qu’ils ont entraînée !
                  Non seulement nous avons ainsi contribué à propager un système injuste et intenable pour la planète, mais en plus les gouvernements occidentaux n’ont plus les moyens d’aider efficacement les nombreux pays qui ne profitent pas de ces échanges déséquilibrés ni de secourir les oubliés de ce gaspillage généralisé qui risquent leur vie pour un mirage !
                  Ignominie : caractère de ce qui est cause de déshonneur.

                  Se tromper est humain, persévérer est diabolique !
                  Si quelqu’un doit changer d’avis, cela devrait être le fait de socialistes qui, comme les communistes, " aiment " le peuple, la justice, ont estimé que les patrons étaient mauvais et que faire mieux qu’eux était facile, il suffisait de prendre la place !
                  Sont-ils concernés par le Psaume 61 qui dit " Duperie leurs projets, leur plaisir est de séduire, le mensonge à la bouche ils bénissent, au-dedans ils maudissent !".
                  " J’espère que ce n’est pas le cas, car, comme a dit quelqu’un " On peut tromper quelqu’un tout le temps, on peut tromper tout le monde quelque temps, on ne peut tromper tout le monde tout le temps ! "
                  Les mauvais bergers, Mrs Delors, Hollande, Vals, Rebsamen, Montebourg, et tous les tenants de la Pensée Unique et de l’ Économie orthodoxe en faillite depuis 1936 , selon Jacques Duboin, sont ceux qui se sont trompés, donc qui nous ont trompés, et qui ne veulent pas l’avouer, perdre la face, quand d’autres, des lampistes perdent la vie et tout espoir en un monde meilleur. Il sont des milliards dans le Monde !
                  Ne changez pas la Vie, cela vous dépasse infiniment, changez tout simplement d’avis ! Cela est à votre portée, et on vous dira Merci !

                  Forum Économie de Boursier. Com le 13 5 14
                  Tout à fait d’accord avec cet article des Échos sur Alstom !
                  " Mais l’une des craintes se résume en une colonne du rapport annuel de gestion : l’Europe de l’Ouest procure au groupe un tiers des ventes, mais ne lui apporte plus qu’un quart des nouveaux ordres, alors qu’elle emploie la moitié de l’effectif, une combinaison potentiellement mortelle dans une industrie aux cycles longs. Un défi à relever sans tarder, mais pas une urgence dont l’Etat devrait se mêler autrement qu’en réfléchissant à la compétitivité de son sol."

                  Répondre à ce message

                  • Le 12 août 2016 à 21:42, par theodorum

                    "Alors que la charge fiscale sur les bénéfices est « relativement basse » en France, à 8,7%, la performance du pays est plombée par le poids des charges sociales. Le taux français (51,7%) est le plus élevé d’Europe, devant la Belgique (50,3%) et l’Italie (43,4%)."
                    Une explication :

                    Par Salim Lamrani Mondialisation.ca, 23 janvier 2013 opera Mundi

                    « Le principal quotidien français note pour sa part que « les marges des entreprises sont médiocres : selon les données de Naxitis, leurs profits, après versement des dividendes, représentent 6,8% du produit intérieur brut (PI contre 11,05% en Allemagne et 9,63% en zone euro[2] ». Il faudrait donc « alléger les charges sociales » – c’est-à-dire réduire le montant des impôts payés par les entreprises –, et « flexibiliser le marché du travail trop rigide » – c’est-à-dire supprimer les conquêtes des travailleurs inscrites dans le code du travail et précariser l’emploi.
                    Néanmoins, une lecture attentive de la précédente citation permet de relever une anomalie. En effet, les profits sont calculés « après versement des dividendes ». Ce mode de calcul est général en France et il soulève inévitablement une question : Pourquoi les dividendes versés aux actionnaires – qui font intégralement partie des bénéfices – sont-ils d’abord déduits des bénéfices avant d’évaluer la rentabilité des entreprises françaises ?
                    La raison en est simple : leur coût exorbitant pour l’économie nationale. En effet, le problème de la France n’est pas le coût du travail mais le coût du capital, c’est-à-dire la part des bénéfices versée aux actionnaires, qui a augmenté bien plus vite que les salaires et qui a atteint des sommets inégalés depuis trente ans.

                    En effet, selon l’INSEE, de 1980 à 2010, la part de dividendes est passée de 3% de la richesse nationale à 9%, ce qui représente une hausse de 180 milliards d’euros par an pendant trois décennies. En 30 ans, les dividendes payés aux actionnaires ont augmenté de 200%[3]. Sur la même période, en euros constants, les salaires n’ont progressé que de 20%[4].

                    Sur les cinq dernières années, de 2007 à 2011, les dividendes ont augmenté de 27% alors que les salaires n’ont augmenté que de 12%. En 2010, toujours selon l’INSEE, 210 milliards d’euros ont été versés en dividendes aux actionnaires et seulement 182 milliards ont été investis dans la production[5]. Ainsi, le coût du capital est supérieur aux investissements productifs. Sur cent euros de richesse créée par les travailleurs, 25 euros partent en dividendes pour les actionnaires[6], alors que la part des salaires a baissé de 10 points depuis 1980 et est proportionnellement similaire au niveau de 1960, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale[7].

                    Contrairement au discours dominant, le principal obstacle à la compétitivité des entreprises françaises n’est ni le coût du travail ni la protection sociale accordée aux travailleurs ni le niveau d’imposition des sociétés qui n’a cessé de diminuer durant les 15 dernières années. En réalité, la part astronomique des bénéfices versés en dividendes aux actionnaires constitue un frein au développement économique national. En effet, le rendement boursier se fait au détriment des investissements, lesquels seraient créateurs d’emplois dans un contexte de crise économique et sociale généralisée, où le taux de chômage atteint un niveau record et où la perte du pouvoir d’achat frappe de plein fouet les catégories les plus vulnérables de la société et affecte même les classes moyennes. »

                    Là, je ne suis pas d’accord avec Salim Lamrani : les entreprises robotiseraient au lieu d’embaucher :
                    L’indexation de la masse salariale répondrait seule à ce souhait.

                    Répondre à ce message

                    • Le 12 août 2016 à 22:02, par theodorum

                      Au sujet du calcul des bénéfices « après versement des dividendes » cela est-il propre à la France ?
                      L’ étude annuelle de la Banque mondiale « Paying Taxes 2014 » qui indique pour la France 64,7 % de charges sociales contre 49,4 % en Allemagne et 41,1 % de moyenne européenne suffit pour expliquer notre manque de compétitivité, d’autant plus que la TVA s’ajoute aux cotisations contrairement aux autres impôts.

                      Mais les entreprises ont-elles le choix ? Exposées à une mondialisation déloyale qui bride la « demande agrégée » comme disent les spécialistes, qui tire les salaires vers le bas, avec la bénédiction de la Commission Européenne, pas exposée à la Concurrence – tout bénéfice pour un fonctionnaire - pourquoi investir ?

                      Au risque d’affecter les bénéfices et de voir le cours de leurs actions baisser avec le risque de se faire absorber par des plus gros. N’est-il pas plus prudent de leur part de racheter leurs actions pour en faire monter le cours ou d’augmenter les dividendes pour satisfaire leurs actionnaires ?

                      Car il n’y a pas de hasard, tout se tient, mais pour comprendre il ne faut pas avoir de parti pris, « d’ oeillières » !
                      L’ancien PDG des chantiers de l’ Atlantique, Pierre de Calan, écrivait le 13 Novembre 1991 dans La Croix « En économie comme en tout domaine, l’eau claire de la vérité ne se trouve pas dans les quelques flaques éparpillées sur la margelle. Il faut avoir l’intelligence et le courage de la rechercher au fonds du puits ». Et aussi de la persévérance !

                      Il écrivait aussi : » L’activité ne reprendra, le chômage ne se réduira sensiblement que le jour ou l’ allègement des charges qui pèsent sur les entreprises permettra à celles-ci d’accroître leurs débouchés intérieurs et extérieurs sans qu’on leur administre les drogues de l’inflation ou de la dévaluation ».

                      Nous n’avons toujours pas compris ! Il y aura bientôt 25 ans ! Et même 44 ans depuis l’essai de délocalisation du Joint Français à St Brieuc vers Malte ! Avec la bénédiction de Jean Boissonnat !

                      Répondre à ce message

Retour en haut de la page

Thèmes liés à l'article

Capitalisme/anticapitalisme c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 160

Histoire c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 215

Travail c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 120