Une tribune pour les luttes

Galère dans les quartiers Nord de Marseille avec les oubliés de MP13 !

Des photos du festival sur la pelouse de Picon, au cœur de la cité de la Busserine..

Article mis en ligne le lundi 9 septembre 2013

Cliquez pour agrandir ou regardez dans la Galerie de Mille Bâbords.

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Le plan du Festivel de Galère.
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Des débats retransmis en direct ou en différé par Radio Galère :

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Des concerts

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Des projections et des coins sympas

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A boire et à manger

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La préparation du repas du soir des festivaliers

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Le coin des enfants

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L’expression libre et les prix libres partout

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Le 7 et 8 septembre 2013, le festival Paroles de Galère pose ses valises et sa bonne humeur dans le 14ème arrondissement de Marseille, sur le territoire du Grand St Barthélémy, au coeur des cités de la Busserine, de Picon, de St Barthélémy III, de Fontvert, de la Benausse, des Flamants-Iris et du Mail.

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Attention : La soirée de ce soir vendredi 6 est annulée pour cause de décès.
Festival samedi et dimanche comme prévu.

Suite à la mort d’un jeune homme de 20 ans à la Cité des Flamants hier, la soirée de ce soir est annulée.
Les circonstances ne sont pas encore très claires, mais le jeune homme est tombé d’un immeuble en essayant de passer par les balcons. Il semble que la police était venu frapper chez lui. On ne sait pas pourquoi. Il semble qu’il n’était pas poursuivi.
La famille participait depuis des années aux activités du centre social qui devait accueillir la programmation de ce soir. Nous nous associons à la tristesse de la famille et du quartier.
Le programme de Paroles de galère à Picon-Busserine les samedi et Dimanche reste inchangé.La projection du documentaire "Tout était possible" d’Alain Dufau est reporté au dimanche.

En cette année de Capitale européenne de la culture (et du capital), Radio Galère et son festival rament toujours à contre courant. Pour sa 4ème édition, le festival autogéré et autofinancé Paroles de Galère déménage et vous donne rendez vous les *samedi 7 et dimanche 8 septembre dans les Quartiers Nord*, plus précisément dans les quartiers populaires du Grand Saint Barthélémy. Riches de plus de 40 ans d’éducation populaire, les habitants et associations du territoire ont construit avec nous une édition rénovée. Rock, Rap, Contes, musiques berbères, projections, créations sonores, débats autour des 30 ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme... seront au rendez vous. Plus que jamais populaire et militant, le festival réserve des beaux moments d’échanges, de réflexions et de fête !

Entrée à Prix Libre !

Communiqué de Presse

Galère dans les quartier Nord de Marseille avec les oubliés de MP13 !

Après trois éditions à la friche la Belle de mai, l’édition 2013 du festival
Parole de Galère investira le quartier populaire du Grand St Barthélémy
dans le 14ème arrondissement de Marseille. Depuis 2010, autour de Radio Galère et de nombreuses autres associations, des dizaines de bénévoles se sont mobilisés pour offrir une alternative culturelle, un moment de fête, aux
Marseillais-es (et aux autres !). Productions radiophoniques, projections, concerts, expos, débats, stands associatifs... sont chaque année au rendez-vous.

Pourquoi ce changement de lieu ?

Paroles de Galère, qui s’est proclamé dès sa création «  festival populaire et militant  », se doit de devenir un outil d’expression pour des populations qui vivent des galères quotidiennes : le chômage, la précarité, l’incertitude du
lendemain, la discrimination raciale, postcoloniale et la dégradation du cadre de vie. La galère, c’est aussi la confrontation quotidienne à des élus qui réduisent bien souvent l’action politique au clientélisme.
Parce qu’elles vivent dans des quartiers délabrés, délaissés par les institutions dont les seules manifestations visibles sont le zèle de la police succédant la venue d’un ministre, ces populations ont décidé de se prendre en charge, à travers la densité d’un tissu associatif dynamique et impertinent. Pour toutes ces raisons et pour rendre possible les nécessaires jonctions entre les différentes expérimentations sociales des quartiers populaires et d’ailleurs, la place du festival Paroles de Galère ne peut naturellement qu’être dans les quartiers populaires.

L’édition 2013 sera conçue et réalisée en très grande partie par les acteurs sociaux et culturels des quartiers populaires. La richesse de la création culturelle, le savoir-faire des militants associatifs et des habitants sont des
ferments suffisants pour une édition 2013 du festival où nous voulons souligner l’espoir qui chaque jour anime notre action. Paroles de Galères, veut être un moment de fête populaire que chacun pourra s’approprier.

Trente ans après la marche pour l’égalité des droits et contre le racisme, nous proposons un outil pour faire le bilan de nos expériences et tracer des perspectives nouvelles.

Le festival aura lieu les samedi 7 et dimanche 8 septembre dans le Grand St Barthélémy sur la pelouse Picon. Son financement est basé sur le prix libre, où chacun finance à la hauteur de ses moyens.

INFOS PRATIQUES

Peu de places de parking à proximité, privilégiez le TER (ligne Marseille-Aix-
Pertuit), le vélo ou le bus (lignes 27, 28, 31, 33, 38, 58, 533)
Peu de distributeurs de billet également, soyez prévoyant.
Restauration à prix libre et buvette sur place.

Le festival est retransmis en direct sur les ondes de Radio Galère : 88.4FM

Pour être bénévole, contactez nous : com.parolesdegalere@gmail.

Dossier de presse :

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1 Message

  • Le 3 septembre 2013 à 20:27, par

    Un autre regard sur la marche pour l’égalité des droits et contre le racisme, extrait Minguettes Blues, texte publié dans la revue 0s Cangaceiros, n°1, 1985, téléchargeable à cette adresse : basseintensite.internetdown.org/IMG/pdf/canlightinternet.pdf

    Minguettes blues

    [...]
    Les animateurs de SOS-Minguettes nous firent part de leur projet de marche : ils voulaient la paix civile, en faisant pression sur l’État par un rassemblement autour de la Marche. En attendant, se rassemblait déjà autour de leurs initiatives une racaille de curés, de juristes et de militants modernisés : et venaient parfois leur parler
    des salopes de députés ou des larbins du préfet Grasset. Nous ne parlions quant à nous que de guerre sociale.
    [...]
    Notre attitude à cette occasion fut simple et claire : l’absence. Nous n’avions rien à y faire ou à y dire, puisque nous ne sommes pas concernés par cette sorte de démarches démocratiques. Nous n’avons pas ressenti le besoin de nous joindre aux 80 000 marcheurs du dernier jour, n’ayant jamais eu mauvaise conscience du sort fait dans ce pays aux immigrés parce que nous n’en sommes pas responsables. C’est une société qui en est responsable, et que nous avons toujours combattue sous toutes ses formes. Pour toute la valetaille des gens de gauche, c’est évidemment le contraire : qui se sent morveux se mouche. Les marcheurs prétendent qu’ils ont voulu seulement prendre au mot le discours de l’État démocratique, et c’est bien là que nos routes divergent définitivement. Pour nous, le discours de l’État démocratique et les concepts universels de la démocratie ne peuvent pas être pris au mot parce qu’ils sont parfaitement vides, parce qu’ils n’ont aucune espèce de réalité. Le seul discours à prendre au mot, c’est celui de la richesse abstraite, sur terre : comme l’ont fait les jeunes immigrés qui volent des voitures et pillent des supermarchés, comme nous le faisons dans notre vie à chaque fois
    possible. Car c’est uniquement sur terre que se trouve la solution de l’énigme qu’est devenue pour chaque pauvre isolé sa propre misère. Pas dans le ciel grisâtre du droit politique et de la démocratie.
    Ce qui est réel, c’est l’isolement auquel les jeunes immigrés sont particulièrement renvoyés dans la société. Ce qui est un mensonge, c’est de prétendre qu’ils sont isolés de la société, et ainsi de réclamer leur insertion sociale. « Nous sommes la France de demain » criaient certains des marcheurs qui semblaient en être fiers !
    [...]

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