Une tribune pour les luttes

vendredi 25 octobre 2013

GREASQUE

19 h 30

Lakota Café, 20 av. Émile Zola, 13850

Rencontre-débat

Mines et mineurs de Provence, entre vie quotidienne et mouvement social

avec Jean Domenichino, historien, Francis Pélissier, ancien maire de La Bouilladisse et ancien mineur, et Gérard Leidet, enseignant, secrétaire de Promémo*

Le 31 janvier 2003, la mine de Gardanne, la dernière à être encore exploitée par Charbonnages de France a cessé sa production ; un an plus tard, les chevalements des puits Courau et Boyer ont été abattus pour que le site soit sécurisé, nettoyé et puisse accueillir de nouvelles entreprises, d’autres activités. Une page est définitivement tournée. Ces événements, difficiles à vivre pour plus d’une famille de mineurs, mettent un point final à une aventure industrielle ancienne qui a profondément marqué les différentes localités de la chaîne de l’Etoile ou des vallées de l’Arc et de l’Huveaune.

Que seraient en effet devenus Auriol, La Destrousse, La Bouilladisse, Peypin, Cadolive, l’Auberge neuve, Belcodène, la Valentine, Gréasque, Peynier, Trets, Saint-Savournin, Mimet, Biver, Gardanne ou Meyreuil si leur existence n’avait pas été si intimement liée à l’exploitation des gisements locaux de lignite ? Quelles seraient également la composition démographique et la diversité culturelle de ces mêmes localités si toutes ces familles venues d’Italie, d’Espagne, de Pologne, de Yougoslavie, d’Arménie, de Grèce, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie ou tout simplement des autres régions françaises, ne s’y étaient pas implantées pour être embauchées à la mine ? Les cars de ramassage ne circulent plus, tôt le matin, dans les petits villages miniers, les mineurs ne descendent plus à 1350 mètres sous terre, les fanfares et harmonies fréquentées assidument par les mineurs ne font plus résonner leurs cuivres… mais dans les mémoires et dans les cœurs la mine est toujours là, vivante.

Cette rencontre-débat voudrait reconstituer et analyser les moments forts de cette histoire en insistant sur les relations sociales, avec les paysans mineurs, l’essor des pratiques paternalistes, du syndicalisme et l’évocation des principaux conflits jusqu’à la fermeture. Afin de rendre hommage avant tout aux milliers d’hommes et de femmes qui ont animé cette aventure industrielle…

[1] Provence, mémoire et mouvement ouvrier, association présidée par Robert Mencherini.

P.-S.

06 28 68 05 30 / 04 42 61 10 51
http://www.lakotacafebio.com/

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