Une tribune pour les luttes

Une centaine de policiers pour expulser 27 sans-logis qui occupaient dimanche symboliquement la Basilique de Saint-Denis .

Encore mieux qu’à Saint-Bernard !

Voir la vidéo !
+ suites :

Article mis en ligne le dimanche 22 décembre 2013

Lamentable, du jamais vu depuis l’expulsion de l’église St Bernard en 96. L’Etat a expulsé contre l’avis du curé qui soutenait les mal logés. Le maire qui a pu rentrer ensuite (voir vidéo) a aussi été menacé au taser (même si cela ne se voit... pas dans la vidéo, car cela s’est passé après son passage des grilles)............



Communiqué du 22 décembre 2013

Communiqué : Un hébergement digne pour tous les expulsés à la rue !

Suite à la réunion au Ministère du Logement qui s’est tenue le jeudi 19 décembre, habitants et soutiens ont espéré la fin du campement Place du Caquet qui dure plus de 6 mois, l’engagement ayant été pris d’un hébergement pour tous.

Dés le lendemain la préfecture proposait 20 places. 15 d’entre eux y sont allés dés le soir même.

Ils ont refusé les 5 places de l’hôpital Psychiatrique de Ville Evrard parce qu’il s’agit d’un lieu d’accueil de nuit, aux horaires incompatibles avec ceux de salariés du bâtiment ou de la restauration.

Ils sont allés dans deux foyer-hôtels à Pantin et un à Neuilly Plaisance. Ils y ont passé une nuit. Ils n’y retourneront pas.

En effet ces foyers ne sont pas des lieux d’hébergement dignes pour qui que ce soit : Des dortoirs de 4 à 7 personnes, partagés avec des malades physiques ou mentaux, une grande insécurité, une hygiène plus que douteuse. Pas d’intimité, pas les moyens de laisser des affaires pendant le travail et l’obligation de sortir dans la journée.

Le Ministère, la préfecture connaissent parfaitement la situation de ces foyer-hôtels sociaux. Ils savent pertinemment que les habitants ne peuvent accepter des hébergements de ce type, préférant rester à la rue plutôt que de partager une pareille promiscuité. A croire que ces propositions n’ont été faites que pour qu’elles soient refusées, et permettre ainsi la dénonciation d’une prétendue irresponsabilité des habitants à la rue.

Les associations et organisations réaffirment leur soutien aux habitants expulsés du 50 et du 103 Gabriel Péri à Saint-Denis. Elles se sont battues depuis des mois pour qu’un hébergement digne leur soit proposé. Le Ministère, la préfecture doivent arrêter de se moquer d’eux. Ils doivent leur proposer enfin, sans tarder compte tenu du froid, un hébergement digne et décent afin qu’ils puissent quitter la rue.

Un toit c’est la loi, la dignité c’est un droit.

Saint-Denis, Le 22 décembre 2013

Le collectif des habitants du 50 et du 103 Gabriel Péri et les soutiens (Réseau Solidarité Logement, APEIS, CCFD Terre Solidaire, Coordination des foyers de Plaine Commune, Coordination 93 de lutte des sans-papiers, EVT, LDH, MRAP, RESF, UL Solidaires, AL, Front de Gauche (PCF, Ensemble), Les Alternatifs, LO, NPA,)


A signaler que pendant qu’une partie de la délégation était reçue au Minstère du logement, les autres étaient encerclés et privés de la liberté d’aller, venir, tout bêtement de s’en aller, ce qui est bien sûr totalement illégal, mais que la police pratique de plus en plus !!!
Que ne dirait-on pas dans médias si cela se passait dans un pays réputé " non démocratique ! "


COMMUNIQUE.

Le préfet fait intervenir la police dans la basilique contre les mal-logés et leurs soutiens

Ce dimanche 15 décembre, les expulsés du 50 et du 103 Gabriel Péri, se sont installés, avec leurs soutiens, dans la Basilique de Saint-Denis pour obtenir un hébergement. Le Préfet refuse de les héberger, alors qu’à Saint-Denis même où ils sont à la rue depuis 194jours, un local d’accueil de 60 places vient d’ouvrir.

Pire, contre l’avis de l’église, il a envoyé sa police évacuer la Basilique, ce qui ne s’était jamais vu. C’est la première fois depuis l’intrusion de la police dans l’Eglise Saint-Bernard en 1996 que cela se produit. Les policiers ont bloqué l’entrée de la Basilique toute l’après midi. Un comble : l’ancien évêque du diocèse, le Père Olivier de Berranger, de passage à Saint Denis, s’est vu refuser l’entrée de la cathédrale par la police ! Le Maire, qui voulait aussi y entrer, en solidarité avec les mal-logés, a même été molesté. Le Préfet a préféré utiliser la violence plutôt que de faire appliquer le droit à l’hébergement dont il est le garant.

Une manifestation de 200 personnes s’est ensuite dirigée vers le nouveau centre d’hébergement, qui vient de s’ouvrir à Saint-Denis dans les logements de fonction de l’ancienne gendarmerie désaffectée depuis plusieurs années. Tout le monde a pu vérifier que sa taille permet tout à fait d’héberger les 27 personnes qui sont à la rue depuis 6 mois.

Les associations et organisations qui soutiennent les habitants des 50 et 103 rue Gabriel Péri exigent du Ministère du Logement qu’il décide d’héberger enfin les 27 personnes qui sont à la rue, dans le local ouvert à Saint-Denis ou tout autre lieu d’hébergement décent. Il y a urgence.

Pour obtenir cet hébergement, la mobilisation continue : les soutiens se réuniront demain lundi à 19h à la salle Saint-Denys.

Le collectif des habitants du 50 et du 103 Gabriel Péri et les soutiens (DAL, Réseau Solidarité Logement, APEIS, CCFD Terre Solidaire, Coordination des foyers de Plaine Commune, Coordination 93 de lutte des sans-papiers, EVT, LDH, MRAP, RESF, UL Solidaires, AL, Front de Gauche, NPA, PCF, PSG)


La police investit la basilique Saint-Denis.

Les forces de l’ordre ont délogé des sans abri et leurs soutiens qui s’y étaient réfugiés dimanche 15 décembre. Récit.

http://www.lejsd.com/index.php??u=37613293&s=21&l=fr&t=lejsd2&js=no&cache=1&a=showarticle&r=19488&generator=ajax/contentBoxXML.php&divpar=main&divid=main_1&divcode=mainBox&u=37613293

Du jamais vu depuis l’évacuation de l’église Saint Bernard le 23 août 1996. Les forces de l’ordre ont investi la basilique de Saint-Denis pour sortir manu militari une vingtaine de sans-logis qui vivent dehors depuis plus de trois mois. Les anciens occupants des immeubles insalubres situés au 50 et 103 rue Péri, évacués cet été, se sont rendus à la basilique accompagnés de leurs soutiens dimanche 15 décembre vers 15h pour procéder à une occupation symbolique et de courte durée.

Vers 17 h, diverses personnalités locales et nationales (Didier Paillard, Monseigneur Gaillot, Olivier Besancenot…) devaient les rejoindre, comme ils l’avaient fait au Théâtre Gérard-Philipe il y a une quinzaine de jours pour populariser leur mouvement. Mais vers 15h30, le programme a changé. Un important déploiement de forces de l’ordre (une centaine de policiers) est venu bloquer les entrées de la cathédrale. Même l’ancien évêque du diocèse, le père Olivier de Berranger, s’est vu refuser l’accès.

Quand le maire Didier Paillard a voulu pénétrer dans l’édifice, vers 16h30, il s’est fait secouer par le cordon policier et une bousculade s’en est suivie. « J’ai voulu rejoindre les expulsés du 50 et 103 Péri pour leur apporter mon soutien et il est inadmissible que les forces de l’ordre aient voulu m’en empêcher  », a déclaré Didier Paillard qui a réussi finalement à franchir le barrage. Pour lui «  il n’y a aucune raison à ce que ces habitants continuent de vivre dans la rue alors qu’existent désormais des hébergements d’urgence dans les bâtiments autrefois destinés aux gendarmes, boulevard de la Commune-de-Paris ».

Cette opération policière, décidée par le préfet Philippe Galli et non requise par les autorités religieuses, n’est pas non plus du goût du père Jean Jannin. Le curé de la basilique « comprend la difficulté de la situation des sans-logis et leur but, en venant dans l’église catholique, de faire avancer la solution à leurs problèmes  ». Jusqu’à 18h30, les abords de la basilique n’ont cessé de se peupler et de prendre des allures de camp retranché. Les slogans des manifestants en faveur de la solidarité avec les mal-logés étaient également hostiles à l’attitude de la police, au ministre de l’Intérieur et au député PS Mathieu Hanotin. Le rassemblement sous tension a donné lieu à quelques échauffourées sans gravité entre policiers et manifestants.

Des syndicalistes de Sud ou de la CGT, les forces du NPA et du Front de gauche, les militants du Réseau solidarité logement étaient présents en nombre. Tout comme les élus de la municipalité parfois ceints de leurs écharpes tricolores (Michel Ribay, David Proult, Christophe Girard, Patrick Braouezec, Madjid Messaoudene, Jaklin Pavilla, Cherifa Zidane, Bally Bagayoko…). En plus de ces coutumiers des manifs, des Dionysiens peu habitués des cortèges n’étaient pas les moins révoltés par l’attitude de «  cet État de gauche qui rappelle l’État de droite ».

Peu avant 19 h, une fois la basilique vidée de ses occupants, Jean-Marc Bourquin au nom des soutiens a appelé à se rendre en manifestation jusqu’aux locaux de l’ex gendarmerie là où, dit-il, «  les soixante places disponibles ne sont occupées que par treize personnes  ». Arrivés à destination, les manifestants n’ont pas cherché à entrer en force. «  L’objectif, explique M. Bourquin, est que les habitants laissés à la rue puissent venir dans ces locaux en toute légalité. » L’opération musclée de la préfecture a de fait donné de la force à la mobilisation…

Dominique Sanchez




Communiqué du MRAP indigné de l’évacuation par la police des sans-abris de la Basilique de Saint-Denis

Dimanche 15 décembre 2013, la police a investi la basilique Saint-Denis pour déloger des sans-abris et leurs soutiens qui s’y étaient réfugiés.

«  Depuis quand la police armée pénètre-t-elle dans une cathédrale ? Quelle honte pour notre police, notre préfet, notre pays » a déclaré Jean Courtaudière, curé de la Basilique, alors qu’elle accueillait des personnes expulsées de leur logement depuis le 7 juin 2013.

Pour le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard, molesté par les forces de l’ordre, ou l’ancien Evêque de Saint-Denis, Olivier de Berranger, empêché d’entrer dans sa cathédrale, la la police, sous l’ordre de sa hiérarchie, s’est déshonorée en pénétrant par la force dans ce lieu sacré.

La brutalité de la méthode rappelle celle qui avait conduit à l’évacuation de l’église Saint-Bernard le 23 août 1996. Il est devenu impossible de distinguer les méthodes policières d’aujourd’hui de celles d’hier.

Le MRAP dénonce avec la plus grande fermeté ces méthodes indignes.

Par ailleurs le MRAP, avec d’autres organisations et les expulsés, exige le relogement immédiat de l’ensemble du groupe dans les logements disponibles du centre d’hébergement qui vient d’ouvrir à Saint-Denis.

Cette exigence est d’autant plus forte que la sous-préfète s’y était engagée le mardi 3 décembre pour se contredire 2 jours après…

La régularisation administrative est une condition indispensable pour permettre aux personnes de nationalités malienne et ivoirienne d’entrer dans un logement pérenne.

Le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Manuel Valls, et la Ministre du Logement, Madame Cécile Duflot, doivent prendre leurs responsabilités et donner une réponse positive à cette situation.

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