Une tribune pour les luttes

Communiqué du Réseau Palestine Marseille

Du communautarisme à l’apologie des crimes de guerre

Article mis en ligne le dimanche 27 juillet 2014

Plusieurs associations communautaires appellent dimanche 27 juillet à manifester pour soutenir l’armée israélienne à travers le mot d’ordre « Israël a le droit de se défendre ».

Pourtant cette armée a tué 1.000 personnes en quelques jours, dont près de 80% sont des civils avec une majorité de femmes, d’enfants, de personnes âgées. Elle a tiré sur des écoles et des hôpitaux et utilisé des armes interdites.

Pourquoi cette insensibilité totale à la souffrance et à la mort de l’autre lorsque celui-ci est Palestinien ?

Pour ces institutions communautaires, la Palestine était une "terre sans peuple pour un peuple sans terre". Les Palestiniens n’existent pas ou sont des "terroristes" alors que l’armée israélienne, c’est bien connu, est la plus morale du monde. Pour ces institutions, les victimes ont été, sont et seront toujours les Juifs.

La guerre à Gaza est une guerre coloniale. C’est un massacre commis par une armée d’occupation contre un peuple. Cette guerre n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire. Soutenir les Palestiniens de Gaza, c’est défendre le droit !

Pour se justifier, le CRIF brandit l’antisémitisme. C’est une infamie. L’antisémitisme et le génocide nazi sont des crimes européens. Les Palestiniens n’ont rien à voir avec ces crimes tragiques. Pire, la politique israélienne actuelle est une insulte à l’histoire, à la mémoire et aux identités juives, qu’elles soient religieuses ou laïques. Il n’y a aucun rapport entre le Juif paria de l’Europe d’hier et le tankiste israélien d’aujourd’hui, auteur de crimes de guerre.

Le Réseau Palestine Marseille ne répondra pas à la provocation que constitue cette apologie des crimes de guerre. Il fait de la journée du 27 juillet, une journée de MÉPRIS envers ceux qui ont choisi ce soutien aveugle et indécent. Il se tourne vers la saisine de la Cour Pénale Internationale comme la meilleure réponse aux massacres commis par l’armée israélienne à Gaza et poursuit la mobilisation aux côtés des milliers de Marseillais et Marseillaises qui disent leur indignation !

Nous Réseau Palestine Marseille, aux côtés des MARSEILLAIS-ES, de toutes origines, couleurs, confessions et opinions affirmons :

1. Nous continuerons à manifester notre soutien au peuple palestinien.

2. Nous répéterons inlassablement que l’état colonial israélien commet des crimes de guerre et est un Etat d’apartheid. Sa politique n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle est suicidaire pour les Israéliens et les Juifs et elle les met en danger.

3. Nous apporterons une réponse pacifique à ces crimes odieux ! Elle s’appelle :
BOYCOTT DESINVESTISSEMENT SANCTIONS ! BDS !

Réseau Palestine Marseille
dimanche 27 juillet 2014

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3 Messages

  • Le 28 juillet 2014 à 20:20, par

    Marseille, dimanche 27 juillet 19 heures, au Vieux Port.

    Sous l’Ombrière du port, des représentants de la communauté juive sont rassemblés, entourés, cernés par de jeunes hommes tout de noir vêtus, chaussés de rangers avec une cagoule en lycra autour du cou.
    Les drapeaux d’Israël côtoient les drapeaux français.

    Le harangueur de foule annonce la présence de mille manifestants. Au fil des minutes et de l’excitation, il en annonce mille de plus par quart d’heure, pour finalement arriver à 6000, toujours sous l’Ombrière. On sait bien qu’à Marseille, les monuments sont extensibles !

    Les prises de paroles sont plus hallucinantes les unes que les autres, elles rivalisent dans le déni de la réalité et l’inversion des rôles, Israël est la victime, seul le Hamas est agresseur. Ils se réclament du soutien d’élus locaux et de membres du gouvernement, et eux-mêmes affirment leur inconditionnel soutien à l’état d’Israël : « Nous devons
    des comptes à Israël ».

    Monsieur Morène, maire du 6ième secteur au cours d’une longue intervention a lui, précisé que :
    « Israël est un état démocratique et humanitaire ».
    Certains intervenants n’oublient pas bien sûr d’associer « Tsahal » à leur soutien, tout cela ponctué par des éloges réguliers à la police, au préfet, à Hollande et à Valls.

    Un long message de Jean Noël Guérini a été lu au micro, assurant la communauté juive de son soutien, comme si elle était en danger.

    Une petite éclaircie amusante a rendu le sourire aux badauds : du balcon du dernier étage de l’hôtel situé face à l’Ombrière, un immense drapeau palestinien s’est déployé, ondulant au gré du vent à dix mètres au dessus des manifestants.

    Quelques jeunes marseillais ulcérés par ce qu’ils entendaient et un peu excités se sont essayés à une riposte bruyante mais les « Robocop » de notre police nationale les ont rapidement maîtrisés. Des jeunes femmes ont brandi une banderole dénonçant le mensonge : l’antisémitisme ne règne pas à Marseille. En face, les manifestants pro-Israël n’ont pas laissé planer le doute, dénonçant l’antisémitisme de l’extrême-gauche et des pro-palestiniens. Hessel et les indignés furent désignés comme exemple et copieusement sifflés.

    Le harangueur après avoir bien chauffé sa foule, l’a invitée à poursuivre jusqu’au consulat et à se retrouver après ma manifestation… à la synagogue.
    Pour eux pas de doute possible : le lieu de culte se confond avec le cœur de lutte de la propagande sioniste.
    Si ce soir un juif progressiste a envie de se recueillir, il vaut mieux pour lui monter à la Bonne Mère !

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  • Le 31 juillet 2014 à 08:23, par Christiane

    En accès libre :

    Israéliens, ils refusent de porter les armes

    Photographe : Martin Barzilai

    Pendant toute leur scolarité, les Israéliens reçoivent dans leurs classes des militaires qui leur expliquent le rôle et l’importance de l’armée. Aujourd’hui, environ la moitié des Israéliens est enrôlée à l’âge de 18 ans (3 ans de service pour les hommes, 2 ans pour les femmes), à l’exception des Arabes israéliens (18 % de la population) et de la plupart des Juifs Haredim qui se consacrent à l’étude religieuse. On peut être exempté pour problèmes physiques ou mentaux. Les refuzniks sont objecteurs de conscience, pacifistes ou refusent de combattre dans les territoires occupés. S’ils déclarent refuser la politique d’occupation sur les territoires palestiniens lors de leur incorporation, ils sont envoyés en prison militaire pour désobéissance. En 2014, cinquante jeunes ont pris cette décision et devraient être incarcérés en octobre prochain.

    http://www.mediapart.fr/portfolios/israeliens-ils-refusent-de-porter-les-armes

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