Une tribune pour les luttes

Nouvelles acquisitions

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°22

Janvier Février Mars 2016

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Nous avons reçus

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne

De grands remerciements aux éditions Syllepse, La découverte, Libertaires,L’insomniaque, Aden, Verdier, à la revue Ni patrie Ni frontières et au réseau éducation sans frontière.


Nous avons reçu...

ANTIFASCHISME

  • Aube dorée, Le livre noir du parti nazi grec, P DIMITRIS, Ed. Syllepse, 2014.

Le drapeau nazi flottera-t-il à nouveau sur le Parthénon ?
Une « Phalange » transformée en parti politique
Prolégomènes à un cauchemar
Violences, persécutions raciales, assassinats, complicités policières et étatiques, « interventions » auprès des employeurs pour qu’ils licencient les travailleurs étrangers et embauchent des chômeurs grecs, banques alimentaires réservées aux « Grecs d’abord »…
La Grèce est devenue le premier pays d’Europe à accueillir dans son Parlement un parti ouvertement nazi ayant obtenu le score non négligeable de 7% des suffrages exprimés.
Le brouillard qui avait couvert le pays depuis l’éclatement de la crise économique et l’application d’une politique-antisociale inédite au nom du « Mémorandum », se combinait avec la nuée noire d’une organisation qui fait d’Adolf Hitler son idole et de la violence de rue sa méthode d’ascension.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment cette extrême droite grecque, décriée et marginale il y a quelques années encore, parvient-elle à présent à dicter l’agenda politique en imposant ses choix radicaux au système partisan ? Comment avons-nous pu oublier la dictature ? Comment est-il possible que des citoyens de villages martyrisés par la SS votent pour un parti nazi , ? Comment est-il possible que nous tolérions la dérision de l’Holocauste dans un pays dont l’écrasante majorité des citoyens juifs a été exterminée dans les camps ?
Ce livre apporte une première analyse du phénomène Aube Dorée. Cette organisation a revêtu des formes multiples depuis sa première apparition publique. Pourtant, pendant trois décennies, son noyau dur est resté invariable. Nikolaos Michaloliakos, son chef, avait 19 ans lorsqu’il a été accusé pour la première fois d’avoir commis un acte illégal. Au cours de ces années et malgré quelques modifications ou plutôt des travestissements organisationnels, l’orientation de l’organisation est restée inflexible et basée sur les mêmes principes idéologiques et politiques.
Cette orientation est facilement repérable dans les documents de l’organisation. Certains affirment qu’en dernière analyse, elle exprime d’une manière originale la réaction du peuple face aux mesures inhumaines imposées par le gouvernement et la Troïka. D’autres se déclarent stupéfaits des performances médiatiques de l’organisation quand, par exemple, elle organise des distributions des vivres ou des banques du sang « pour les Grecs d’abord ».
Notre point de départ est tout à fait différent. Nous considérons que la transformation en parti politique bienséant d’un groupe nazi relève d’un grand scandale politique.
Si nous dressons ici un inventaire détaillé de l’idéologie, de l’histoire et de l’action de l’Aube Dorée, c’est pour décrypter ce qui se cache derrière les tee-shirts noirs et les gros bras des bataillons d’assaut de cette organisation.
Dimitri Psarras

ECOLOGIE POLITIQUE ET CRITIQUE DU PRODUCTIVISME

  • Une stratégie altermondialiste, G MASSIAH, Ed. La découverte, 2011.

Depuis les années 1990, le mouvement altermondialiste s’est imposé comme une des principales forces de transformation du monde. Mais si la crise globale de la mondialisation capitaliste a largement confirmé ses analyses, beaucoup s’interrogent sur les perspectives de ce mouvement, dont certains pensent qu’il doit trouver un « nouveau souffle ».
D’où l’intérêt de ce livre, où Gustave Massiah, l’un de ses acteurs majeurs depuis de longues années, montre à la fois les multiples facettes, souvent méconnues, d’une nébuleuse particulièrement dynamique et propose des axes stratégiques pour son développement.
Pour lui, la crise économique mondiale ouverte en 2007 n’est pas seulement celle du néolibéralisme, mais aussi celle des fondements mêmes de la mondialisation capitaliste. Il montre comment la résistance « antisystémique » des altermondialistes débouche aujourd’hui sur une alternative concrète au néolibéralisme, celle de l’égalité d’accès pour tous aux droits fondamentaux. Il interroge les deux questions stratégiques majeures posées au mouvement : le rapport au pouvoir et au politique ; les bases sociales et les alliances de la transformation sociale, écologique, politique et culturelle.
Et il insiste sur les opportunités ouvertes par la crise pour articuler pratiques alternatives et politiques publiques, afin de permettre l’émergence de grandes régions solidaires et, demain, d’un nouveau système international.

HISTOIRE

  • La section italienne de la colonne Ascaso, A. BALESTRI, Les éditions libertaires, 2015, 128 p.

Le 19 juillet 1936, en Espagne, c’est tout un peuple, libertaires aux premiers rangs, qui s’est levé, pour s’opposer, les armes à la main, au coup d’État fasciste du général Franco. Immédiatement, et plusieurs mois avant les brigades internationales encadrées par le Parti communiste, qui n’était alors qu’un groupuscule (15000 membres), ils furent des dizaines de milliers, de tous les pays, à rejoindre l’Espagne pour combattre le fascisme et participer à la plus grande révolution sociale de tous les temps.
Ce livre est l’histoire de mon père, Nino Balestri, anarchiste italien exilé à Paris dans les années trente et de ses copains qui se sont enrôlés dans la Section italienne de la colonne Ascaso créée par Carlo Rosselli et Camillo Berneri. Animés par l’enthousiasme et l’espoir de vaincre le fascisme, ils n’hésitèrent pas à laisser famille et travail pour aller soutenir la révolution espagnole et œuvrer à la construction d’une société nouvelle, véritablement fraternelle et solidaire.
Mais quand le peuple décide de prendre son destin en main, ses ennemis sont en embuscade : le fascisme via Franco, Hitler et Mussolini ; les fascistes rouges du stalinisme et les « démocraties » bourgeoises, qui firent tout pour l’écraser. Le 14 avril 1937, Camillo Berneri, conscient des atermoiements de certains cadres libertaires, dont certains, membres du gouvernement, écrivait : « Le dilemme « guerre ou révolution » n’a plus de sens. La seule attitude possible est celle-ci : ou la victoire sur Franco grâce à la guerre révolutionnaire, ou la défaite ». C’était prémonitoire !
Mais la devise de la section italienne : « Le monde entier est notre patrie, notre loi, la liberté » reste, quant à elle, toujours bien vivante !
Alba Balestri

  • La colère de Ludd, La lutte des classes en Angleterre à l’aube de la révolution industrielle, J. VAN DAAL, Ed. L’insomniaque, 2012.

Le mouvement luddite (1811-1817) tenta avec vigueur de résister à l’introduction des machines dans l’industrie textile et amena le pays au bord de l’insurrection. Le propos de l’auteur est, en outre, de démystifier le mouvement luddite et de souligner l’aspect révolutionnaire et social de ces premiers balbutiements d’un prolétariat révolté contre la société capitaliste en formation. Un appendice sur les poètes romantiques contemporains « engagés » éclaire les origines de ce mythe.
Cette narration parfois picaresque est également l’occasion de décrire le contexte et les principaux acteurs tant du capitalisme industriel naissant que du rejet des nouveaux rapports sociaux qu’imposait celui-ci. On y voit ainsi agir les sociétés secrètes ouvrières ou radicales et la bourgeoisie manufacturière en pleine ascension, et se démener une aristocratie sur le déclin mais encore maîtresse des armes et des lois.
On y voit aussi vaciller des institutions confiées à des politiciens déconcertés par les transformations économiques, sociales et culturelles, mais prompts à sévir…
Dépassant les visions biaisées des briseurs de machines luddites – qu’ils soient vilipendés comme passéistes ou exaltés comme visionnaires –, souvent décrits comme en guerre contre le « progrès » technique, le récit dessine en filigrane l’universalité et l’actualité de cette révolte populaire fondatrice qui marquera pour longtemps les profonds antagonismes opposant la bourgeoise, rentière ou entrepreneuse, aux travailleurs, déqualifiés pour être mieux surexploités.

  • Sur l’histoire afro-américaine, MALCOM X, Ed. Aden, 2008, 208p.

Dans ce document inédit en français, Malcolm X revisite de façon militante l’histoire afro-américaine. Pas d’académisme ou de pose scientifique, le célèbre militant de la cause noire enflamme son auditoire dans un des derniers discours qu’il prononça avant d’être assassiné.
La violence de l’esclavage et de la ségrégation, le travail d’aliénation de la domination raciale, le succès de l’anticolonialisme, autant de thèmes que Malcolm X aborde avec fougue.
Malcolm X n’a ici qu’un seul but : rendre sa fierté à un peuple endormi par les boniments des maîtres. Que le réveil des noirs américains sonne le glas des résidus de l’esclavage au sein des cœurs et des têtes, par tous les moyens nécessaires.

IMMIGRATION

  • Déclarés majeurs !, Les test osseux, alibi scientifique de la chasse aux jeunes isolés étrangers, Réseaux éducation sans Frontières, Ed L’Harmattan, 2015, 70p.

Ils ont 16, 17 ou 18 ans, étrangers, arrivés en France sans famille. Chaque année, des centaines de mineurs, isolés et étrangers (MIE) sont astreints à subir des tests d’âge osseux censés prouver leur « vrai » âge civil. Des tests inadaptés à cet usage, que récusent la majorité des instances juridiques, médicales et éthiques. Déclaré majeur, le jeune perd tous les droits liés au statut de mineur et il se retrouve à la rue. Pour le droit de tous les enfants, et l’interdiction des tests d’âge osseux, le Réseau Education sans frontières mène campagne.

LITTERRATURE

  • Poésies, K. MARX, Ed. L’Insomniaque, 2015.

Nous briserons nos malheureuses lyres et nous ferons ce que les poètes n’ont fait que rêver
Karl Marx
“Le violoneux racle les cordes,
Ses cheveux châtains sont en batailles,
Il porte épée à son côté, il est drapé
Dans un ample habit froissé.
– Violoneux, d’où te vient cette fureur de jouer ?
Pourquoi jettes-tu ces regards farouches à l’entour ?
Pourquoi ton sang bouillonne-il comme la houle ?
Quel désespoir guide ton archet ? »
– Eh quoi d’une main sûre je plonge
Mon épée noire de sang dans ton âme.
Cet art, que Dieu rejette et qu’il ignore,
Des fumées de l’Enfer me monte à la tête.
Jusqu’à m’ensorceler, à dérégler mes sens :
Avec Satan, j’ai fait affaire, et depuis lors
C’est lui qui tient mes comptes, lui qui bat la mesure
Et moi, toujours plus libre, je joue la marche funèbre.
Je la joue sombre, je la joue claire
A rompre cordes et archet, à me fendre le cœur.”

  • Retour à Bézier, D. DAENINCKX, Ed. Verdier, 2014.

Contrainte de quitter Paris parce que sa retraite est trop faible, Houria décide de revenir vivre à Béziers, la ville de son enfance. Elle trouve facilement à se loger dans un immeuble haussmannien du centre-ville avec vue sur les Champs-Élysées biterrois, les allées Paul-Riquet qu’arpentent les candidats aux élections municipales. Plus grand-chose ne subsiste de la ville florissante de son souvenir. L’ancienne capitale du Midi viticole est aujourd’hui rongée par la pauvreté, frappée de déshérence, victime de l’incurie. On y perd même au rugby…
Au printemps 2014, alors que les thématiques du Front National y trouvaient un écho amplifié, Didier Daeninckx a suivi Houria le long des façades délabrées, des vitrines murées, des ruelles à l’abandon, dans la cité de la Devèze où se sont succédés rapatriés et immigrés. Un décor sur lequel ses personnages ne projettent plus que leurs ombres désabusées.

REVUES

  • Ni patrie Ni frontières, Premiers questionnements sur les causes immédiates et lointaines des massacres du 13 novembre 2015, Décembre 2015 – N°52-53.

Toutes nos pensées, toute notre solidarité, vont d’abord et avant tout aux victimes des massacres de Paris. A leurs familles et à leurs proches. A celles et ceux qui sont morts, comme à celles et ceux qui resteront traumatisés durablement par ces massacres pour les avoir vécus de près.
Ce numéro de Ni patrie ni frontières rassemble des textes de divers groupes et individus, écrits entre 2000 et 2015 ; et les autres dans les semaines suivant le 13 novembre 2015. Ce sont des contributions rédigées par des militants, pas par des spécialistes chevronnés du Proche et du Moyen-Orient. Ils contiennent donc sans aucun doute des erreurs factuelles, des jugements peu fondés ou des analyses qui sembleront contestables, voire parfois absurdes. Malgré leurs faiblesses, il nous semble que, face à des questions aussi difficiles à appréhender, face aussi à notre colère, à nos peurs, à nos angoisses et à notre révolte contre ces massacres, leurs auteurs et l’idéologie politico-religieuse-totalitaire qui les sous-tend, il nous incombe aussi de stimuler la réflexion collective, quitte à tâtonner, quitte à se tromper. Tout vaut mieux que le repli sur soi, l’embrigadement nationaliste, raciste antimusulmans et/ou xénophobe, ou la répétition perpétuelle de vieux mantras gauchistes ineptes –et inaptes à nous faire comprendre la réalité actuelle.
L’idéal serait que nous arrivions un jour, à sortir des discours automatiques de l’extrême gauche, de l’ultragauche ou du mouvement libertaire (discours automatiques dont nous présentons aussi quelques échantillons dans ce numéro), à pouvoir parler enfin un langage compréhensible par toutes et tous et à fixer des perspectives concrètes pour tous les exploités. Pas simplement des discours ronflants ou des appels abstraits à la « guerre de classe ».
Pour cela un débat long et approfondi s’impose... du moins pour celles et ceux qui ne se sont pas délibérément emmurés dans leurs certitudes marxistes, anarchistes, « ultragauches », etc., et préfèrent les dialogues, fussent-ils vifs entre camarades, aux monologues empreints de suffisance et d’autosatisfaction. Chiche ?

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